‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le NoirChapitre 99 sur 114 · eSarA^t · texte numérisé non relu

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présentent durant le cours des douze moxs solaires (6). Nous ne pouvon!

entrer , ci dans le détail de ce culte comphmié. Les dissertations d'An quet, 3u Perron, qui se retrouytnt" dans le travail de Kleuker sur Me Zend-Avesta, peuvent être consul!

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ouï nra aV °? s dlt - que le cuIle Parsi-

âent P On 6 t même 1>idée du "K

m %p . f COmpter dans Câ culte, en eliet, plu S1 eurs sacrements ■

Les mages ont leur baptême'- ils 1p ^nt^r 1 ^ 1 - 1 ^-^!

leiour de k i 9) ' Se rend à la mai ^n «acte Sr ssance ' ° hserve rheur « cérémôniP horosc °P e . et préside une cérémonie qui consiste à donner le nom au nouveau-né; puis on le DO r f au temple ou au lieu qui en sert e ?

lieux où l'enfant est lavé, par immer «on, dans une baignoire Sacrée ?

l-ni ? * B ? a Ia co °fession. Car il le"s îLrïïT* Par le Sadd ^ un dï W i lltm "&«I»es et sacrés, de fane « eur examen de conscience et laçcusation de leurs fautes avec hu milite, devant le prêtre, ou s'Une E Peuvent, devant un laïque pkïx ou au moms, devant le BiSÇjJ

5" De , es P?ce de Mme qui ressemble a la nôtre et qui est à la fnt considérée par eux coï/me un sacre!

ment et comme un sacritice. Voici ce

P. i!' $°*™9'°Phie, P»Wiée par Wû<,e„feld 1849, quatre .... Supp ï £•£$£% ft & '"

Se^cHô 6 " 3 ; " 5 écrit dans l'on.

Si otSacrincVd e e U fl lariSt i

MexTcaIns7 nS de Pa ^ de celle d " un netu ] H ; ° e Sacr , liice se fa it dans

semb P lf a S a dr r s LcaS UX V FeS -

peHomu même nom que^homZ:

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S nourriture sacrée s'offre

peu D U ri er CahCe -^ sacrificat enr ne peut prier, quand il offre ce sacrifie?

a. la lois, et les prières indignent un« S ce a u ^ «Va de traïïuÏÏff tiaUon 3 car on trouve dans ces

K S va b n e t a p r° Up de P^les^comme

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aix pour un; recompense-moi ainsi À Pur cerahoin! donne la pureUàmol

tmrfuïï' vwns . tm -même, homme de Zes la Zrt'T'l l0m S,Unt > ««"«** sainl Z°;J CB , d0UCeurs céksles ^s

darïl/^ 1 ?"!' J a Identification, dans la parole du célébrant, entre là jus de l'arbre ll 0m et | e Hom ized et

en effet, est Dieu même incarné ; c'est

ce qui nous reste encore à explique?nous i e f eQ citaut un g Pjquer

sage de nos droits de la raison dans la

Nous avions émis, dans nos Eai-mo- ~ S le doute qu'il se trouvât, dans d\Z H -^ , Une idée d'incarnation mJ dl ™ llte x da '* l'humanité, quoi- 2.l«t5T tte , ldée brillàt d'un si grand éclatdanslesavatarsdubrahmanlme.

Zoroastre n'était point un Dieuincar-

Sn'«- f' pour le mazdéisuan,

qu un prophète comme Mohammed

LT K , ,n i ,sulman5 ' com <nc Moïse pour les Jmfs. Mithra était bien un

(«) Va peu plu» loin, neuf donnon. l'explication.

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Ized médiateur et sauveur, mais par simple délégation et nullement par incarnation. Nous ne pensions pas, alors, au sacrifice du Soma, ce jus de l'arbuste Hom, qui est, en histoire naturelle, une des asclépiadées de l'Orient, ni au vieuxpersonnage Homa, devenu un Ized, qui se reproduit, d'après la foi du guêtre, dans le jus de l'arbuste au moment du sacrifice.

Aussi donnâmes-nous, après études plus approfondies, une correction sur ce point, dans nos Droits de la raison dans la foi ; voici cette correction :

« Nous avons dit dans nos Harmonies, art. Incarnation, un mot sur Zoroastre qui donne assez à conclure que l'idée véritable et complète d'un Dieu-Homme n'est pas dans la mazdéisme ; nous avons, depuis, acquis la conviction qu'il en est autrement. Si Zoroastre lui-même n'est qu'un simple prophète, il y a Iloma ou Hom qui est encore un véritable Homme-Dieu. C'est une incarnation toute philosophique à son origine et qui s'élève, dans la pratique de l'adoration maz'déenne, jusqu'à un surnaturel analogue à celui de notre sacrement de l'Eucharistie. Hom est dans l'éternel, dans Zéroué-Akeréné en Dieu, le Verbe s'exprimant par la création et «'incarnant en elle ; il est le Verbe intérieur, l'intelligence, la conscience, je suis, pendant qu'Orosmane est l'esprit de bonté. Mais, d'une autre part, ce Hom est un Ized, divinité secondaire, d'abord héros humain, vrai homme qui a fondé le magismo ou la vraie religion sur la terre, et est devenu, depuis sa mort, cet Ized, objet d'adorations du premier ordre. Enfin, il est encore l'arbre Hom dont le jus rend immortel par le sacrifice... Vcndidad-Sadé représente ce Homa apparaissant à Zoroastre sous un corps humain, devenu glorieux et immortel, se disant Homa le saint, qui éloigne la mort, qu'on doit célébrer , prier, manger même pour avoir la vie ; s'attribuant des propriétés mystérieuses , telles que celle d'avoir été extrait « pour le sacrifice; » guérissant les maux, abattant les tyrans de la terre, donnant toutes vertus et tous biens à ceux qui l'invoquent ; enfin recevant

de Zoroastre des louanges supérieures à celles qu'en recevraient tous les Ferouers, et, à la fois, divines et humaines, puisque Zoroastre l'appelle en même temps le roi souverain par sa propre éneigic, et le créé bm, le créé juste, le bien créé pour donner la santé, pour donner ses fruits en nourriture, pour donner la prudence, la victoire, la force et le bonheur, pour être la voie céleste de l'âme (col. 1653.)

Si l'on examinait en détail la législation et la morale du Zend-Avesta, on y trouverait sans doute des absurdités, des préjugés, des exagérations, des choses ridicules, au milieu d'une foule de préceptes de la plus grande sagesse. Bien qu'elle prêche de son mieux contre la polygamie, elle n'est pas exempte de concessions révoltantes faites à la tyrannie de l'homme sur la femme, conséquences toujours nécessaires de la polygamie tant soit peu tolérée aussi bien que du divorce par droit marital. Il paraît qu'il est question dans le Vendidad, de la séquestration de la femme,

La tyrannie de l'homme sur l'homme, qui accompagne toujours cette espèce de déification des rois par l'exagération du respect, n'y manquerait pas, non plus. On y verrait figurer l'esclavage a la suite de la doctrine orientale du droit divin.

Mais avant de juger en dernier ressort, à ce point de vue, l'œuvre de Zoroastre, attendons à la lire dans une traduction certainement fidèle qui soit faite sur l'original Zcnd luimême, plutôt que sur des textes pelvis ou autres, comme le fut celle d'Anquetil Duperron.

Nous pouvons dire, pour ce que nous en savonsjusqu'à préseat, que la religion de la lumière ou des mages fut la plus savante et la plus pure des religions antiques, en n'y comprenant pas la révélation des Hébreux. Elle surpase même celle-cisur un point, sur la trinité ; mais combien lui est-elle inférieure en clarté, en rationalisme, en précision, quant aux rapports de Dieu avec l'humanité. Le magisme est la religion d'Ormouzd vague, pure, élhérée, aux vertus souriantes à leurs mysté-

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C<)Bi«er, Xrif, IV p. 1008.

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la religion des Parsis, telle qu'elle est encore pratiquée par eux avec une dévotion et une pureté de mœurs exemplaires, les meilleurs renseignements.

Le Noir.

