ou qui y reçoit laine orante dans la compagnie
des antres brebis. Là, c'est un saint qui l'j conduit, par
exemple, sainte Pétronille, à Domitille. Bullett.. \ pi. i. Sur d'autres monuments on fait abstraction du pas ti ur, et l'âme apparaît sous la même forme et avec le entourage, auquel s'ajoutent des colombi s symbolisant ail^sj les ,'uiies drs défUntS. Les plus belles i ,pr, aentations de ce genre sont celles de la crypte de'cinque
sanli, i Saint-Calliste de la (in du i
a tôt t., t. m. pi. i-iu, et celle du cubiculum dit / a la même calacombe, d
op. i il., t. n. p. 349-3ÔI . Wilpert,
,/,-, Si
réduite : ou ne voit que la colombe sur un arbre du jardin ou I aine orante avec l'arbre. A partir du on représente le palmier a la place de l'arbre ordii. Mir les fresques, plus souvent sui Burtout dans les mosaïq it, ou
simplement la main divine, couronne la tête du bienheureux. Perret, op. cit., t. I, pi. vi-vn; Garrucci. tab. 9 106, 1; 380, 3, Kaufiuann, op. cit., p. 174
b) Le banquet. — Dans une fresque de Domitille, de la lin du i" siècle, Bullett., 1865, p. 42; Garrucci, tab. 19, 1, dans plus d'une demi-douzaine de peintures de la seconde moitié du ni" siècle, à San, t-Marcellin, et sur plusieurs fragments de sarcoph ucci, tab. SOI, 15 [Bullett., 1866, p. 41. pi. 3j ; 401, 13; 37 iol.lti, on représente le bonheur du ciel sous le symbole d'un banquet. • Parents et enfants sont placés autour d'une table demi-circulaire, mangeant et buvant ou tendant la main \ers un trépied qui supporte un poi- Deux jeunes femmes, deux servantes, debout ou apres des conviés, leur versent à boire et des inscriptions sur les fresques les interpellent des noms d'Ire: d'Agape : Irène da calda. ou porge ralda, Agape tuisce mi, ou misce tiobis. Le plus grand nombre des archéologues voit dans ces banquets non pas li mais une allégorie de la félicité paradisiaque. Cette indiquée dans l'Écriture sainte. Ps. xx.xvi, 9; Is.. lxiv, 4; Luc, Xiv. 15; .xxil. 29; Apoc, VII, 10. (Lait familière aux premiers chrétiens. Beaucoup d'écrivains, les actes des martyrs, par exemple, ceux des martyrs de Lyon Acla Carpi, Papyli et Agathonicae, du temps de Marc- Amvle, les liturgies funèbres, les inscriptions elles-mêmes parlent de l'admission de lame au banquet divin. Le mets qui y est invariablement servi, le poisson avec ou sans pain, n'est autre que le poisson par excellence, l'i/0-;. Vu la signification bien connue de c l'intention de l'artiste est manifeste : au ciel il n'y a qu'une nourriture : c'est du Christ même que
sent et se saturent les commensaux de la table divine, pendant que la « Paix x et la a Charité » servent li un rafraîchissant du paradis. Ces explications d. M. de 1 Bullett.. 1JSS2. p. 126 sq., et ailleurs, sont certaines. Elles s'appuient sur le caractère symbolique de l'art chi primitif, sur la nature du mets, sur les paroleinscriptions, sur les figures symboliques environnantes et sur les textes mentionnés plus haut. Ajoutons un banquet du cimetière Ostrien, de la même époque. Sur la lunette d'un arcosole on voit au milieu une orai. droite, les cinq vierges portant des flambeaux, qu Wilpert prend pour les cinq vierges folles arrivi relard; à gauche, quatre vierges assises à une bible : la cinquième dont la place est vide, est l'orante du milieu. Wilpert. Die gollgeweihten Jungfrauen, l'riboui- Brisgau, 1892, p. 00 sq.pl. n. 5. — Les colombes qu'on trouve parfois mangeant des grappes de raisins ou chées sur le bord d'un vase et - ut du contenu.
