ARTICLE DE FOI — ARTICLES FONDAMENTAUX (SYSTÈME DES) 202G
vinse, disp. III, sect. iv ; Disp. scholasticse, Paris, 1888, t. i, p. 196. Kilber reproduit la définition thomiste. De fide, part. II, c. H, dans Migne, Cursus theol., Paris, 1839, t. vi, col. 459. D'autres théologiens réservent ce mot pour désigner ce qui est contenu dans le symbole des apôtres. Suarez, loc. cit. D'autres appellent article de foi, ce qui est défini officiellement par l'Église comme étant révélé, M. Didiot, par exemple, Morale surnaturelle spéciale, Vertus théologales, Paris, 1897, n. i il, p. 97; c'est d'ailleurs le sens que le commun des chrétiens tend à donner aujourd'hui à cette expression. Un seul point reste communément admis : toute proposition révélée n'est pas article de foi.
En somme, jusqu'à ce que les mots « article de foi » aient reçu un sens précis universellement admis, il vaut mieux leur préférer des expressions plus claires. Et quand on les trouve employés par un théologien, il importe, pour éviter toute méprise, de rechercher quelle définition il en donne.
S. Thomas et Suarez aux endroits cités au cours de l'article ; Mazzelta, De virtutibus infusis, disp. II, a. 7, n. 434, Rome, 1879, p. 223-224.