L. +? £? n d Anriman comme si
orti 'de vl Ct le i™ 1 P° u ^
es t iWiH £ re - Uprê ? e - Ah nman esi i antithèse nécessaire de la i„
miere et du bien donnés Lornuzd aussi Ahriman et son royaume ne sont pas absolument mauvais ; ™ls ne le sont que relativement. A la fui de toutes les émanations imparfâues orsque le monde sera consumé par le feu universel, il s'unira de nouvel à Ormuzd. De ces émanations suprêmes découlent tous les êtres les Amschaspands et les Erzde\ vs lit heds, les Fervers et les Dcwes enfin le monde matériel, champ de bataille mai. » (Art. Emanation)
(art. Parsisme , suivant les idées de Spiegel et de J os . Huiler qui ont P rî tendu contre Anquctil Duperron contre presque tous les savants «m' pour la plupart, „t s „ ivi ce XX' et contre le critique précèdent du même ouvrage, que ce Zérouane- Akhérene du Zend-Avesta ne serait
mondiale increee; voici comment i,
« Anquotil Duperron a placé le temps sans commencement, comme puissance divine, à la tète du sys™me
Suffi «î Ia P'«Part des /avMte qui ont écrit sur la religion de Zo-
Irt Pf'f' 1 " Zend-Avesta
et du Bundeheseh qui lui parurent
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placer le Temps au-dessus et au-delà de tout; mais un examen plus approfondi a fait comprendre ces passages dans un autre sens. L'un de ces textes, dans le Zend-Avesta Vendidad renferme une invocation à Ahriman où il est dit : « L'être abimé dans la magnificence, le temps sans bornes, l'a créé. » Mais la traduction exacte est celle-ci : « Spento-Mainyu's (c'està-dire Ormuzd) créa, et il créa dans le temps infini. » Le second passage du commencement du Bundehesch dit, d'après la traduction de Muller :
« Il est révélé par la religion de Mazdayasnen qu'Ormuzd était l'Être suprême, ayant toute science et tonte pureté dans la lumière éternelie.
Cette lumière, siège et demeure d'Ormuzd, est ce qu'on nomme la lumière sans commencement ; cette omniscience et cette pureté d'Orniuzd est ce qu'on appelle religion.
Quant à la différence des deux, l'un est éternel, étant de tout temps : c'est Ormuzd; et le lieu, la religion, le temps d'Ormuzd ont été, sont et seront.
Ahriman était dans les ténèbres, désireux de frapper; mais il y aura un temps où il cessera de frapper (ou son opposition cessera)'. (ï) Si donc on peut admettre qu'une spéculation pratique postérieure, dont on ne saurait suivre le cours, faute de sources, a admis au-dessus d'Ormuzd et d'Ahriman un être abstrait, comprenant l'un et l'autre en lui ; cet être ne ressort pas des livres symboliques proprement dits des parses, etc. »
Nous n'admettons ces conclusions que pour Ahriman qui n'est qu'une créature dont l'idée ténébreuse existait seule dans l'être éternel ; pour Ormuzd, il est une seule et même chose, comme substance, avec l'éternel, mais il est bien une énergie spéciale de la substance, non point celle qui « s'appelle la lumière, et qui est le siège et la demeure d'Ormuzd, mais celle qui est la sainteté et la pureté dans cette lumière, et qui est la religion, le lieu entre la substance et la lumière » en d'autres termes
(i) Muller. Cf. Spiégel, la doctrine du temps infini des Parsi, ; gazette de la société A siatiq. Allem. 1851, p. 221.
l'Esprit saint. Cela se conclut de la traduction même de Muller, aussi bien que de celle d'Anquetil Duperron. Quant à l'autre passage, les deux traductions sont encore susceptibles du même sens. Comme la création doit être attribuée aux trois énergies, la puissance éternelle, ou le temps infini, la lumière éternelle, et l'esprit pur éternel, on peut dire également que chacune d'elles créa^ ou que l'une créa dans l'autre, ou que les trois créèrent. Ces variantes d'interprétations dont le texte est susceptible ne font que prouver l'unité substantielle de la trinité mazdôenne.
Il en est de même «les objections de MM. Spiégel, Muller et Haneberg qui les suit, quant au Honover (Ahunavar) qui est le nom propre de cette lumière, ou sagesse éternelle, ou parole éternelle, ressortant si bien de la traduction d'Anquetil Duperron. a On se tromperait, dit M. Haneberg, si l'on attribuait au Verbe du parsisme un prototype du Logos.
La plupart des passages dans lesquels, suivant la traduction d'Anquetil Duperron, on donne à Honover une valeur surnaturelle, paraissent être des formules do liturgie , dans lesquelles est attribuée à la parole de l'Ecriture une vertujmagique comme, chez les Indiens, à leur Om. »
M. Haneberg est ici encore moins assuré dans sa preuve : La plupart des passages paraissent... Et que faitil de ceux qui ne sont pas susceptibles d'une telle interprétation? la vertu liturgique, d'ailleurs, n'empêche pas le sens fondamental, elle est au contraire basée dessus ; et il en est de môme du Om des Indiens, ainsi que de beaucoup d'autres expressions dont on a perdu le sens, mais qui ne purent pas, à l'origine, n'en pas avoir un plus ou moins profond. Ceux du Honover des mazdéisnans sont clairs et incontestables comme signifiant la sagesse ou parole incréée. Laissons donc les argumentations de quelques nouveaux critiques en vue d'aboutir à cette assertion de M. Spiégel : « Le silence des livres sacrés prouve que la doctrine de la Sagesse divine, n'est pas une ancienne doctrine parsique,
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fondée sur l'Avesta même (!) » et retournons à Anquelil qui, pendant les douze années qu'il a passées parmi les parsis, a mieux étudié leurs livres sacrés et leur dogme que ne l'ont pu taire ces modernes entichés de systèmes particuliers.
