‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 399 sur 536 · VI. VERTUS ACTIVES ET VERTUS PASSIVES. — Les · texte numérisé non relu

VI. VERTUS ACTIVES ET VERTUS PASSIVES. — Les

vertus passives — celles qui disposent l'homme à l'humilité, à l'obéissance, à une vie où sa personnalité s'efface dans la proportion des sacrifices qu'il fait aux exigences de l'autorité — étaient bonnes, nécessaires même, autrefois, alors qu'il s'agissait de fonder la société chrétienne sur la base d'une forte cohésion des volontés individuelles dans une même unité de mouvement social, ou encore de la défendre des attaques de l'hérésie, en groupant les fidèles sous une puissante autorité directrice de résistance. Aujourd'hui les choses ont changé; c'est aux vertus actives qu'il convient de laisser le champ libre. Les hommes d'action sont les maîtres du monde! — Singulière théorie! car le concept de vertu passive implique contradiction, la vertu étant une perfection des facultés actives de l'homme : Virtus quœ vere passh'a sit nec est nec esse potest. C'est l'enseignement de saint Thomas : Virtus nominat quamdam polentiœ perfectionem; finis autem polentiœ actus est, et nihil est aliud actus virlutis quam bonus usas liberi arbitrii. Sum. theol., Ia H36, q. Il, a. 1. Les vertus chrétiennes sont de tous les temps, comme le divin Exemplaire qui est venu en montrer aux hommes la sublime réalisation dans sa personne sacrée sur la terre : Haud mulatur Christus progredientibus sœculis,sed idem heri et hodie et in sa?cula. llebr., an, 8. Ad omnium igitur œtatum homines pertinet illud : Discite a me quia mitis sum et humilis corde, Matth., xxi, 9; nulloque non tempore Christus se nobis exhibet factum obedientem usque ad mortem, Philip., Il, 8; valetque quavis œtate Apostoli sententia : Qui sunt Christi carnem suam crucilixerunt cum vitiis et concupiscentes. Galat., v, 2i. Quas utinani virtutes multo nunc plures sic cotèrent, ut homines sanctissimi prseterilorum temporum, qui demissione animi, obedientia, abstinentia, potentes fuerunt opère et sermone, emolumento maxinw nedum religiosœ rei sed publicee ac civilis.

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