‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 114 sur 536 · X. Le Bachelet · texte numérisé non relu

X. Le Bachelet

ACACIENS, secte d'ariens qui se forma, en 359, au svnode semiarien de Séleucie, sous l'influence et la direction d'Acace de Césarée, oc Ucp't 'Ay.cbrfbv. Ils se sépa-

ACACIENS — ACCAPAREMENT

raient dos orthodoxes par le rejet du mot â|j.oojatoc, consubstantiel; des semiariens, par celui de l'ôtioto-Jcio;, semblable en substance ; des anoméens, par celui de ràvojxoto;, dissemblable. Ils s'en tenaient au terme d'ô'iio'.o;, semblable, d'où leur autre nom dahoméens. Voici leur formule, signée à Séleucie par une quarantaine d'évèques parmi lesquels on remarque surtout Georges d'Alexandrie, Uranius de Tyr, Etidoxe d'Antioche : « Comme les mots consubstantiel et semblable en substance ont causé beaucoup de troubles et que quelques-uns ont récemment innové en appelant le Fils dissemblable au Père, nous rejetons les mots consubstantiel et semblable en substance comme n'étant pas dans la sainte Écriture, et nous anathématisons, celui de dissemblable; nous professons que le Fils est semblable au l'ère, conformément à cequeditl'apôtre, qui l'appelle une image de Dieu invisible. » Épiphane, JJœr., lxxiii, P. G., t. xlii, col. 451. Les acaciens formaient ainsi un parti moyen, tout en restant dans l'arianisme strict, puisque le terme Sp.oio; signifiait pour eux semblable au Père, non quant à la substance, mais quant à la volonté. Hilaire, Cont. Constant., n. 14, P. L., t. x,

L'histoire des acaciens se borne à quelques années. A Séleucie, Acace n'ayant pas comparu pour rendre compte de sa conduite à l'égard de saint Cyrille de Jérusalem, la majorité semiarienne prononça contre lui et ses principaux fauteurs une sentence de déposition. Mais il sut prévenir les envoyés du synode auprès de l'empereur Constance et gagner celui-ci à sa cause. L'année suivante, il fut l'âme d'un concile réuni à Constantinople. De concert avec Ursace de Singidunum et Valens de Mursa, il y fit approuver le formulaire de Nicée en Thrace, oct. 359, c'est-à-dire la doctrine de l'op-oios pur et simple. Puis, divers personnages furent déposés : le diacre Aétius, patriarche des anoméens; saint Cyrille, et surtout les chefs du parti semiarien, comme Basile d'Ancyre et Macédonius de Constantinople qui fut remplacé par Eudoxe. Le crédit d'Acace se maintint tant que vécut Constance. Sous Julien l'Apostat, son successeur, Aétius rentra en grâce, et les acaciens se rapprochèrent ouvertement des anoméens; changement d'attitude et retour momentané à la foi de Nicée, au synode d'Anlioche de 363, sous Jovien, empereur orthodoxe; puis revirement sous Valens. En 365, le synode semiarien de Lampsaquè annula tous les actes du concile tenu à Constantinople en 300, condamna la profession de foi qui y avait été émise, et déposa Eudoxe et Acace. Valens ne confirma pas ces dispositions, mais à partir de cette époque, les acaciens n'ont plus d'histoire particulière.

V. ii- S. Athanase, De synod., n. 12, 29-40, P. G., t. xxvi, col. 701, 745-766 ; S. Hilaire, op. cit., n. 12-15 ; S. Épiphane, Hser., lxxiii, n. 23-27; les Histoires ecclés. de Sozomène, IV, 22-29; v, 14; VI, 4, 1,P. G., t. LXVH, col. 1177-1206, 1253, 1299-1304, 1309-1314; deSocrate, n, 39-43; m, 24-25; IV, 2 sq., P. G., t. LXVII, col. 331-356, 449-456, '.Où, et de Théodoret.n, 22-24, 27, P.G., t. LXXXII, col.1063- 11174,1079-1084; Tillemont, op. cit., p. 439 sq. ; Hefele, Hist. des conciles, Uad. Leclercq, t. n, fcj 82-88 ;Gummerus, Die homoùsianisclie Partei, 1900, p. 18, 19, 63 sq., 138 sq., 159-160.

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