‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 4 (volume 4)Chapitre 39 sur 96 · CHAPITRE XLIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIV

Travaux extraordinaires aux cathédrales de Marseille et de Moulins, 400, 000 fr.

Dépenses du culte catholique en Algérie.

Dépens* s dit personnel. — L'évêque .d'Alger, 25,000 fr. ; frais d'administration diocésaine, 5,000 f. ; 4 vicaires généraux, à 3,600 fr. ; 6 chanoines, à 2,400 fr. ; 2 secrétaires de l'évêché, à 1,800 fr. ; 1 chaouch de l'évêché, à 900 fr. ; frais de bas-chœur de la cathédrale, 5,000 IV. ; 9 curés, à 2,400 fr.; 101 desservants, à 1,800 fr. ; 39

vicaires, à 1,800 fr. ; 10 prêtres auxiliaires, à 1,800 fr. ; 21 aumôniers militaires, à 1,200 fr. ; indemnités de chevaux aux ecclésiastiques en mission, 2,800 IV. ; subvention au grand séminaire, 30,000 fr. ; subvention au petit séminaire, 25,000 fr. ; traitements des directeurs et professeurs, 6,200 fr. Total : 449,1 00 fr.

Dépenses du matériel. — Continuation des travaux d'achèvement do la cathédrale d'Alger, 62,500 fr. ; travaux de réparation et d'entretien de l'évècbé d'Alger, 4,000 fr. ; travaux de construction etd'entretienaugrand séminaire de Kouba, 63,000 fr. ; travaux d'entretien et de reconstruction des bâtiments servant de petit séminaire, 23,500 f. ; dépenses imprévues, lo,ooo f. ; frais de passage de France en Algérie, 12, 000 fr. Total : 175,000 f.

Total général : 624,100 fr.

Le Noir.

DOUAI (école de) (Théol. hist. éeol.

cél.) — L'université de Douai fut fondée, en 1561, sur le modèle de celle de Louvain, par Philippe II d'Espagne, avec l'assentiment des papes, Paul IV et Pie IV. Douai était alors une ville néerlandaise ; elle portait ce nom lalin, Duacum ou Duvaicum, et était la capitale des Aduatiques ; son nom lui venait du celte, du, deux et ac, rivière ; elle est devenue une ville française du département du Nord. Quelques années après la création de son école, Guillaume Allers y ajouta un séminaire ecclésiastique pour les catholiques anglais, auquel en fut adjoint un autre pour les Irlandais et pour les Ecossais.

Le noir.

DOUCET (Camille) (Théol. hist.

biog. et bibliog.) — Cet auteur dramatique français, né en 1812, à Paris, est l'auteur d'un assez grand nombre de petites comédies en prose et en vers, qui ont assez bien réussi au théâtre ; telles sont : Léonce, 1 838 ; Un jeune homme, 1841 ; l'avocat de ma cause, 184-2; le baron La/leur, 1842; le dernier banejicct de 1847, 1847; les ennemis delà maison, 1850, et 1854; lâchasse aux fripons, 18iii; le fruit défendu. 1837. Ces ouvrages ont été

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réunis sous le titre de comédies en vers, 2 vol. in-8". Camille Dbucet est aussi l'auteur de beaucoup de poésies et pièces de circonstances. Il fut sons le second empire, à partir de 18.53, chef de la division des théâtres au ministère d'état. Le Nom.

DOUTE en fait île religion. Un homme peut douter de la religion, parce que, par légèreté, par dissipation, ou autrement, il n'a pas cherché à s'instruire. S'il est de bonne foi, et qu'il veuille examiner les preuves de la religion, son doute ne durera pas longtemps. Pour ceux qui ont cherché des doutes, qui, par une curiosité téméraire, mit voulu lire les livres des incrédules, sans avoir fait les études nécessaires pour démêler le faux de leurs sophismes, ils sont bien plus criminels.