MÉCHANCETÉ, MÉCHANT. La révélation nous enseigne que l'homme, déchu de la justice originelle par le péché d'Adam, vient au monde avec une concupiscence effrénée, avec des passions violentes, rebelles à la raison, et difficiles à dompter ; qu'il a, par conséquent, plus d'inclination au mal qu'au bien, plus de penchant à être méchant qu'à être bon. « Les » pensées et les sentiments du cœur » de l'homme, dit l'Ecriture sainte, » sont tournés au mal dès sa jeu- » nesse. » Gen., c. 8, f 21. Cette triste vérité n'est que trop confirmée par l'expérience, puisque l'on voit tous les signes des passions, de la jalousie, de l'impatience, de l'obstination, de la colère et de la haine dans les enfants du plus bas âge. Les pélagiens, qui contestaient sur ce point, combattaient tout à la fois la parole de Dieu et le sentiment intérieur.

Les philosophes incrédules, non moins opiniâtres, se sont partagés sur cette question; les uns ont soutenu que la compassion naturelle à l'homme, la promptitude avec laquelle il accourt aux cris d'une personne qui souffre, la multitude des établissements fondés parmi nous pour soulager les malheureux, démontrent que l'homme est né bon.

D'autres ont prétendu que de sa nature il n'est ni bon ni méchant, mais prêt à devenir l'un ou l'autre, selon qu'il sera bien ou mal élevé et gouverné. Plusieurs ont dit que le naturel de l'homme est irréfonnable, que le caractère de chaque individu ne change jamais. A quelle opinion se ranger après toutes ces spéculations?

Pour juger du fond de la nature humaine, il est d'abord évident qu'il ne faut pas la considérer chez les nations chrétiennes et policées, où l'homme, imbu dèsl'enfancedeleçons, d'exemples, de préceptes, d'habitudes qui tendent à réprimer les passions et

à les subjuguer, est redevable de ses vertus aux secours extérieurs qu'il a reçus, sans compter les grâces intérieures que Dieu lui a faites. A moins que tous les membres d'une pareille société ne soient nés incorrigibles, il est impossible que le très-grand nombre ne contractent plus ou moins un penchant au bien, qu'ils n'avaient pas en naissant. Les actes de charité et des autres vertus pratiquées parmi nous ne prouvent donc pas notre bonté naturelle, mais plutôt une bonté acquise, puisqu'on ne voit pas la même chose chez les nations inlidèles.

D'autrepart, unsauvage abandonné dès l'enfance, élevé parmi les animaux dans les forêts, leur ressemble plus qu'à un homme; chez lui, les passions sont indomptables, et le moindre objet suffit pour les exalter.

Uniquementaffectédu présent comme les enfants, il passe rapidement d'un excès à un autre : on ne peut donc avoir en lui aucune confiance. La crainte que lui donne son inexpérience suffit pour lui faire envisager comme un ennemi tout homme qu'il n'a pas encore vu . Il est difficile de reconnaître dans un être ainsi constitué, un caractère naturellement bon. Nous avouons volontiers que la vie sauvage est contraire à la nature humaine, puisque Dieu a créé l'homme pour vivre en société; mais il ne s'ensuit pas de là que les vices d'un sauvage ne viennent pas du fond même de sa nature (1).

Attribuer ceux qui régnent parmi nous àl'imperfection de nos lois civiles, politiques et religieuses, aux défauts essentiels de l'éducation et du gouvernement, c'est une autre prétention chimérique. Ces institutions, prises dans leur totalité, ont-elles jamais été meilleures chez aucune autre nation qu'elles ne sont chez nous ? Nos philosophes réformateurs, en voulant tout changer, prétendent donc parvenir à une perfection à laquelle depuis six mille ans le genre humain n'a encore pu atteindre! Quand on considère la manière dont ils raisonnent, on se trouve très-bien fondé à douter

({) Voyez l'article Langage.

Gousset»

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du prodige qu'ils se flattent de pouvoir opérer.

S'il était vrai que toutes nos institutions sont encore très-imparfaites, il faudrait déjà conclure que les hommes, qui depuis sis mille ans travaillent à se perfectionner, sont très-maladroits, puisqu'ils ont si mal réussi; que s'ils ne sont pas naturellement méchants, ils sont du moins fort stupides : et il ne serait pas aisé de concevoir comment des êtres intelligents, qui d'eux-mêmes sont portés à faire le bien, ont tant de peine à le connaître.

On s'écrie que les vices de ceux qui gouvernent sont la cause de tous les maux de l'humanité; supposons-le pour un moment. Comme ces maux ont toujours été àpeu près les mêmes, il en résulte que tous ceux qui depuis le commencement du monde ont gouverné les peuples, ont été vicieux.

C'est un assez bon argument pour conclure que si nos philosophes censeurs, réformateurs, restaurateurs, gouvernaient, ils seraient aussi vicieux et peut-être plus que tous ceux qui gouvernent ou qui ont gouverné.

Or, nous demandons en quel sens un être qui ne manque jamais d'abuser de l'autorité dès qu'il la possède, et d'être vicieux dès qu'il gouverne, est cependant naturellement bon.

Puisque la révélation, une expérience de soixante siècles, le sentiment intérieur et les aveux, de nos adversaires , concourent à prouver que l'homme est naturellement plus porté au mal qu'au bien, il nous parait que nous sommes bien fondés à le croire, et que l'on n'a pas eu tort de partir de ce principe pour prouver aux pélagiens la nécessité de la grâce divine, pour faire toute bonne œuvre utile au salut, et surtout pour persévérer dans le bien jusqu'à la fin. Nous sommes donc encore en droit de l'opposer aux sociniens, lorsqu'ils prétendent que l'on n'a pas solidement établi contre les pélagiens la dégradation de la nature humaine par le péché d'Adam, la nécessité du baptême, de la grâce, de la rédemption, etc. Ici la question philosophique se trouve essentiellement liée à la théologie. Bergier.

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MÉCHITARISTES (Théol. hist. ord.

rel.) — La congrégation des Méchitaristes, ainsi nommée de l'abbé Méchitar son fondateur, vers 1700, est aujourd'hui un des établissements les plus florissants de l'Eglise catholique en Orient, et un des liens les plus so-.

lides entre la nation arménienne et l'Europe. Cette congrégation élève, à Saint-Lazare, son couvent de jeunes arméniens qui, après leurs études deviennent maîtres, écrivains missionnaires. Les Méchitaristes, outre leur langue maternelle cultivent le turque, le persan, le latin, le grec, le russe, l'anglais, l'italien ; on parle à Saint-Lazare presque toutes les langues de l'Europe; des œuvres remarquables en sont sorties; il faut citeren première ligne l'Histoire de l'Arménie du P. Michel Tsihamtschenanz, de Constantinople, mort en 1823, qui parut à Venise en 3 vol. in-4° en 1783-86; Quadro délia Storia letteraria di Armenia, estesa da Mgre pi. Sukias SomaL, Venez., 1829. L'auteur, abbé de Saint-Lazare et archevêque de Siunia, y donne une liste exacte de tous les écrivains arméniens jusqu'aux temps modernes, avec des notices biographiques et critiques : Storia di Aguthangelo, versione Italiana illustrata dai monaci Armeni Mechit . , etc., Venez., 1843.

Les Méchitaristes ont aussi publié d'excellents travaux d'exégèse, dont le type a été à Saint-Lazare un trèsancien manuscrit d'une traduction arménienne de la Bible, qui avait été faite au v e siècle par le patriarche Isaac et saint Mesrop.

Le vicaire général, Avédichian, publia sur les matières dogmatiques une dissertation : Sopra la processions dello Spirito santo dal Pâtre et dal Figliuolo, Venez., 1824.

Les Méchitaristes ont publié les anciens auteurs arméniens dans les éditions très-commodes, de même que les Pères de l'Eglise grecs et syriaques, traduits en arménien.

Les traductions, quand l'original est perdu, sont du plus grand prix.

À cette classe appartient une traduction, qu'on rapporte au v° siècle, des (treize) Lettres de saint Ignace,

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du syriaque en arménien ; elle fut publiée par un Arménien schismatique, en 1783, à Constantinople, et ce fut par hasard qu'il y a une trentaine d'années, les Méchitaristes la découvrirent.

Les Méchitaristes ont aussi fait paraître d'excellentes éditions des livres liturgiques arméniens : ils ont un bréviaire, une liturgie et un rituel particuliers.