Voici comment nous résumons la théologie trinithéistique du magisme, il y a vingt-cinq ou trente ans, dans un petit livre, intitulé les Grands Lhefs, lequel est encore en manuscrit :
« Au dire des pieux guèbres, le Zend-Avesta n'est point l'œuvre de Zoroastre. Il git pèle-mèle avec l'univers dans Zervane-Akérène. Il se dégage chez Ormouzd. Il se sépare en Honover. Il s'exprime en Hom, et c est là que Zoroastre le saisit et le formule.
» Voici ce que tout cela signifie ■ » Zeryane est le temps sans limite, 1 éternel, le germe de toutes choses, ie tout incréé.
» Ormouzd est le chef des Amchaspands,ou génies du Lien. C'est le hon par excellence, d'où dérive tout ce qui est bon. Il ne se distingue pas véritablement de Zervane-Akérene- il est en lui incréé et créateur. C'est 1 esprit.
» Honover est le verbe intérieur, la pensée, l'intelligence.
» Jusques-là c'est la Trinité en ellemême.
» Quant à Hom, c'est l'arbre de vie ; cest-à-dire le monde, l'univers, la tonne sensible que produisent et dans laquelle se dilatent à l'extérieur Zervane, Ormouzd et Honover. C'est la création.
» Enfin Zoroastre estime incarnation mortelle de Hom qui ne saurait mourir. C'est l'homme ou l'humanité qui, quoique mortelle, réfléchit la création, corps sensible de Dieu et
immortel quoiquesujet aux métamorphoses de la vie.
» Appliquant ces principes, aussi protonds que voisins delà philosophie chrétienne, au Zend-Avesta, c'est-àaire a la parole de Dieu tombée dans
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4i3SÇf. ut m " aire d ' * lan9ue V^
l'humanité, à la révélation, voici J déductions qu'on en tire :
» La révélation, avant "d'être révélation était une réalité éternelle dans son objet, au sein de l'éternel luimême. L'Avesta était donc, avec Pumvers, dans Zerv.me, mais, sous ce rapport, à l'état confus. ' j Elle était, de plus, un bien, un principe de vie, un souffle intérieur excellent, objet d'amour. L'Avesta était donc aussi dans Ormouzd, mais dans un premier état de dégagement' déterm.né par le sentiment du bon » Llle était enfin une science, une connaissance, une pensée formelle L Avesta reposait donc encore dans Honover, dans l'intelligence, verbe intrinsèque, et s'y séparait en y prenantune forme sous l'action de la pensée, comme il se dégageait seulement dans Ormouzd, sous l'action du
sentimentd amourdubonpourlebon » Mais jusque-là l'Avesta est sans corps, sans expression extérieure, ^est en Hom qu'il prendra cette expression; c'est dans la création, dans cette végétation de l'infini, dans i arbre de ses manifestations, cm'il deviendra révélation et parole.
» Et enfin Zoroastre, l'incarnation mortelle, s en saisira et en fera un livre qui sera l'Avesta.
» Nous n'oserions affirmer que ce développement d'idées existait dans 1 esprit des anciens mages. Mais ce qui nous parait certain, c'est que leur résumé symbolique de l'histoire du livre ne peut guère se développer autrement et même ne se conçoit guère dans son origine, sans cette pensée philosophique pour base.
» Une aussi belle philosophie pourrait servir à expliquer comment trois mages poussés par l'esprit de Dieu des confins de l'Orient, ont été vus adorant le Christ dans sa crèche à la suite des bergers.
« Quel beau rendez-vous que celui des deux extrêmes de l'humanité, do la philosophie et de la foi au berceau de Dieu!
» La philosophie, conduite par la lumière des astres, offre la nature dans trois dons choisis, l'or, l'encens et la myrrhe ;
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* La foi, conduite par des apparitions angéliques, offre la bonne volonté dans une adoration.
» Gloire à Dieu dans les hauteurs!
et en bas, paix à l'homme de bonne volonté! »
Nous avons dit qu'Ahriman n'est qu'une créature, mais dont l'idée ténébreuse est éternelle dans l'être absolu qui a vision de tout ce qui' sera. Voici ce qu'on lit au commencement du Boundehesch, d'après la traduction de J. Mùller :
« Ormouzd est dans la lumière; cette lumière est sans commencement; Ormouzd est en haut; Ormouzd est saint; Ormouzd a toute science.
» Ahriman est dans les ténèbres ; ces ténèbres sont sans commencement; Ahriman est dans les profondeurs ; Ahriman est avide de luttes, Ahriman n'a qu'une science déduite.
(Ahardanesch). »
M. Haneberg tire de ces paroles les déductions suivantes, qui sont justes : « L'opposition n'est pas celle de deux puissances égales. Ormuzd possède originairement seul la domination souveraine, et ce n'est que lorsque Ahriman sort de ses ténèbres et parvient à la conscience de son antagonisme que la séparation se fait. Mais alors encore l'unité pourrait être sauvée si Ahriman se soumettait.
«Oh! Ahriman, dit Ormuzd (1), soutiens mes créations, offre-moi des hymnes, et, en récompense, toi et tes créatures, vous demeurerez exempts de la mort, de la vieillesse, de tout trouble, de la faim. »
Mais Ahriman répond :
« Je n'assisterai pas tes créatures, je ne te chanterai aucun hymne; je sacrifierai jusques dans l'éternité tes créatures à la mort... telle est ma résolution. »
« D'après ce passage on ne peut mettre en doute que, dans le Boundehesch, Ormuzd n'ait une supériorité qui fait de lui le véritable et «inique Dieu. Cette supériorité se
(1) Au commencement do Bovndeheîch, d'après a traduction de J. Mûller. cf. Kleoker, Zendtr. il. p. 57.
révèle aussi par cela que seul il possède l'omniscience, tandis qu'Ahriman ne possède qu'une science déduite ou secondaire (Abardanesch).
