Abraxas, d'après Montfaucon, ibid., p. clxiv, fig
emblème des sept régions sidérales; au-dessous du personnage le mot Aë).avxSava).Sa; et, verticalement, le long du sceptre que le pneumatique tient de la main gauche, ces mots en caractères grecs : ocv 0apai Aa&p. 0'j>.ayw AëpacTai; dans lesquels Matter voit de l'hébreu et qu'il traduit ainsi :« (Tiens) le regard fixé sur Abraxas qui met fin à tes angoisses. » Matter, Hist. du gnost., t. ni, pi. iv, fig. 7 (Voir fig. 7). — En voici deux autres qui ont appartenu à des femmes : 4. Sur l'un, pas d'image, une simple inscription qui commence d'un coté et s'achève de l'autre : a) lato Aëa(7a| AStovat aytov ovou.a (?) Sslcou 8uva(u; çu).a?aTî O-jeStav Ilau).sivav — b) arco Ttavroç xaxou ôaijjiovoç. Matter, Hist. du gnost., t. ni, pi. x,fig. 6. (Voir fig. 8). — 5. Sur l'autre, ornée du serpent qui se mord la queue, à l'intérieur duquel un autre serpent à tête de lion, deux figures égyptiennes, les sept voyelles, et à l'extérieur une inscription illisible, nous lisons au revers : Ta<77ov tïjv fr^xpav tv,; 5stva et; tov tStov touov o tov -/.ux).ov to'j v)Xiov... — Voilà deux femmes, l'une, Vibia Paulina qui demande à Iao Abrasax Adonai d'èlre préservée de tout mauvais démon, l'autre qui demande à celui qui règle le cours du soleil ou la fécondité ou une heureuse délivrance, dit Montfaucon, L'antiquité expliquée, t. il, pi. il, p. 372. N'est-ce pas la preuve du rôle que les femmes jouèrent dans les sectes gnostiques? En tout cas il est bon de rappeler les faits de corruption que saint Irénée, Cont. Iiœr., I, xm, 3, 4, 5, 6, P. G., t. VII, col. 585, 588, reproche à Marc et aux marcosiens. On n'ignore pas, en effet, que ces sectaires, sous prétexte de leur révéler tous les mystères de la Gnose, attiraient à eux les femmes et finissaient par en abuser.
Quoi qu'il en soit de la manière de comprendre et d'interpréter les pierres basilidiennes, il n'en est pas moins avéré que, si elles restent encore un mystère pour nous, elles prouvent le caractère de syncrétisme du gnosticisme de Basilide. Nous n'avons plus qu'à souhaiter une heureuse découverte qui nous permette enfin de connaître complètement le sens caché et symbolique de ces talismans et nous aide à mieux saisir l'ensemble du système basilidien.
A consulter : Les auteurs cités par Matter, Hist. du gnosticisme, Paris, -1828, t. Il, p. 53; Chifflet, Abraxas-Protcus, dissert, jointe à l'Abraxas de Jani Macarii, Anvers, 1G57; de Montfaucon, L'antiquité expliquée, Paris, 1719, t. II b ; Chabouillel, Catal. des camées et des pierres gravées de la llibliotheque impériale, Paris, 1858; Kopp, Palxographia crïlica, Manlieim, 1817-1829; Bcllerinunn, Ein Versuch ùber die Gemmen... Akraxasbile, Berlin, 1817-1819; Mogenstcrn, Abraxasgemme, Dorpat, 18ï3; liaudissin, Studien z. semit. lieligionsgeschiehte, Leipzig, 187ti; Dieterich, Abraxas, Studien tur Tteligionsgeschichte drs Spàteren AUertum s, Leipzig, 1892; Dict. d'archéologie chrétienne, t. i, col. 127-155.
D. lÎAREII.LE.
ABREU (d') Sébastien, jésuite portugais, né à Crato (Alemtejo), en 1503, enseigna la théologie à Evora, fut théologien du général de la Compagnie de Jésus, chancelier de l'université d'Kvora et mourut dans celte ville, le 18 octobre Ki7't. tnstitutio pcu'ochi seu spéculum po-