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et renouveler son sacrifice. On ne peut apporter trop de soin pour inspirer aux fidèles un profond respect pour tout ce qui sert à cet auguste mystère; une trop grande familiarité avec le culte divin diminue insensiblement la foi, et ne manque pas de conduire aux profanations.
Cette bénédiction des linges d'autel est ancienne, puisqu'elle se trouve dans le Sacramentaire de saint Grégoire; et Optât de Milève, au cinquième siècle, parle de ces linges.
Voy. les, notes du père Mênard, p. 197.
C'est ainsi que l'Eglise atteste sa croyance par tous ses rites extérieurs.
Si elle ne croyait pas la présence réelle de Jésus-Christ dans l'eucharistie, elle n'aurait pas autant de respect pour tout ce qui sert à ce mystère. En renonçant à cette foi, les protestants ont supprimé toutes les cérémonies qui l'expriment : chez eux, la cène se fait avec aussi peu d'appareil qu'un repas ordinaire. Ils traitent nos cérémonies de superstition, et les incrédules répètent aveuglément les mêmes reproches. Ils ne comprennent pas le sens de ces professions de foi qui parlent aux yeux des plus ignorants. Il faudrait donc commencer par prouver que la croyance de l'Eglise est fausse, avant de conclure que ses rites sont superstitieux. Voyez, Autel, Vases sacrés. Bergier.
LINNÉ (Charles de). (Thêol.hist.biog.
et bibiiog.) — Cet illustre naturaliste, né à Roeshult, en Suède, en 1707, d'un père qui était le curé du lieu, et mort en 1778, enseigna la médecine et la botanique dans l'université d'Upsal, fut le médecin du roi, explora la Laponie et ce qu'on y nomme le désert, fut célébré en Angleterre durant un voyage qu'il lit dans cette contrée en 1736, et a laissé île nombreux ouvrages, parmi lesquelsonpeutciter:
Systema naturse ; bibliotheca botanica ; hortus cliff'ortianus ; gênera plantarum earumque characteres naturelles; amœnitates academicx ; philosophia botanica ; etc.
Le Nom.
LIPPOMANI (Louis). Thèol. hist.
biog. et bibiiog.) — Cet auteur du
xvi e siècle, qui fut un des trois présidents du concile de Trente, naquit à Venise en 1500, et mourut évêque de Bergame en 1559. Il eut à lutter en Pologne contre les progrès du protestantisme lorsque, à la diète de Pétrikau, en 1550, en 1551 et surtout en 1555, on vit, dit M. Uedinck, un concile national décide] 1 , dans un sens tout à fait protestant, que les princes seraient les juges dans les choses de la foi ; que les discussions religieuses ne seraient décidées que par l'autorité de l'Écriture sainte ; que les évèques catholiques devaient s'entendre avec les théologiens protestants . du pays et même ceux de l'étranger, tels que Calvin, Mélanchthon, Bèze, etc.
On peut citer parmi ses ouvrages :
Catena sanctorum Patrum in Genesin, Parisiis, 1556, in-fol ; Catena sanctorum Patrum in Exodum, Parisiis, 1556, in-foi ; Catena in aliquot psalmos, Romœ, 1585 ; Vitx Sanctorum, Venetiis, 1551, 8 vol. in-4° ; Constitutiones synodales super reformations cleri ; Confirmations di tutti gli dogmi catholici, etc., Venezia, 1555 ; Expositioni volgari sopra il Simbolo apustolico, ibid., 1541, in-4°.
Le Nom.
LIPSE (Juste). [Thèol. hist. biog, et bibiiog.) — Ce savant célèbre, né en 1547 à Isch près de Bruxelles, embrassa, pour occuper àlénaune chaire d'éloquence et d'histoire, la religion luthérienne, lit ensuite profession, à Leyde de la religion réformée pour y professer la littérature, enfin rentra dans la religion catholique pour occuper à Louvain une chaire de belleslettres, et vécut très-pieusement dans ce dernier culte jusqu'à sa mort. On a de lui, entre un grand nombre d'ouvrages, de Constantia ; Manuductio ad philosophiam stoicam; Physiologia stoiect, une nouvelle édition des œuvres de Sénèque, dans laquelle il explique le système stoïquo d'une manière toute différente de celle des commentateurs antérieurs ; I)e una Religiuiie ; De Cruce libri III ; De cruels supplicia apud Romanos ; etc.
Le Nom.
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