‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 528 sur 536 · P., 2 vol. in-fol · texte numérisé non relu

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Certains traités particuliers de la Somme théologique ont été imprimés séparément, ou ajoutés aux éditions des autres ouvrages : De excommunicalionibus et censuris, — De sponsalibus et malrimonio,— Decisio sujer dubio de indulgenlils, — Summula de omnibus viciis tam virorum quam mulierum conjugatorum.

Divers traités relatifs à la confession, et formant des sortes de manuels pour les confesseurs et les pénitents, ont été publiés sous le nom de saint Antonin. Ils procèdent tous de la Somme théologique dont ils sont, en maints endroits, l'abrégé, la reproduction ou la traduction. F. Palermo a cherché à établir que les traités en langue vulgaire ne sont pas l'œuvre d'Antonin lui-même. Mais son argumentation est très faible. Il se pourrait effectivement qu'Antonin ait commis à d'autres le soin de la publication de l'un ou l'autre des traités en langue vulgaire, mais il n'est pas douteux qu'il soit le rédacteur immédiat au inoins de l'un d'entre eux. Les traités d'Antonin relatifs à la confession sont au nombre de quatre, un en latin, et trois en langue italienne. Nous allons dorwier quelques indications sommaires pour fournir une orientation au lecteur, la question étant rendue fort obscure à cause de la multiplicité des éditions et des variations qu'on a fait subir aux titres des ouvrages.

3° Summa confessionis = Sum)i>a confessionalis = Summula confessionum = Confessionale = Libellus de audientia confessionum = Tractalus de institutione confessorum. C'est un traité latin divisé en trois parties.

1. Du pouvoir du confesseur. Traité des excommunications. IL Du mode d'interroger sur les dix préceptes du décalogue, sur les sept péchés capitaux et suivant les divers états des pénitents. III. Court traité sur la restitution. Cet ouvrage porte aussi dans certaines éditions le titre de Defecerunt qui est le premier mot du prologue qu'Antonin fait commencer par ce texte scripturaire : Defecerunt scrutantes scrutinio. Parmi les nombreuses éditions, dont un bon nombre, du temps de l'invention de l'imprimerie, sont sans nom de lieu ni dates, nous citerons : Florence, 1473; Venise, 1473, 1474, 1476; Naples, 1478; Cologne, 1480; Strasbourg, 1488, 1490; Rome, 1493; Paris, 1516; Lyon, 1555, 1564. Nous devons mentionner spécialement l'édition de Lyon, 1502, à cause de son titre et de son contenu : Confessorum refugium alque m naufragio par tus tutissimus. Defecerunt Rmi arcltiepiscopi Florcntini cum nonnullis additionibus novis simul ac quibusdam quxstionibus

ANTONIN

ANTONINS

curiosis. 1. De interrogationibus. II. De restilutionibns. III. Responsiones (Antonini) ad lxix qusesita F. Dominici de Calhalonia 0. P., 1 vol. in-8°.

4° Interrogatorio sopra la confessione = Defecerunt volgare. Sous ce titre, on possède une traduction italienne de l'ouvrage précédent. Malheureusement le titre de cet ouvrage, ainsi que celui des deux suivants n'étant pas très fermes, il n'est pas aisé de les distinguer les uns des autres dans les indications sommaires des bibliographies. Édilion sans nom de lieu ni date, 1 vol. in-8°; Florence, sans date, et 1496. Il existe aussi une traduction espagnole du même ouvrage : Burgos, 1492; Salamanque, 1496, etc.

5° Tratto intitolato : Curant illius habe = Confessionale volgare, intitolato Medicina de la anima. Ce traité qui commence par les mots : Curam illius habe, ou par ceux-ci : Quia tu scienliam repulisli, qui précèdent les tables qui y sont jointes quelquefois, comprend cinq parties : I. Des dix commandements. II. Des sept péchés mortels. III. Des sacrements de l'Église. IV. Des vertus qui ornent l'àme. V. Des excommunications. Bologne, 1472, 1475; Florence, 1493,1565; Venise, 1536; Mantoue, 1475, etc.

