‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 264 sur 536 · IX. ŒUVRES DOUTEUSES ET APOCRYPHES. — Les CT-llvrCS · texte numérisé non relu

IX. ŒUVRES DOUTEUSES ET APOCRYPHES. — Les CT-llvrCS

d'Alcuin ont été fort goûtées du moyen âge, qui nous les a transmises dans un grand nombre de copies. On lui en a même attribué qui n'étaient pas de sa composition, et dont il serait facile de dresser une assez longue liste. Il suffira d'indiquer les plus importants des écrits apocryphes ou douteux publiés sous le nom d'Alcuin : 1. La Confessio fidei, classée parmi les opéra dubia, dans P. L., t. Cl, col. 1027-1098, n'est pas authentique ; — 2. Le Liber de divinis officiis, qui ligure parmi les opéra supposila, P. L., t. ci, col. 1173-1286, « n'est qu'un fouillis de pièces disparates, empruntées à des ailleurs différents par un copiste qui vécut assez longtemps après Alcuin. » Hauréau, Notices et extraits de quelques manuscrits delà Bibliothèque nationale, t.n, Taris, 1891, p. 59; — 3. Le Liber de processiune Spi-

ritus Sancti, donné comme authentique, dans P. L., t. ci, col. 64-82, ne l'est pas. Cf. E. Duemmler, M. G. H. Epistolarum, t. IV, Karolini sévi, t. il, p. 482; — 4. Les Commentariorum in Apocalypsin libri V, publiés pour la première fois par Mai, et reproduits dans P.L., t. c, col. 1087-1156, sont suspects, car les auteurs, relativement récents, qui prêtent à Alcuin des commentaires sur l'Apocalypse, disent qu'il composa un et non cinq livres, et, d'autre part, le fait que la version latine de l'Apocalypse citée est différente de celle de la Vulgate, est de nature à éveiller des doutes quand on se rappelle les efforts d'Alcuin pour le triomphe de la Vulgate; — 5. Le Commentaire sur saint Matthieu a été attribué à Alcuin, sans preuves valables, par F. Monnier, qui en a édité des fragments, Alcuin et son influence littéraire, religieuse et politique chez les Franks, Paris, 1853, p. 255-261 ; — 6. Parmi les inscriptions dues à Alcuin, se sont glissées quelques pièces qui ne sont point de lui. Cf. J.-B. de Rossi, Inscriptiones christianas Urbis Romae septimo sseculo antiquiores, t. il, part. I, Rome, 1888, p. lvi.

Alcuin a-t-il écrit les fameux livres carolins? « Bien des indices porteraient à le croire, » dit Hefele, Histoire des conciles, trad. Leclercq, Paris, 1909, t. ni, § 399. Cf. Jaffé, Bibliotheca rerum germanicarum, t. VI, Monumenta Alcuiniana, Berlin, 1873, p. 220, n. 1. Les rapports qui existaient entre Alcuin et Charlemagne, le rôle d'Alcuin au concile de Francfort (cf. le dernier canon du concile, le 56e, dans Labbe et Cossart, Sacrosancta concilia, t. vu, Paris, 1671, col. 1064), peuvent autoriser cette hypothèse laquelle demeure pourtant une hypothèse.

/. ŒUVRES. — Les principales éditions sont celles de Duchesne (Quercetanus), 1 vol., Paris, 1617; et de Froben, 2 vol., Ratisbonne, 1777; cette dernière, reproduite dans P. L., t. c et ci. Le t. vide la Bibliotheca rerum germanicarum. de Jallé, publiée par MM. Wattenbach et E. Duemmter, Berlin, 1873, avec ce sous-titre : Monumenta Alcuiniana, contient : Vita sancti Willibrordi, De palribus regibus et sanctis Euboricse (c'est, sous un titre meilleur, le Poema de pontifteibus et sanctis ecclesise Eboracensis) et Epistolse. La chronologie des lettres d'Alcuin, améliorée dans cette édition, l'a été encore par M. Th. de Sickel, de Vienne, qui a étudié les manuscrits des lettres, dans Sitzungsberichte der K. Akademie, der Wissenschaften, t. lxxix, 1875, p. 461-550, et de nouveau, mais sans être établie définitivement, par M. E. Duemmler, qui a réédité toute la correspondance d'Alcuin, dans Monumenta Germanise historica. Epistolarum, t. IV, Karolini sévi, t. n, Berlin, 1895, p. 1-493, cf. p. 615. M. E. Duemmler, après avoir étudié leurs manuscrits dans Neues Archiv der Gesellschaft fur altère deutsche Geschichtskunde , t. iv, Hanovre, 1879, p. 118-139, 574-576, a réédité les poésies d'Alcuin dans Monumenta Germaniœ historica. Poetarum latinorum medii sévi, t. I, Berlin, 1881, p. 160-351. M. L. Delisle a publié la table du second volume de l'homiliaire d'Alcuin, dans Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque nationale et autres bibliothèques, t. xxxi, I" part., Paris, 1884, p. 298-312. Pour le lectionnaire, voir plus haut. Cf., sur les éditions des œuvres d'Alcuin, A. Potthast, llibliotheca historica medii œvi, 2'édit., t. I, Berlin, 1897, p. 33-35.

//. vie. — 1" Source ancienne ■ Beati Flacci Alcuini vita, écrite entre 823 et 829, par un moine inconnu, d'après les indications de Sigulf, élève favori d'Alcuin, publiée dans P. L., t. c, col. 89-106. Cf. Bollandistes, Bibliotheca hagiographica latina antiques et mediœ setatis, 1. 1, Bruxelles, 1898, p. 41.

2" Travaux modernes : K. Weiner , Alcuin urtd sein Jahrhundert, ein Beitrag zur christlichtheologischen Literargeschichte, Paderbom, 1876; A. Ebert, Histoire générale de la littérature du moyen âge en Occident, (nul. Aymeric etCondamin, t. n, Paris, 188'i, p. 8-11, 17-43, 377-379; E. Duemmler, Zur Lebengeschichte Alchvins , dans Neues Archiv. t. xvm, 1898, p. T>:i-7ii; A. Hauck, Kirchengeschichte Deutschlands, t. n, Die frânkische als Reichskirche, Auflôsuhg der lleichsklrche, Leipzig, 1897 ; Gaskain, Alcuin, lus life and work, Londres, 1904; Diction, d! 'archéologie chrétienne, t. i.col. 1072-1092. Cf. U. Chevalier, Répertoire, Bio-bibliographie, col. 6'i-65,2393.

F. Vernet.

ALDERETE (de) Bernard, jésuite espagnol, né à Zamora en 1598, admis dans la compagnie de Jésus en

ALDERETE — ALEANDRE

1613, enseigna la philosophie à Compostelle et à Valladolid, et vingt-quatre ans la théologie à Salamanque, où il fut aussi recteur; il y mourut le 15 septemhre 1657. — Commentariorum ac disputationum in Terliam parlent D. Thomas, de mysterio lncarnationis Verbi divini, Lyon, 1652, in-fol., 2 vol.; Commentarii ac disputationes in primam partent... De visione et scientia Dei, Lyon, 1662, in-fol., 2 vol. On conservait à Salamanque ses manuscrits, par exemple: De scientia média,

De Backer et Sommervogel, Bibl. de la C" de Jésus, t. I, col. 150.

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