II. PREUVES DE LA nOCTRlXE CATHOLIQUE
1° Preuve tirée de la sainte Écriture. — Ceux-là seuls ont le pouvoir de remettre les péchés qui ont reçu ce pouvoir de N.-S. J.-C. Or. à qui Notre- Seigneur a-t-il adressé ces paroles : « Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, » Matth., xvm, 18; et ensuite : « Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, » Joa., xx, 23? Aux apôtres. Mais remarquons-le bien, puisqu'il s'agit de l'institution d'un pouvoir judiciaire, Jésus-Christ s'adresse aux apôtres en tant qu'ils sont chefs, pasteurs et juges dans l'Eglise. D'autre part, le pouvoir d'absoudre est une institution permanente. C'est donc aussi aux successeurs des apôtres que Jésus-Christ a donné ce pouvoir, mais à leurs successeurs en tant que chefs, pasteurs et juges des fidèles, c'esl-à-dire aux évoques qui sont les premiers pasteurs, et aux prêtres qui sont pasteurs du second ordre. Donc, de par l'institution divine, ceux qui ont reçu le sacerdoce peuvent seuls absoudre. — Au reste, pour que cet argument tiré de l'Évangile ait toute sa valeur et soit délinitivement concluant, il ne faut pas isoler les paroles de Notre-Seigneur, ni les séparer de l'interprétation traditionnelle qui leur fut toujours donnée dans l'Église, interprète authentique des saintes Écritures. L'argument de tradition achève et confirme celui que nous a fourni l'Évangile.
2° Preuve tirée de la tradition. — Nous résumons cette preuve en quatre propositions :