DIO 39 DIO
Suessan.
Sessa.
Trejens.
Tréja.
Sucssan.
Séverine» (San).
Trcvirens.
Trêves.
Suessionens.
Soissons.
Tribunens.
Tribigne.
Sulmonens.
Sulmona.
Tricaricens.
Tricariço.
Suprasliens.
Supraslia.
Tridentin .
Trente.
Surrentin.
Sorrento.
Tripolitan. Maroni-
Tripoli.
Sutrin. et Nepesin.
Sutri et Népi.
tarum, Melchita-
Sydoniens. Maroni-
Sidon ou Saide.
rum, Syrorum.
tarum et Melchi-
Triventin.
Trivento.
tarum.
Trojan.
Troja.
Sypontin.
Manfrédonia.
Tropiens. etNicate-
Tropéa et Nico-
Syracusan.
Syracuse.
riens.
téra.
Syrens.
Syra.
Truxillo (de).
Truxillo.
Szathmariens.
Szatmar.
Tuamens.
Tuam.
Tudelens.
Tudéla.
Tudens.
Tuy.
Tudertin.
Todi.
Tanç/imis.
Tanger.
Tulancingo.
Tulancingo.
Taraconens.
Tarragone.
Tullens.
Toul.
Tarantasiens.
Tarant aise,
Turonens.
Tours.
Tarbiens.
Tarbes.
Turovian.
Turovie ouPinsk.
Tni i util).
Tarente.
Turitan.
Sassari.
Tarncn ù ns.
Tarnowitz.
Tursiens.
Tursi.
Taurim ns.
Turin.
Tuscanens.
Toscanello.
Templens.
Tempio.
Tusculanens.
Frascati.
Tergestin. et Justi
Trieste et Capo-
Tutelens.
Tulle.
nopolitan.
d'Istria.
Terlitiens.
Terlizzi.
Termularum.
Termoli.
Terracini ns. , Tri
Terracine, Piper-
Ugentîn.
Dgento.
vern. et Setin.
no et Sezze.
Uladimiriens.
Uladimir.
Terne Novae.
Terre-Neuve.
Uladislaviens.
Uladislaw.
Terukns.
Téruel.
Ultrajectens.
L'treebt.
Theatm,
Chiéti.
Urbevetan.
Orviette.
Thelesin, seu Cerre-
TélèseouJCerréto.
TJrbinatens.
Urbin.
tan.
Urgelléns.
Urgel.
Thomse (S.) de Me
- Thomas [Saint-)de
TJtincns.
Udine.
litipor.
Méliapor(A.siej.
l 'xellens.
Aies.
Thomx (S.) in In
- Thomas (Saint-)
tula.
(Afrique).
Tiburtin.
Tivoli.
Tiniens. et Micon.
Tine et Micone.
Vacciens.
Vaccia.
Tinniens.
Tinéa ou Tinay.
Valentin.
Valence, Espa-
Tirasonens.
Tarazona,
gne.
Tirnopolens.
Terraapol, ou Ti-
Valcntinens.
Valence, France.
raspol.
Vallens. et Ceiputi
- Vallo.
Tlascaleni.
Tlascala.
quens.
Tolentin.
Tolentino.
Vallis-Guidonis.
Laval.
Toletan.
Tolède.
Vallisoletan.
Valladolid.
Tolosan.
Toulouse.
Vallispratens.
Gran-vallay.
Tornacens .
Tournay.
Valvens. et Salmc
- Valve et Sulmona.
Toruntin.
Toronto.
tiens.
Tramais.
Trani.
Vancouveriens.
Vancouver.
Transylvaniens.
Transylvanie ou
Vapincens.
Gap.
Weissembourg.
Varadiens.
Varadin.
Trapesuntin.
Trébizonde.
Varmiens.
Warmie.
Trecens.
Troyes.
Varsoviens.
Varsovie.
DIO
Vaterfordicns. et
Lismoriens.
Vegliens.
Veliternens.
Venafran.
Vantais.
Votas in.
Verse Crucis.
Vercellens.
Versaliens.
Verulan.