« La congrégation des Méchitaristes, dit M. Gams, se propagea de Saint- Lazare dans toutes les parties du monde. Elle s'établit principalement en Europe dans les villes où se trouve un certain nombre d'Arméniens, en Italie, en Autriche, en Turquie, en Russie. En 1773 elle s'établit àTrieste, et de là se transporta, en 1810, à Vienne. On trouve des couvents méchitaristes en Hongrie et en Transjdvanie, où se sont lixés des milliers d'Arméniens; ainsi à Elisabethstadt, à Péterwardein. A Padoue les Méchitaristes ont un institut fondé en vertu dn legs d'un pieux Arménien mort à Madras, qui voulut qu'à côté de l'institut de Saint-Lazare, qui n'est destiné qu'à l'éducation des candidats ecclésiastiques, il y en eût un poulies jeunes laïques. »

n Quand on voit de près leurs travaux à Vienne et à Venise, disait en 1830 la Gazette universelle de Vienne, on est étonné de la puissante influence que l'activité littéraire de ces moines savants exerce sur la nation arménienne disséminée dans tout l'Orient. Les revues, les livres, les nombreuses traductions d'ouvrages d'histoire, de géographie, de linguistique, de sciences naturelles, de voyages, etc., qui s'impriment dans les ateliers méchitaristes de Vienne et de Venise, sont portés bien au delà de la Perse, aux bords de l'Inde et du Gange, et ont partout provoqué parmi les Arméniens le désir de la science, l'amour de la lecture, un mouvement littéraire qui était complètement endormi dans ce peuple essentiellement commerçant, il y a encore quelques années. Le nombre des volumes que les Méchitaristes de Vienne envoient chaque année en Orient se monte à plusieurs

milliers et va toujours en augmentant. Leurs belles caries de géographie, leurs globes, leurs gravures sont très-recherchés en Orient, et il règne une activité extraordinaire dans leurs ateliers d'imprimerie, de fonderie de caractères, de gravure.

On doit aux Méchitaristes des éditions fort belles d'Homère et de Virgile, traduits en vers arméniens.

L'Histoire de la Réforme, de Ranke, a même été traduite par eux. Maints auteurs, dont les ouvrages sont restés inconnus aux lettrés de la rive droite du Rhin, sont surpris de se voir publiés en arménien et connus sur bords du Gange. »

Un correspondant de Paris, dans une lettre du 1 1 décembre de la même année (18">0), écrivait au journal qnenous venons de citer :

« Depuis quatre ans un riche Arménien, nommé Samuel Morin, a fondé, à Paris, un institut destiné à l'éducation des jeunes Arméniens.

Cet institut est dirigé par des prêtres méchitaristes, et, sous la direction de ces hommes intelligents, consciencieux et dévoués, il est parvenu à uu haut degré de prospérité et a obtenu l'estime des hommes les plus compétents qui s'occupent à Paris de l'avenir et de la renaissance de l'Orient. L'esprit de l'Occident pénètre ces jeunes gens, qui se familiarisent avec les connaissances et les formes sociales de l'Europe; leurs maîtres, aussi avides d'apprendre que zélés à enseigner, ont adopté une foule d'idées de l'ancienne et toujours jeune Europe, et se sont approprié ce que les mœurs de l'Occident ont de plus recommandable. On est agréablement surpris et presque honteux envoyant dans ces hommes, à la fois aimables et sérieux, bons et affables, une assurance toute naturelle dans le ton et les manières à laquelle on est habitué dès l'enfance en France, en Allemagne, en Angleterre, en Italie, unie à la dignité native des Orientaux et à la gravité qui convient au piètre. La vue de ces jeunes gens excite la sympathie et la conliance en l'avenir de la race à laquelle ils appartiennent. Ils ont, la plupart, des ligures agréables, des

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physionomies vives et résolues, la taille une, les manières françaises, avec une grâce particulière et originale. Ils annoncent beaucoup de tonne volonté et une aptitude remarquable dans leurs études- ils sont spécialemeut prompts à sentir la beauté des chefs-d'œuvre de l'éloquence et de la poésie françaises.

Ils joignent à ces dispositions intellectuelles un respect affectueux pour leurs supérieurs, et, en général, pour les personnes revêtues des marques de l'autorité et qui paraissent parmi eux. La distribution annuelle des prix, à laquelle j'ai assisté avant-hier, m'a spécialement charmé par le caractère de modestie et de pieté avec lequel ces jeunes gens recevaient leurs récompenses de la main de l'ecclésiastique qui présidait au nom de l'archevêque. »

Le Noir.

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porter les paroles de l'un à l'autre et les faire agréer, ou entre deux personnes ennemies pour les réconcilier.

Uam, les alliances que font les

MÉDIATEUR (l).C'estcelui quis'entremet entre deux contractants pour

U lift' r T e0, ! e ■ père ^'introduit le fiché dans le monde, D.eo lu, proum .m libérateur qui deV.it jen.rd.n. le temps pour sauver tous les hommes cette promesse, 1 espérance du genre humain, ,'es trnn.m.se par tradition, et tousses peuples o'n attendu ce médiateur, ce personnage mystérieux et d vin, qui devait leur apporter le salut et les réconcilier avec le Créateur. reeon-

. Lr I rftS' ? °'"!i- aCeeih dé P r «"»ion introduites , P „ ' ld0là ": ,e ' d " "" »'•"(, la tradition de ce te

• promesse s est encore assez conservée pour que . Un en aperçoive des traces chez le. anciens! » f-opmon , qu, a régné parmi tous les peuples,

. H.' T C ° Ur f C t," en * dès le commencement ,'

• de la nécessité d'un médiateur, me paraît en

leur L SmtS - T0 "5 '? homnles c °™" «ê eur ignorance et de leur misère, se sont jugés

, £22 tr °^ lmp "" P° ur 0,er 8e fl »»« de » fû on ^f mu .°'q"er par eux-mêmes avec Dieu, f 11 °? té ""."««ellement persuadés qu'il leur , nri"! r médlate " r . P« 'eqnel ils puisent 1,

écorne "et rë" 'T' eD étr ° '"orablemen écoutes et recevoir les secours dont ils avaient

.' e,« 'e n t ltho l,lré ' éla,i0n '' éUat <*«««VÏ!.. » eux, et les hommes ayant perdu de vue le seul

" Œ flW" le " r *™' & P"™», i ni on » subsmué des médiateurs de leur propre choix • de la est venu le culte des planète, et dès étoÛes'

»' d'emeu".' ^'^X- C ° mm ° lea ''bern.de, et la' » demeure des intelligences qui en réHaien, le.

: °rrs,v pranant r »'•«»•■».?" J

» êtres mitoyens entre Dieu et eux ils ont cm . quelles pouvaient leur servir de média eur": en » tretenlM° M ' * '" 8 ° nt adre " é » à M °' poar'en- > Dieu e, s. COa, rr Ce '""J "™ "««««aire entre » vœiuetle" éa l Ure; '* le,,r onl off « rt '»»" I Z,l ..„ i ", f ", ér( "' dan ' l'Mp*r.nce que, par

m ou?l, hn H»''' °\' t '.'"" i ™<>»<- d» Dieu l2, bL, » qujls lui dem«n,l„,, nt . Tu]J „ „„, M , ;d

» s ont même espéré que l'Etre suprême viendra t » un onr à leur secours, qu'il l eur e„ T8rr °t un » docteur qu, dissiperait les ténèbres de leur L" • »..., qu, les éclairerait sur la nature d.iu te" ■ crail ex.ge, et qui leur fournirait le, moyens j. » réparer la nature corrompue. , fL'aLbé M„ nn , Mem. de VAcad. des lj rip ., &£] f 1 * » 1 !

. £L'",î a l PrideaM r8conn » ,t «"si que .1. 1^11? T*'"™*'*™ DienetJhommeî tl ' 7 f ° ' . ie commencement, une opinion

.régnante parm tous les peuples . (BiJ de,

Û ni Par ''-' U7 - 3 ' '• '■ P- 393 ' C»| m.ûaV,/ r"" 6 " ,lle "° iSe ' el 1J " mé e° d « "■tion mettait toute son espérance dan» ce médiatem' . nécessa,re,. ,u, était en même temps le libé a eûr promu. « Je ,a„ que mon Rédempteur est vivant

• et que je ressusciterai de la terre au dernier

. châïr 'i F j ° ^ de n0, " ea " "Têtn n.

» chair, et dans ma chair je verrai mon Dieu- ie le . verra, mo.-même et non pas un antre ël me.

