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Dé.no mhre-
ÉONIENS. Dans le douzième siècle , un certain Eon de l'Etoile.gentilhomme breton, abusant de la manière dont ou prononçaitees paroles : Pereum (on prononçait per eon) qui venturus est, etc., prétendit qu'il était le Fils de Dieu, qui devait juger un jour les vivants etles morts. Ce qu'il y a de plus étonnant, c'est qu'il eut des sectateurs, que l'on appela éoniens, et qu'il causèrent des troubles. Quelques-uns se laissèrent brûler vifs, plutôt que de renoncer à cette folie : tant il est vrai que tout homme qui se mêle de dogmatiser et d'ameuter le peuple, est
un personnage dangereux et punissable.
Au jugement de quelques ennemis de l'Eglise, cet événement prouve l'étonnante crédulité et l'ignorance stupide de la multitude durant ce siècle, et l'imbécillité des chefs qui gouvernaient alors l'Eglise, aussi bien que le peu de connaissance qu'ils avaient de la vraie religion. Dans la vérité, ce fait ne prouve ni l'un ni l'autre.
1° Pendant le seizième et le dix-septième siècle, qui n'étaient plus des temps d'ignorance, n'a-t-on pas vu des enthousiastes former les sectes des quakers, des anabaptistes, des anomiens, etc., qui n'étaient guère plus raisonnables que celle des éoniens?
2" Eon de l'Etoile et ses sectateurs pillaient les églises et les monastères, et trouvaient ainsi le moyen de vivre dans l'abondance; il n'était pasîbesoin d'un autre appât pour gagner des prosélytes. Il fallait, dit-on, mettre Eon de l'Etoile entre les mains des médecins.
plutôt qu'au nombre des hérétiques, le faire traiter dans un hôpital plutôt que de le faire mourir dans nne prison. Cela serait bon, si cet insensé et ses adhérents s'étaient bornés à débiter des visions absurdes; mais nos adversaires sont-ils en état de réfuter les auteurs contemporains, tels qu'Otton de Frisingue, Guillaume de Neubourg, etc., qui attestent qa'Eon et les ioniens étaient des brigands? Il est donc clair que l'on fit grâce à ce rêveur, en ne le condamnant qu'à une prison perpétuelle, et que ceux de ses sectateurs qui furent suppliciés, l'avaient mérité par leurs crimes. Histoire de l'Eglise gallicane, t. 0, 1. 26, an. 1148.
Dergier.
EONS, EONES. Voyez Valentiniens.
EPACTES. {Théol. mixt. scien. comp.
eCCléS.) — V. CYCLE LUNAIRE, SOLAIRE ET PASCAL.
EPAO.\ T (coneile d'), epaonense ou bpaunensb. (Théol. Iiist. conc.) — Ce concile, qui contribua beaucoup à donner le dernier coup 5. l'arianisme, dans le royaume de Ilourgogne, eut lieu, d'après les meilleurs historiens, bien qu'il n'y ait point accord sur ce
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point, en 517, dans la cure d'Epaon près de Saint-Maurice. Saint Avit archevêque de Vienne en fut le président. Vingt-cinq évèques y assistaient.
Quarante canons furent promulgués.
Voici ce qu'en cite M. Fritz.
« Canon 1. Dès qu'un métropolitain convoque les évèques de sa province pour un concile ou une ordination, ils doivent comparaître sans délai.
« Canon 2. Quiconque s'est remarié ou a épousé une veuve ne peut devenir ni prêtre, ni diacre.
«Canon 3. Nul ecclésiastique ne peut voyager hors de son diocèse sans une lettre de recommandation de son évèque, ni remplir des fonctions ecclésiastiques dans une paroisse étrangère sans la permission du curé.
« Canon 4. Il est défendu aux évèques et diacres de tenir des meutes et des faucons pour la chasse.
« Un abbé ne peut diriger deux convents.
« Les canons 15, 16, 33, mettent hors de doute qu'après la conversion de Sigismond, il y avait encore beaucoup d'Ariens d'ans le royaume de Bourgogne. Il est sévèrement interdit de manger avec eux, de suivre leurs usages ecclésiastiques : s'ils veulent se convertir ils doivent être admis dans l'Eglise, en cas de nécessité seulement parun prêtre, autrement par l'évêque par l'administration du sacrement de Confirmation (Chrismate).
« D'autres canons se rapportent aux monastères, à certains délits des ecclésiastiques, etc. »
Le Noir.
EPARCIIIE, EPARQUE (fctapX fa ).
[Théol. hist. dignit. ecclês.) — Ce mot désigne, chez les Orientaux et chez les Dusses, le pays qui dépend de la juridiction d'un épargne ou évêque.
« D'après l'ouvrage intitulé l Eglise russe en 183!), dit M. Sartorius, il y avait alors en Russie quarante-six êparcMes ou sièges épiscopaux, auxquels s'ajoutèrent en 1830 les deux sièges autrefois grecs-unis de la Russie blanche et de la Lithuanie. Ce nombre est tout à fait insignifiant en comparaison de la population, de l'immense étendue qu'embrasse cha-
que éparchie, et par rapport aux diocèses catholiques en dehors de la Russie. Les eparchies sont divisées, comme les couvents, en trois classes.
A la première classe appartiennent les quatre sièges métropolitains de