ALPHONSE DE LIGUORI (saint). - I. Vie. IL Écrits
I. Vie. — Saint Alphonse-Marie de Liguori naquit d'une noble famille napolitaine le 27 septembre 1696. Sa pieuse mère, sœur de Msir Cavalieri évêque de Troja, voulut elle-même présider à sa première éducation ; elle déposa dans le cœur de son enfant les premières semences des vertus chrétiennes dont elle était un exemple vivant. Le jeune Alphonse était orné des dons les plus riches de la nature : imagination brillante, esprit prompt, jugement sûr, mémoire tenace, cœur d'une exquise délicatesse; ces qualités se développant avec l'âge lui attiraient l'admiration universelle. Son père résolut de ne rien épargner pour faire valoir un fonds d'une aussi grande richesse, aussi sut-il procurer à cet enfant privilégié des maîtres renommés, et voulutil que son éducation se fit sous ses yeux, dans la maison paternelle. Les études classiques et les arts d'agrément devaient marcher de front; ainsi, au programme traditionnel des écoles venaient s'ajouter des leçons de français, de peinture et de musique. Alphonse atteignit dans toutes ces branches une perfection qui, plus tard, contribua beaucoup à ses succès apostoliques.
Ses progrès dans les études n'opposèrent pas le moindre obstacle à sa piété, celle-ci s'épanouissait admirablement sous l'influence de sa sainte mère et de son directeur, le père Pagano de la congrégation de l'Oratoire. Vers l'âge de dix ans, il fut admis à la sainte table, et dès lors il ne cessa de s'en approcher régulièrement selon les conseils de son confesseur. Alphonse était le modèle des jeunes gens de son âge; il s'appliquait à la philosophie et aux mathématiques avec non moins de succès qu'aux belles-lettres, jusqu'à ce qu'enfin il pût aborder l'étude du droit. Tout concourait à lui assurer de rapides progrès dans cette branche : ses maîtres étaient hommes de haute valeur, son intelligence remarquable et déjà bien développée, son application soutenue. C'est à l'étonnement de tout Naples qu'il affronta, à l'âge de seize ans, les multiples épreuves du doctorat. On lui décerna la palme haut la main et avec une dispense de quatre ans il fut proclamé docteur le 21 janvier 1713.
Après un stage de trois ans, employé avec succès à une étude plus approfondie de la jurisprudence et au maniement des affaires, il plaida, âgé seulement de vingt ans. L'étendue de ses connaissances la pénétra-
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tion de son esprit et la chaleur de sa parole lui valurent de brillants triomphes oratoires; les causes les plus importantes lui furent confiées; l'avenir s'ouvrait devant lui, souriant et plein de promesses. Un événement tragique vint, en 1723, détruire toutes ces espérances et donner une nouvelle orientation à cette existence, qui semblait se diriger d'un pas si assuré vers le succès et la gloire. Un différend d'une extrême importance s'était élevé entre le duc Orsini et le grand-duc de Toscane; l'enjeu était de 5 à 600000 écus. Le duc Orsini confia ses intérêts à notre jeune avocat. Alphonse étudia scrupuleusement la cause, il crut au bon droit de son client et mit tout son talent à le faire triompher; mais il s'était mépris sur le sens d'un document et il ne fit pas difficulté de le reconnaître loyalement devant le tribunal. Dés lors il renonça au barreau.
Ni les conseils de ses amis ni les instances de son père, ni les supplications de sa mère ne purent le faire revenir sur la détermination qu'il avait prise. L'horizon cependant était sombre devant lui et il ne savait quelle nouvelle orientation donner à sa vie. Il eut recours à la prière et s'adonna avec plus d'assiduité aux bonnes œuvres. Dieu l'exauça d'une manière extraordinaire. Un jour qu'il était occupé à servir les malades dans l'hospice des Incurables, il se vit, à deux reprises, entouré d'une lumière éclatante, en même temps, il entendit distinctement ces paroles : « Alphonse, quitte le monde et désormais ne vis que pour moi seul! » Cette voix du • ciel fut un ordre pour lui, il résolut d'abandonner le monde pour entrer dans l'état ecclésiastique. Après de pénibles pourparlers avec son père, il put enfin revêtir la soutane des clercs le 23 octobre 1723. Il s'appliqua à l'étude de la théologie sous la direction du chanoine Torni, savant distingué, mais appartenant à l'école rigide alors si répandue. Débarrassé de tout accessoire, il menait de front l'étude du dogme et celle de la morale. Cette dernière branche de la science sacrée avait pour lui un attrait particulier et sa connaissance du droit l'y avait admirablement préparé. La simple casuistique ne pouvait le satisfaire, il sentait le besoin d'aller au fond des questions et de se faire une science solide et raisonnée. Aussi put-il dire plus tard cette parole qui caractérise si bien sa trempe d'esprit : « Quand j'ai pour moi une raison convaincante, je me soucie peu des autorités contraires. » Alphonse s'avançait par étapes vers le sacerdoce; il reçut la tonsure le 23 septembre 1724; les ordres mineurs le 23 décembre de la même année; le sous-diaconat le 22 septembre 1725; le diaconat le 6 avril 1726 et enfin la prêtrise le 21 septembre suivant.