•jeux le contempleront: cette espérance r,p™.,

• dans mon se,n . (Job, c. )9, v. 25 et Î7.) P o n U% n ? , dll,0 ° du «^dompteur répandue, comme tait «r C .'f 11 ' dèS '"P"»*" »ge.', remon!

tait jar Noé elle, patnarche» jusqu'à rorigine d» monde; et pour prévenir l'oubli où elle X pu tomber peut-être, Dieu 1. rappelai, aux ho m me7,d. P »,

Lest ainsi que le fil, de Béor, prêtre du vrai Dieu comme U parait, révélantanx nation, «sa parole".' doc r,„e du Très-Haut, et le, vision. duToTpu'i! a«nt, . s écriait qmnze siècles avant Jésus-Christ •

.nf.r.'"""' T " 0n à pr,isen '; J' 8 le conteo,; » plera., ma,, non de près. , L'étoile . s'élever, de » Jacob, et le .sceptre,. d'Israël.) De Jacob softir. jeloi^n, doit régner. . (Num., c. 24, v. 15, t™

Les termes mêmes de la prophétie marquent c,. rement qu'elle se rapporte à u/e croyance In °. neure et a un personnage connu, mai,' enveloppé nlis°L» \T' é m J" ,ér 'e"«; car, avant l'accomplissement des promesses, les homme» ne pouvaient

«,Z r"". 8 "" a T 01r du W8ssi « u °e connai„.nc. auss, parfaite qu'après sa venue. Cependant Job 1 appelle . Dieu . très-expressément, et il indique que ce Dieu ser. revêtu d'un corps, puisqu'il le verr. .d.nssach„r,»etque.se,yeux.lec'ntempleront.

.En annonçant I apparition d'un Sauveur vic-

> pêcher une les nation, lombassent dans le déses- . poiroHdan, 1 ignorance. N„us trouvons en effet, - qu une vive attente d'un puissant libérateur et . réparateur, vainqueur du serpent, et Fil, du Die»

• suprême, attente dérivée en partie de la propbé- » tie de Bs aam et en partie de la tradition plu. .ancienne d Abraham et de Noé, n. ce.s. jimais -de prévaloir d une manière plu, ou moins précis*

• et distincte, dan, toute Téten.iue du monde

• païen, JU ,qu à ce que les mages, guidé, par no . météore ...rnaturel, vinrent d'Orient chercher

• ■■,,'. ' d f" ,D ée é relever Israël, et à renverser

• I idolâtrie. (Bora Mosaict ;ora dissertation oa lu» «rodibility and theology of the Pentateuch; b»

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hommes où le saint nom de Dieu intervient, Dieu est le témoin et lemédiateur des promesses et des engagements réciproques ; lorsque le-s Israé-

George Stanley Faber, vol. 2, soct. 1, chap. 2, p. 98, seconde édit., London 1818.)

L'idolâtrie n'était presque tout entière qu'une corruption, un abus du dogme, même de la médiation, et elle prouve invinciblement la « vérité » de ce dogme, lié d'une manière inséparable à celui de Ja dégradation de notre nature, comme la multitude des remèdes ridicules et impuissants prouve la m réalité «des maladies qui nous affligent, et le « besoin senti » d'un remède eflicace.

Les dieux des paiens, dit Beausobre, n'étaient autre chose que des médiateurs auprès du Dieu suprême, ou tout au plus des ministres plénipotentiaires, chargés de dispenser ses grâces à ceux qui en étaient dignes. (Beausobre, Bist. du Manich Jiv. 9, ch. 5, tom. 2, p. 669.)

Les Zabiens ou Sabéens étaient divisés en plusieurs sectes ; mais elles reconnaissaient toutes la nécessité de quelque médiateur entre l'homme et la Divinité. (Brucker, Bist. crit. philos., lib. 2. cap. 5, tom. 1, p. 224.)

Les Egyptiens enseignaient aussi, suivant Hermès, cité par Jamblique, <■ que le Dieu suprême ji avait préposé uq autre Dieu comme chef de tous » les esprits célestes; que ce second Dieu qu'il » appelle « conducteur, » est une « sagesse » j qui transforme et convertit en elle toutes les in- -» telligences.»(Jamblic.,ci«Mys?. jEgypt. p. 154. Lugd. 1552. )

a II est manifeste, observe Rsmey, que les Egyp-. » tiens admettaient un seul principe et un t/ieu » mitoyen semblable au Mithra des Pertes. L'idée » d'un esprit préposé parla Divinité suprême pour i être le chef et le condncteur de tous les esprits,

* est très-ancienne. Les docteurs hébreux croyaient n que l'âme du Messie avait été créée dès le com-

■ mencement du monde, et préposée à tous les

• ordres des intelligences. » (Disc, sur la Mythologie, p. 23.)

Parmi les différents Hermès réservés en Egypte, il y en avait un que les Cbaldéens appelaient

■ Dhouvanai, c'est-à-dire le Sauveur des hommes. » « Ce surnom, observe d'Herbelot, pourrait fort » bien convenir au patriarche Joseph, que les

* Egyptiens ijualiGèrent « Psonthom Phauees, > ce

■ qui signifie dans leur langage, « Sauveur du ■» monde ; » d'où il résulte que ces peuples atten- » daient un Sauveur, et qu'ils donnaient ce litre J) d'avance à ceux desquels ils recevaient de grands m bienfaits, igoorant celui qui devait porter ce nom » par excellence. « (Biblioth. orient, art. Hermès, tom. 3, p. 197.)

« 11 y a, dit Plutarque, une opinion de la plus i haute antiquité, et qui a passé des théologiens et » des législateurs aux poètes et aux philosophes ; ji l'auteur en est inconnu, mais elle repose sur une » foi constante et inébranlable, et elle est con- » sacrée non-seulement dans les discours et dans m les traditions du genre humuin, mais encore dans

• les mystères et dans les sacrifices, chez les Grecs ji et chez les Barbares universellement. * [De Isid. et Osirid., Oper.p. 369.)

Celte opinion, c'est que l'univers n'est point abandonné au hasard, et qu'il n'est pas non plus sous l'empire d'une « raison » unique ; mais qu'il existe deux principes vivants, l'un du bion et l'autre du mal; le premier qu'on appelle h Dieu, ■ et le second que l'on appelle «démon. u(Ibid.) j?lutarque ajoute que Zoroastre donne au boa

lites promettent à Jeplité de l'établir juge des tribus, s'il veut se mettre à leur tète pour combattre les Ammonites, ils lui disent : « Dieu qui nous

principe le nom d'Oromaze, et au mauvais le nom dAhriman; et qu'entre ces deux principes est Mithra, que les Perses appellent ■ le médiateur, a et à qui Zoroastre ordonne d'offrir des sacrifices dimpélration et d'action de grâce.

Les livres Zends confirment le témoignage de Plutarque. « J'adresse, y est-il dit, ma" prière a i Mithra, que le grand Ormnzd a créé «médiateur» » sur la montagne élevée, en faveur des nom- » breuses âmes de la terre. » (Dound-Vehesch. Jecshtde Mithra, lîe Cardé.)

Mithra, observe Anqnetil, est mitoyen, c'est-4dire placé entre Ormuzel et Abriman, parce qu'il combat pour le premier contre le second ; il est médiateur entre Ormuzd, dont il reçoit les ordres, et les hommes qui sont confiés à ses' soius. ( Syst. théologiqu- des Mages, etc.; Mem. de ÏAcad.

des Inscript., t. 61, p. 298.)

Le génie de la droiture accompagne Mithra. (Ibid., t. 69.) Il est appelé dans plusieurs inscriptions « Dieu invincible,» {Spanheim, nd Jul. des., pag. 144.) « Dieu tout puissant. » (Gruter, p. 34, n. 6.) Les Oracles chaldaïqms, qui contiennent la doctrine de l'école d'Alexandrie, et où il est fait une allusion continuelle aux principes de Zoroastre, distinguent deux intelligences, l'une principe de toutes choses, et l'autre engendrée de ta première. Cette seconde intelligence, « à qui le Père a donné le gouvernement de l'univers, » (Stanley, Bist. philosoph., c. 2.) est le Démiurge des Grecs, (S. Iréuée, lib. î, contra h»res.,e. 25 el 28) et suivant Pléthon, le Mithra des Perses. ( Pleth., Comment, in orac. chald.)