A plus forte raison doit-on condamner ceux qui demeurent, par choix et de propos délibéré, dans le doute ou dans le scepticisme touchant la religion, sons prétexte que, si elle a des preuves, elle a aus>i ses difficultés, et qu'il faut attendre que toutes le, objections soient résolues avant de prendre parti. Ce doute est une irréligion formelle etréllèchie(i).

1° Il est absurde de regarder la religion comme un procès entre Dieu et l'homme, comme un combat dans lequel celui-ci a dro.it de résister tant qu'il peut, de défendre sa liberté, c'est-à-dire le privilège de suivre sans remords l'instinct des passions.

Quiconque n'envisage point la religion comme un bienfait, la déteste déjà ; il ne la trouvera jamais suffisamment prouvée, il sera toujours plus atfecté par les objections que par les preuves, parce que son cœur le tient en garde contre ces dernières.

2" C'est une absurdité de vouloir que la religion soit aussi invinciblement démontrée que les vérités de géométrie ou de calcul. Celles-ci ne seraient pas à l'abri des objections, si l'on avait intérêt de les contester.

Il est faux que le degré de certitude doive être proportionné à l'importance de la question. C'est justement parce que la vérité de la religion est très-importante, que l'on fait contre elle tant d'objections, et que des sophistes très-subtils déploient contre elle toutes les forces de leur génie.

S'il y a dans l'ordre civil une question de la dernière importance, c'est la légitimité de notre naissance; quelle démonstration eu avons-nous?

(t) Que ceux qui combattent la religion, 'lit Pascal, apprennent au moios ce qu'elle est avant de lu combattre. Si cette religion se vantait d'avoir une vue claire île Dieu, et de le posséder ù découvert et sniij voile, ce serait la combattre que 'le 'lue qu'on ne vêt neu dans La monde qui le montre avec cette évidence. Mais puisqu'elle dit au contraire que les hommes sent dans les ténèbres et dans l'eluiguemeut de Dieu, qu'il s'est caché a leur connaissance, et que c'est le uiètne nom qu'il se donne dans les licritures, Deus absronilitus : et enlin si elle travaille également a •'■[iiMir ces deux ■luises, que Dieu a nus lies marques sensibles dans L'Eglise pour se faire reconuBitro a ceux qui le chercheraient sincèrement, et qu'il les a couvertes néanmoins de telle suite, qu'il ne sera aperçu que de ceux qui le cluTclirut d" tout 1 on I - co'iir; quel

avantage peuvent-ils tirer, loi sque dans la négligence où ils font profession d'être, de chercher la venté, ils crient que rien ne la leur montre ; puisque cotte obscurité où ils sont et qu'ils objectent à l'Eglise, ne fait qu'établir une dos choses qu'elle soutient, sans toucher à l'antre, et confirme sa doctrine bien loin de la ruiner?

Il faudrait, pour la combattre, qu'ils Triassent qu'ils ont fait tous leurs efforts pour la chercher partout et même dans ce que lEtçlise propose pour s'en instruire, mais sans aucune satisfaction. S'ils parlaient de la sorte, ils combattraient, à la vérité, une de ses prétentions, mais j'espère montrer ici qu'il n'y a point de personne raison-

nable qui puisse parler de la sorte, et j'ose même dire que jamais personne ne l'a fait. On sait assez de nielle manière agissent ceux qui sont dans cet esprit. Ils croient avoir fait de grands elforts

r s'instruire, lorsqu'ils ont employé quelques

leures à la lecture de L'Ecriture et qu'ils ont interrogé quelque ecclésiastique sur les vérités île la foi. Après cela, ils se vantent d'avoir cherché sans succès dans tes livres et parmi les homines. Mais, eu vérité, je ne puis m'empècher de leur dire ce que j'ai dit souvent, que cette négligence n'est

fias supportable ; il ne s'agit pas Ici de l'intérêt êger de quelque personns étrangère, il s'agit de nous-mêmes et de notre tout.

