‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 4 (volume 4)Chapitre 69 sur 96 · EFFICACITÉ DES SACREMENTS · texte numérisé non relu

EFFICACITÉ DES SACREMENTS

Voyez Sacrements.

EFFRONTÉS, hérétiques qui parurent en 1534; ils prétendaient être chrétiens, sans avoir reçu le baptême.

Selon eux, le Saint-Esprit n'est point une Personne divine, le culte qu'on lut rend est une idolâtrie ; il n'est que la heure des mouvements qui élèvent l'âme à Dieu. Au lieu de baptême, ils se raclaient le front avec un fer, jusqu'au sang, et le pansaient avec de l'huile; ce qui leur lit donner le nom d'effrontés. Bergier.

ÉGALITÉ. Voijez Inégalité.

EGBERTou ECGBERT. (Thébl. hist.

biog. et bibliog.} — (>t archevêque d'Yoris au vin siècle, mourut en7ii(i ou 767, après 34 ans d'administration

de son diocèse, et après avoir mis Alcuin à la tête de l'école d'York, qui devint bientôt célèbre avec ce nouveau maître. Eijhert a laissé un monument de sa science en droit canon et de son zèle pastoral dans les ouvrages suivants :

I" Tu grand recueil de droit canon tiré des sources existantes [de Jure sacerdotali) ; quelques fragments seulement en sont imprimés dans le recueil des conciles, et le diacre Hucarius en donna en lOiOun extrait (1): Hxcerptiones e dietis et canonibus SS.

Patrum (2), qui fut [dus tard attribué à Egberi ; 2° de Remeaiis peecatorum (3),

(I) Dans Wilkins, Conri/., t.I, 101-112, et Musai, t. XII, 489-498.

(i) Dans Spalmann, Cûiicil., I, 2S1-2S9. M.msi, l.\ll ,489-484.

(3) B.iilerini, de Coller/. Cnn., I IV, c. 6. Gai-

EGI

ECL

qui parait être tiré du grand ouvrage cV Egbert {\) ; 3° Petit Dialogue surles instruments ecclésiastiques. Deux Recueils pénitentiaiix portent aussi son nom , mais ne lui appartiennent pas.

Le Noir.

EGINARD ou EINHARD. {Théol.

hist. biog. et bibliog.) — Ce savant du vm e siècle, qui mérita les éloges d'Alcuin et fut membre de l'Acadaniic de la cour de Charlemagne, à côté de Charles-David et d'Alcuin- Flaccus, sous le nom de Beseléel et avec le titre d'inspecteur des bâtiments royaux, mourut, parait il, vi-rs 8ii à 830 sous l'empereur Louis.

C'était lui qui avait dirigé les travaux de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle et du grand couvent de Saint-Gall. Il avait remis, dit-on, à Charlemagne un plan de la réunion de la mer du Nord, de la Méditerranée et de la mer Noire par deux grands canaux.

En sa qualité de secrétaire intime du célèbre empereur, il avait aussi porté allume, en 806, le testament de Charlemagne, Charta dicisionis iirqierii, pour l y faire continuer.

« La légende, dit M. Muller, a fait de l'ami et du lils adoptif de Charlemagne (alumnus Csesarte) le gendre de l'empereur, et la chronique du douzième siècle, époque à laquelle Charlemagne et son cycle en général étaient tombés dans le domaine delà poésie, raconte pour la première fois l'histoire connue de la tille de l'empereur, Emma, portant à travers la neige son amant sur ses épaules; fable qui a bien quelque fondement historique dans les soucis que donnèrent à leur père les tilles de Charlemagne, et auxquelles Eginhard luimême fait allusion dans sa vie de l'empereur. Toutefois il parait hors de doute q\ï Eginhard n'aurait pas oublié de nommer parmi les enfants de Charlemagne sa femme Emma, si elle avait été en effet la tille de l'empereur, et qu'il n'aurait point passé sous silence, parmi les motifs qui le

laod., I, p. 603, 60"j. f.ouf. Knnstmaiin, Livres pénitentiaires des .•Oljio-Sa.rons.MayuDce , 1844, p. 29.

(1) Dans Wilkins, I. 82-86, et Mansi, XII, col. 482-488.

portèrent à écrire la vie de son ami et de son bienfaiteur, une alliance aussi proche (I). »

Eginhard fonda après la mort de Charlemagne sur ses propres terres un couvent de Bénédictins et y termina ses jours. Il changea son union conjugale avec Emma en un rapport fraternel, devint prêtre et abbé du couvent de Séligenstadt, fondé etdoté par lui à Mulinhein. Emma vécut jusqu'en 836 ; elle fut pleurée par sou <c époux et frère » Eginhard (2). Il acheva le reste de ses jours dans le calme de la contemplation, tandis que l'empire était troublé par des bouleversements que le fidèle serviteur n'avaitpu conjurer. On trouve encore son nom parmi les souscripteurs du concile de Mayence, de 848, dans l'etr.

Bertius, Comment. Rer. Qerm.

Eginhard continua les Annales LaurisBenses jusqu'en 82'.), et écrivit des annales spéciales (Einhardi Ann., 741-829) qui ne nous sont parvenues que défigurées par des additions postérieures. On a encore de lui d>' Translatione SS. MarcelMni et l'ttri, dont il lit chercher les reliques pour son couvent. Son livre de Adoranda Cruce (3) est perdu. Ses Lettres (4) sont importantes pour l'histoire de son temps.

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