V. Obi. et
AMATO Michel, prêtre napolitain, docteur en théologie et en droit canon, protonotaire apostolique, mort le 15 novembre 1729, a composé les diverses dissertations suivantes : 1° De opobalsami specie ad sacrum chrisma conficiendum, in-8°, Naples, 1722 ; — 2° De piscium atque avium esus consueludine apud quosdam Christi fidèles inantepaschali jej unio, in-l 2, Naples. 1723, misa l'Index le 16juillet 1725; — 3" Dissertationes historico-dogmatiex, in-4», Naples, 1728, essai de critique: l.sur les motifs qui ont fait passer sous silence, dans les conciles œcuméniques de Nicée et de Constantinople, l'article du symbole, descendit ad inferos; 2. sur la situation de l'enfer; 3. sur la dernière Cène et enfin sur l'usage des fidèles de la primitive Église, d'emporter dans leurs demeures particulières la sainte eucharistie.
Hurter, Nomenclator literarius, Inspruck, 1893, t. II, col. 1206.
AMATOR1 (degli) iviariano est un des pseudonymes du P. Fulgence Cuniliati, dominicain, qui publia sous le couvert de ce nom : Biblioteca Eucaristica in eni dopo rif'eriti e riflettuti i passi del Nuovo Testamento, ne' quali Dio parla del Sacramento dell' Eucaristia, si apportano gli Scrittori che pel corso di tredici secoli successivamenle nella chiesa fïorirono... Opéra Utilissima, proposta da Mariano Degli Amatori Prof essore di Teologia..., Venise, 1744, 2 vol. in-4", p. xvi-403, vm-446. En 1752 l'éditeur mettait en vente le même tirage du même ouvrage sous un nouveau titre portant le nom de l'auteur : Il Predicatore Eucaristico... opéra del Padre Fr. Fulgenzso Cuniliati de l'Ordine dei Predicatori.
Melzi, Dizionario di opère anonime e pseudonime, Milan, 1848, art. Amatori.
P. Edouard d'Alençon.
AMAURY DE BÈNE ou encore Amaury de Chartres, en latin Amalricus, Alrnaricus, Amauricus, quelquefois Amorricus ou Elmericus. — I. Vie. II. Doctrine. III. Ouvrage qui lui a été attribué. IV. Les amalriciens. V. Première condamnation. VI. Condamnations subséquentes.
I. Vie. — Né à Rêne, au pays de Chartres, dans la seconde moitié du XIIe siècle, Amaury vint, dans sa jeunesse, suivre les leçons de l'université de Paris. Ses progrès dans la science furent rapides et bientôt le disciple devint un des maitres les plus en vogue de la capitale. Il y enseigna longtemps la logique d'Aristote et les autres arts libéraux; plus lard il s'adonna à l'étude des problèmes théologiques. Cum in arte logica peritus essel et sc/tolas de arte illa et de aliis arlibus libcralibus diu rexisset, transtulil se ad sacram paginant excolendam. Œuvres de Rigord et de Guillaume le Breton, éd. Délaborde, i, 230. Cf. Denifle, Chartularium universitatis Parisiensis, t. i, p. 70, noie 2, Paris, 1889. Il se donnait les allures d'un « homme indépendant qui ne s'accommodait pas volontiers des opinions el des méthodes reeues ■> : Scinper siiuni per se modum discendi et docendi liabuit, dit Guillaume le Breton, et opinionem privatam et judicium </u<im sectum ci ab aliis separatum. Hauréau, Comptes cru, lus des séances de l'académie des inscriptions cl belles-lettres, ['•■ série, 1. VIII, p. 299.
II. Doctrine. — Lu réalité, rien de moins personnel <pie l'enseignement d'Amaury. En effet, selon le témoignage de Martin de Pologne (f 1278), dominicain el chapelain de plusieurs papes. Amaury prétend que les idées qui existent dans la pensée divine créeni el sont créées : tandis que, suivanl sain! Augustin, il n'y a rien en Dieu qui ne soit éternel el immuable. 11 ilit aussi