Vesprimiens.
Vestan.
Vieens.
Vicentin.
Victoria- Tamaulis-
panens.
Victoriens.
Victoriens.
Viennens.
Vigevanens.
Vigiliens.
Vintvmilliens.
Virodunens.
Visais.
Vit' ri, ii ns. et Tus-
canens.
Vivariens.
Volata ram.
Waterford et Lif-
more.
Véglia ctArbe.
Veilétri.
Vénafro.
Vannes.
Vénosa.
Véra-Cruz.
Verceil.
Versailles.
Véroli.
V( sprim.
Viesti.
Vich.
Vicence.
Victoria de Ta-
maulipas.
Victoria.
Victoria, Espagne.
Vienne.
Vincennes.
Bisceglia, Vintimille.
Verdun, Viseu.
Viterbe et Tosca-
nella.
Viviers.
Volterre.
Wagne castrens.
Fort-Waine.
Wellingtonùns.
Wellington.
Wheeliagi us.
W heeling.
Wilmingtoniens.
Wilmington.
Wladimiriens.
Wladimire et
B resta,
Wladislaviens.
Wladislas ou Ka-
lisch.
Wratishii ims.
Breslau.
Yucatan.
Zacatecas.
Zacinthit us.
Zagrabiens.
Zamorens.
Zamorens.
Zytumeriens.
Yucatan.
Zacathecas.
Zante.
Zagabria.
Zamora, Mexique.
Zamora, Espagne.
Zytomir.
Le Noir.
DI0D0RE {Thcol. hist. biog. et bi-
bliog.J — Cet éYèquc célèbre de Tarse' naquit au commencement du iv siècle, d'une noble famille d'Àntioche, Après avoir étudié les belles-lettres à Athènes et la théologie dans sa ville natale, il défendit avec vigueur la foi catholique contre les ariens et se distingua à plusieurs conciles, entre autres au u« œcuménique deConslantinople.
« Diodore, dit M. Fritz, se signala comme prince de l' Église jusqu'à sa mort, survenue en 394, et il se lit également distinguer comme écrivain et docteur. Il composa,* disent saint Jérôme et Suidas, des commentaires sur presque tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, et comme l'école d'Antioche, suivant une direction contraire à [a méthode des Alexandrins, insistait surtout sur l'étude dusenslittéral et naturel des mots et sur celle des faits historiques, et exposait par là même d'une manière très-pratique la doctrine chrétienne, les commentaires de Diodore sont remarquables par une raison sévère, par la clarté du style, le bonheur de ses explications littérales. En outre, il écrivit contre les différents partis hérétiques, .Manichéens, Melchisédéchiens, Sabelliens, Ariens, Macédoniens, Apollinaristes. Enfin on a de lui .- de Discrimine contemplationis et allegorùe, contra Judseos; de Résurrections mortuorum; de Anima, contra diversas de anima seetas : ad Qratianum Capita; Varia de Spiritu Sancto argumenta; contra astronomos, astrologos, et fatum, etc.
« On voit aussi <pie Diodore lutta courageusement contre le paganisme, que Julien prétendait faire refleurir, par les injures mêmes dont cet impérial apostat poursuivit Diodore, qu'il appelle, (lettre adressée à Phutinus,) « L'n des sophistes les plus subtils et les plus méprisables de la rustique religion du Christ, combatlant la vieille religion des dieux avec les armes que lui ont fournies les sciences d'Athènes. Aussi, ajoute Julien, son corps porte justement les stigmates de la vengeance céleste ; sa ligure stupide et ridée, son corps étique sont, non pas , comme il veut le faire accroire à ceux qu'il trompe,
DIO
les suites de l'austérité de sa vie, mais une équitable punition des dieux de l'Olympe, a
Dui'hire fut accusé, après sa mort, par Cyrille d'Alexandrie, d'être le père du nestorianisme, à cause d'expressions un peu fortes, dont il s'était servi pour distinguer les deux natures en Jésus-Christ, et les nestorieus montrèrent une grande estime pour ses écrits. Cette réputation qu'on lui fit, sur de pures subtilités auxquelles il n'avait pas pensé, a eu pour résultat de nous priver de presque tous ses nombreux écrits, qui furent détruits par des orthodoxes trop zélés.