6° Confessionale volgare : Oninis mortalium cura = Specchio di coscienza. Ce traité est destiné aux fidèles, et, comme le note un manuscrit : clare ostendit in quibus rébus, modis, locis et temporibus mortale vel veniale peccatum committatur, Bologne, 1472; Florence. 1477, 1507; Naples, 1478; Venise, 1479, 1500, etc.

7° Trialogus de duobus discipulis eunlibus in Emaus, sans lieu ni date; Florence, 1480; Spire, 1495.

8° Opéra a ben vivere... con allri amtfiaestramenti, édit. Fr. Palermo, 1 vol. in-8°, Florence, 1858. Cet ouvrage, qui est un traité de vie chrétienne, a été écrit pour Dianora de Soderini, femme de Laurent de Médicis. Les trois opuscules qui y sont joints sont : I. Ammonizione sulla preghiera, a una nobil donna fiorentina. II. Avvertimenti spirituali, e spozizione del Decalogo, a Ginebra de Medici. III. lstruzione e conforti crisliani, a Diodala degli Adimari.

9° Regola di vila crisliana, 1 vol. in-8°, Florence, 1866. Écrite pour la veuve de Laurent de Médicis.

10° Lettere, 1 vol. in-12, Florence, 1859. Becueil de vingt-quatre lettres spirituelles dont une moitié environ écrites à Diodata degli Adimari. Le plus grand nombre de ces lettres avaient été publiées dans divers ouvrages. Elles ont été réunies et accrues, ici, par le P. Tommaso Corsetto, O. P.

Il existe encore quelques petits écrits inédits de saint Antonin. On a aussi publié sous son nom : De arte et vero modo prxdicandi, 1487, s. 1. ; Strasbourg, 1488, 1490, 1499; Opus quadragesimalium et de sanclis sermonum, sive flos forum, deux éditions incunables, sans lieu ni date. Ce dernier ouvrage semble ne pas être de saint Antonin.

Chroniques inédites de Saint-Marc de Florence et de Fiesole ; Vespasiano da Bisticci, Vile di uomini illustri del secolo .rv, Florence, 1859, p. 170-185; le chapitre relatif à saint Antonin est réédité en préface aux Lettere; F. Castiglione, Vita B. Antonini; Additiones Fr. Leonardi Ser Uberti.O. P.; Annalccta ex summario proccssuum impresso ; ces trois dernières élucubrations ont été éditées avec un appareil critique par le P. D. Papebroch, Acta sanctorum, t. I maii, p. 310-358 ; V. Mainardus, Vita et officiurn ac missa S. Antonini, Rome et Milan, 1525; Paris, 1527; S. Razzi, Vita, miracoli e traslazione di S. Antonino, Florence, 1589; D. Maccarani, Vita di S. Antonino, Florence, 1708; Venise et Lucques, 1709; Florence, 1876; A. Salviati, Descrizione delta cappella di S. Antonino nella chiesa di S. Marco, 1 vol. in-fol.. Florence, 1728; S. M. Loddi, Memoric délia genealogia, del luoyo e del nascimento di S. Antonino, Florence, 1731; Genealogia di S. Antonino, ibid.,1732; Risposta a un amico in ordine alla a Genealogia diS. Antonino », ibid., 1744; G. Bartoli, Istoria delV arcivescovo S. Antonino e de' suoi piic illustri discepoli, Florence, 1782; C. Guasti, Due legazioni al Sommo Pontep.ce

perilcornune diFirenze presedutedaSant' Antonino, Florence, 1857; G. Moro,Oi S. Antonino in relazione alla riforma cattolicanel sec. xv, Florence, 1899; V. Marchese, San Marco, convente de' Frati Predicatori in Firenze, illustralo e inciso, etc., Florence, 1850-1853, réédité dans les Scritti vari, du même auteur, Florence, 1860, t. i; N. Fabbrini, Vita del Beato Pietro Capucci, Sienne, 1893; La doctrine de saint Antonin sur l'infaillibilité du pape et l'autorité du concile œcuménique, Béziers, 1870; Schaube, Die Quellen der Wcltchronik des heilijen Antoninus, Hirschberg, 1880. Voy. les bibliographies de Hain, Copinger, Graesse, Pellechet, Gamba, Echard, Hurter, etc.

