‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 3 (volume 5)Chapitre 13 sur 110 · SONT DE COMPÉTENCE ECCLÉSIASTIQUE · texte numérisé non relu

SONT DE COMPÉTENCE ECCLÉSIASTIQUE

in omnibus cousis ad examen ecclcsiasticum spectantiùus, on peut recourir à son jugement. » (chap. m de la lv0 constitut. dogmat. de Ecclesia Christi.) Si l'on peut recourir au jugement du souverain Pontife, ou de l'Eglise, les droits de l'un et de l'autre étant les mêmes d'après le même concile, dans les causes qui sont de compétence ecclésiastique, c'est qu'il y a des causes qui ne sont point de compétence ecclésiastique et sur lesquelles ce jugement perd ses droits. Quelles sont ces causes étrangères à la compétence ecclésiastique ? Le -concile va nous le dire en nous disant celles qui rentrent dans cette compétence; quand il aura déterminé toutes celles-ci, ces causes étrangère* seront toutes les autres et nous les connaîtrons.

Or, s'il s'agit de définitions dogmatiques, le concile nous dit qu'il y a infaillibilité quand il s'agit d'une doctrine touchant la foi ou les mœurs, de fide vel moribus, et s'il s'agit de gouvernement, qu'il y a souveraineté quand il s'agit « de choses qui appartiennent à la discipline et au gouvernement ecclésiastique. » Quse ad disciplinant et regimen Ecclesise per totum orbem diffusœ pertinent. Ce sont là tous les objets de la compétence de l'Eglise et de son chef. Tous les autres sont donc en dehors de cette

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compétence ; et la liberté de pensée reste entière à leur égard, au point de vue, du moins, de l'orthodoxie catholique.

On ne doit donc pas être surpris, quand nous usons de cette liberté de pensée et de discussion sur ce qui est, à la fois, étranger à la foi, à la morale et au gouvernement ecclésiastique ; c'est une conséquence pratique à laquelle la logique nous conduit rigoureusement.

Le Noir.

COMPLIES. C'est dans l'Eglise ro maine la dernière partie de l'office du jour. Elle est composée de trois psaumes sous une seule antienne, d'une hymne, d'un capitule et d'un répons bref, du cantique de Siméon, iïunc dimittis, d'une oraison, etc. Elle est destinée à honorer la sépulture du Sauveur, selon la glose, c. 10, de Celeb. Missar. Mais on ignore le temps de son institution.

Le cardinal Boiia, de PsaImod.,c. 10, prouve, contre Bellarmiu, qu'elle n'avait pas lieu dans l'Eglise primitive.

On ne trouve dans les anciens nulle trace des compiles. Ils terminaient leur office à none ; selon saint Basile, major regular., q. 37, ils y chantaient le psaume 90, que l'on récite aujourd'hui à complies. L'auteur des Const.

apostol. parle de l'hymne du soir, et Cassien, de l'office du soir en usage chez les moines d'Egypte : mais il paraît qu'on doit entendre par là les vêpres. Voy. Bingham. Antiquit. ecclés., tom. S, 1. 13, c. 9, § 8.

Bergier.

COMPONCTION, regret d'avoir offensé Dieu, qui est aussi nommécontrition . La confession n'est bonne que quand elle est accompagnée d'un repentir sincère, et de la componction du cœur.

Dans la vie spirituelle, componction signifie aussi un sentiment pieux de douleur, qui a pour motif les misères de la vie, les dangers du monde, la multitude de ceux qui se perdent, etc.