Mithra est en efTet établi par Ormnzd sur le monde pour le gouverner ; (Anquetil du Perron, Mém. de l'Acad.des Inscript., tom. 61, p. 299.) il vientde lui; et l'on voifdans les livres Zends nneparole qui vient du premier principe « qui était avant le ciel, » avant 1 eau, avant la terre, avant les tronpeanx, » avant les arbres, avant le feu, fils d Ormuzd ; » avant les dews, les kbarfesters (production) des » dews, avant tout le monde existant, avant tous » les biens, tous les purs germes donnés par » Ormuzd.» (Idem, ibid., tom. 69; p. 177.)Son « nom « Je suis» « Je le prononce continuellement » et dans toute son étendue, dit Ormuzd, et l'abou- » dance se multiplie « (Ibid., p, 176 et 177.)

Ahriman, balançant un moment entre le bien et le mal : « Quel est, dit-il à Ormuzd, cette parole » qui doit douner la vie à mon peuple, qui doit » l'augmenter, si je la regarde avec respect, si je » fais des vœux avec cette parole ? » Ormnzd lui répond : « C'est moi qui, par cette parole augmente » le behescht (le ciel). C'est en regardant cette pa- « rôle, avec respect, en faisant des vœux avec cette » parole, que tuaurasla vie et le bonheur, Ahriman, » maître de la mauvaise loi. » (Ibid., p. 192 et 193.) !

Cette parole « médiatrice, » qui selon la doctrine des Perses, aurait pu sauver Ahrimau lui-même, et son peuple ,s'ilsavaient voulu l'invoquerou luiobéir; cette parole engendrée de Dieu avant tous les temps, et dont le nom est • Je suis », ressemble beaucoup au Logos ou au Verbe de Platon, qui a eu évidemment quelque notion obscure de la pluralité des Personnes divines, et qui attendait, avec tous les

Peuples, un Dieu libérateur qui devait sauver les ommes et leur enseigner le véritable culte.

Ce Dieu que, dans le «Banquet», il eppeJq

MED

» entend est le médiateur et le témoin » que nous accomplirons nos pro- » messes. » Judic, c. \l, j, 10. Lorsque Dieu voulut donner sa loi aux Hébreux, et conclure avec eux une

» l'amour », et qui, suivant Parméoide et les anciens poètes, avait été . engendré avant tous les dieux » , (Plat., m Convw., op. toui. 10, p. 177. éd. Bip.n. participe à la nature de Dieu et à la nature de 1 nomme, de sorte qn il est comme le centre d'union et le lien universel de tontes choses. C'est de lui que procèdent l'esprit prophétique, le sacerdoce, les sacrifices et les expiations. (Brucker, Bist. crit. philos., t. 2, p. 434.) Plein de bienveillance pour les hommes, il vient à leur secours, il est leur . médecin » ; et quand il les aura guéris, le genre hnmam jouira du plus haut degré de bonheur.

(Plat., Conviv., op. t. 10, p. 206.) « c'est ce » Dieu qui, comme il est dit . dans certains vers » donne la paix au genre humain. » Il inspire là

* rff'i et ehEsse I ' inimi 'i«- Miséricordieux, bon, » révéré des ssges, admiré des dieux, ceui qui J ne le possèdent pas doivent désirer de le possé- » der, et ceux qui le possèdent le conserver pré- . eieusemeot Les gens de bien lui sont chers, et il » 8 éloigne des méchants. Il nous soutient dans » nos travaux, il nous rassure dans nos craintes « il

• gouverne nos désirs et notre raison ; . il est le « Sauveur, par excellence. Gloire des dieux et des » hommes et leur chef très-beau et très-bon, nous . devons le suivre toujours, et le célébrer dans nos » hymnes. » (Iliid., p. 218 et 219 )

Parlant ailleurs des sacrifices, des purifications,

™.l i . l ™' ■! m"'' di '- il ' na D0 "* enseignera que est le véritable, si Dieu lui-même n'est son guide. » (Epinom., oper., t. 9, p. 269.) Il croyait qu un envoyé de Dieu pourrait seul réformer les mœurs des hommes. (Apol. Socrat.)

Dans le second Alcibiade Socrate après avoir montré que Dieu n'a point d'égard à la multiplicité et a la magnificence des sacrifices, mais qu f il regarde uniquement la disposition du cœur de celui qui les offre, n ose pas entreprendre d'expliquer quelles sont ces dispositions, etce qu'il faut demander ,."• ' ï Sera 'i à craindr <>, dit-il qu'on se trom- « pât en demandant à Dieu de véritables maux . que Ion prétendrait pour des biens. Il faut donc » attendre jusqu à ce que quelqu'un nous enseigne . quels doivent être nos sentiments envers Dieu et • envers les hommes. - Alcibiade. Quel sera ce > maître, et quand viendra-t-il ? Je verrai avec » une grande joie cet homme quel qu'il soit. " f t JX C "' ,t Ce '" i " à * ni dès * Présent vous

' l„„l f K q '" f"*1<™t votre esprit, et qui . vous empêchent de discerner clairement le b?en " rflfn' T"' dlss, P é f s ; d » même que Minerve, * ÏTt Hom , ere > oa "e les yeux de Diomède, pour . hn faire distinguer le dieu caché sous la fiSuro . d un tomme. - Alcibiade. Qu'il dissipe 3onc

" „„ l'T • p f' sse ' ear je Suie P rêt a fairo tom

> ce quil m ordonnera pour devenir meilleur. —

P a ™ I1 »> dés| re infiniment votre bien.- Alcibiade.

' 7~ me eembl ° ?" e J a ferai ">'•<■« uo RM- . tre mon sacrifice jusqu'au ternes de sa venue. —

> bocrate Certainement, cela est plus «or <me de

] EhLIT"" * Û éfi " re a Die "' - AlciÏM,.

m» l.î ■ DO " soffr '">ns des couronnes et les dons

MED

alliance à Sinaï, il prit Moïse pour médiateur; il le chargea de porter ses paroles aux Hébreux, et de lui rapporter les leurs : «J'ai servi, leur dit » Moïse, d'envoyé et de médiateur

. m». ÛU — ""f"""" 8 U8! couronnes et les dons I siré . i'. 1 '""""?' "".I" 8 * Ter ™ « i™r dé- ! Z.l'.SL.V'"* de la > n,é «"dieux qu'il ne

j — ' --r*-'" "o ik nom a tardera pas 4 venir- , (P | ,

> t. lui), 102.)

Alcibiade 1. oper.

« On voit, dit l'abbé Foncher, par ce dialoïne » que l'attente certaine d'un doc Ul urivêrsê? dû » genre humain, était un dogme reçu qn n?.oT,f- » frort point de contradiction. » ( Mèm.de7Jcad desinscnpt., t. 71, p. 147, note.) *'

h „™° P arle de <*t envoyé céleste comme d',m homme ; Socrate insinue clairement qu'un Dieu sera caché sous la figure de cet homme; et dw.T

fTu co™ 0t "° ' aPPe " e J " Dieu ' 'ré-ex'presséniên f Au commencement de ce discours, dit-il i„vo » mion, le Dieu Sauveur, afin que, par un eZ. • gnement extraordinaire' et merveXu ° ilt*

me. » (Plat. Tim., oper. tom. 21, p. 34) 1 Brucker se demande on Pl„ „ avait pu se ces

d un Médiateur qui devait réunir en fui le, deux natures divine et humaine. (/,,>,. crit. plia" t. 2) Il observe au même lieu, que toute U. pb.il, -

,i5 a J m ', leS P." 1 " 5 q " e leS aneiens Am ""^ 4 1« KviDité et qu'Anatole «recueillis, se trouvent ceux de .Sauveur , et de « Libérateur. . {De Afmïo

cJi,?T t0m - ÎJ P - 0r P l,Vre reconnaissaifir„t' cessrté d une purification générale : il ne pouvait

d'or, T °IT e V™ s * h P>™ humain privé d un tel remède, et il était forcé de convenir oS'ân cune secte de philosophes, parmi les Barbares ,

£">!». 10, c. 32 n. 1 oper. tom. 7, col. Î63 ) Jambliqne, se conformant à l'ancienne tradition avoue que nous ne pouvons connaître ce que Dieu demande de nous, à moins que nous ne ,. , i traits soit par lm, soit par quelque personne avec ^quelle il ait conversé. (De \ «<? PgLgiïZ,™.

l'.Si p° ya i' nnive rsellement, comme l'a prouvé labbé Foucher dans une suite de mémoires fort curieux, aux «théophanies permanentes » qui ne sont autre chose que la manifestation d'un Die" dan, un corps réel et tellement propre à lui, qu"l „aû comme les autres hommes, croit, vieillÙ et meurt vMenïe. ' """'' D< " l,re,le > >oit de mort

t Par quelle analogie, dit l'auteur que non» ve- . nons de ç,ter, les peuples ont-ils donc été con- . duitsàlidée d un Dieu qui s'incarne, qui naît