L'immortalité de l'unie ost une chose qui nous importe si fort, et qui nous touche si profondément, qu'il faut avoir perdu tout sentiment pour être dans I indifférence de savoir ce qu'il en est. Toutes nos actions et toutes nos pensées doivent prendre des routes si différentes, selon qu'il y aura des biens éternels à espérer, ou non, qu'il est impossible de faire une démarche avec sens et jugement, qu'en la réglant parla vue de ce point, qui doit être notre dernier objet...

La négl genre de quelques hommes en une affaire où il s'agit d'eux-mêmes, de leur éternité, de leur tout, m irrite plus qu'elle ne m'attendrit; elle m'étonne et m'épouvante, c'est un nfcnstre pour moi. Je ne dis pas ceci par le zèle pieux d'une dévotion spirituelle ; je prétends, an coutraire, que l'amour-propre, que l'intérêt humain, que la plus

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C'est à Dieu seul de nous prescrire la manière dont il veut être adoré; donc il faut que la religion soit révélée :

or, le fait de la révélation ne peut être prouvé que comme tout autre fait, par des preuves morales, par des témoignages, et non par des démonstrations géométriques ou métaphysiques.

3° Jamais un sceptique n'a cherché les preuves de la religion avec autant d'ardeur que les objections. C'est assez qu'un livre soit l'ait pour la défendre, pour exciter le dédain et le dégoût de tous ceux qui veulent douta-, ils le condamnent et le décrient même sans l'avoir lu; et, selon leur jugement, tout livre qui attaque la religion est un chef-d'œuvre de sagesse et de bon sens.

i" Ceux qui aiment la religion et la pratiquent, en trouvent les preuves au fond du leur cœur; ils n'ont besoin ni de livres, ni de disputes, ni de démonstrations, La foi est tranquille et paisible; l'incrédulité est pointilleuse, n'est jamais satisfaite.

Mettrons-nous en question, pendant toute li rie, un devoir qui nait avec nous, et qui doit décider de notre sort éternel ? Si nous mourons avant d'avoir vidé la dispute, en serons-nous

quittes pour dire que nous n'avons pas vécu assez longtemps pour la terminer?

5° La religion est faite pour les ignorants aussi bien que pour les philosophes; si c'était une affaire de discussion, d'érudition, de critique, les premiers seraient condamnés à n'avoir jamais de religion. Il est absurde de penser que Dieu a dû pourvoir au salut des savants autrement qu'à celui du peuple. Lorsqu'il est question d'intérêt temporel, les philosophes prennent leur parti sur les mêmes raisons, par les mêmes motifs, avec le même degré de certitude que les autres hommes ; la religion est la seule chose sur laquelle ils sont disputeurs et opiniâtres.

G Depuis dix-sept siècles la religion n'a pas cessé d'être attaquée ; malgré les volumes immenses d'objections et de sophismes que l'on a faits contre elle dans tous les temps, elle a cependant été crue et pratiquée. Oserat-on soutenir que, parmi ceux qui tiennent pour elle, il n'y pas un seul homme éclairé, instruit, de bon sens et de bonne foi, pas un seul qui ait pesé les objections et les preuves?

S'il y en a pour le moins autant que d'incrédules, donc toute la différence

simple lumière ilo la raison noua doit donner ces sentiments. Il ne faut voir pour cela que ce que voient les personnes les moins éclairées.

Il ne faut pas avoir l'aine fort élevée pour comprendre qu'il n'y a point ici do satisfaction véritable et solide, que Ions nos plaisirs ne sont que vanité, que nus m ,'ix sont iutiuis, et qu'enfin la mort, qui

I* menace à chaque instant, doit nous mettre

dans peu d'années, et peut-être en peu de jours, dans un élat éternel de bonheur, ou de malheur, ou d'anéantissement. Entre nous, le ciel et l'enfer, ou le néant, il n'y a donc que la vie qui est la Chose du monde la plus fragile ; et le ciel n'étant pas ceitainement pour ceux qui doutent si leur âme est immortelle, ils n'ont à attendre que l'enfer on le néant.