Une fois prêtre, il se mit à la disposition des supérieurs pour l'exercice du saint ministère. Son talent oratoire fut fort apprécié, et on ne manqua pas de l'exploiter largement en lui confiant une part des plus actives dans plusieurs missions importantes. Le succès n'était pas moins complet en chaire qu'au barreau, sa vocation de missionnaire devenait manifeste. Pour la suivre plus librement, il résolut, au commencement de juin 1729, de quitter la maison paternelle pour établir sa résidence au collège des Chinois récemment fondé par le père liipa. Dès lors il exerça activement le saint ministère dans l'église de cet établissement : il prêchait fréquemment, était fort assidu au tribunal de la pénitence et devint directeur recherché. En même temps il donnait son concours à une œuvre intéressante, fondée par ses soins dès 1727, celle des Chapelles, où se réunissaient périodiquement, pour entendre la parole de Dieu et se livrer à des exercices de piété, des gens du peuple, petits employés, ouvriers, portefaix et autres personnes de basse condition. L'inlluence d'Alphonse fut considérable dans ce modeste milieu où il n'était pas rare de rencontrer des hommes d'une vertu plus qu'ordinaire. Ces travaux étaient interrompus de temps en temps par des missions auxquelles le nouvel apôtre était
heureux de prendre part. Ce fut là comme un stage dont la providence se servait pour le préparer à devenir le fondateur d'un nouvel institut religieux. Ses excursions apostoliques lui avaient fait connaître combien sont privés de secours religieux les pauvres gens de la campagne. De plus, il rencontra au collège des Chinois un homme d'une éminente vertu, qui était, lui aussi, vivement préoccupé de cet abandon spirituel et songeait à y remédier, mais sans en trouver les moyens. C'était le père Falcoja de l'ordre des pieux-ouvriers, homme déjà avancé en âge, d'une haute expérience et directeur de grande autorité; c'est lui qui avait aidé de ses conseils le père Ripa dans l'établissement de son œuvre. Malgré la différence d'âge, il s'établit entre notre saint et le pieux-ouvrier un commerce spirituel qui exerça sur les destinées d'Alphonse la plus grande influence. Un événement extraordinaire vint lui dévoiler les desseins qu'avait eus la providence en plaçant à ses côtés un guide aussi éclairé. L'exercice du saint ministère l'avait mis en relation avec une communauté religieuse de Scala; il y avait fait accepter une réforme qui donna naissance à l'ordre des rédemptoristines. Une des religieuses, Marie-Céleste Crostarosa, lui fit part, le 3 octobre 1731, d'une vision qu'elle avait eue à son sujet. Elle avait vu Alphonse en compagnie de saint François d'Assise qui, montrant son compagnon, avait prononcé ces paroles : « Voici le fondateur d'un nouvel ordre de missionnaires dans l'Église. » A cette communication l'humble prêtre fut troublé d'abord, et dans sa prudente sagesse il ne voulut pas en tenir compte. Il n'était pas homme à se laisser conduire par les visions d'une femme, si sainte qu'elle fût. Toutefois, il était frappé de la ressemblance qu'il y avait entre la nature de l'institut contemplé par la religieuse et ses réilexions personnelles sur l'abandon spirituel des pauvres gens de la campagne. N'était-ce pas là un appel d'en haut? Une lutte s'engagea dans l'âme d'Alphonse, entre sa charité qui ne voulait rien refuser à Dieu et son humilité qui ne pouvait reconnaître en lui les qualités requises pour une si grande œuvre. Il s'en ouvrit au père Falcoja devenu évèque de Castellamare, celui-ci l'exhorta à la générosité, mais le renvoya pour une solution définitive au père Pagano son confesseur. Ce prudent vieillard examina l'affaire à fond, et après avoir pris l'avis de plusieurs personnages distingués par leur science et leur sainteté, il déclara que l'appel de Dieu était manifeste. Sans compter avec ses répugnances, Alphonse se mit incontinent en devoir d'obéir aux exigences divines. Mais quel monde de difficultés à surmonter! Quel besoin d'appui et de guide éclairé ! Il trouva l'un et l'autre dans son saint ami Mor Falcoja, qui dès lors devint le directeur de son âme et le conseiller de son entreprise. Plusieurs prêtres, remarquables par leur science, leur zèle et leur piété, vinrent se joindre à lui, et le 9 novembre 1732, se constitua la première communauté de la congrégation du Très-Saint-Rédempteur. Consolider, organiser, développer cette œuvre, lui infuser une sève abondante de science théologique et de zèle apostolique, fut désormais le but de sa vie et l'objet de ses sollicitudes. Il se mit à l'œuvre avec toute la générosité de sa riche nature, sans peut-être se douter encore des difficultés qu'il allait rencontrer; elles ne furent ni rares, ni légères. Tout d'abord, une divergence de vues sur le but spécifique île l'institut, vint mettre la division dans la jeune communauté. Les uns à l'apostolat voulaient allier renseignement; les autres au contraire voulaient concentrer toutes leurs forces sur l'apostolat. C'était l'avis inébranlable d'Alphonse. S'obstinant dans leurs idées personnelles, plusieurs sujets distingués abandonnèrent l'œuvre commencée et se séparèrent de l'inflexible fondateur. Ce fut pour lui un coup terrible. Délaissé par la plupart de ses compagnons d'armes, en butte à la raillerie de ses anciens amis, sans ressources.
