AÉTIUS — AFFINITÉ, EMPÊCHEM. DE MARIAGE CHEZ LES LATINS
en Cilicie, puis à Amblade en Pisidie. Rentré en grâce et même en faveur sous Julien l'Apostat, il est, en 361, réhabilité dans un synode arien, et consacré évèque, mais sans siège épiscopal. Il meurt à Constantinople, où Eudoxe lui fait faire de somptueuses funérailles; les dates varient de 366 à 370.
Au moral, Aétius nous est présenté par les Pères et les écrivains ecclésiastiques de l'époque, sauf l'arien Philostorge son panégyriste, sous un jour peu flatteur : sorte d'épicurien prêchant la foi sans les œuvres et ne voyant pas autre chose dans les actions infâmes que dans les nécessités naturelles les plus innocentes; parasite allant de l'un à l'autre pour se faire bien traiter; disputeur effronté n'ayant souci ni de l'ordre ni de l'honnêteté. Outre plusieurs lettres à l'empereur Constance et à divers personnages, il avait composé un ouvrage intitulé Théologie ou Art de sophistiquer; il s'y trouvait environ 300 propositions ou raisonnements dont on peut juger par les 47 que saint Épiphane nous a conservés. Voir l'article Anoméens.
Voir S. Grégoire de Nysse, In Eunom.,1. I, P. G., t. XLV, col. 259-2b6; S. Épiphane, Hxr., lxxvi, P. G., t. XLH, col. 515- 639; Philostorge, Epilom. hist. eccl., passim, 1. III, c. xv, à 1. IX, c. VI, P. G., t. lxv, col. 502 sq.; les Histoires ecclésiastiques de Socrate, 1. II, c. xxxv, P. G., t. i.xvn, col. 298-299; de Sozomène, 1. III, c. xv; 1. IV, c. xn-xvi, xxm-xxiv; 1. V, c. v, P. G., t. LXVII, col. 1086, 1149-1159, 1186-1194, 1230; de Théodoret, 1. H, c. xix, xxm-xxv, P. G., t. lxxxii, col. 1059, 1067- 1075 ; Baronius, Annales, ann. 356, n. 119-123; ann. 357, n. 76-79: ann. 359, n. 88-97; Tillemont, Mémoires, t. VI, Paris, 1704: Arianisme, art. 64-65, 73-74, 89-92, 98; Hefele, Hist. des conciles, trad. Leclercq, §77, 81-83, 85; Schwane, Histoire des dogmes, trad. Degert, Paris, 1903, t. il, p. 199-200.