P. Mandonnet.

ANTONINI Philippe, cité par Hurter parmi les apologistes italiens du commencement du XIXe siècle, naquit à Pérouse en 1766 et vivait encore en 1826. On a de lui : 1° Dissertazione teologica sidla divina instituzione délia confessione sacramentale, 1809; 2° Diss. anatomicoteologica sul batlesinw dei nonnati, 1826.

Hurter, Nomenclator itterarius, Inspruck, 1892 sq., t. m,

A. Beugnet.

ANTONINS. - I. En Orient. II. En Occident.

I. En Orient. — La règle qui porte le nom de saint Antoine (voir Antoine [Saint]) sert de base aux observances des moines antonins, assez répandus parmi les chaldéens,les arméniens et les maronites. Gabriel Dambo a fondé en Mésopotamie sous le nom de /ils d'Ilormisdas une congrégation de religieux antonins voués aux missions et aux diverses œuvres de l'apostolat (1809). Les antonins maronites, au nombre de 600 prêtres et de 500 frères lais, sont distribués en trois congrégations; celle des Isaïens, qui compte 19 monastères; celle d'Alep, 10, et celle du Liban, 31. Heimbucher. DieOrden und Kongregationen der Katholischen Kirclie, Paderborn, 1896, t. I, p. 36. Il y a encore en Egypte quelques monastères dont l'origine remonte au temps de saint Antoine. Ce sont les monastères de Saint-Antoine, sur le mont Colzim, et les quatre monastères du désert de Saint-Macaire ou de Nitrie, dont les religieux sont monophysites.

II. En Occident. —Il y eut en France une congrégation religieuse hospitalière placée sous le vocable de saint Antoine, bien qu'elle n'en suivit point la règle. Elle fut fondée au XIe siècle dans les circonstances suivantes. La peste, connue sous le nom de feu sacré ou feu de Saint- Antoine, faisant en Dauphiné de grands ravages, un gentilhomme, nommé Gaston, qui avait son fils dangereusement malade, se rendit en pèlerinage dans une église où l'on vénérait les reliques de saint Antoine, rapportées d'Orient en 1050. Il promit au saint, s'il guérissait, de se consacrer avec son fils au service des malades et des pèlerins. Sa prière fut exaucée. Le père et le fils tinrent leur promesse; six compagnons les suivirent (1095); leur nombre s'accrut. Urbain II approuva leur pieux dessein pendant le concile de Clermont. Boniface VIII érigea leur maison en abbaye, les transforma en chanoines réguliers et leur prescrivit la règle de saint Augustin (1297). L'abbaye de Saint-Antoine, leur maison mère, située dans le diocèse de Vienne, eut sous sa dépendance de nombreux monastères en France, en Espagne et en Italie. Comme la plupart des congrégations, l'ordre de Saint-Antoine eut besoin d'une réforme au xvne siècle. Le chapitre général de 1630 dressa à cet effet des constitutions, qui furent approuvées par Urbain VIII. Cet ordre, qui avait fourni à l'Église deux cardinaux (le cardinal deTournon fut l'un deux) et plusieurs évèques, à la France du XVIe siècle, l'un de ses mathématiciens les plus célèbres, le P. Jean Bourel (f 1564), fut supprimé par la commission des Réguliers. Pie VI l'unit, corps et biens, à l'ordre de Malte (1778). — Albert de Bavière, comte de Hainaut, institua un ordre militaire en l'honneur de saint Antoine (1382).

HOlyot, Hist. des ordres religieux, 1722, t. Il, p. 110-116.

J. BESdE.

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