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l'àme remplie d'un dégoût mortel, il se sent sur le point de défaillir, il se demande un instant s'il n'y a pas témérité à persister dans son entreprise. Le souvenir du Sauveur au jardin des Olives le ranime, il se jette à genoux et fait le vœu de se dévouer pour la vie à l'œuvre des missions, dût-il rester absolument seul. Un tel héroïsme désarma l'enfer et le calme se rétablit dans cette âme généreuse. Bientôt, de nouveaux compagnons vinrent occuper la place des déserteurs, et leur chef ne songea plus qu'à reprendre son œuvre avec une ardeur nouvelle. Le but de l'Institut fut alors fixé avec une entière précision : on s'appliquera exclusivement aux missions et travaux de même genre, les membres feront les vœux simples de religion, auxquels ils ajouteront le vœu et le serment de persévérance. L'exercice de l'apostolat, comme la pratique des vertus, devra porter l'empreinte de l'imitation de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Alphonse était bien l'homme qu'il fallait pour former cet ordre de missionnaires, et rien mieux que ses exemples ne devait en assurer la prospérité. De 1732 à 1745, il est toujours sur la brèche, prêchant sans interruption, opérant des prodiges de conversions, en même temps qu'il est entre les mains de Dieu l'instrument de nombreux miracles.
Les premiers compagnons d'Alphonse étaient prêtres, et il avait suffi de se mettre à leur tête et de payer d'exemple pour en faire des missionnaires. Pour perpétuer l'œuvre il devenait nécessaire d'accepter dans la congrégation des aspirants au sacerdoce et, dès lors, il fallait songer à leur donner une solide éducation théologique. La science dans laquelle un missionnaire doit exceller est surtout la théologie morale; sans elle, il ne peut être qu'un guide aveugle conduisant les âmes aux précipices. Au temps d'Alphonse, celte science était bien dévoyée, aussi ne voulut-il pas que les siens allassent puiser à des sources impures. Il se mit donc à composer lui-même une Théologie morale dont l'apparition, on peut le dire, fut un événement pour l'Église. Malgré bien des attaques dictées par l'esprit de parti, ce livre fut si chaudement approuvé, si hautement recommandé, si fréquemment désigné par le saint-siège comme traçant le sentier du juste milieu à travers le dédale des opinions théologiques, qu'il est devenu le code le plus accrédité des confesseurs. On a pu en dire, qu'à moins de l'étudier, il fallait renoncer à avoir une science convenable de la théologie morale. Pour répondre à des besoins particuliers le saint auteur en fit deux abrégés d'une étendue différente, connus sous les noms de Homo apostolicus et de Confesseur des gens de la campagne. Nous aurons à en reparler. Au cours de ces publications, il suscita une polémique qui eut un grand retentissement. Le point en litige était une question fondamentale en morale : il s'agissait de savoir quelle obligation nait pour la conscience, de lois plus ou moins douteuses. Alphonse se montra aussi habile polémiste que profond philosophe. Il écrivit alors plusieurs opuscules remarquables par la souplesse du stjle et la vigueur de la logique. Ses conclusions furent universellement adoptées.
A partir de cette époque (1750) sa vocation d'écrivain était décidée. Il ne renonça pas complètement aux missions, mais il consacra la meilleure partie de son temps à la composition de livres destinés à assurer le fruit des missions et à guider les siens dans le salutaire ministère de l'apostolat. Nous en donnerons plus loin la nomenclature. Ces ouvrages ont tous pour objet un but pratique : la méditation des vérités éternelles et des mystères de notre sainte religion; les obligations des vertus chrétiennes, surtout de la charité qui commande en reine à toutes les autres; la grande loi de la prière, clef de voûte du salut; le rôle miséricordieux de Marie dans l'œuvre de la rédemption. Il trace des règles sûres aux âmes appelées à une vie plus parfaite dans des
traités admirables sur la dignité et les devoirs du prêtre et sur l'état religieux.