L'espérance que formulent les plus anciens livres de voir un jour la victoire définitive d'Ormuzd sur Ahriman est également favorable à l'idée monothéiste. »
On peut faire observer, en outre, sur les passages cités que les attributs assignés à Ormouzd sont précisément ceux qui conviennent spécialement à l'Esprit saint; ces attributs procèdent de l'amour; au reste toutes les paroles qui sont mises dans la bouche d'Ormouzd par le Zend- Avesta, sont des paroles d'amour et de bonté ; l'esprit du mazdéisme avait pris une telle direction dans ce sens qu'il avait fait son dieu principal de l'énergie de l'amour dans la trinité divine; d'&utres religions ou philosophies avaient pris la sagesse, et d'autres la puissance. Quant à ce mot, relatif à Ahriman, que les ténèbres sont'sans commencement, aussi bien que la lumière, il s'explique en ce sens, sus-indiqué, que dans l'intelligence de l'éternel, l'idée des ténèbres et du mal ou des négations est nécessairement coéternelle, en lui, à celle de la lumière et du bien ou des affirmations.
Le plus ancien de nos auteurs qui ait parlé de la religion des parses (1).
est Hérodote; il dit à propos de cette religion que « les parses traitaient d'insensés ceux qui élevaient aux dieux des statues, des temples, des autels, » et il ajoute « qu'à son avis, cela venait de ce qu'ils ne croyaient pas que les dieux eussent une forme humaine. »
On peut inférer de ce fait ainsi apprécié par Hérodote que le parsisme se faisait remarquer, de son temps, par un spiritualisme tout à fait pur d'anthropomorphisme. C'est un trait qui, à lui seul, parle déjà bien haut à l'honneur de ce culte.
Plutarque, vers la fin du premier siècle après Jésus-Christ, expliquait dans un curieux passage de son Isis et Osiris. la doctrine du magisme;
(1)11 n'a point nommé Zoroastre.
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dnne manière qui laisse assez bien entrevoir ce qu'était cette doctrine Jt comment elle se trouvait plus conforme que toute autre à la théoCe monote te des premiers temps d u genre humain. Voici ce passaee tel qu'Amyot l'a traduit. ë
cienn P e ar rl < ï UOy T^ opiniou fort ancienne descendue des théologiens et législateurs du temps passé juS UÏ poètes et aux philosophes/ sais 21 Ion sache toutesfois qui en est le
efS a,lteUr ' encwe ÎSblîi si avant imprimée en la foi et ner
suasiondeshommes, qu'il nV amoyen
de l'en effacer ny arracherf taS die
est fréquentée non pas ^familiers
devis nyen bruits* communs mai
ser fce ,T S , et dlViaes ^émonieTdu service des dieux, tant des nations harbares que des Grecs ; u<mons
n^H Q[ î e , n Z ce monde n'est point flottant à l'aventure sans êtwrfï
n'y a r t°Il d nn C P e et ï™™' ** »« fiZ,„ ™ e seule rais °Q qui le
tienne ; mais cette vie est conduite de
deux nnnranoc «i j„ j um«,ue
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a<,„~ ' • • lc Vle est conduite de deux principes et de deux puissances adversaires l'une à l'autre ffune au nc-usdmge parla droite voie Vautre
rebuT rT t '^ 0US en tourne et rebute. C est l'avis et l'opinion de la
SrTîn? d V PlUS sa l-^«e e n î car les uns estiment qu'il y ait deux dieux de matière contrairef l'un auteur de tous biens, et l'autre de to^ maux; les autres appellent l'un Dieu qui produit les biens, et l'autre „é mon comme fait Zorôastre î e mare que 1 on dit avoir esté cinq cents anl devant e temps de laguerre de Troie » Cestuy donc appelait le bon D°eu Oromanes et l'autre Arimaniu e qu.il y en avait un entre les deux qui s'appelait Uithras ; c'est pour quoi les Perses appellen encore celui gm intercède et V moyenne, SE
» Mais il viendra un temps fatal et prédestiné, que cet Ariman us ayan amené du monde la famine ensemble
paver™™,,, des p,„ mni ™JJ Jt ™ •t nvroot lic-ureua-ine.it.
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donn es par le christianisme, p uisnue
«SX f d gne 1 ue P°»run P tem q p a s et que sa domination a un terme ce qui suppose qu'elle a eu aussi un
que cette philosophie n'est Das son lement celle de Zoroastr V ma™' mais qu'elle fut, de tout tem P s ce!lê des sages de l'humanité Il P n W
Sh?» , r m pln - S ' teDieBn ' M ^«.
de la fin Hn m Ti me ' ni sa doot ™é cil j , du mal dans J e monde présent, de l'unité définitive de langage de celle de gouvernement, c£ g 8 ' Un autre écrivain, nommé Fnd«.
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Théodore de Mopsueste, bien connudes théologiens; nomme, dans les Excerpta de Photius, l'être su-
S,» 4 m / rk f»° s P«ntôn pantôn
(^pouir; ipx^ ^VTIOV xivTuv) 7a-
rouan première cause du toft des
Au v siècle l'arménien Esnik a un
H'/nrF. 35 , 562 , 10 "? ** ue cite Wils on (I), d après la traduction d'Aviet Aranoor dans lequel Zérouan Akeré°„e es donné comme le Dieu suprême des disciples de Zorôastre.
