‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le NoirChapitre 88 sur 114 · IL ■ IH · texte numérisé non relu

IL ■ IH

MAR

La persécution commençait d'ordinaire par un édit qui détendait les a semblées des chrétiens, et condamnait a des peines tous ceux qui refuseraient de sacrifier aux ilole n n "A P. ern, »defuir Ja persécution oude s en racheterpar argent, pourvu

et 1 on blâmait la témérité de ceux qui s exposaient de propos délibéré au martyre, qui cherchaient à irriter

commun' à 6 r Citer la Pétition, comme nous l'avons observé dans 1 article précédent. La maxime générale du christianisme était de ne point

oÏÏWmï h ï ttendre P atiem S

que I on fut découvert et interrogé

desaloiT 111 . 15 ? 1 ' re ' ldre com Pte ae sa toi. Ce n'est point ainsi o/en

on agi les hérétiques, lorsqu'il

voulu faire bande à part ; leur grande

ambition a toujours été de brtver

Lor Sqll e les chrétiens étaient pris, on les conduisait au magistrat, qu les. interrogeait juridiquement. $W$ niaient qu'ils fussent chrétiens, onles renvoyait ordinairement, parée que i. on savait que ceux qui l'étaient véntabkment ne le niaient jamabl que dès lors ris cessaient de l'être Uuelquefois, pour se mieux assurer de la venté, on les obligeait à faire quelque acte d'idolâtrie, comme à

Wr n , de i' encens aux id «les, à jurer par les dieux ou par le génie des empereurs, à blasphémer contre Jésus-Christ, etc. S'ils s'avouaient chrétiens, on s'efforçait de vaincre leur constance, d'abord par la ne \suasion et par des promesses, ensuile

?.fnn1?« T es et pai ' ''appareil du supplice, enfin par Ies tourments.

Les supplices ordinaires étaient détendre le patient sur un chevalet par des cordes attachées aux pieds et a "™ as ' et t^éçs avec des prunes de le pendre par les mains avec des Poids attachés aux pieds; de le battre jf verges, ou de le frapper avec de

Fanttï, n rt 0mm ? e8 sc °Wons, ou des Se 1 C T £ m ou S^nies de ™™k de J l jIon,b - On a vu un grand nombre de martyri mourir ainsi sous

MAR

Ifp, ° PS - A f antres > a P^ s 'es avoir £*.« brûlait les côtés, et3 les déchirait avec des peignes'de fe?

de manière que souvent on leur découvrait les côtes jusqu'aux entrait les, et le feu pénétrant dans le corps é ouffait les patients. Pour rendre?!,

I SE p us T sihles > oa les frotfi

quelquefois de sel et de vinaigre et

ca n ienr Tl'f lws ^"™ commençaient à se fermer. Le plus ou le moins de rigueur et de durée de ces tortures dépendait du caractère plus ou moins cruel des magistrats, 1 du plus ou du moins de prévention et

ctéS. ^ US "«*** COfltre 1- Pendant ces tourments, on interrogeai toujours. Tout ce qui se disait par le juge ou par le patient était écrit moteur mot par des greffier Ces proces-verbaux étaient par conséquent plus détaillés que les interrogatoires qui se font aujourd'hui dans les procès criminels. Comme

iniff 1 ? 115 SVaient rart d ' éc '-'''e ces notes abrégées, ils écrivaient aussi vite que l'on parlait, et rendaient les piopres termes des personnages, au lieu que nos procès-verbaux sont en

v a e nt Ce .. P T, T' et sont réd % és suivant le style du greffier. Ceux d'au-

tiefois, plus exacts, furent recueillis par des chrétiens : c'est ce que nous appelons les Actes authentiques des martyrs, et ces actes se lisaient dans les assemblées chrétiennes, aussi bien que 1 Ecriture sainte.

Dans ces interrogatoires, on pressait souvent les chrétiens de dénoncer ceux qm étaient de la même région, surtout lesévèques, las prêtres, les diacres, et de livrer les saintes Ecri tares. Pendant la persécution de Diocletien, les païens s'attachèrent principalement à détruire les livres des chrétiens, persuadés que c'était le moyen le plus sur d'abolir celte religion. Mais sur toutes ces recherches les chrétiens gardaient un secret aussi profond que sur ies mystères, ils ne nommaient personne; ils disaient que Dieu les avait instruits et qu ils portaient les saintes Ecritures gravées dans leurs cœurs. On nomma tradtteurs ou traîtres ceux qui furent

H fil

su

né de

to le la da p 1"

Page 1