Jésus-Christ a dit : « Bienheureux » ceux qui pleurent, parce qu'ils se- » ront consolés. » Ces paroles ont fait trouver des douceurs aux saints dans

les larmes mêmes delà pénitence. La charité, dit saint Grégoire, notre éloignement de Dieu, nos fautes passées, celles que nous commettons chaque jour, le poids de nos misères et de celles du prochain, nous excitent à pleurer continuellement, au moins dans le dé^ic du cœur, si nous ne pouvons le faire autrement. Tout ce qui nous environne nous fournit un su jet de larmes, et nous devons les mêler même aux prières et aux cantiques que l'amour de Dieu nous inspire. A la vue de l'ingratitude dont nous avons payé les bienfaits du Seigneur, pouvons-nous produire un acte de charité sans être pénétrés d'une douleur amère? Ne faut-il pas, avant de chanter ses louanges, laver nos âmes par les larmes de la componction, et les purifier par le sang de l'Agneau sans tache, niort pour le salut des hommes ? Lesplus grands saints pleurent continuellement par des motifs d'amour; comment les pécheurs ne pleureraient-ils pas? Si les âmes fidèles et innocentes aiment à faire retentir les déserts de leurs gémissements, quelle conduite doivent tenir celles dont tous les instants ont été marqués par de nouvelles infidélités?

Mor., 1. 23, c. 21 .

De cette morale même, enseignée et pratiquée par tous les saints, les incrédules concluent que la religion, loin de consoler l'homme et d'adoucir ses peines, ne sert qu'à le rendre plus malheureux ; qu'elle le rend triste et misanthrope, que la religion n'est autre chose qu'une fièvre mélancolique. Mais voyons-nous les incrédules plus gais, plus contents, plus heureux que les dévots? Dans leurs discours et dans leurs écrits, nous ne trouvons que des plaintes, des murmures, des déclamations, souvent des fureurs.

L'un se plaint des caprices de la fortune, de l'infidélité de ses amis, de la jalousie et de la malignité .de ses concurrents, de l'indifférence de ses protecteurs; l'autre, de ses intirmités personnelles, de ses chagrins domestiques, des malheurs arrivés à ses proches, des tracasseries de la société.

Celui-ci gémit des fléaux de la nature, des vices de l'humanité, de la corruption de tous les étals, des injures

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faites à la vertu ; celui-là des fautes du gouvernement, des erreurs de la politique, de la négligence des souverains, de l'asservissement des nations, etc. Tel est le sujet ordinaire de la plupart des conversations. Si l'homme est condamné à souffrir et à pleurer, les larmes de la componction sont encore préférables à celles de l'incrédulité ; les premières nous donnent au moins des espérances pour l'avenir, les secondes ne nous en laissent aucune. Bergier.

COMPOSTELLE (pèlerinage de S.

Jacques de). (Théol. hist. fit. Géré, peler, etc.) Ce pèlerinage est le plus célèbre du inonde après ceux de Jérusalem et de Rome. Voici comment M. Héfélé discute les faits légendaires qui le concernent :

« Saint-Jacques de Compostelle est une ville de 20,000 âmes environ, en Galice. Elle tient son nom de l'apôtre S. Jacques le Majeur, dont les ossements reposent dans son enceinte.

Autrefois cette ville s'appelait ad sanction Jacobum apostolum ou Giacomo Postolo,d'où, par abrévation, on a fait Compostelle. Suivant la tradition espagnole, l'apôtre S. Jacques le Majeur vint dans le péninsule pyrénéenne et fut enseveli à Compostt Ile. Cette tradition ne remonte pas jusqu'en 800, et tous les anciens témoignages qu'on met en avant, comme le prétendu livre de S. Isidore, de Vita et morte Sanctorum, c. 17, celui de S. Julien de Tolède, Comment, in Nahum, et la Collectanca Bedse Yen rab., ne sont pas authentiques. Le Breoiarium Toletanum, qui dit que S. Jacques reçut l'Espagne en partage pour y accomplir sa mission, n'est pas un témoin probant.