Dans le même siècle, (450 après
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J.-C), une proclamation du visir Mihrnezseh, insérée par Elisée et traduite par NeuaiariH dans son Hislory of Vartan (1), donne Zarvan comme le grand Dieu pensant à tous ses lils avant leur naissance, et parmi ces fils il met Vormist (Ormouzd) et Ahriman. Il y eut dans l'esprit de ce visir une contusion relative à Ormouzd, qui n'était point un tils de Dieu, mais Dieu même, laquelle tenait à une connaissance insuffisante de la dogmatique de Zoroastre; mais sa proclamation prouve que Zérouan Akérène était considéré de son temps comme le Dieu suprême primordial et éternel par les mages du pays.
Le petit écrit musulman intitulé Uleniai Islam donne également Zarvan comme le Dieu suprême des Zoroastriens (2).
Scliahrastani cite une secte de Zarvanites et attribue à quelques-uns de ees sectaires qui altéraient la dogmatique du mazdéisme orthodoxe, un discours qui commence comme il suit : « Le grand Zarvan murmura durant 999 ans afin d'avoir un' fils ; mais il n'en eut pas. Alors il se parla en lui-même ; il pensa et dit : Peutêtre ce monde n'est-il rien ? Et Ahriman naquit de cette unique pensée, etc. »
Enfin, dan? tous les écrits parsiques postérieurs à l'islam, le turnover est donné comme une personnification de la Sagesse divine, pendant que l'Ormouzd reste comme une personnification de son esprit d'amour, jouant le premier rôle. C'est ainsi que dans le Mino Chired, un de ces écrits, on parle comme il suit de cette Sagesse ou Intelligence suprême:
« Le Sage, voyant l'utilité et la valeur de la Raison.... fut plein de zèle dans le culte du dominateur Ormouzd, des Amschaspands et de l'Intelligence céleste. 11 prit son refuge auprès de la céleste Intelligence, et lui témoigna plus de respect et d'adoration qu'à tous les Amschaspands.
Dès lors il fut très-zélé dans le culte de l'Intelligence divine. »
(!) Londres, 1830, p. 11.
(2) Voir les fragments relatifs à la religion de Zoroastre, Piuis, 1829.
Citons maintenant quelques morceaux du Zend-Avesta :
Voici le début du Izechné on Yaçna, un des cinq livres qui restent de celte grande collection qui était une sorte d'encylopédie. Nous prenons la traduction d'Eugène Burnouf :
« J'invoque et célèbre le créateur Ahoura-Mazda (Ormouzd) lumineux, resplendissant, très-grand et trèsbon, très-parfait et très-énergique, très-intelligent et très-beau, éminent en pureté, qui possède la bonne science, source de plaisirs, lui qui nous a créés, formés, nourris, lui le plus accompli des êtres intelligents. »
Nous citerons plus loin des extraits de ce qui suit.
Ormouzd est bien là le créateur tout entier ; mais pourtant ce qui domine, comme attributs, c'est la bonté, la pureté, ou sainteté, l'amour.
Voici une espèce de litanie-prière, appartenant aux yeclit-Sadrs, autre livre, dont le nom signifie : les prières pures. On y verra que le nom d'Ormouzd dont il s'agit, n'est point un mot magique de liturgie, mais que le nom n'est introduit que dans un sens analogue à celui qui est dans l'esprit de saint Paul, par exemple, lorsqu'il parle du nom de Jésus :
« Zoroastre consulta Ormouzd en lui disant :
» Ormouzd, absorbé dans l'excellence, juste juge du monde qui existe par votre puissance...
» Quelle est la parole excellente et élevée?
» Quelle, la victorieuse?
» Quelle, la fonlaine de lumière?
» Quelle, la motrice d'action ?...
» Quelle, la frappante et triomphante ?
» Quelle, la guérissante ?
» Quelle, celle qui rend malades et brise les devs-hommes.
» Quelle, celle qui, dans tout le monde existant, comble les désirs?
» Quelle, celle qui, dans tout le monde existant, éloigne et détruit ce qui est contraire au bien?
» Alors Ormouzd dit :
» Mon nom, 6 Sapetman Zoroastre
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nom immortel, nom excellent, voilà la parole excellente et élevée la victorieuse, la fontaine de lumière, la motrice d'action, la frappante et triomphante, la guérissante, celle qui rend malades et brise les devs-hommes celle qui, dans tout le monde existant, comble les désirs, celle qui dans tout le monde existant, détruit ce qui est contraire au bien...
» A quoi Zoroàstre dit :
» Apprenez-moi ce nom dans toute son étendue, ô pur Ormouzd '
i Q "^ Que J orsque J e voudrai briser les devs-hommes, briser tous les magiciens, les paris, personne ne me Wesse, m le dev, ni l'homme, ni le magicien, m la pari!
» Et Ormouzd dit :
mL M ° n u°- m . est ceIui 1 ui aime à être consulté, ô pur Zoroàstre'
» Mon nom est la concentration ' 'instï DOm 6St 1,omni P ot -ce à
» Mon nom est l'intelligence !
» Mon nom est la science i
» Mon nom est l'excellence '
» Mon nom est le roi !
» Mon nom est le grand ' ^Invoquez-moi, Zoroàstre, jour et
» L'eau, les arbres, les saints ferouers iront à votre secours et vous mettront dans la joie.
,J.S vou , s vo^ez, ô Zoroàstre, rendre malades et briser devsnommes, magiciens, paris... ceux qui rendent sourds, aveugles... les couleuvres à deux pieds, les achmogs a deux pieds, les loups à quatre Pieds 1 armée nombreuse et impure
» Prononcez et récitez mon nom dans toute son étendue tous les jours et toutes les nuits... J
«nt^° n non \ est ce] ui qui donne la santé qui la donne par excellence.