Le Non;.
DIOGNÊ 1 E (la lettre à) [ Tkêol. hist. bibliog.) ■ — En 1592, parut à Paris un in-4° contenant le texte grec d'un
écrit intitulé le/// e à Diognête, avec une traduction latine de cet écrit et des notes; le texte était tiré d'un manuscrit grec existant encore aujourd'hui à Leyde. I- 'éditeur littéraire de cet m- i " était Henri Etienne, et c'était la première fois que la lettre a Diognête était livrée au public. Ce document es! précieux comme monument il'arl et comme monument religieux; il porte en tète, comme nom d'auteur, le nom de saint Justin, mais il ne parait pas qu'il soit de ce l'ère, surtout parce qu'il est écrit plus fermement que ce qui nous reste de lui. Voici ce qu'en dit .V. . Iléfélé :
« Il n'y a pas de traces dans les anciens écrivains chrétiens de cette lettre, ni de son auteur. Comme toutefois le manuscrit de Leyde porte en tète le nom de saint Justin , Etienne s'en rapporta à son original, et c'est sur relie autorité qu'on a généralement admis, pendant un siècle, que saint Justin était l'auteur de la lettre à Diognête. Ce ne fut que vers la tin du dix-septième siècle que Tlllemont éleva des doutes sur l'exactitude de cette opinion, dans ses Mémoires jitjur si n ir 'i l'histoire ecclésiastique, t. II, eL son avis fut partagé par la majorité des patrologues des dix-huitième et dix-neuvième siècles, notamment Le Nourry, Galland, Lumper. Plusieurs auteurs, surtout Moh-
ler (I] Rohl (2) et Semisch, dans sa monographie de saint Justin (3), ont apporté de nouvelles preuves contre la paternité de saint Justin, et il est maintenant presque universellement admis que la lettre à Diognête est plus ancienne que les écrits de ce Père.
Cependant, dans ces derniers temps, le docteur Otto, d'Iéna, s'est élevé contre ce résultat de la critique, d'abord dans son écrit de Justini M. scrip- Hs, etc., puis dans son édition des Opp. S. Justini, enfin (1843) dans une dissertation spéciale , qui a réuni toutes les preuves possibles pour établir la paternité de saint Justin et réfuter l'opinion de ses adversaires.
Toutefois il n'a pas réussi, et l'opinion qu'il a combattue est encore la plus \ raisemblable.
« Les principauxmotifs pournepas reconnaître saint Justin comme l'auteur de cette lettre sont les suivants :
« I" La grande différence du style et de l'exposition. La lettre à Diognête est plus logique, plus claire, plus vigoureuse, plus serrée, et mieux écrite qu'aucun des ouvrages de saint Justin, (c Tandis que le style de saint Justin, dit Semisch (4), offre le caractère mixte que la langue grecque avait de plus en plus adoptée depuis l'époque d'Alexandre le Grand, le style de la lettre à. Diognête se rapproche de la pureté de la diction classique. Saint Justin écrit en général d'une manière négligée et incorrecte : la lettre est rédigée avec un soin extrême. Saint Justin ne s'élève pas habituellement au delà du ton de la conversation et de la langue populaire : l'auteur de la lettre prend un plus noble essor et a parfois une certaine recherche qui n'est pas sans charme (ti). Saint Justin interrompt la plupart du temps son sujet par des digressions et parle en général sans ordre ni rigueur : l'auteur de la lettre procède avec une logique sévère et dans un ordre rigoureux. Enfin les expressions favorites de saint Justin ne se trouvent pas dans la lettre, qui
(1) «eu. Ir., 1825, p. 414, ft PatTOl., 1. 1, 164.
(2) Op"Scula Patrum, 1, 109.
(5^ Par exempte, ch. 5.
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renferme au contraire beaucoup de termes et de tournures inconnus à saint Justin. » Galland (I), Boni (2) et Mohlcr (3) concluent de même.
