‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 1 (volume 3)Chapitre 89 sur 166 · ALI · texte numérisé non relu

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quelles la sévérité de la discipline ecclésias tique peut être adoucie à l'égard de certaines personnes, dans certaines circonstances; la seconde traite de l'onraniaotion de cette discipline, notamment des accusations des évèques et des prélats, de la pénitence et de la réintégration dos prêtres délinquants, du témoignage et des appels au Saint- Siège; enfin la troisième partie parle des sacrements de ceux oui sont hors de la communion de l'Église. Quant à la forme même du livre, c'est moins une collection de canons, dans le sens habituel, qu'une exposition systématique de la discipline ecclésiastique.

Partout les principes sont posés d'abord ; puis viennent à l'appui des passages des Pères de l'Église, de S.

Cyprieu, S. Augustin, S. Ambroise, S. Jérôme, S. Isidore, Sirice, Innocent l or , S. Léon, Gélase, S. Grégoire le Grand, et du Liber pontip.calis; en mémo temps, il cite un grand nombre de canons du pseudo-Isidore. Il est facile de voir par là mie, quant à l'exposition et à la rédaction de la matière, son livre a de grandes ressemblances avec le décret de Gratien ; en effet, Richter a démontré que Gratien se servit du livre d'Algérus, non-seulement en empruntant de nombreuses citations, mais en prenant de temps à autre toute une série de ses pensées. » Le Noir.

ALI, (théol. hist. biog. et bibliog.) — Ali fut le quatrième calife; il était gendre de Mahomet, ayant épousé sa fille Fatime, et ce furentses lils, Hassan et Hassain,qui perpétuèrent seuls la famille du prophète. Il fut surnommé, dans la Kiierre, le lion (haidar), et fut le secrétaire intime de Mohammed. L'influence d'Aïscha le lit rejeter, dans l'élection après sa mort, malgré les services qu'il rendait à l'Is-

lam ; et ce ne fut qu'après le meurtre du calife Osman qu'il fut élu. (636 ap. J.-C). Alors A^cha se révolta ; elle prétendit qu'Ali était coupable de l'assassinat d'Osman; mais elle fut vaincue à R isra. Cependant le gouverneur de Syrie, Mohavia, continua lagnerre; et il en résulta deux partis ennemis, au double point de vue politique et religieux, celui de Mohavia, d'où sortirent les Sunnites, et celui d'Ali d'où sont venus les Schiites. Alifut assassiné, en 660 ap. J.-C, après un règne de quatre ans, et à l'âge de 63 ans.

Le Nom.

ALLAH (le mot). (Theol. mixt. scien.

philol. ) — H y a, dans les langues humaines, quatre grandes familles de noms de Dieu, qui se résument dans quatre racines. Ces racines sont le sanscrit </iï, splendeur, d'où est venu notre mot Dieu; l'arien qa data, donné de soi-même, existant par soi, d'où est venu le god des langues du nord; l'hébreu ou arabe , il , oui, alah , force, puissance, adoration, d'où est venu Vélohim des Hébreux et Vallah des Arabes; enfin, l'hébreu hava, être, d'où est venu le Jêovah des Hébreux, le jovis des Latins et l'hi-iri-Wei des Chinois dans Lao-tseu. Voyez dans plusieurs de nos articles de philologie et notamment dans ceux-ci : philologie COMPARÉE et UNITÉ PRIMITIVE DU LAN- GAGE, les raisonnements que nous établissons sur ces racines. Nous voulons seulement dans celui-ci, ainsi, que nous le faisons sur les mots Deva, God, eUeovah. montrer les filiations plus ou moins évidentes des noms de Dieu qui ne sont que des variantes d'Allah dans beaucoup de langues et tirer quelques déductions particulières contre le polythéisme. Nous empruntons le travail qui suit à nous- même dans nos harmonies de la raison et de la foi.

Famille El, Allah, arabe ou chaldéenne dite sémitique. Il va résulter du tableau, qu'on pourrait appeler cette famille arabico-chaldéo-phénico-hébraicosamaritano-musulmane :

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