Il n'y a rien de plus réel que cela, ni de plus terrible. Faisons taot que nous voudrons les braves; voila la hu qui attend la plus belle vie du monde.

C'est en vain qu'ils détournent leur pensée de cette éternité qui ics attend, comme s'ils la poliraient anéantir en n'y pensant point. Elle subsiste malgré eux, elle s'avince; et la mort qui la doit ouvrir lesme'tra infailliblement, dans pe tde temps, dans l'horrible nécessité d'être éternellement on anéantis, ou malheureux.

Voilà un doute d'une tel rible conséquence, et c'est déjà assurément un très grand mal que d'être dans ce doute ; mais c'est au moins un devoir indispensable de chercher quand on y est. Ainsi celui qui

doute et qui ne cherche pas, est tout ensemble et bien injuste, et bien malheureux. Que s'il est avec cela tranquille et satisfait, qu'il en fasse profession, et enfin qu'il en fasse vanité, et que ce soit de cet état même qu'il fasse le sujet de sa joie et de sa vanité, je n'ai point de termes pour qualifier une si extravagante créature.

Oii peut-on prendre ces sentiments ? Quel sujet de joie trouve-t-on à n'attendre plus que des misères sans ressource ? Quel sujet de vanité, de se voirdaos des obscurités impénétrables! Quelleconsol.ition, de n'attendre jamais de consolateur I

Ce repos, dans cette ignorance, est une chose monstrueuse, et dont il faut faire sentir l'extravagance et la stupidité à ceux qui y passent leur vie, en leur représentant ce qui se passe en eux-mêmes, pour les confondre par la vue de leur folie. Car voici comment raisonnent les hommes quand ils choisissent de vivre dans cette ignorance de ce qu'ils sont, et san3 en rechercher d'éclaircissement :

Je ne sais qui m'a mis au monde, ni ce que c'est que le monde, ni que moi-même. Je suis dans une ignorance terrible de toutes choses. Je ne sais ce que c'est que mon corps, que mes sens, que mou àme ; et cette partie de moi-même qui pense ce que je dis, et qui fait réllexion sur tout, et sur ellemême, ne se connaît non plus que le reste. Je vois ces effroyables espaces de l'univers, qui m'enferment, et je me trouve atlaché à un coin de cette vaste étendue, sans savoir pourquoi je suis plutôt placé en ce lieu qu'eo un autre, ni pourquoi ce peu

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qu'il y a entre eux, c'est que les premiers aiment la religion, au lieu que les seconds la redoutent et la détestent.

7° 11 y a des siècles remarquables par la multitude de ceux qui doutent de la religion, et qui s'occupent à rassembler des nuages pour en obscurcir les preuves. Le notre est dans ce cas. Est-ce parce qu'il y a plus de pénétration, de droiture, de zèle pour s'instruire, de crainte de tomber dans l'erreur, que dans les >iècles précédents? Mais lorsque le luxe, la fureur du plaisir, 1rs fortunes suspectes, les banqueroutes frauduleuses, les sopbismes de la friponnerie, le mépris des bienséances, sont portés a leur comble, ce ton général des mœurs n'est pas fort propre à inspirer l'amour de la vérité. Elle aurait beau se montrer, lorsque l'on es1 disposé d'avance à La méconnaître et à reconduire.

de temps qui m'est douce à vivra, m'est assigné a es point |iliu*V qu'a "n autre r»e tonte l'éternité qui m'a précédé al de tonte celle qui me sait. Je ne vois que des infinités de tontes parts, qui m'engloutissent lomuie un atome, et comme nue ombre qui ne dure qu'un instant sans retour. Tout re que ]-• eonnais, c'est que je dois bientôt monnr. mais ce que j'ignore le plus, c'est cette mort même que je ne saurais êi ttër.