« En revanche nous savons :

« 1° Que Jacques le Majeur fut mis à mort dès l'an 44 (Actes des Apôtres, 12, 2);

« 2° Qu'à cette époque les Apôtres n'avaient pas quitté Jérusalem (Actes, 8, 1) ;

« 3° Que l'apôtre S. Paul, écrivant, en 38, sa lettre aux Romains, avait l'intention de se rendre en Espagne (Rom., 15, 24) comme dans un pays au'il fallait évangéliser;

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« 4° Que tous les anciens auteurs et les anciens conciles (et il y en eut beaucoup en Espagne) se taisent à ce sujet.

« Ce n'est que dans le neuvième siècle que se rencontre la tradition dont on part, et cela dans Walafrid Strabon (Poem. de 12 Apostolis), dans Froculph (Chron., II 4), Notker le Collectionneur de S. Gall (Martyrolog.

ad 25 julii), et d'autres.

« 5° Mais cette tradition n'acquit pas une autorité universelle, même après cette époque, et c'est notre dernier argument négatif. Le pape Grégoire VII, par exemple, parle expressément, dans une lettre aux rois d'Espagne Alphonse et Sa ne lie (I), des commencements de l'Église d'Espagne, et ne fait pas la moindre mention de S. Jacques. L'archevêque de Tolède, Rodrigue Ximénès, alla encore plus loin au douzième concile général de Latran, sous le pape Innocent III, en 1215. L'archevêque de Saint-Jacques de Compostelle ne voulant pas reconnaître son droit de primauté et en appelant à l'origine apostolique de son église (sa fondation par l'apôtre S. Jacques), le primat de Tolède répliqua que S. Jacques n'était pas venu en Espagne, qu'il n'en existait aucune preuve certaine, et qu'il n'avait entendu parler de ce fait, dans sa jeunesse, que par quelques dévotes (2). Le concile donna son assentiment au primat de Tolède, et, dans le fait, on ne peut d'aucune façon établir solidement la présence de S. Jacques le Majeur en Espagne. Cependant cette tradition a trouvé des défenseurs, entre autres les deux LfollandistesCuperet Godefroillenschem (3), et le protestant Jean-Albert Fabricius (4). D'un autre côté, Noël Alexandre l'a réfutée solidement (5).

« Ce qui est possible, c'est que les reliques de S. Jacques existent à Compostelle, et Notker Balbulus (0) en

(1) Lib. llîpgest., ep. 64.

('2) Baronii Annal., ad ann. 816, n. 49.

(3) Acta SS.,Appendix, t. VI julii, et Diatriba ad 1. 1 aprtlis,

(4) SaiularU Iwc Euangflii, c. 16, g 2.

(5) Bist. eccl., 3f.c I, dissrrt. XV, propo=. H, d. 161 sqq., t, III. éd. Veoel., 1778.

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soutient l'existence comme une chose tout à fait établie, tandis qu'il ne parle que comme d'une tradition, referuntur, de la mission de l'Apôtre en Espagne.

« On montre bien aussi les reliques dé saint Jacques dans l'église de Saint-Saturnin de Toulouse ; mais probablement les deux églises de Compostelle et de Toulouse n'avaient chacune qu'une moitié de ce corps saint, partage qui, au moyen âge, avait lieu très-souvent pour les reliques les plus précieuses. La légende a d'ailleurs entouré de toutes sortes de circonstances peu historiques le fait vraisemblable de la translation des ossements de S. Jacques à Compostelle. Elle rapporte que le corps de l'Apôtre, l'année de son martyre, fut transféré par quelques Chrétiens respectueux à Iria Flavia, en Espagne.

A la mort de ces pieuses gens, personne ne savait plus rien des reliques qu'ils avaient apportées, lorsque, au commencement du huitième siècle, en 808, 816, 823 ou 835, le corps fut découvert d'une manière miraculeuse.