par exemple, à la crypte de' cinque sanli. rappellent avec les acclamations : t-.m h ' t. II, pi. xi vu. 7. et d'autres semblables, le ; s. fini Marc. xiv. 25. et sont un emblème des tideles qui -.abreuvent de la béatitude éternelle.
c) La maison de Dieu. — Moins ancienne est la représentation du ciel sous la forme d'une basilique id d'une maison, Joa., xiv. 2, OU d'un palais « où J Irène parmi ses martyrs dans la cour intérieure, et distribue aux (lus la récompense éternelle. Cette cour
sle ressemble au parvis entouré de colonnes qui donnait accès aux basiliques . Pératé, ■•;'. cit., p. 15t. et était fermée par des rideaux brodés, suspendus à
ART CHRÉTIEN PRIMITIF — ARTÉMON
tringles; les saints ouvrentces rideaux et font entrer l'âme qu'ils protègent, dans les demeures du Père éternel. Nous voyons cettescène surplusieurs sarcophages, par exemple, au Latran, à Syracuse, Bullett., 1877, p. 150; et à Terni, ce dernier aujourd'hui au Campo sanlo des Allemands, à Rome, Rôm. Quartalschrift, 1894, t. Vin, p. 131-134, et pi. ; sur une fresque de Sainte-Cyriaque, tandis qu'une autre avoisinante montre le Christ nimbé et entouré des vierges sages et des vierges folles devant la porte d'entrée de la salle nuptiale. Bullett., 1863, p. 76; 1864, p. 35, et surtout Wilpert, Die gottgew. Jungfrauen, p. 72-76, pi. il, 1. Sur un fragment d'épitaphe, au Latran, pil. xiv, n. 45; Perret, op. cit., t. v, pi. xxiv, 45, on a gravé l'âme orante devant la regia ou aida Christi, et on a mis au-dessus de la porte les mots in pace. - Le ciel est donc un lieu de rafraîchissement et de repos. Il est aussi un lieu de lumière : ipsis domine... locum refrigerii, lucis et pacis, utindulgeas deprecamur. Voila pourquoi, depuis l'époque de Constantin, les artistes représentent quelquefois lame orante entourée de lampes et de chandeliers, qui symbolisent la lumière éternelle, par exemple, sur l'épitaphe de Bessula, au Latran, pil. xiv, n. 44, sur la célèbre capsa argentea d'Afrique, Bullett., 1887, pi. vin, et la monographie de M. de Rossi sur ce précieux reliquaire (1889), et sur plusieurs peintures dans les catacombes de Naples. Garrucci, tab. 101, 1, 2- 102, 2; 104, 2; Bellermann, Die christi. Begrtibnisss'tatten u. bes. d. Kalakomben zu Neapel, 1839, pi. viii-ix. Ce sont là les manières principales dont 1 art chrétien a exprimé d'une façon sensible les joies du ciel. Quelquefois l'artiste les mélange. Ainsi on voit sur une peinture de la casa celimontana (Saints-Jean-et-Paul), a Rome, le jardin du paradis et les vêla de la basilique. P. Germano di S. Stanislao, La casa celimontana..., Itoine, 1894, p. 313 sq. Sur bon nombre d'inscriptions d'Aquilée, réunies par Ms' Wilpert à l'occasion du condes archéologuesà Spalatro, en 1894, et publiées dans YEphemcris Salonitana, p. 37-58, on constate aussi ces différentes manières de figurer le bonheur céleste, soit isolées soit mélangées. - Disons enfin, à propos du millénarisme. que les artistes chrétiens ne connaissent point d'endroit intermédiaire qui servirait de séjour à l'âme qui a quitté le corps jusqu'au grand jour de la résurrection générale.
