‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 194 sur 536 · V. Affinité qui survient après le mariage · texte numérisé non relu

V. Affinité qui survient après le mariage

I. Notion. — Trois empêchements dirimants du mariage résultent des lois qui président à la propagation de l'espèce humaine; ce sont la parenté, l'affinité et l'honnêteté publique. La parenté ou consanguinité (voir ce mot) provient, comme son nom l'indique, de l'identité du sang et de l'unité d'origine. L'affinité a pour cause l'acte matériel de l'union sexuelle, et enfin l'honnêteté publique (voir ce mot) est produite par le mariage contracté ou même par les fiançailles.

Le décret de Gratien,part. II, causa XXXV, quaest. V, définit l'affinité : Propinquitas personarutn provenions ex copula carnali perfecla, omni carens parentela. Ces trois dernières paroles sont quelque peu surérogatoires; elles ne servent qu'à exprimer la distinction théorique existant entre l'affinité et la consanguinité, quoiqu'en pratique ces deux empêchements puissent coexister.— L'affinité est donc la relation qui est créée par suite de l'œuvre de chair accomplie entre deux personnes, et qui subsiste entre l'une de ces deux personnes et les parents de l'autre. Il n'y a pas affinité entre les deux personnes qui ont réalisé l'union sexuelle, ni respectivement entre les parents de l'une et ceux de l'autre, mais entre chacune d'elles et les consanguins de l'autre, par exemple entre l'homme et les parents de la femme avec laquelle il a eu des rapports conjugaux et vice versa.

Pour cela, il faut que l'union sexuelle soit complète. Il n'est pas nécessaire sans doute que la génération d'un enfant soit réellement produite, mais il est nécessaire que l'acte accompli ait été de nature à la produire; d'autre part, pour que l'affinité existe, peu importe que l'acte soit licite ou illicite, volontaire ou même involontaire. Qu'il soit accompli par exemple par violence absolue, ou même sur une personne endormie, ivre, anesthésiée, l'affinité n'en existera pas moins et produira ses effets juridiques.

L'affinité a cela de commun avec la parenté, qu'il y a aussi pour elle une souche, des degrés et des lignes ascendante ou descendante, directe et collatérale. Pour l'affinité, la souche, stipes, est constituée (d'ensemble, per modum unius) par les deux personnes, auteurs de l'acte d'où elle provient. — Les degrés sont Tinter-

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