On remarqua une lueur extraordinaire s' élevant au-dessus des arbrisseaux qui avaient couvert le tombeau inconnu de l'apôtre, et l'évêque d'Iria, Théodomir, Ut abattre les arbres et commencer des recherches. On découvrit le corpssaint, qui se révélapar toutes sortes de signes et de miracles. Le roi Alphonse le Chaste, ayant entendu parler de ce fait, ordonna qu'on élevât une église en l'honneur de S. Jacques en ce lieu, et, après divers changements et plusieurs restaurations, on bâtit la magnifique église qui subsiste encore. Théodomir transféra son siège épiscopal d'Iria à Compostelle, et une ville considérable se forma peu à peu autour de l'église de San-Jago. En 1120 San-Jago fut érigé en un archevêché qui subsiste encore.

« Le premier archevêque, Diego Gelmirez, fit rédiger par deux évoques la tradition de Compostelle, dont nous venons de rapporter les traits principaux.

« Baronius (1) éleva déjà une forte

(i) Ad aon., 816, n. 52.

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objection contre cette légende, en rappelant que Vénantius Fortunatus (à la lin du sixième siècle) rapporte qu'on vénérait de son temps le corps de deux saints Jacques dans la Terre- Sainte, tandis qu'il ne dit pas la moindre chose du culte rendu à S.

Jacques en Espagne, et qu'il indique Vincent comme un des principaux saints de l'Espagne. Il dit en propres termes :

Prœcipimm meritis Ephesus veneranda Joanoom Dirigit, et Jacobos terra beau saeros (1),

Le Noie.

COMPRÉHENSION. Ce terme signifie, en théologie, l'état des bienheureux qui jouissent de la vue intuitive de Dieu ; on les appelle compréhenseurs, par opposition aux justes qui vivent sur la terre, et que l'on nomme voyageurs : ce terme est tiré de saint Paul. ICor., c. 9, f 24.

Beugier.

COMTE (Achille Joseph) {Théol.

hist. biog, et bibliog. ) M . Achille Comte, naturaliste français, né à Grenoble, en 1802, a été le collaborateur de M.

Milne Edward, dans les Cahiers classiques d'histoire naturelle, que nous citons parfois, pour la physiologie et l'anatomie, dans la théologie mixte de ce dictionnaire, et c'est le motif principal pour lequel nous lui donnons ici une courte notice. Il ne faut pas le confondre avec M. Auguste Comte, le mathématicien et le philosophe positiviste que l'ordre alphabétique amène à côté de celui-ci, car, tout à l'inverse de son homonyme, il se montre théiste, aussi bien que son collaborateur et ami M. Milne Edwards, dans tousses ouvrages, dont les principaux sont : Mémoire sur la circulation des sang dans le fœtus, 1820; Recherches anatomiques et physiologiques relatives à la prédominance du bras droit sur le bras gauche, à l'usage de la jeunesse et des gens du monde ; Le règne animal de Cimier, en 91 tableaux méthodiques, 1832 à

(I) Venant. Fort., Carm., 1. VIII, e. 6, Opp., éd. Luclii, Romœ, 17S6, t. 1, p. 269. Conf. Baron., 1. e., n. 52, qui rapporte d'ailleurs inexactement les paroles citées.

1841 ; Physiologie à l'usage des gens du monde; 1834 et 4°. édit. en 1841; Œuvres complètes de Buffon, avec les suites, §vo\.in-80 avec planches,! 849; Lectures choisies sur les sciences, in-8°, 1853; Structure et physiologie animales, en 18, 18S3; Musée d'histoire naturelle avec 50 planches, in-4°, 1854, etc. M. Achille Comte a collaboré au Dictionnaire universel des sciences et des lettres de Bouillet. On voit par les titres seuls de ses ouvrages, qu'il est principalement vulgarisateur de la science.

Sa femme, Aglaé de Bouconville, veuve en premières noces de M.

Layer, a publié quelques ouvrages d'éducation et un Eloge de Mm0 De Sévigné. Le Nom.