,* wr. I î < ""- ; i , " i ' ma ' Sré Sa r^sance, est on

> butte à la misère, aux mauvais tiaitements, sujet » aux mêmes besoins que les autres hommes et » qui comme eux devient enfin victime de'l»

1 mort... ? L accord de taot de nations, dont plu-

> sieurs ne se connaissaient pas même de nom . prouve invinciblement que toutes avaient puisé . dans une source commune, c'est-à-dire dans I* » reliuon primitive, dont lamémoire npu s'altérer . mais non se perdre tout à Tait. . (Hfém. de • lAcad. det Inscriptions, t. 60, p. 135 138 )

Les païens savaient que ce .. Dien-Homme », oui devait naître d une . Vierge Mère, . selon la tradition universelle, (Alphab. Meta., tom I, p. 5», 57 ; — A tnetan Ouxst.,\, 2, cap. 15, p. 237 etseq. ) n était aucune des divinités qu'ils adoraient puisque ce* di-ux, et mémo les plus grands, Vichnou, Baal, O^iris, Jupiter, OJin, devaient être enveloppés dans la proscription générale, qnand la Bien «ourerain viendra juger l'univers, et punri

àS^i&l

MED

MED

» entre le Seigneur et vous, pour vous » apporter ses paroles. »Z)e«i.,cap.S, ? 5.

Dans la nouvelle alliance que Dieu a faite avec les hommes, Jésus-Christ

ceux qui n'auront pas profité des enseignements du véritable médiateur. (Mém. de l'Acad. des Inscript., tom. 71, p. 407, note.)

Dans l'attente perpétuelle où ils étaient de cet envoyé céleste, les peuples croyaient le voir dans tous les personnages extraordinaires qui paraissaient dans le monde. De là cette multitude de dienx « sauveurs et libérateurs, » que créait partout la foi dans le Sauveur promis : « mais ces faux libérateurs ne > répondant point aux espérances et aux besoins

• des hommes, ils eu attendaient sans cosse de nou-

• veaux,» (Mém. de l'Acad. des Inscript., tom. 24 p. 500.) et le vrai Messie était toujours, sans qu'elles le sussent elles-mêmes, » la désiré des nations, a (Ibid., tom. 66, pag. 242; Tid. et Alnet. Qusett., 1. 2, c. 13.)

A mesure qu'approchait son avènement, une lumière extraordinaire se répandait dans le monde : c'était comme les premiers rayons de l'Etoile dé Jacob. Elle va paraître, et Cicéron annonce une loi éternelle, universelle, la loi de toutes les nations et de tous les temps; un seul maître commun, qui serait Dieu môme, dont le règue allait commeoœr (Cicer de Republ, Us. 3, ap. Laet., Div. Inst'., lib. 6,'

Virgile, rappelant les anciens oracles, célèbre « le retour de la Vierge, » la naissance du « grand ordre, • que va bientôt établir « le Fils de Dieu descendu du ciel. La grande époque s'avance; tons les vestiges de notre crime étant effacés, la terre sera pour jamais délivrée de la crainte. L'enfant divin qui doit régner 6ur le monde pacifié, recevra pour premiers présents les simples fruits de la terre, et le serpent expirera près de son berceau. » (Virgile, Eclog. 1 V.)

Un demi-siècle après, Suétone et Tacite nous montrent tous les peuples les yeux fixés sur la Judée, « d'où, disent-ils, une antique et constante tradition annonçait quo devait soi tir en ce temps-là le Dominateur du monde, h h Percrebnerat Oriente » toto vêtus et constans opioio, esse in fatis, ut eo a tempore Judsea proft-cti rerum potirentnr. » (Sueton., m Vespas.) « Pluribus persuasio inerat, anti- » quis sacerfotuM litteris coutiueri, eo ipso tempore » fore ut valesceret Oriens, profectique Judœa re- » rum potirentur. » (Tacit., Hist., lib. 5, n. 13.) .

Cette attente était si vive, que, suivant une tradition des Juifs consignée dans le Tulmud et dans plusieurs autres ouvrages anciens, un grand nombre de gentils se rendirent à Jérusalem vers l'époquo de la naissance de Jésus-Christ, afin de voir le Sauveur du monde, quand il viendrait racheter la maison de Jacob, 'l'ahnud. Baby'on., Sanhédrin cap. 2. Vid. Defensa de la Religino cristiana, par don Juan Joseph Heydeck, t. 2, p. 79, Madrid 1798.) Il est parlé, dans la mythologie des Goths! d'un premier-né du Dieu suprême, et il y est représenté (comme une divinité moyenne, comme un médiateur entre Dieu et l'homme.) (Edda, lab. 1 1 note.) Il combattit avec la mort, (Ibid., fab. 2b.) et il écrasa la tête du grand serpent ; (Ibid., fab. 27.) mais il n'obtint la victoire qu'aux dépens dosa Vie. (Ibid., fab. 32. ) ^ P esa

Le savant Maurice a prouvé jusqu'au dernier degré d'évidence, que «des traditions immémoria- » les, dérivées des patriarches et répandues dans » tout l'Orient, touchant la chute de l'homme et la

promesse d'un futur médiateur, avaient appris à

a été le médiateur et le réconciliateur entre Dieu et les hommes ; il a été nun-seulement le répondant de part et d'autre, mais encore le prêtre et la victime du sacrifice par lequel cette

» tout le monde païen à attondre l'apparition d'un a personnage illustre et sacré, vers le temps de la i i venue de Jésus-Christ. » (Maurice I/is. of. Ilmdostan, vol. 2, Book. 4.,

Fondés sur une tradition antique, les Arabes attendaient également un libérateur qui devait venir pour sauver les peuples. ( Boulainvilliers, Vie de Mahomet, liv. 2, p. 194.) Celait à la Chine une ancienne croyance, qu'à la religion des idoles, ( tchim kiao,) qui avait corrompu la religion primitive, (siam kao,) succéderait la dernière religion, (mo Iciao,) celle qui devait durer jusqu'à la destruction du moud,.. (De Guignes, Mém. de lAcad.des Inscript., t. 65, p. 543.) Les habitants de 1 île de Ceylau attendaient aussi une loi nouvelle qui devait un jour leur être apportée des régions de 1 Occident, et qui deviendrait la loi de tous les hommes.

« Les livres Likigki parlent d'un temps où tout » doit être rétabli dans la première splendeur, par » 1 arrivée d'un héros nommé Kiunlsé, qui signifie « pasteur » et « prince a à qui ils donnent aussi a les noms de «très-saint,» do «docteur universel. » et de « vérité souveraine. » C'est le Mithra des « Perses, l'Horus des Egyptiens, et le Brahma dos a Indiens, a

« Les livres chinois parrentmême des souffrances

» et des combats da Kiunlsé Il parait que la

a source de toutes ces allégories (les travaux a d'Hercule, etc.) est une très-ancienne tradition « commune à toutes les nations ; a que le Dieu mi- « toyen, à qui elles donnent toutes le nom de • Soler . on « Sauveur, • ne détruirait les crimes » qu en souffrant lui-même beaucoup de maux, a (Discours sur la Mythologie, pag. 150 et 151.) Confueius disait que « le Saint envoyé du ciel saurait toutes choses, et qu'il aurait tout pouvoir au ciel et sur la terre. » (Morale de Confueius, p. 196.) « Qu'elle est grande, s'écrie-t-il, la voie du Saint 1 » Elle est comuio l'Océan; elle produit et conserve » toutes choses, sa sublimité touche au ciel. Qu'elle

a est graa.de et riche 1 attendons un b.mme qui

a soit tel qu'il puisse suivre cette voie ; car il est » dit que, si l'on n'est doué de la suprême vertu, » on ne peut parvenir au sommet de la voie du a Saint, a (L'Inuariable Milieu, etc., cuap. 26, §1,5, p. 94.) ' ' P - '