» Mon nom est... »
A'SÈk T , int aiissable écoulement ?™t > ut \ de Cesses, de biens, de toutes les bonnes choses.
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Un des préceptes de la religion de Zoroàstre défend à celui qui offre
\TâTïï?% M ? e desvœ2x *™
im seul. Il doit prier pour tous, car,
ajoute la loi, en priant pour tous i?
prie pour lui-même. "
"Voici une prière du Zend-Av»=t, qui est .conforme à ce précepte ^
« U Intelligence pure, donne-moi une sainteté inébranlable dans m« actions, dans mes paroles. Fais que £ puisse exécuter à découvert tout ce
te^LÎT*' Je P ° rte Publiquement la parole pour ceux qui sont instruits.
e aussi pour ceux qui ne le sont S et qui me font du mal. j
* Ce . que je te demande, ô Or-
vtnn^ Ce l ,ÏUe les léchants deviennent méhestants, qu'ils soient
sans péchés, et que bientôt où étaiUe Jures'.- ? ™ V ° ie qUe des âmes On voit que la prière pour les ennemis et pour les méchants n'est pas oubliée; et qu'on l'adresse à la lois a 1 intelligence pure et à Ormouzd.
™, J\l e Sa , ns doute ' mais n 'est-ce pas mêlé également dans nos prières chrétiennes qui ne sont pas faites eu tique? 6 8 B exactitude dogma-
belle,qm est du même livre et que 'ou re S mageS récite tous les « Par la voie du temps arriveront sur le pont Tchinévad les darvS et les justes qui auront vécu, dans ce monde purs de corps et d'âme. Les âmes des justes passeront le pont ichinevad, qui inspire la frayeur en compagnie des izedscélestes. Bahman (la bienveillance) se lèvera de son trône d or, et Bahman leur dira :
Comment etes-vousvenuesici, ô âmes pures! du monde des maux dans ces demeures où le mal n'existe pas?
Soyez les bienvenues, ô âme pures, près d Ormouzd, près des Amschaspands, près du trône d'or, dans le borotman, au sein duquel est Ormouzd, au sein duquel sont les Amschaspands, au sein duquel sont les saints. »
Si la précédente est la charité, celle-ci est l'espérance, mais il y a Plus: cette prière suppose avec évidence 1 immortalité de lame et la récompense des bons dans le ciel a Ormouzd et des Amschaspands.
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Nous lisons dans la traduction du Zend-Avesta d'Anquetil du Perron (t. II p. 378), que, d'après la doctrine des Parses, « Mesquia et Mesquiané, le premier homme et la première femme, étaient d'abord purs et plaisaient à Ormouzd ;qu'Ahriman jaloux de leur bonheur les aborda sous la forme d'une couleuvre, leur présenta des fruits, et leur persuada que lui, Ahriman, était l'auteur de l'univers; qu'ils le crurent et devinrent ses esclaves, que leur nature fut dès lors corrompue, et que cette corruption infecta leur postérité. »
Du perron ajoute qu'en conséquence de cette théologie, le péché ne vient point d'Ormouzd, mais qu'il a été produit par Ahriman, c'est-à-dire l'être caché dans le crime. (Exposition du système théologique des Parses.)
La phrase suivante duZend-Avesta, dans le Yechtde Taschhter (vi e cardé), suffit pour prouver que l'analyse d'Anquetil du Perron n'était ni erronée ni mensongère :
« L'âme de Meschia (premier homme), créée pure, immortelle, serait parvenue au séjour du bonheur dès que le temps de l'homme créé pur serait arrivé. »
On reconnaît dans tout cela un fond parfaitement identique au récit de la Genèse sur le paradis terrestre, l'état d'innocence, le premier péché et la déchéance de l'humanité.
Nous avons déjà vu Plutarque nous parler du médiateur et sauveur Mithra. Voici ce qu'An quetil du Perron dit de ce Mithra sur l'étude des livres sacrés du parsisme. (Système théolog.
des mages. Mém. de l'Acad. des inscript, t. 34, p. 382) :
« Mithra est établi par Ormouzd sur le monde pour le gouverner. Il vient de lui et l'on voit dans les livres zends une parole qui vient du premier principe qui était avant le ciel, avant l'eau, avant la terre, avant les troupeaux, avant les arbres, avant le feu, avant tout le monde existant, avant tous les biens, tous les purs germes donnés par Ormouzd, son nom est je suis
» Mithra est mitoyen, c'est-à-dire placé entre Ormouzd et Ahriman ; il
combat pour le premier contre le second; il est médiateur entre Ormouzd dont il reçoit les ordres et les hommes qui sont confiés à ses soins.»