Comme je ne sais d'où tssi ne sa-s-je

ou je vais ; je sais seulement qu'en sortant «le ce monde, je tombe pour jamais, ou dans le néant, ou dans les mains d'un Dieu irrité, sans savoir à laquelle de ces denj conditions je dois éti e éternellement en i srtage.

Voilà mon état plein de misère, de faiblesse, d'obscurité. Et de (mit cela, je conclus que ;■■ donc passer tous les jours ne ma vie sans a ce qui me doit arriver ; et que je n'ai qu'a suivra mes inclinations sans réflexion et sans inquiétude, en faisant tout ce qu'il Tint pour tomber dans le malheur éternel, nu cas que ce qu'on en dit soit véritali e. ■ ■ pie je pmirrais trouver quelqne

éclaircissement dans mes doutes, mais je q en veux pas prendre la peine, ni faire un pas pour le chercher ; et en traitant avec mépris ceux qui se travailleraient de ce soin, je veux aller sans prévoyance et saos crainte tenti r un si grand événement, et me laisser mollement conduire s la mort dans l'incertitude de l'éternité de ma condition future.

Rien n'est si important a l'homme que son état ; rien ae lui est si redoutable que 1 éternité. Et ainsi, qu'il se trouve des hommes indifférents à la perte de leur être, et an pél il d'une éternité de misère, cela n'est pas naturel. Ils sont tout antres, à L'égard de toutes les antres choses : ils craignent jusqu'aux plus petites, ils les prévoient. Us les sen • ^ent ; et ce même homme qui passe les joirs et les n nits dans la page et le désespoir pour la perte j'une charge, ou pour quelque offense imaginaire a son honneurj est celui-là même qui s.iit qu'il va

8° Si ceux qui doutent étaient sincèrement fâchés de n'être pas persuadés, chercheraient-ils à inspirer aux autres la maladie de laquelle ils sont atteints? Ce trait de malice serait détestable. Leur zèle à faire des prosélytes démontre qu'ils aiment ' leur incertitude, qu'ils en l'ont gloire, qu'ils seraient lardés de penser autrement, ils lâchent de se faire un nouvel appui dans la multitude de ceui qu'ils auront séduits ; leur dernière ressource sera dédire : Il faut bien que f aie raison, puisque tantd'autn s p* n$t ut comme moi, F.Scepticismet, Objections, Preuves. Bergier.

D0X0L0G1E, nom que les Grecs

ont donné à L'hymne angélique ou

cantique de louange que les Latins chantenl à la messe, et qu'on nomme communément Le Gloria in excelsis, parce qu'il commence en grec par le mot SdÇa, gloire.

tout perdre parla mort, et qui demeure néanmoins sa 08 inquiétude, sans trouble et sans émotion. Cette je ins DsibîHté pour les choses les pins ternl'les dam uii eosur ai sensible aux plus légères, Bat une chose monsti t un enchantement

incompréhensible, et un assoupissement surnaturel.

Vn homme, dans un cachot, rie sachant si son arrêt est donné, n'ayant plus qu'une heure pour l'appi isant, s'il soit qu'il

inné, poni I ■ révoquer, il est contre la nature q .il emploie cette heure -là doq a s'informer si cet arrêt est donoê, mais 6 jouer et à se divertir. C'est l'état "H se trouvent ces personnes, avec cette différence q io les maux dont ils sont menaoacés .'•"ut 6ien antres une la perte simple de la vie, et un supplice passager que ce prisonnier appréhenderait. Cependant ils courent sans souci dans

le précii », après avoir nus quelque chose devant

leurs vécu pour s'empêcher de le voir, et ils se moquent de ceux qui les eo avertissent.

