‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 2)Chapitre 65 sur 536 · ABROGATION DE LA LOI MOSAÏQUE — ABSOLU · texte numérisé non relu

ABROGATION DE LA LOI MOSAÏQUE — ABSOLU

fiaient ; les sacrements du Nouveau Testament ont commencé alors d'être en vigueur. Après la passion, quiconque a placé son espérance dans les prescriptions susdites et s'y est soumis comme à des choses nécessaires au salut, comme si la foi à Jésus-Christ ne suffisait pas à le sauver, a péché mortellement. L'Église ne nie cependant point que depuis la passion jusqu'à la promulgation de l'Évangile, ces prescriptions n'aient pu être observées à la condition de n'être pas tenues pour nécessaires au salut, mais elle affirme qu'après la promulgation de l'Évangile on ne peut plus les observer sans manquer son salut éternel... » Hardouin, Acta conciliorum, Paris, 1714, t. ix, col. 1025, 1026.

Les théologiens des siècles suivants n'ont guère eu à ajouter à un ensemble doctrinal déjà si complet. Dans le long exposé que Suarez en a fait, De legibus, IX, c. xixxn, deux points seulement sont à signaler. Plusieurs théologiens avaient pensé que le décalogue était obligatoire de droit positif non seulement en vertu de l'ordre de Jésus-Christ, mais aussi de par la promulgation que Dieu en avait faite par le ministère de Moïse. Suarez distingue dans cette promulgation un double caractère et conclut qu'elle subsiste en tant que déclaration doctrinale du droit naturel, mais non pas comme précepte positif : à ce point de vue en effet elle suivait la condition précaire des autres prescriptions de la loi mosaïque. Enfin, Suarez a cherché à préciser mieux que ses devanciers l'époque à laquelle l'observation de la loi mosaïque a cessé d'être licite et donne comme vraisemblable que les apôtres, particulièrement saint Pierre et saint Paul, ont pu, avant de mourir, déclarer que cette époque était arrivée.

L'abrogation de la loi mosaïque touche à la théologie sacramentaire par plusieurs côtés qui seront envisagés dans des articles spéciaux. H. Moureau.

ABSALON, abbé de Springkirsbach, au diocèse de Trêves. Dans l'Histoire littéraire de la France, Brial l'identifie avec Absalon, qui fut installé abbé de Saint- Victor à Paris, en 1198, et qui mourut le 17 septembre 1203. Il pense qu'il avait gouverné l'abbaye de Springkirsbach avant celle de Saint-Victor. Oudin croit au contraire qu'il était simple religieux à Saint- Victor de Paris, avant d'être abbé de Springkirsbach vers 1210 et qu'il ne fut jamais abbé de Saint-Victor. Ces deux auteurs citent en faveur de leur opinion le titre de manuscrits qui renferment les sermons d'Absalon de Springkirsbach. Ces sermons, au nombre de cinquante, ont été imprimés à Cologne en 1534, in-fol., sous le titre de D. Absalonis abbatis Sprinckirsbacensis Sermones festivales, réimprimés avec des corrections, en 1605, à Milan, in-4°, et reproduits par Migne, P. L. , t. ccxi, col. 8-294, d'après l'édition de Cologne. Plusieurs de ces sermons ont aussi été insérés par Pierre de Alva et Astorga dans sa Bibliotheca virginalis seu Mariée mare magnum, Madrid, 1649. Les discours d'Absalon sont ingénieux et ne manquent pas d'onction. Il interprète souvent les textes de l'Écriture dans un sens allégorique et aime les applications morales. Ce qu'il dit des prérogatives de la sainte Vierge, dans ses neuf sermons in purificatione, in nativilate, in assumptione B. Mariœ, intéressera particulièrement les théologiens.

Oudin, Commentarius de scriptoribus Ecclesix antiquis, Francfort, 1722, t. H, p. 1714, reproduit par Migne en tète de l'ouvrage d'Absalon, P. L., t. ccxi, col. 8 ; Histoire littéraire de la France, Paris, 1824, t. xvi, p. 451, analysé dans la seconde édition de Ceillier, Histoire des auteurs sacrés, Paris, 18G3, t. xiv, p. 876.

A. Vacant.

ABSOLON Jean, jésuite tchèque, né à Auscha (Bohême), le 1er janvier 1669, enseigna douze ans la théologie à Olmut/., fut onze ans chancelier et préfet des études à cette université et mourut à Prague, le

23 août 1730. Epitome tlwologica, seu quxstinnrs et resolutionesde universa titeologia, 8in-8°,0\mulz, 1713 1720; 8 in-8°, Prague, 1718 sq.

De Backer et Sommervogel, Bibl. de la C" de Jésus, Bruxelles, 1890, t. I, col. 25-26.

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