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glise d'un de ses droits essentiels pour en enrichir la puissance séculière ; il va si loin qu'il prétend que le concile de Trente, en publiant les décrets sur les mariages clandestins, avait exercé un pouvoir temporel, potestas ssecularis, et qu'il soutient à la fin de son ouvrage que le concile de Trente, en déclarant que l'Église a le droit d'établir des empêchements dirimants, entend par ce mot, Église, les princes !
« "18° Un de ses derniers écrits fut : de la Vénérable Tradition de l'Eglise romaine contre la simonie, où il réunit les canons des conciles et les décrets des Papes de tous les siècles contre la simonie. Il y attaque hardiment les annates et les met à la charge de la curie romaine
« 1 9° Un grand travail contre les privilèges et les exemptions en général .
« 20° Enfin de Launoy laissa font volumes de lettres sur des questions de littérature, d'histoire, de critique et de discipline ecclésiastique. La majeure partie traite toutefois de l'appel au Pape, de l'infaillibilité, do la suprématie du souverain Pontife, du concile œcuménique dans le sens gallican, et partout il combat Baronius, Bellarmin et en général les défenseurs du système papal. »
Le Noir.
LAURE, demeure des anciens moines. Ce nom vient du grec Xaop, place, rue, village, hameau.
Ces auteurs ne conviennent point de la différence qu'il y avait entre laure et monastère. Quelques-uns prétendent que laure signiliait un vaste édifice, qui pouvait contenir jusqu'à mille moines et plus ; mais il parait par l'histoire ecclésiastique, que les anciens monastères de la Thébalde n'ont jamais été de cette étendue.
L'opinion la plus probable est que les monastères étaient, comme ceux d'aujourd'hui, de grands bâtiments divi-és en salles, chapelles, cloître, dortoirs et cellules pour chaque moine; au lieu que les laures étaient des espèces de villnges ou hameaux, dont chaque maison était occupée par un ou deux moires au plus. Ainsi
les couvents des chartreux d'aujourd'hui paraissent représenter les laures, au lieu que les maisons des autres moines répondent aux monastères proprement dits.
Les dillérenls quartiers d'Alexandrie furend d'abord appelés laures ; mais après l'institution de la vie monastique, ce terme fut borné a signifier les espèces de hameaux habités par des moines. Ceux-ci ne se rassemblaient qu'une fois la semaine pour assister au service divin, et s'édiiier mutuellement. Ce que l'on avait d'abord appelé laure dans les villes, fut nommé paroisse.
Beugier.
LAURENTIE (Pierre -Sébastien).
[Théol . hist- biog. et bibliog.) — Ce publiciste, historien et philosophe français, né à Houga(Gers),en 1793 le jour même de la mort de Louis XVI, devint, sous l'inspiration de M. Berryer après 1830, le principal représentant, dans la presse, du légitimisme pur ; il rédigea la Quotidienne, puis V Vu ion monarchique devenue aujourd'hui l'Union et restée le seul journal qui représente, à la fois, le vrai radicalisme légitimiste et le comte de Chambord. Ce fut en 1832 que M. Laurentie commença de développer la thèse qu'il soutient encore, de la « liberté fondée sur le droit divin. » Il n'y a, en effet, que deux principes véritablement logiques, en politique :
le principe de la souveraineté permanente du peuple, qui engendre le système républicain, et le principe du droit traditionnel qui engendre le système de la monarchie sans conditions, qu'on a appelé le système du droit divin ; la liberté peut se développer dans l'un et l'autre système, aussi bien que la tyrannie. Le résultat dépend des hommes qui gouvernent, puisqu'il en faut toujours pour gouverner soit pendant un temps court et déterminé, soit pendant un temps long et indéterminé. Dans un cas, c'est le peuple qui se donne à lui-même, par ses choix, la liberté ou la tyrannie ; dans l'autre cas, c'est le roi de droit traditionnel, qui donne au peuple la tyrannie ou la liberté.
M. Launnliu parti-an un BYgtèlUH du