T1NIENS
S. Irénée, Cont. hxreses, 1. I, c. iv, P. G., t. vu, col. 4SI, 1S4 sq.; Pliilosophumena, VI, 31 sq., P. G., t. xvi, col. 3240,
G. Bareille.
ACHARD DE SAINT- VICTOR naquit dans les premières années du XIIe siècle, en Angleterre ou en Normandie. Avant commencé ses études à Brindlington, au
diocèse d'York, il vint les terminer à Paris et entra bientôt à l'abbaye de Saint-Victor. Elu en 1155 pour succéder à Gilduin, premier abbé de Saint-Victor de Paris, il fut nommé en 1161 à l'évèché d'Avranches, où il resta jusqu'à sa mort, 29 mars 1171. Les contemporains le citent comme une autorité dans les sciences sacrées, et l'histoire le met au nombre des religieux et des prélats les plus célèbres du xne siècle. On a de lui : 1° un traité De tenlalione Christi; 2° un opuscule De divisione animai et spiritus. On doit aussi lui attribuer, à ce qu'il semble, un traité De discretione animœ, spiritus et mentis. Mais les seuls écrits d'Achard qui aient été imprimés sont deux lettres sans importance, l'une à Henri II, roi d'Angleterre, l'autre à Arnoul, évèque de Lisieux. P. L., t. CXLVi. A part quelques sermons et peut-être un traité, De Trinilate, les autres écrits que divers recueils ont mis sous son nom, Vila S. Geselini et Soliloquium de instructione animas, doivent être attribués l'un à Achard, moine de Clairvaux, qui mourut en 1170, l'autre à Adam Scotus, prémontré.
Brial, dans Bist.litt.de la France, 1SU, t. XIII, p. 453; Ceillier, Hisl. des auteurs ecclésiastiques, 2° édit., Paris, 1863, t. Xiv, p. 708; Hauréau, Hist., litt. du Maine, 1870, t. I, p. 1-20; dom Morin, dans la Revue bénédictine, mai 1899, p. 218.
A. Mignon.
ACHAT. Voir Prix, Vente.
ACHÉRY Luc (d'). Né à Saint-Quentin en 1609, dom Luc d'Achéry (i t d'abord profession dans l'abbaye deSain t- Quentin en l'île dans sa ville natale, mais il ne tarda pas à passera la réforme de Saint-Maur. Il en prit l'habita l'abbaye de la Trinité de Vendôme et fit profession le 4 octobre 1632. Envoyé à Paris pour cause de santé en 1637, il se fixa à l'abbaye de Saint-Germain des Prés. Nommé bibliothécaire de ce monastère, il classa son dépôt avec soin, l'enrichit considérablement et en dressa le catalogue. Bibl. nat. de Paris, F. F. 13083-1308$. Moine d'une piété exemplaire, aimant la retraite, d'une assiduité remarquable au travail, malgré une existence pleine d'infirmités, dom d'Achéry a passé sa vie à recueillir de nombreux textes inédits, qu'il utilisa dans ses éditions de Lanfranc, de Guihert de Nogentet surtout danssonSpicilege.il avait aussi commencé à recueillir les actesdes saints de l'ordre de Saint-Benoit, quand. en 166 't, il obtint pour aide le jeune dom Mabillon, qu'il initia aux travaux d'érudition. Celui-ci le vénéra toujours comme un père et lui rendit un juste tribut d'hommages en maints endroits de ses œuvres, lter italicum, Paris,1686,t.i, p. 38; Act. SS., Paris, 1668, sœc.vi, part. I, p. xxxi. Le grand mérite de dom d'Achéry fut d'avoir été le promoteur et le défenseur de la culture des études sérieuses au sein de la congrégation de Saint-Maur; sa lettre adressée au chapitre général, tenu à Vendôme en 1648, était un éloquent plaidoyer en faveur de cette cause. Il mourut à Saint-Germain des Prés le 29 avril 1685. Cf. Journal des Savants, 26 novembre 1685, p. 393-394. Les ouvrages de dom d'Achéry sont : 1° S. Barnabee epistola, édit. posthume de dom Hugues Ménard, in-4°, Paris, 1645; 2° Asceticorum ,i'idgospi iri tualiu m opusculorum... indiculus, in-4°, Paris, 1648; 2e édit. augmentée par dom Jacques Remi,in-4°, Paris, 1671; 3° B. Lanf ranci opéra, in-fol., Paris, 16i8; Venise, 1745; P. L., t. cl; 4° Guiberli abbatis B. M. de Novigento opéra, in-fol., Paris, 1651, P. L., t. CLVi; 5° Grimlaici régula solitariorum, in-12, Paris, 1653; 6° Veterum aliquot scriptorum... spicilegium, 13 in-4», Paris, 1655-1677; 2° édit. (partielle), t. i (Paris, 1665); t. il, m (Paris, 1681, 1686). Cf. Analecla bollandiana, 1899, t. xvm, p. 43- 49; 3e édit. revue par L. Fr. Jos. de la Barre sous le titre de Spicilegium sive collectio veterum aliquot scriptorum, 3 in-fol., Paris, 1723. — La vaste correspondance de dom d'Achéry est conservée à la Bibliothèque nationale de Paris, F. F. 17682-17680. On