On lit, en effet, dans le Zend-Avesta (xn e cardé), cette prière :
« J'adresse une prière à Mithra que le grand Ormouzd a créé médiateur sur la montagne élevée en faveur des nombreuses âmes de la terre. »
Voici le commencement du vendidad; c'est une antithèse, longuement développée, entre l'inépuisable bienfaisance d'Ormouzd, l'esprit d'amour, le bon, et la malice d'Ahriman, l'esprit de haine, le mauvais. Nos prédicateurs en font de pareilles, en tenant compte, bien entendu , des idées et des genres littéraires ayant cours dans leur époque, entre Dieu et Satan, entre Dieu et le serpent, entre Dieu et Mammon, entre Dieu et César, etc. Mots antithétiques présentés par notre Bible et par nos évangiles. Il y a dans le développement que nous allons citer quelque chose de la naïveté de l'enfance ; mais la bonté d'Ormouzd est bien touchante ; son cœur saigne pour l'homme, ont dit les orientalistes modernes, et nous devons reconnaître qu'on ne trouve nulle part ailleurs quelque chose qui ressemble autant, quoique ce soit de bien loin encore, à certains discours de Jésus à ses disciples, rapportés par saint Jean. La parole d'Ormouzd paraît soupirer dans une grande mélancolie d'amour :
Il dit à Zoroastre :
« Je t'ai donné ô Sapetman Zoroastre, un lieu de délices et d'abondance : personne n'en peut donner un pareil! Si je n'avais pas donné, ô Sapetman Zoroastre, ce lieu de délices, aucun être ne l'aurait donné. C'est l'ériène-vedjô, qui, au commencement, était plus beau que le monde entier. J'ai agi le premier. Ensuite ce Pétiaré a opéré, lui dont l'âme n'est pas mortelle. !
» Le premier lieu, semblable au Behecht, qne je produisis au commencement, moi qui suis Ormouzd, fut l'ériène-vedjo, donné pur!
» Ensuite ce Pétiaré Ahriman, plein.
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de mort, fit dans le fleuve la grande couleuvre (mère) de l'hiver donné par le dev
» Le second lieu, semblable au Behecht, que je produisis, moi qui suis Ormouzd, fut le Soghdô, abondant en troupeaux et en hommes !
» Ensuite ce péliaré Ahriman , plein de mort, fit des mouches qui donnèrent la mort à ses troupaux !
» Le troisième lieu que je lis, moi qui suis Ormouy.d, fut la Môré, puissante et sainte;
» Ensuite ce pétiaré Ahriman, plein de mort, y produisit les mauvais discours 1
» Le quatrième lieu que je produisis, moi qui suis Ormouzd, fut le Bakhdi, pur, et connu par ses grands drapeaux ;
« Ensuite ce pétiaré Ahriman, plein de mort, fit une multitude de fourmis (qui gâtèrent ses pavillons)!
» Le cinquième ciel que je produisis, moi qui suis Ormouzd, fut Le Nesaé, entre Môré el Bakhdi;
» Ensuite ce pétiaré Ahriman y fit naître des doutes criminels etc. »
Il y a six créations d'Ormouzd qui sont ainsi contrebalancées, par les mauvaises créations d' Ahriman. Ce sont d'autres formes sous lesquelles est présentée la chute originelle, mais qui sortent toujours de la même idée fondamentale.
Le début du poëme de Job avec son Satan (prononcez à l'hébraïque Sâtanne) n'est pas sans avoir quelque rapport avec ce morceau ; mais il est plus ferme; qu'on nous permette de le citer :
a Etait un homme dans la terre de Hus, nommé Job, et cet homme était simple, droit.craignant Dieu, et fuyant le mal
» Or, un jour, comme les fils de Dieu étaient venus se présenter devant le Seigneur, Satan se trouva aussi parmi eux.
» Le Seigneur lui dit : D'où vienstu?
» Répondant, H dit : J'ai fait le tour de la terre, et je l'ai parcourue.
» Le Seigneur lui dit : N'as-tu pas considéré mon serviteur Job qui n'a pas d'égal sur la terre, homme simple
et droit, craignant Dieu, et fuyant le mal?
» Satan lui répondant, dit : N'astu pas remparé, tout autour, et sa personne, et sa maison, et ses richesses ? N'as-tu pas béni les œuvres de ses mains ? Et ses possessions ne se sont-elles pas multipliées sur la terre?
Mais étends un peu ta main, frappe tout ce qu'il possède, et tu verras s'il te bénira encore en face ?
» Le Seigneur dit alors à Satan :
Voilà; tout ce qu'il possède est dans ta main. Seulement tu n'étendras pas ta main sur lui :
» Et Satan sortit de devant le Seigneur... »
Suit le tableau dés malheurs de Job, de son admirable résignation. Le poète reprend :
« Or, il arriva qu'un jour, comme les fils de Dieu étaient venus et se tenaient devant le Seigneur, et que Satan était aussi venu parmi eux, et se tenait en sa présence, le Seigneur dit à Satan : D'où viens-tu?
» Celui-ci répondant, dit : J'ai fait le tour de la terre et je l'ai parcourue.
» Et le Seigneur dit à Satan : N'astu pas considéré mon serviteur Job qui n'a point d'égal sur la terre, homme simple et droit, et craignant Dieu, et fuyant le mal, et gardant encore son innocence? Or, tu m'as excité contre lui pourl'affliger'en vain.
» Sàlan lui répondant, dit : Peau pour peau; tout oe que possède l'homme, il le donnera pour son âme.
Mais étends ta main, frappe sec où est la chair, et, alors tu verras qu'il te bénira (pour maudira) en face !
« Le Seigneur dit donc à Satan: Voilà qu'il est dans ta main. Cependant conserve son âme.
» Satan étant donc sorti de la face du Seigneur, frappa Job d'un ulcère effroyable de la plante des pieds jusqu'au sommet de la tète.
» Il ô tait la sanie (1) avec une taie, assis sur un fumier.
» Or la femme lui dit : Tu demeures encore dans ta simplicité ! Maudis Dieu et meurs.
(4 j Yaftt Lèrm et élémuntusu.
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t> II lai dit : Tu as parlé comme une femme insensée. Si nous avons reçu les biens de la main de Dieu, pourquoi n'en recevrions-nous pas les maux ?