Après avoir plusieurs fois rappelé ce « ssint homme qui doit venir, a (Ibid., ch. 29, § 3 et 4.) il ajoute : « 11 n'y a dans l'univers qu'un saint qui a puisse comprendre, éclairer, pénétrer, savoir, et » suffire pour gouverner; dont la magnanimité, » l'affabilité et la bonté contiennent tous les homa mes; dont l'énergie, le courage, la force et la a constance, puissent suffire pour commander; dont » la pureté, la gravité, l'équité, la droiture, suffisent " pour attirer le respect ; dont l'éloquence, la régu- » larité, l'attention, l'exactitude, suffisent pour tout a discerner. Son esprit vaste et étendu est une » source profonde de choses qui paraissent chacune » en leur temps. Vaste et étendu comme le ciel, a profond comme l'abime, le peuple, quand il se a montre, ne peut manquer de le respecter; s'il a parle, il n'est personne qui ne le croie; s'il agit, a il n'est personne qui ne l'applaudisse. Aussi son a nom et sa gloire inonderont bientôt l'empire, et a so répandront jusque chez les Barbares du Midi a et du Nord, partout où les vaisseaux et les chars

MED

alliance a été consommée : « Il n'y a » dit saint Paul, qu'un seul médiateur » entre Dieu et les hommes, savoir » Jésus-Christ homme, qui s'est livré

> peuvent aborder, où les force! de l'homme p"u- » vent pénétrer, dans tous les lieux qne le ciel » couvre et que la terre supporte, éclairés par le » soleil et par la lune, fertilisé, parla rosée et le » brouillard. Tous les êtres qui ont du sang et qui » respirent I honoreront et l'aimeront, et l'on pourra » le comparer an ciel (à Dieu). » (L'Invariable milieu, etc. cb. 31, p. 106, 109.)

M. Reninsnt cite un truite furt curieux « de religion musulmane, , écrit eu chinois par un auteur musulman, et où on lit ces pa.-oles :

« Le ministre (Phi) consulta Confucius, et lui dit i O maître, n'êtas-vous pas un saint homme? il » répondit : Quelque effort que je fasse, ma mé- » moire ne me rappelle personne qui soit digne de » ce nom. Hais, reprit le ministre, les trois rois

• (Fondateurs de dynasties) n'ont-ils pas été saints? » Les trois rois, répondit Confucius, doués d'une » excellente bonté, oot été remplis d'une prudence . éclairée et d une force invincible. Mais moi,

• (K-biêou,) je ne sais pas s'ils ont été des saints » Le ministre reprit: Les cinq seigneurs n'ont- » ils pas été des saints? Les cioq seigneurs, dit » Confucius, doués d'une excellente bonté, ont » fait usage d'une chanté divine et d'une ius- « tice inaltérable. Mais moi, , Khiêou, , je ne » sais pas s ils ont été des saints. Le ministre » lui demanda encore : Les trois Augustes » n ont-ils pas été des saints ? Les trois » Augustes, répondit Confiera», ont pu «faire u<a~e » de leur temps;» mais moi, .Khiêou,. j'ignore s'ils » ont été des saints. Le ministre, saisi de surprise . lui dit enfin : S'il en est ainsi, quel est donc celui » que Ion peut appeler Saint? Confucius, ému, . répondit pourtant avec douceur à cette question : » Moi, .Khiêou,. j'ai entendu dire que, dans les • contrées occidentales, il y avait fou il y aurait) » un saint homme, qui, sans exercer aucun acte de » gouvernement, préviendrait les troubles; qui « sans parler, inspirerait une foi spontanée ; qui . sans exécuter de changement, produirait natu- > Tellement un Océan d'actions (méritoires). Aucun » homme ne saurait dire son nom; mais moi, .Kiôou .

• 1 ai entendu dire qne c'était là le véritable Saint.'. {L Invariable Milieu, etc., note, p. 144, 145 ) ,

Le père Intorcetta rapporte aussi, dans sa Vie de Confucius, que ce philosophe parlait d'un « Saint qui existait on qui devait exister dans » 1 Occident. . « Cette particularité, dit M. Remusaf » ne se trouve ni dans les Kinns, ni dans les Tsé

• chou; et le missionnaire no s'appuyant d'aucune ' a , at0 , r,, ?> on ,urait P« le soupçonner de prêter à . Confucius un langage convenable à ses vues

• Mais cette parole du philsopbe chinois se trouve

■ consignée dans le Ssè wèn louî (Asiu,« ( Mélanges d affaires et de littéi-alure,) au chapitre 35 dans le Lhdn Ihâw, ssè kao tching tsi, au chap. fer .■t dans le Lièi-tseà l/isioaànchoû. I L'Invariable Milieu, etc.. note, p. 143. )

L'auteur chinois delaglosesnr le Tc/iouq-yoûna,

/l&'V-v '* """ homD18 de » cent générations

■ {M chi) est trés-éloigné, et qu'il est difficile de > se former 4 son sujet une idée nette. Dans l'at- » tente ou il est du saint homme des cent générn- . lions, le sage se propose à lui-même un» doctrine . qu il a sérieusement examinée ; et s'il parvient à . ne commettre aucun péché contre cette doctrine , qui est celle des saints, il no peut plus avoir de , doute sur lui-même. » (MJ p. |58 | o9 )

MED

» pour la rédemption de tous. »

» I Tim., cap. 2, f s.

L'apôtre, dans son épître aux Hébreux, relève admirablement cette

Selon M. Remusat, « pë chi, cent générations . est ic, une expression Indéfinie qui marque ° un long espace de temps. . „ „ ,] J « »»

"» éTà iT" ^ 3 ° an '-. C0Dt Chit ^ °°nc3,Ô00.„, » et là 1 époque où vivait Confuciu», il serait bien

«.£ âï.TV" e0t d " 1" e ,0 "i"t homme . tll ,n d8pU,S 3 ' 000 ans - ■'•abandonne au

» ras e aux réuexions du lecteur ro passage, qui à . ne le prendre même que dans le sens orJioïïra ."la r ri d ;' »""».<•■« ™Ui» la venue d™.

» Saint était répandue à la Chine dès le sixième

uettrx* v, " saiie - ' [L ' In "" riabl < ^ !

La doctrine de Confucius et des lettré, s'accordait, à ce égard avec celle de Fué ou Xaca, adoptée par le peuple non-seulement 4 1. Chine mais au

TW • "Il " f P rlnci P al . * '• Cochinchioe, an Tonqmn, dans le royaume de Siam, à Ceylao et jusqu'au Japon. En ces pays idolaîres, on croy.i universellement qu'un Dieu devait sauver le genre

î?7!l"YV al "' faisam a " Die " '«prême poirle. péchés des hommes. [Alnet. qusst., Ub.î c 14 )

M^» m r ême c'r diti0 . [ ' ?.* istait daD9 Ie Nouveau: Monde. Les Salives de l'Amérique disaient que le Puru envoya son fils du ciel, pour tuer un serpent horrible qui dévorait les peuples del'Orénoque ;que le hls du Pnxn vainquit ce serpent et le tua ; qu'alors Puru dit au démoin : Va-t'en à l'enfer, maudit 'tu ne rentreras jamais dans ma maison. (Gumilla,

lOQl. 1 , p. 171 .1 *

Ainsi l'attente d'un libérateur du genre humain, d un homme- Dieu, est aussi ancienne que le monde ! so.tquelon considère les croyances des peuples, les témoignages des poètes et des philosophes, les institutions religieuses, les rites expiatoires, il est manifeste qu il n y eut jamais de tradition plus universelle. Malgré sa haine pour le chri.tianisuie, Boulanger lui-même n'a pu s'empêcher de le reconnaître. Il avoue que les anciens attendaient Je. dieux libérateurs qui devaient régner sous une forme humaine, et que des imposteurs ont souvent prohté de cette disposition, pour se faire honorer comme des dieux descendus du ciel. Il trouve cette opinion profondément enracinée dans l'esprit de tous les peuples, et il en cite des exemples frappants. IL Antiquité dévoilée par ses usages, toro. 2, liv. 4, ch. 3.) '

« Le» Romains, dit-il, tout républicains qu'il» » étaient, attendaient, du temps de Cicéron, un roi

• prédit par les sybilles, comme on le voit dans le

• ivre de la Divination de (et orateur philosophe- » le» misères de leur république en devaient être » le» annonces, et la monarchie universelle la » suite. C'est une anecdote do l'histoire romaine à » laquelle on n'a pas fait toute l'attention qu'elle ■ mérite... ^

» Les Hébreux attendaient tantôt un conquérant » et tantôt un être indéfinissable, heureux et mal-

• heureux; il» l'attendent encore...