COMTE (Auguste). (Théol.hist. biog.

et bibliog.) — M. Aug. Comte à précédé Proudhon dans la paternité du positivisme moderne, et est resté beaucoup plus formellement positiviste que Proudhon, qui nous a dit, à nous-mème, un jour qu'il venait d'assister au convoi d'Auguste Comte, qu'il y était allé parce que c'était, en définitive, une forte tète qui avait eu de l'initiative, mais qu'il n'était point son disciple. En effet, Proudhon n'a jamais été fixé sur le matérialisme ni sur l'athéisme; sa grande puissance d'analyse l'égarait sur la recherche de ces problèmes, et on peut facilement déduire de ses œuvres qu'il y travaillait sans cesse essayant de se lixer et n'y réussissant jamais. Il ne nie pas l'âme, il ne nie pas Dieu, il les discute seulement, tout en prétendant éliminer de ses travaux ces lourdes et taquinantes questions. Il les chassait, et ne méditait quesur elles; ellesontfaitle tourment de toute sa vie de penseur, bien que pourtant il ait paru à la lin se reposer quelque peu sur une certitude, celle de la morale comme fait de conscience direct et immanent, n'ayant pas besoin pour briller d'autre lumière que de sa propre lumière, et pouvant se passer de toute liaison avec une cause au delà. Auguste Comte n'a pas le même caractère; c'est le mathématicien positiviste à proprement parler, l'esprit IH.

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froid n'ayant rien du mouvement intérieur de J. J. Rousseau, dont Proudhon n'était pas sans avoir quelque chose.

Auguste Comte, élève de l'école polytecbnique, puis répétiteur et examinateur dans la môme école, pour l'admission, était né à Montpellier le 19 janvier 1798, et il est mort à Paris le 5 septembre 1837, après avoir résigné ses fonctions pour vivre dans la retraite. Dès 1820 il avait laissé entrevoir ses théories dans l'Organisateur. Mais ce ne fut que dix ans après, de 1830 à 1842, qu'il les exposa directement, dans son Cours de philosophie positive (t. I à VI in-8°), puis il continua de les développer dans beaucoup d'autres livres parmi lesquels on peut mentionner les suivants : Traité élémentaire de géométrie analytique à deux et à trois dimensions, in-8°,1843 ; Discourssur l'esprit positif, in-8° 1844; Traité philosophique d'astronomie populaire, in-8° 1844 ; Discours sur l'ensemble du positivisme, in-8°, 1848 ; Système de politique positive, ou Traité de sociologie, instituant lareligion de l humanité, in-8°, 1851 à 1854;Catoidrier positiviste, in- 12, 1852; les articles intitulés: Considérations sur les sciences, les savants et le pouvoir spirituel, qu'il inséra dans le Producteur et le firent accuser par Benjamin Constant de Thêocratisme et de Papisme industriel.

Auguste Comte n'a pas la clarté dans la forme qui convient pour vulgariser un système; et cependant le sien a fait fortune, puisque c'est de lui qu'est partie cette contagion dupositivisme qui empeste aujourd'hui les esprits lettrés ; mais il a eu des adeptes fervents qui l'ont remplacé pour la propagande. Parmi ces disciples il faut compter en première ligne M. Litiré, maintenant membre de l'Académie française, quoi qu'ait fait M. Dupanloup pour empêcher qu'il y fût admis ; les livres de ce dernier sont élégants.se lisent sans effort et ont plus servi le maître que ceux du maître lui-même.

La doctrine positiviste d'Auguste Comte consiste à réduire toute philosophie aux sciences pures, qu'il divise en six catégories qui sont : la

CON

mathématique, l'astronomie, laphysique, la chimie, la biologie, et la science sociale. Il n'y a, d'après lui, rien au delà qui puisse servir d'objet au savoir humain. El un de ses dogmes favoris est celui de la perfectibilité de la race humaine, dout le progrès a "trois phases successives à parcourir : la phase de l'activité militaire conquérante, la phase de l'activité militaire défensive, et la phase de l'activité pacifique; lesquelles sont toutes trois surbordonnées à la progression scientifique et philosophique qui est constante et s'étend du commencement à la fin. Le Noir.

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