« 2° Aucun auteur ancien, énumérant les ouvrages de samtJustin, ne parle de celle lettre. Or, cet argument, ex silentio, n'est pas aussi signifiant que lepense Otto, car nue aussi excellente apologie du Christianisme ne pouvait pas plus être négligée qu'on ne passe sous silence l'Apologeticus de Tertullien, quand on énumère ses écrits.
« 3° L'auteur de la lettre juge le judaïsme tout différemment que saint Justin. Celui-ci voit, dans le judaïsme, avec sa loi du sabbat, ses sacrifices et sa circoncision, une institution divine ; la lettre en parle (4) comme de pures folies, inventées par les hommes , et elle condamne non le judaïsme défiguré, niais le judaïsme en général.
« 4° Les opinions de la lettre sur les dieux du paganisme différent aussi de celles de saint Justin. Celui-ci tient les dieux païens pour des démons, par conséquent pour des esprits mauvais et personnels : la lettre ne parle pas des esprits qui animent les idoles; elle identifie les dieux avec leurs statues ; ce sont pour 'lie île pures idoles, de la pierre, du bois, du bronze.
« Tant que ces différences dogmatiques subsisteront , les analogies qu'Otto découvre entre certaines parties des ouvrages de saint Justin et la lettre n'auront pas une valeur suffisante, pas plus que l'argument qu'il tire de ce que le manuscrit de Strasbourg (Codex Argentoratensis), dont il se sert,, donne saint Justin comme auteur, de même que le manuscrit de H. Etienne, car ce manuscrit est de date trop récente pour faire autorité...
« On ne sait rien de la personne /!< Diognête. Il résulte simplement de la lettre que c'était un païen et un personnage distingué (xp^Tiercoî), et qu'il avait montré le désir de connaître à fond le Christianisme. C'est sans mo-
(1) Bibl. Patrum. t. I, I, Proleg., p. lxix.
(3) Patrol-, I, 163.
(4) Cliap. 3, M4. )
tif suffisant que quelques auteurs, comme Otto, pensent au Diognête qui fut le précepteur de l'empereur Marc-
Auréle.
« Diognête, désirant connaître le Christianisme, pose à un ami chrétien les trois questions suivantes :
« 1° Quel est le Dieu, quelle est la religion des Chrétiens, qui méprisent le inonde et la mort et ne veulent ni honorer les dieux du paganisme ni professer le judaïsme ?
« 2" Qu'est-ce que l'amour fraternel qui lie les Chrétiens les uns aux autres?
« :i° Pourquoi la religion chrétienne vient-elle si tard? Pourquoi n'a-t-elle pas été admise plus tôt ?
« Avant de répondre à ces questions l'ami anonyme de Diognête explique pourquoi les Chrétiens n'adorent pas les dieux du paganisme, qui ne sont que du métal ou de la pierre, que les païens eux-mêmes traitent fort irrévérencieusement, fl montre pourquoi les Chrétiens ne veulent pas admettre le judaïsme, qui est sans doute plus raisonnable que le paganisme, puisqu'il enseigne l'unité de Dieu, mais qui renferme une infinité d'inepties, telles que les sacrifices, la circoncision, etc. Après avoir ainsi répondu à la seconde partie de la première question, il montre ce que le Christianisme a de particulier, et pourquoi il inspire le mépris du monde et de la mort.
« Nul homme, dit-il (I), ne peut te révéler le mystère de cette religion ; » c'est-à-dire, qu'il y a en elle quelque chose de surhumain, de supérieur, de divin, et, pour le prouver, il raconte, dans le chapitre 5, la vie merveilleuse des Chrétiens. Il fait une admirable description des moeurs de la Chrétienté primitive, et conclut, au chapitre (i : « Ce que l'âme est dans le corps, les Chrétiens le sont dans le monde. » Pour expliquer cette merveille, il établit, dans les chapitres 7 et 8, que le Christianisme n'a pas été, comme les autres religions, fondé par des hommes, mais qu'il a été révélé par Dieu même, par le propre Fils de Dieu. Avant le Christ
ci,. 4.