» En toutes ces choses Job ne pécha point par les lèvres... »
Il n'est plus question de Satan dans le reste du livre. Et en effet que pourrait-il dire? Ce sont les philosophes, les sages de Thérnan qui vont maintenant discourir, sur le fumier du pauvre, de la question du mal, jusqu'à ce que Dieu vienne lui-même leur rappeler dans la langue du plus grand des poètes, le mystère de sa puissance et de sa sagesse, leur imposer silence à tous, aux uns pour avoir soutenu que Job était coupable parce qu'il était malheureux, aux autres pour avoir parlé de ce qu'ils ne savaient pas, et enlin donner le mot de l'énigme en rendant à Job le centuple de sa félicité première.
On a trouvé dans la hiérarchie des êtres divins, du Zend-Avesta, tous fils du Dieu éternel, mais dont les. uns, amschaspands, izeds, etc., sont tous bons, et forment la cour d'Ormouzd, et dont les autres, darvands,diws, etc., sont tous mauvais et forment la cour d'Ahriman, une grande ressemblance avec notre hiérarchie chrétienne des bons et des mauvais anges; on ne s'est pas trompé. Cette ressemblance est d'une évidence qui crève les yeux du critique et qui sert à démontrer une origine commune de toutes ces religions fondée sur des idées générales que le créateur avait mises à l'état d'innéité dans la nature intellectuelle de l'homme.
A côté d'Ormouzd sont placés d'abord six amschaspands, (Amescha- Spenta) qui sont des personnificalions de vertus divines; les voici selon leur ordre : Bahman, ( Vanhumano) la bienveillance ; Ardibehescht (Ashavahista) , la pureté excellente; Schahriver (Khohatra), le roi désirable ; Sapandomad [Spentà-Armaili) celle qui est sainte et soumise ; Khordad (Haurvaldl), celle qui produit ; et Amerdad (Amertût), celle qui donne la vie.
Les êtres hyperterreslres de second rang, appartenant à la catégorie des
bons, sont principalement nommés izeds (Ejazata) et Ferouers; chaque mois et chaque jour de l'année a son génie particulier. C'est à la tète de cette seconde multitude que se place Mithra, le médiateur, dont il a été question.
Quant aux mauvais qui composent le cour d'Ahriman, ce sont les darvands qui sont en tête et qui correspondent aux amschaspands; ils sont tous des génies de tléaux dont Ahriman se sert pour réaliser ses conquêtes dans l'empire d'Ormouzd.
Leurs noms principaux sont les suivants, dniisch ; duckhs; claroudi; diws; tkievas, devas; etc.
Nous avons cité la phrase magnifique par laquelle débute l'yaçua (Trad. de Burnouf) ; donnons-en la suite, au moins en partie : on invoque, dans cette prière, les amschaspands, dont nous venons d'expliquer les noms, les saints à la tète desquels est Zoroastre, et toutes les vertus de la création. C'est une litanie intarissable.
« J'invoque et célèbre Bahman, Ardibehescht, Sehariver|, Sapandomad, Khordad et Amerdad, le corps du taureau, l'âme du taureau, le feu d'Ahoura-Mazda, le plus rapide des saints immortels.
» J'invoque et célèbre celui qui est donné en ce monde, donné contre les devas, Zoroastre pur, rnaitre de sûreté.
» J'invoque et célèbre les parties du jour(les génies), maîtres de pureté...»
La litanie se continue par une énuméralion des vertus, des êtres, des esprits , des qualités , qui brillent dans la création.
Voici les phrases les plus remarquables.
» J'invoque et célèbre Bachnou, irès-juste, et Arstat,celle qui donne au monde l'abondance, qui donne au monde les biens...
» Je prie et j'invoque le Bordj donné d'Ormouzd , nombril des eaux...
» J'invoque et célèbre les Férouors des saints, et les femmes qui ont les hommes pour protecteurs...
» J'invoque et célèbre tous les maîtres qui sont maîtres de pureté
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nîi-hî^* 6 "^ 018 ^ nies les P Ius rapprochés de Havan, qui sont d'une pureté excellente, que Mazda a faU connaître et qu'a "proclamés Zo-
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aissant et la lune qui garde le
germe du taureau; et il sofeil. sou!
Mazda'. K" T T? e < œil d'Ahoura- Mazda Mithra, chef des provinces...
feu" fluW 19 ' je ». te Célèbre ' ô toi > les feux.. ° Ura " MaZ(la ' avec tous
» J'invoque et célèbre les eaux Mazda' Vr teS t leS eaux années de Mazda. l6S arbres donnés de
» J'invoque et célèbre la parole ««1 ente, pure, agissante" donnée par entremise de Zoroastre, laJon?
SëMaîàï'.. b0nne l0i d6S ad * S » J'invoque et célèbre la pureté excellente, a connaissance excellente la compréhension excellente là
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tommes purs, les Férouers de l'ancienne loi, les Férouers des hommes
Se°ron u ^r. sparents - iesFé=
m 'li.'T^ 6 et célèbre *°us lesizeds lesllcïsel^ 6 ^ 8 ^ 1 ^*^-^
P«r, maître de pureté, ti je t'ai blessé, soit en pensée, soit en paroi" soit en action, soit volontairement' soit involontairement, j'adresse de
ne O ur Vea o U ui Ce i P e t ' 0Uanee en ^oï devant £/ J etmvoaue . " J'ai failli nevant toi dans ce sacrifice, dans cette invocation. '
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rôle TJ t S S0U 6D pensée > soit en p™
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de^oroart^" de M - a 5 da ' sectateur servAW 5' ennenn des dé ™s, observateur des préceptes d'Ahoura
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que j'adresse mon hommage à celui*
d q é U vJ S \ d zTo f' d0nné - n ^ uevas, a Zoroastre pur mail™ a„
pureté, pour le sacrifice, pour Un Z cail ™> Pour la prièr'eCrend favorable, pour la bénédiction »
.„ n Zi a - dan8 . 1 ' Yecht ^«dé8. un iecht au soleil qui rappelle un ne» le, hymnes des védas; on y rema m.e i»
Passage suivant : } rem arque le
« Lorsque la lumière du soleil sa fait sentir, lorsqu'elle échauffe et qu'il paraît avec cent, avec mil?, izeds célestes qui l'accompagne* U répand^ommennepluie.WS .
nnr ? d ° nne ''^^dance au monde pur, aux corps purs •
» H verse la profusion, ce soleil SureuT 1 ^ éClatanl ' 2£S
eau qui coule, l'eau des ™urces' 1 eau des fleuves, Peau creusée" » il purifie le peuple saint oui an
as. a mre abs " rbé dans "s .