Ainsi non-seulement le zèle de ceux qui cherchent Dieu prouve la véritable religion ; mais aussi l'aveuglement de ceux qui ne le cherchent pas, et qui vivent dans cette horrible négligence. Il faut qu'il y ait no étrange renversement dans la nature de l'homme pour vivre dans cet élut et encore plus pour < J " faire vanité. Car quand ils auraient une certitude entière, qu'ils n'auraient rien à craindre après In mort que do tomb ir dans le néant, ne serait-ce pas un sujet de'désespoir plutôt que du vanité? o est-ce donc pas une folie incontestable, n'eu étant pas asaur s, de faire gloire d'être duos ce doute? Et néanmoins il est certain que l'homme es! si dénatnré, qu'il y a dans son cœur une semence de joie eo cela. Ce repos brutal, entre la crainte de l'enfer et du néant, semble si beau, que non-seulement ceux qui sont véritablement dans ce doute malheureux, s'en glorifient ; mais que ceux même qui n'y sont pas, croient qu'il leur est glorieux de Feindre d'y eue. Car l'expérience nous fait voir que la plupart de ceux qui s'en mêlent sout de

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Ils distinguent dans leurs livres liturgiques la grande et la petite doxologie. La grande doxologie est celle dont nous venons de parler. La petite doxologie est le verset Gloria Vatri, et Filio, etc., par lequel on termine la récitation de chaque psaume dans l'oftice divin, et qui commence en grec par le même mot.

Philosthorge, historien suspect et trop favorable aux ariens, dans son troisième livre, n° 13, nous donne trois formules de la petite doxologie.

La première est gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. La seconde, gloire au Père, par le Fils, dans le Saint-Esprit. La troisième, gloire au Père, dans le Fils et le Saint-Esprit.

Sozomène et Nieéphore en ajoutent une quatrième ; savoir, gloire au Père et au Fih, dans le Saint-Esprit. La première de ces doxologie» est la plus ancienne, et a toujours été en usage dans les Eglises d'Occident. Théodoret prétend qu'elle vient des apôtres, Hist.

liv. 4, cli. 1. Les trois autres furent composées par les ariens, vers l'an 341, au concile d'Antiocne, où les

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ariens, qui commençaient à n'être plus d'accord entre eus, voulurent avoir des dçxologies relatives à leurs divers sentiments.

Les catholiques, de leur côté, conservèrent l'ancienne doxologie comme une profession de foi opposée ( à l'arianisme. Ainsi l'ordonna le concile de Vaisons, l'an 529. Voyez Fleury, Hist. ecclés., 1. 32, tit. 12, p. 208.

Cette preuve de l'ancienne croyance de l'Eglise est d'autant plus forte, que l'on ne peut pas assigner la première origine de cette manière de louer Dieu.

Au reste, comme le remarque Bingham, la petite doxologie n'a pas toujours été uniforme, quant aux termes, dans les Eglises catholiques; mais elle n'a pas varié quant au sens. Le quatrième concile de Tolède, tenu en 523, s'exprime ainsi à cet égard : In fine omnium psalmorum dicimus : Gloria et honor Patri, et Filio, etSpiritui Sancto,in sxmla sœculorum, amen. Walafrid Strabon, de Reb. écoles., c. 25, rapporte que les Grecs la conçurent en ces termes : Gloria Pa-

ce dernier genre, que ce sont des gons qui se contrefont, et qui ne sont pas tels qu'ils veulent paraître, Ce sont des per-onnes qui ont oui dire que les belles manières du monde consistent à faire ainsi l'emporté. C'est ce qu'i's appellent avoir secoué le joug, et la plupart ne le font que pour imiter les autres.