La congrégation religieuse fondée par Alphonse avait été approuvée par Benoit XIV dès le 25 février 1749, elle allait s 'affermissant en doctrine et en sainteté tandis que des fondations nouvelles (tendaient sa sphère d'action. Elle était cependant loin d'avoir les faveurs du pouvoir; tout au contraire, les vexations étaient continuelles et le glaive de la suppression était suspendu sur sa tète. C'est grâce au crédit, à l'habileté et à la sainteté de son fondateur qu'elle put échapper à la destruction. Malgré tous les obstacles accumulés, un grand bien se faisait et l'infatigable Père était heureux de voir le succès avec lequel ses enfants arrachaient les âmes à l'enfer.
Un événement inattendu vint changer le cours de cette vie si féconde, se partageant entre les travaux apostoliques et la composition de livres admirables : un ordre du pape l'arracha du milieu de sa chère famille pour le placer sur le siège de Sainte-Agathe-des-Goths. Il en prit possession l'âme navrée, le II juillet 1762. C'était le commencement d'un gouvernement réformateur, dont le but invariable était la fidèle observation des lois canoniques concernant les différentes classes de personnes. Le nouvel évêque y mit sa fermeté et sa douceur ordinaires, les résultats qu'il obtint furent surprenants. La ferveur refleurissait dans les couvents, le zèle dans le clergé, la science dans son séminaire dont la réputation s'étendit au loin.
Cette époque de la vie d'Alphonse correspond aux attaques les plus violentes du philosophisme conjuré contre l'Église. Le saint évêque se fit polémiste et écrivit ses magnifiques traités sur la vérité et l'évidence de la foi, la divinité de l'Église, les droits de son chef suprême. Il publia encore quelques autres ouvrages du même genre, sur lesquels nous aurons à revenir.
L'infirmité cependant s'était appesantie sur le vénérable vieillard, et le chagrin de se trouver loin de sa chère congrégation devenait de plus en plus cuisant. Après plusieurs tentatives inutiles, il réussit à faire agréer sa démission par Pie VI le 9 mai 1775. Il put enfin se retirer parmi les siens à Pagani, et là, sans accepter pour lui le moindre privilège, il voulut être traité comme le plus humble des religieux. Sa vie, dès lors, ne fut plus qu'une suite ininterrompue de douleurs; son corps était comme broyé par la souffrance et son âme était en proie à toute sorte d'angoisses. Les persécutions continuelles auxquelles sa famille religieuse était en butte venaient encore ajouter à tous ses chagrins : les tracasseries gouvernementales se multipliaient d'une façon effrayante et le décret de dissolution paraissait imminent. Victime des exigences du pouvoir civil, il fut dénoncé à Borne comme rebelle au saint-siège et encourut la disgrâce du pape. C'était la lie du calice, il eut l'héroïsme de l'épuiser comme le roi des martyrs, et comme lui, il triompha par la croix.
Il mourut saintement à Pagani le 1" août 1787. De nombreux miracles s'opérèrent par son intercession. Par un privilège tout spécial, la cause de sa canonisation fut instruite avant les délais légaux; le procès marcha avec une rapidité surprenante, à tel point que le même avocat Amici, qui fit les premières démarches, put assister à la publication du décret de la canonisation. Le décret d'introduction de la cause, conférant au serviteur de Dieu le titre de vénérable, est du 4 mai 179G. L'héroïcité des vertus fut déclarée le 7 mai 1807; la béatification eut lieu à Saint-Pierre le 15 septembre 181(1 et la cérémonie de la canonisation fut célébrée le 26 mai 1839. Le 23 mars 1871 il fut proclamé docteur de l'Église.
Faisons ici une remarque. A l'occasion de ces différents procès, les ouvrages de saint Alphonse furent, autant que ses vertus, soumis plusieurs fois à l'examen
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le plus minutieux. Ils sortirent de cette épreuve avec la mention : nihil censura dignum. Le décret du doctorat n'en fut pas plus facilement rendu. Les nombreux écrits du saint furent de nouveau rigoureusement examinés; la moindre assertion prêtant flanc à la censure fut longuement discutée. L'auréole des docteurs, placée sur la tête du saint auteur, nous fournit un témoignage des plus éclatants de la sûreté de sa doctrine, elle nous est aussi un sur garant de son éminente science. Il est temps de faire connaître les écrits qui la renferment. II. Écrits. — Nous donnons le titre français de la traduction française aux ouvrages qui ont été écrits en italien. Nous conservons aux autres le titre original.