.«* Si J e s - oleil ne se levait pas les dévas détruiraient tout ce qui est sur le? sept Kechwars; il n'y aurait na^ d'ized céleste dans le monde ; aucune production ne saurait exister
» Invoquez le sol eil qui ne meurt pas.
» Invoquez Ormouzd . P
» Invoquez les Amchaspands....!
fe tiles Se, t Çna ' Mithra > Vi rend iertiies les terres incultes, qui a
nulle oreilles, dix mille yeux
rJi'u l fai3 , Ya Ç na à la massue 'éter-
teui aT C * laqUe ' e Mithra ' fe^ilisateur des terres incultes, frappe les devs par la ceinture.. lP
" Avec , ,e nom, la viande, le bar- 3e^ a .. ,a e n tf U r aVantepl ' 0n0I1Ce,a
Voici ce que dit M. Haneberg de la dogmatique du mazdéisme sur les fins dernières de l'humanité présente
« L eschatologie des Parses n'est pas parfaitemeut claire.
i„H i ' I K y a . pour cha que homme un jugement. Le pont Tschinvat (1)
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joue un grand rôle dans le mode de ce jugement. Sur ce pont s'avancent les âmes pures qui arrivent au paradis, tandis que les âmesvicieuses tombent dans les enfers, au fond de l'abîme. Il y a trois paradis : le premier vades'étoilesjusqu'àce monde ; le second, de ce monde au soleil; le troisième, du soleil à Garothmann, c'est-à-dire au trône d'Ormuzd (1).
» 2. Finalement le Parse espère la victoire d'Ormuzd, Cette victoire est attachée à l'apparition d'un libérateur, qui s'appelle Sosiosch, Çaoshyean. D'après Spiégel ce nom veut dire « le Sauveur , celui qui est utile, » et il n'appartient qu'au grand prophète que les anciens Persans attendaient.
» Plus tard se forma l'opinion qu'avant Sosiosch deux autres prophètes devaient paraître : Hoschederbarni et Hoscheder-mah (3). Suivant le Minokhired la période de l'activité de ces prophètes comprend trois mille ans; après le premier mille paraît Hoscheder-bami, puis Hoscheder-mah, enfin Sosiosch, et alors a lieu la résurrection, riçtdkhéj. Après Dscliamaspname apparaîtra Oschiderbami : « Oschider-bami demeurera cent cinquante ans; son hazare (sa période) durera cinq cents ans; les hommes de mauvaise origine et les malfaiteurs disparaîtront de la terre.
Quand l'hazare d'Oschider-bami sera à son terme, l'hiver Mnlkosch arrivera. Durant trois annés, le froid, le vent, les tempêtes, les pluiesviolentes et permanentes s'abattront sur la terre, qui deviendra déserte, et la plupart des hommes et des animaux périront (3). »
Nous ne voyons pas quelle eschatologie plus claire onpourrait désirer :
C'est l'immortalité des âmes, les récompenses et les peines, et finalement le retour de tous au bien, et même du plus mauvais de tous les méchants, Ahriman. Qu'importent les ligures et les mythes dont on entourera ces trois principes? Nous savons qu'ils étaient et sont encore claire-
(1) Spiégel, Gramm. parsi; 189.
iï) Spiégel. 1. c. p. 283.
(3) Ibid. p. 94.
ment professés dans le mazdéisme; c'est tout l'important. On pourrait ajouter à ces trois dogmes parsiques, celui de la résurrection des corps; mais il y a des divergences d'opinion, quant à ce point, sur le sens du Zend-Avesta, et Spiégel prétend qu'il n'apparaît clairement, pour la première fois, que dans le Mino-Khired.
« Le culte dumazdéisme, dit encore M. Haneberg, se compose de sacrifices, de prières et de pratiques de purification. Un sacerdoce est chargé de perpétuer la doctrine et de vaquer aux cérémonies du culte; ce sacerdoce, en général, se nomme atharve (atharvan)(l); ses degrés sont: 1° herbed (airyapaiti), 2°''Mobed, 3° Destour- Mobed.
» Le parse n'a de sacrifices sanglants qu'en ce sens qu'il consacre la chair de certains animaux purs, sans la brûler ; cette chair consacrée se nomme myarda. De plus il offre douze espèces d'aliments, notamment des pains sans levain, quatre chaque fois, de la forme d'un écu ; ces pains portent le nom de darum dans la traduction d'Anquetil et celui de dranonô dans, l'original.
» La conservation du feu considérée comme sacrifice, tient une place importante dans le culte.
« Le sacrifice du suc de l'arbuste hom est particulièrement saint ; on attribue à ce suc une vertu divine; on le considère comme un être hyperterrestre, doué d'esprit et de vie (2).
« La prière est conseillée dans beaucoup de circonstances; elle est prescrite (3) particulièrement, chaque jour, pour célébrer les cinq heures sacrées : t, Havan (entre 6 etâ heures);