Mais -'ils ont encore tant soit peu de sens commun, il n'est pas difGcile de leur faire entendre combien ils s'abusent en cherchant par lé de lestime. Ce n'est [.as le moyen d'en acquérir, je dis même, parmi les personnes du monde qui jugent sainement des choses, et qui savent que In seule voie d'y réussir, c'est de paraître honnête, fidèle, judicieux et capable do sor ■ ir utilement ses amis; parco que les hommes n'aiment naturellement que ce qui peut leur élre utile. Or, quel avantage y at-il pour nous àoiurdi.e à un homme qu'il a secoué le joug, qii',1 ne croit pas qu'il y ait un Dieu qui ■veille sur ses actions, qu'il se considère comme maître de sa conduite, qu'il ne pense qu'à en rendre compte qu'a soi-même ? Pense-t-il nous avoir porté par la à avoir désormais bien de la confiance en lui, et i en attendre des consolations, des conseils et des secours dans tous les besoins do la vie? Pense-t-il oons avoir bien réjouis, de nous dire

I"» 1 d° « notre aine est autre chose qu'un

pçu do renl et île fumé,,, ,, t encore de , unis le dire d'un ton de voix fier et content? Est-ce donc une ch,,se à due galment? Et n'e t t-ce pas une chose à dire au c ntraire tristement, comme la chose du monde la plus triste ?

S'ils y pensaient sérieusement, ils verraient que cela e-t si mal pris, si contraire au bon sens si opposé à l'honnêteté, et si éloigné en tonte manière de ce bon air qu'ils cherchent," que rien n'est plus

capable do leur attirer le mépris et l'aversion des hommes, et de les faire passer pour des personnes sans esprit et sans jugement. Et en effet, si on leur fait rendre compte de leurs sentiments, et des raisons qn'ils ont de douter de la religion, ils diront des choses si faibles et si basses, qu'ils persuaderont plutôt du contraire. C'était ce que leur disait un jour fort a propos une personne : Si vous continuez a discourir de la sorle, leur disait-il, en venté, vous me convertirez. Et il avait raison; car qui n'aurait horreur de se voir dans des senliments, où l'on a pour compagnons des personnes si méprisables?

Ainsi, ceux qui ne font que feindre ces sentiments sont bien malheureux de contraindre leur nature pour se rendre les plus impertinents des homme9. S'ils sont fâchés dans le fond de leur cœur, de n'avoir pas plus de lumières, qu'ils ne le dissimulent point; cette déclaration ne sera pas honb use. Il n'y a dé honte qu'4 n'en point avoir : rien ne découvre davantage une étrange fa blesse d'esprit, que de ne pas connaît! e quel est le malheur d'un homme sans Dieu. Rien ne marque davantage une extrême basses-e de cœur, que de ne pas souhaiter la vérité dos promesses éternelles. Itien n'est plus biche que de faire le brave contre Dieu. Qu'ils laissent donc 1 ces impiétés à eux qui sont assez mal nés pour en et e véritablement capables; qu'ils soient du moins honnêtes gens, s'ils ne peuvent être encoie chrétiens; et qu'ils reconnaissent enfin qu'il n'y a que deux sortes de personnes qu'on puisse appeler raisonnables, on ceux qui cherchent Dieu de tout leur cœur parce qu'ils le connaissent, on ceux qui le cherchent de tout leur cœur parce qu'ils ne le connaissent pas encore. — Pensées de Pascal, art. 2.

Gousset.

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tri, et Filio, et Spiritui Sancto, et nunc, et semper, et in sxcida sseculorum, amen.

Outre cette doxologie qui terminait les psaumes, Bingham observe qu'il y en avait anciennement une dont il cite un exemple tiré des Constitutions apostoliques, 1, 8. e. 12, par laquelle on terminait les prières: Ornnis gloria, veneratio, gratiarum aetio, honor, adoratio, Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, nuncet semper, et in infiuita ac sempiternel ssecula sseculorum, amen.

