‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 465 sur 536 · III. XIIIe SIÈCLE JUSQU'A SAINT TlIOMAS D'AQUIN · texte numérisé non relu

III. XIIIe SIÈCLE JUSQU'A SAINT TlIOMAS D'AQUIN

L'influence d'Aristote et des philosophes arabes se fait sentir; mais on combat leurs théories sur les esprits supérieurs au lieu d'y souscrire. Voir plus loin Angélolouie parmi les averroïstes latins, col. 1260. Guillaume d'Auvergne refuse d'admettre leur doctrine qui fait des anges les moteurs ou même les âmes du ciel et des astres. De universo, part. II, c. lxxxv, xcvi, xcvii, Opéra, Paris, 1674, p. 9i0, 950, 951. Albert le Grand, IV Sent., 1. II, dist. II, III, sou tient que les anges dilfèrent des intelligences séparées dont traitent les philosophes. Il rejette les conséquences fatalistes que les Arabes tiraient de leur système relativement à l'influence du ciel sur la terre. Il montre que les anges ne sauraient connaître les événements d'ici-bas par l'action qu'ils exercent sur les cieux. Le traité des anges de Guillaume d'Auvergne est considérable. Il forme la deuxième et la troisième partie de son ouvrage De universo; mais l'exposition est plus oratoire que précise et il n'est pas toujours facile d'en saisir les conclusions. A partir d'Alexandre de Halès, le traité des anges prend au contraire une forme didactique que l'on retrouve dans les commentaires du second livre des Sentences, de saint Bonaventure et d'Albert le Grand. Ces ouvrages s'inspirent plus de la psychologie d'Aristote que des théories de ce philosophe et des philosophes arabes sur les esprits supérieurs. Les vues de ces théologiens n'ont pas encore tout le caractère systématique que nous allons rencontrer chez saint Thomas d'Aquin et chez Duns Scot; mais la doctrine de saint

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