‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 163 sur 338 · I. ARSl m. Au.iI'.ia • Conslanlinopleau débat · texte numérisé non relu

I. ARSl m. Au.iI'.ia • Conslanlinopleau débat

du xnr siècle, il av. lit échange son n< i de

Georges avec celui de Gennadi isant moii

prit définitivement le nom d'Arsène, lorsque son Alexis, qui avait été juge de I hippodrome avant la ; de la ville par les Latins I204 froc sous le nom d'Arsène. C'est au monasU-re d11 tout près de la capital... que notre futur patriarc I retira en quittant le monde. Il en devint higoum sans avoir reçu aucun ordi I il prit part c- :

tel a l'ambassade que Jean III Vata ...

voya. en 1254, au pape Innocent IV. Au retour. Ai alla s'enfermer dans un monastère du lac Apolh en Bithynie, dont il refusa de prendre la direction. C. N. Salhas. Mevatuv»

1894, t. vu, p. 509-511. C'est là que les ei Théodore II L îi ar de

Vatatzès, vinrent lui offrir au nom de leur rnaitre la dignité patriarcal.-, laissée sans litul. ■ mort de

Manuel (1254). Arsène, qui était resté simple moine. reçut en trois jours le diaconat, la \ rêtrise et l'investiture de sa nouvelle dignité. A. Miharakis, 'Ioroota toû 6affiXe(o\j n\i Nixataç, in-8", Athènes. 1898. p. S:S5-UI. Créature de l'empereur, Arsène ne connut d'autre loi que la volonté impériale. Son premier acte fut de rédiger une sentence d'anathème contre Michel II, despote d T.pire, et tous ses partisans, et un décret d'interdit sur tout l'empire épirote, rival de celui de Nicée. A. Miliarakis, op. cit.. p. M3; A. Heisenbeif ori Blem-

niydse curriculum vitse et carmina, in-S !89C,

p. i.") sq. L'intervention de Nicéphore Blemn pécha seule la promulgation de cette é;- nce.

Quand l'empereur mourut 1258 . Arsène resta li.lson jeune fils. Jean II I.asearis. dont Michel Paléol . avait pris violemment la tutelle, après le meurtre du tuteur légitime, klouzalon. Mais, quand il vit ce

même Michel Paléologue s'emparer complètement du pouv. au détriment de son pupille, Ars

d.. nt les remontrances étaient resti es impuissan abandonna Nicée et se relira au monasb sios, à l'embouchure du Drakon. Sans donner de il sion, il renonça à l'exercice de ses fonctions. Apr. vaines tentatives pour lui faire reprendre le pouvoir ou ol tenir de lui une abdication formelle, l'empereur et les évéques courtisans lui donnèrent un successeur dans la personne de Nicéphore d'Éphèse. A. Miliarakis, op. cit., p. 560. Le nouveau patriarche compta autant d'adveisaires qu'Arsène avail gardé de partisans; tous furent tenus par ces derniers pour invalides. Il mourut d'ailleurs au bout de six mois. .'. peine maître de Constantinople (25 juillet 1261), Michel Paléologue son. lui donner un remplaçant. Les partisans d'Aï luirent en avant le nom de l'ancien patriarche, dont I empereur finit par agréer la candidature, à condition qu Arsène reconnût la validité des ordinations f.iites |ur Nicéphore, Arsène > consentit, mais refusa de coin brer avec les nouveaux évéques. A. Miliarakis, <>;). cit., p. 620. Rentré à Constantinoplc, il couronna Mi pour la seconde fois dans Sainte-Sophie, tout en r vaut les droits de Jean Lasc.iris. Peut-être croyait-il encore à la bonne foi du Paléologue. Toute illu tomba quand l'usurpateur, pour ecat 1er a jamais pupille du Irène, lui lit crever les jeu; 1261). Irrité', le patriarche excommunia l'auteur .1 crime non moins inutile qu'odieux, et nul pour cond.-

ARSÈNE AUTORIANOS — ARSÈNE

tion de réconciliation l'abandon pur et simple du trône impérial. Michel Paléologue trouva naturellement la pénitence trop forte, et, après deux années de pourparlers, il fit déposer Arsène à la fin de mai de 1264. Relégué au couvent de Saint-Nicolas, dans l'île de Proconnèse, le patriarche détrôné y mourut en 1273.

Arsène a peu écrit. Citons pourtant : 1° son Testament, précieux monument historique de cette période agitée, P. G., t. cxl, col. 947-958. 2° Le patriarche Nicéphore Il (f 1261) lui attribue la composition d'une partie du rituel de l'extrême-onction, P. G., t. cxl, col. 808. Cf. Échos d'Orient, 1899, t. il, p. 197. L'Euchologe grec contient, en effet, un canon dont l'acrostiche trahit l'œuvre d'Arsène. 3° Une Synopsis canonum, écrite en L255 et publiée par G. Voèl et H. .lustel, Bibliolheca juris canonici veteris, in-fol., Paris, 1661, t. Il, p. 749- 784, est attribuée par les éditeurs à notre patriarche, mais à tort. L'auteur de ce recueil est un Arsène, « moine de la Sainte-Montagne, » c'est-à-dire de l'Athos, Corinne le porte la suscription, indication qui ne concorde pas avec ce que nous savons par ailleurs de la vie de notre Arsène. 4° Par contre, nous avons de lui bon nombre de bulles. On en trouvera l'énumération dans l'ouvrage cité plus haut d'A. Miliarakis, p. 571- 576. 5° Les éditeurs de la Patrologie font honneur à Arsène d'un petit poème anacréontique sur le dimanche de Pâques. P. G., t. cxl, col. 937-940. Il est difficile, pour qui connaît l'instruction un peu rudimentaire du patriarche, d'admettre cette attribution. 6° Le ms. 7 de la bibliothèque Lincoln à Oxford contient le traité suivant d'Arsène, encore inédit : Aôyoi; nip\ toû ttote xa\ êtâ Ti'vtov t| tti; 'Pcouï;; iléns.<rv âxxXv)<rta. Incipit : IlScra ypaçT| OeôitveviTToç. Cf. A. K.Démétrakopoulos, 'OpOôSoÇo; lE\Xiç, in-8», Leipzig, 1872, p. 46.