Ou celte autre: Ver Christian quo tibi et Spiritui Sancto gloria, honor, laus, glorificatio, gratiarum actio in ssecula, amen. Et enfin celle-ci, par laquelle on conclait les sermons ou homélies :

Ut obtineamus xternam vitam, per Jesum Christian; oui cum Pâtre etSpiritu Sancto, gloria et potestas in ssecula ssblorum, amen. Bingham. Orig. eccles., t. 0, 1. 11. c. 2, S 1.

Quant à la grande doxologie ou au Gloria in excelsis, excepté les premières paroles que les évangélistes attribuent aux anges qui annoncèrent aux bergers la naissance de Jésus-Christ, on ignore par qui le reste a été ajouté; et quoiqu'on appelle toute la pièce ['hymne angélique, les Pères ont reconnu que tout le reste était l'ouvrage des hommes. C'est ce qu'on voit dans Le treizième canon du quatrième concile de Tolède. Ce qu'il y a de certain, c'est que ce cantique est très-ancien, et n'est pas une profession de foi moins claire que la précédente. Saint Chrysostome observe que les ascètes le chantaient à l'office du matin. Mais, de toute antiquité on l'a chanté principalement à la messe, non pas cependant tous les jours. La liturgie mozarabique veut qu'on le chante le jour de Noël avant les leçons, c'est-à-dire avant la lecture de l'épitre et de l'évangile. Dans les autres Eglises, on ne le chantait que le dimanche, à Pâques et aux autres fêtes les plus solennelles ; encore aujourd'hui, dans l'Eglise romaine, on ne le dit point à la messe les jours de férié et de fêtes simples, non plus que dans l'Avent, ni depuis la Septuagésime jusqu'au samedi saint exclusivement. Bingham, Orig. eccles., •t. 6, 1. 14, c. Il, §2.

Il y a beaucoup d'apparence que

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depuis la naissance de l'arianisme, l'Eglise rendit l'usage des deux doxologiesplus commun,-,ct lit une loi de ce qui n'était auparavant qu'une coutume, alin de prémunir les lidèles contre l'erreur; mais l'une et l'autre sont plus anciennes que l'arianisme , et prouvent que les ariens étaient des novateurs. Il est même probable qu'Eusèbe avait ?n vue ces deux formules, lorsqu'il dit que les cantiques des fidèles attribuaient la divinité à Jésus-Christ, et qu'ils avaient été composés dès le commencement. His.

ecclésiast., 1. '■>, c. 28. En effet Pline le Jeune, Epist. 97, 1. 10, écrit à Trajan que les chrétiens, dans leurs assemblées, chantaient des hymnes à Jésus- Christ comme à un Dieu. Lucien le témoigne même dans le dialogue intitulé PhUopatris. Le Brun, Explic. des cérém. de la messe, t. l,p. 163.

Bkrgier.

DOYENNES [Théol. hist. dùjnit.

eccles.) — Les doyennes sont dans les couvents de femmes ce qu'étaient jadis les Doyens dans les monastères d'hommes, c'est-à-dire des surveillantes établies par les abbesses et les prieures sur dix religieuses. Le mot I,. dit : decanus, decana. Ces surveillantes rendent compte, soit tous les jours, soit une ou plusieurs fois par semaine, mais n'ont aucun droit de punition. Le Noir.

DOYENS {Théol. hist. dignit. eccles.) — Il y a trois espèces de doyens : le doyend'un chapitre, le doyen du sacré collège et les Doyens ruraux.

Le doyen d'un chapitre, quoique le plus ancien, ne peut s'en donner le titre quand il n'y a point dans le chapitre de dignité de ce nom. Le plus souvent l'archiprètre était autrefois revêtu de cette charge, et, par suite, de la présidence et de l'administration des biens de l'Eglise. C'est à lui de convoquer les réunions, d'après le droit commun ; il prend le titre de decanus et a le droit défaire précéder les décisions de cette formule : decanus et capitulum; les doyen, chanoines et chapitre.

Le doyen du sacré collège, ou cardinal doyen, est ordinairement le plus

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