• L'oracle de Delphes, comme on le voit dan»

• Plutarque, était dépositaire dune ancienne et se-

• crête prophétie, sur la future naissance d'un fils

• d Apollon, qui amènerait le règne de la jnsti-e;

• et tout le paganismo grec et égyptien avait une » multitude d'oracles qu'il ne comprenait pa», mai»

• qui ton» décelaient de même • cotte chimère nni- » venelle. » C'était elle qui donnait lieu à la folle » vanité de tant de roi» et 'de princes, qui prétmi- ■ datent se faire passer pour fil» de Jupiter. Le»

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fonction de médiateur que Jésus-Christ a exercée, et fait voir combien elle a été supérieure à celle de Moïse. Il observe, 1° que Jésus-Christ est le Fils de Dieu, au lieu que Moïse n'était que son serviteur. 2° Les prêtres de l'ancienne loi n'étaient que pour un temps, ils se succédaient; le sacerdoce de Jésus-Christ est éternel, et ne finira jamais. 3° C'étaient des pêcheurs qui intercédaient pour d'autres pécheurs; Jésus-Christ est la sainteté même, il n'a pas besoin d'offrir des sacrifices pour lui-même.

4° Les sacrifices et les cérémonies de l'ancienne loi ne pouvaient purifier que le corps, celui de Jésus-Christ a effacé les péchés et purifié les âmes.

S Les biens temporels promis par l'ancienne loi n'étaient que la figure des biens éternels dont la loi nouvelle nous assure la possession. Saint Paul conclut que les transgresseurs de celle-ci seront punis bien plus rigoureusement que les violateurs de l'ancienne.

De ce que saint Paul a dit qu'il n'y a qu'un seul et unique médiateur de rédemption, qui est Jésus-Christ, s'ensuit-il que les hommes ne puissent intercéder auprès de Dieu les uns pour les autres? L'apôtre lui-même se recommande souvent aux prières des fidèles, et les assure qu'il prie pour eux; saint Jacques les exhorte à prier les uns pour les autres, c. 5, Ï 16. Saint Paul, après avoir dit que Dieu s'est réconcilié le monde par Jésus-Christ, ajoute : « Dieu nous a

i autres nations de la terre n'oDt pas moins donné ■ dans ces étranges visions... Les Chinois attendent i un Pheîo ; les Japonais, un Peyram et un Corn- » badoxi ; les Siamois, un Sommona Codorn...

» Tous les Américains attendaient du coté de l'O- » rient, « qu'on pourrait appeler le pôle de l'espé- » ranee de tontes les nations, » des enfants du so- » leil; et les Mexicains en particulier attendaient ■ un de leurs anciens rois, qui devait les rev-enir » voir par le côté de l'aurore, après avoir fait le • » tour du monde. Enfin il n'y a eu aucun peuple » qui n'ait eu son expectative de cette espèce. » (Recherches sur l'orig. du despotism. orient., sect. 10, p. 116 et 119.)

Voltaire confirme cette remarque, et ses paroles méritent une sérieuse attention, a C'était, de temps » immémorial, une maxime chez les Indiens et s chez les Chinois, que le Sage viendrait de FOe- » cident. L'Europe, au contraire, disait que !• » Sage viendrait de l'Orient. Toutes les nations » ont toujours en besoin d'un Sage. » [Addition à l'hist. génér., p. 15, édit. de 176.1.)

» confié un ministère de réconcilia- » lion.» II. Cor., c. 5, f 18. Personne n'oserait soutenir que cette réconciliation confiée aux apôtres déroge à la qualité de réconciliateur, qui appartient éminemment à Jésus-Christ ; comment donc peut-on prélendre que les titres d'intercesseu rs, d'avocats, de médiateurs, que nous donnons aux anges, aux saints vivants et morts, dérogent à la dignité et aux mérites de ce divin Sauveur? Jésus-Christ est le seul et unique médiateur, de rédemption, et par ses propres mérites, comme l'entend saint Paul ; mais tous ceux qui prient et intercèdent, demandent grâce et miséricorde pour nous, sont aussi nos médiateurs, non par leurs propres mérites, mais par ceux de Jésus-Christ; par conséquent dans un sens moins sublime que Jésus-Christ ne l'est lui-même.

Les anciens Pères ont été persuadés que c'était le Fils de Dieu luimême qui avait donné aux Hébreux la loi ancienne sur le mont Sinaï ; il était donc le vrai et principal médiateur entre Dieu et les Israélites; cependant nous ne sommes pas étonnés de voir ce titre de médiateur accordé à Moïse par saint Paul lui-même. Gai., c. 3, f 19. Les protestants ont donc très-mauvaise grâce de se récrier sur ce que l'Eglise catholique donne aux anges et aux saints ce même titre de médiateurs, et de soutenir que c'est une injure faite à Jésus-Christ, seul médiateur entre Dieu et les hommes.

Voyez Intercession. Bergieh.

Et sur quoi reposait cette attente générale ? La philosophie nous l'npprendra-t-ollc ? écoutez Volney : a Les traditions sacrées et mythologiques des d temps antérieurs avaient répandu dans toute n l'Asie la croyance d'un « grand Médiateur a qui » devait venir ; d'un « Juge final, i d'un « Sau- » veur futur ; roi, Dieu, cooquérant et législateur, » » qui ramènerait l'âge d'or sur la terre, et délin vrerait les hommes de l'empire du mal. n [Les Ruines, ou Méditations sur les révolutions des empires, p. 226.)

Certes on ne trouvera pas ces témoignages suspects. Ainsi la vérité se suscite partout des témoins pour confondre ceux qui refusent de la reconnaître, quels que soient leur prévention et leur aveuglement. Elle force les n lèvres menteuses » à lui rendre hommage, et l'erreur à s'accuser et à se condamner elle-même. Meniita est ifiiquitas sibi. (fui. 2«, v. 12.) — Extrait de V Essai sur l'indifférence, tom. 3, eh. 28.

Goojiit.

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MÉDISANCE, discours désavantageux au prochain, par lequel on fait remarquer en lui des défauts qui n étaientpas connus. L'Ecrituresainte, soit de 1 ancien soit du nouveau Testament, condamne sans restriction toute espèce de médisance, peint les détracteurs comme des hommes odieux Le psalmiste fait profession de les détester Ps. 100, f 5. Salomon conseille à tout le monde de s'en écarter, ?rov c. 4 y 24. Le détracteur, ditil, est un homme abominable; il ne laut pas en approcher, c. 2i, f 9 et il. L kcclesiaste le compare à un serpent qui mord dans le silence, c. 10 y 1.1. Saint Paul reproche ce vice aux anciens philosophes, et l'attribue à leur orgueil. Rom., c. i, y 30 n cherche aussi à en corriger les Corinthiens, II, Cor., c. 12, y 20. Saint Pierre exhorte les fidèles à s'en abstenir I. Petr., c. 2, y i, Saint Jacques leur fait la même leçon : « Ne » laites point de médisance les uns » contre les autres; celui qui médit » de son frère, et s'en rend juge se » met à la place de la loi; il usurpe » les droits de Dieu, souverain juge » et législateur, qui seul peut nous » Perdre ou nous sauver. » Jac.,c. i,

Cette témérité vient toujours d'un très-mauvais principe ; elle part ou d un fonds de malignité naturelle, on dune passion secrète d'orgueil, de haine d intérêt, de jalousie, ou d'une

legeretéimpardonnable.Lesprétextes par lesquels on cherche à la justifier n effaceront jamais l'injustice qui y est attachée, ne prescriront jamais

tt? H 1 - 01 naturelle , qui nous détend de faire a autrui ce que nous ne voulons pas qu'on nous fasse.

Nos jugements sont si fautifs, nos préventions sont souvent si injustes nos affections si bizarres et si inconsl tantes, que nous devons toujours craindre de nous tromper en jugeant des actions et des défauts du prochaintoujoursindulgentspournous-mêmes'

Efe i-f °. ès de noU ' e ré Putation,' prêts à détester pour toujours quiconque aurait parlé contre nous, nous devrions être plus circonspecte et plus charitables à l'égard des autres/ ioute médisance qui porte préjudice

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au prochain entraine la nécessité d une réparation ; il n'est pas plus permis de lui nuire par des discour!

que par des actions. De la médisance a la calomnie la distance n'est pas

oS et le P. as est e ,issant : ™&

lorsque par l'un ou l'autre de ces crimes, 1 on a ôté à quelqu'un sa réputation, son crédit, sa fortune, com-

s MN f r pour ies ré * arer7 "*«

Beugier, MÉDITATION. Voyez Orakor men-

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