IL Schisme des arsénistes. — L'exil d'Arsène avait créé des divisions qui prirent, à sa mort, les proportions d'un véritable schisme, car l'exilé avait eu soin de renouveler dans son testament l'analhème contre l'empereur et ses partisans. Les patriarches se succédaient — il y en eul quatre en dix ans — sans réussir à calmer la fiireur des arsénistes et des joséphistes : les grands, le peuple, les mendiants, les moines, les brigands même, étaient partagés — tous ne savaient pas pourquoi — entre les deux factions. Les joséphistes représentaient le parti de la cour et du clergé officiel : le 2 février 1267, le patriarche Joseph (1er janv. 1267- mai 1275; 31 déc. 1282 -mars 1283) avait absous l'empereur, crime impardonnable aux yeux des arsénistes, fanatiques intranets. La mort de Michel VIII (1282), suivie bientôt de celle dcloseph (1283), laissa le champ libreaux arsénistes : ils en profitèrent pour réclamer au nouvel émir, Andronic II, des églises et l'épuration du clergé coupable de complaisance pour l'union avec Rome, i lit la majorité du haut clergé. L'empereur accorda tout, et le concile des Blachernes (Pâques 1283), présidé par le patriarche Grégoire de Chypre (Il avril 1283-juin . proscrivit sans pitié les partisans de l'union. Ces violi ' uffirenl pas à apaiser la discorde entre

phistes el arsénistes. Il fallut les réunir en colloque Iramyttion (Asie Mineure). L'empereur présidait; les arsénistes rédigi renl leur profession de foi et sommèrenl les joséphistes d'en faire autant; puis, s'en remettant au jugement de Dieu, les deux partis dépo-

nl 1rs cédules sur un brasier; le feu respecterait la bonne cédule. Elles furent consumées toutes deux (8 avril Les deux partis, très penauds, promirent alors de \ ivre en paix.

Quelques moisaprès, nouvelle brouille, suivie de l'excommunication lancée par- le patriarche contre les récalcitrants. Pour calmer ceux-ci, on leur permet de ramener en grande pompe à Constantinople le corps 1284), que l'on ensevelit d'abord à Sainteni monastère de Saint André m Criai.

Cela fait, ils réclament l'abdication du patriarche Grégoire. Grégoire se relire, laissant la place à Athanase I« (14 oct. 1289- 16 oct. 1293). Homme d'une impitoyable rigueur, le nouveau patriarche ameute tout le monde contre lui. Jean XII (Cosmas) qui lui succède (janv. 1294 -23 août 1303) donne à son tour sa démission sans avoir rien obtenu. Athanase revient (1303-1311) et se montre moins sévère. L'empereur estime l'occasion favorable pour réunir une nouvelle conférence (1306) : elle échoue complètement. Par bonheur, les arsénistes se morcellent en deux partis ; les intransigeants ont pour chef Hyacinthe, les modérés Jean Tarchaniote. On profite de cette division pour combler les modérés de faveurs : ils reçoivent les meilleures places dans l'Eglise comme dans l'État. Le patriarche Niphon (1311- 1315) travaille à la réconciliation. Il y réussit, en donnant à tous l'absolution au nom d'Arsène (11 avril 1315), dont le corps est ramené de Saint-Andréa Sainte-Sophie. Ceux des récalcitrants dont cet innocent stratagème n'a pu vaincre l'obstination vont grossir de leur nombre d'autres sectes existantes; mais il n'est plus question des arsénistes.

S'jvo^i; ypovtxri, écrite par un ami d'Arsène et publiée par K. N. Sathas, Meuatoivexo; BiëXioO>ïxï), Venise, 1894, t. vu, p. 1-556; Nicéphore Blemmydes, Ai^-f-r^iç \j.£.pi'/.r{, éditée par A. Heisenberg, Nicephori Blemmxjdx curriculum t'if.r et Opuscula, in-8°, Leipzig, 1896, p. 1-92; le moine Méthode, De schismate vitando, opuscule publié par A. Mai, Script, vet., t. m, p. 240 ; P. G., t. exi, col. 780-806. Parmi les chroniqueurs byzantins, on consultera surtout deux témoins oculaires : P. G., t. cit., col. 909-1220, et Georges Pachymeres, P. G., t. cxliii, col. 407 sq. ; t. CXLIV, col. 1-930.

Page 1