Atzberger, Gesehichte der christi. Eschatologie innerhalb der vomicànischen Zeit, Fribourg-en-Brisgau, 1896, p. 612-630; K i u s, Real-Encyclopàdie, art. Mahl, Paradies ; Martigny, Dictionnaire des antiq. chrèt., art. Repas, Paradis, etc.; I l il, Les scènes de banquet peintes dans les catacombes, dans l'a Revue archéol., 1883, p. 224 sq. ; Kaufmann, Die sepulkralen Jenseitsdenkmàler der Antike und des Urchrislentums, Mayence, 1900, p. 108-206.
6. La communion des saints. — Pour tout ce qui rde ce point particulier, la communion des saints au strict iln mot, le culte des reliques et des images, le cul te de la Vierge, etc., les monuments renfermentdes indications très précieuses. Nous les fournirons dans les articles Commi mon des saints, Marie (Culte de), d'après les monuments.
Dans les pages précédentes, nous nous sommes bornés qui iiiius a paru vraiment important et suffisamprou L'épigraphie chrétienne, plus explicite que monuments figurés, ne fera que confirmer ces premier.- données II s ensuit donc qu'il y a un lien intiotre l arl chrétien primitif et les croyances religieudonl il atteste la substance, et qu'en présence des croyances mobiles, flottantes el jamais définitives, des ect .1" catholique n'a (m'a 8e féli tres ,|. noblesse, de ces vieux blasons de la loi » retrouvés dans les monuments de l'art chrétien primitif.
re partie de l'article, les principales publti
1709; : de Uussi, Roma sollerrunea,
3 in-fol., Rome, 1864-1877; Id., Musaici cristiani... délie chiese di Roma anteriori al secolo ai-, Rome, 1872 sq. ; Id., Bultettino di archeologia cristiana, 1865-1894, continué par ses élèves sous le titre de Nuovo Bullettino di arch. crist., Rome, 1893 sq. ; les abrégés des travaux de M. de Rossi : Desbassayns do Richemont, Nouvelles éludes sur les catacombes, Paris, 1870; la Roma sotterranea, de Northcote et Brownlow, en anglais, Londres, 1870; de Paul Allard, en français, 2' édit, Paris, 1877; de Kraus, en allemand, Fribourg-en-Brisgau, 2- édit., 1879 ; Pératé, L'archéologie chrétienne, Paris, s. d. [1892]; Armellini, Gli antichi cimiteri cristiani di Roma e d'Italia, Rome, 18H3; Id., Lezionidi archeologia cristiana, Rome, 1898; Maruccbi, Eléments d'archéologie chrétienne, Paris-Rome, 1900, t. i, u; lu., Guida delmuseocristiano lateranense, Rome, 1898 ; Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes, 2- édit., Paris, 1877; Kraus, Real-Encyclopddie der christi. Altertùmer, 2 vol., Fnb.urg-en-Brisgau, 1882-1886; Smith et Cheetham, Dictionary of Christian antiquities, 2 vol., Londres, 1875; Garrucci, Storia dell'arte cristiana neiprimi otto secoli délia Chiesa, 6 vol., Prato, 1873-1881; Id., Vetri ornati di figure in oro, 2' édit., 1804; Grimouard de Saint-Laurent, Guide de l'art chrétien, 6 vol., 1872; Kraus, Die christi. Kunst in ihrenfruhesten Anfàngen, Leipzig, 1873; Id., Gesehichte der christi. Kunst, 2 vol., Fribourg-en-Brisgau, 1895 sq.; Wilpert, Principienfragen d. christi. Archâologie, 1889; Nochmals Principienfragen..., 1890; Ein cyclus christolog. Gemàlde..., 1891; Die Katakombengcmàlde und ihre alte Copien, 1891 ; Die gottgeweihten Jungfrauen in den ersten Jahrh..., 1892; Die fractio panis, édit. franc., Paris, 1896 ; Die Malereien derSakramenfkapellen, 1897; Le Blant, Les sarcophages... d'Arles, 1878 ; Id., Les sarcophages chrétiens de la Gaule, 1886; Lefort, Etudes sur les monuments primitifs de la peinture chrétienne, Paris, 1885; Pohl, Die altchrisll. Fresko-und Mosaikmalerei, Leipzig, 1888 ; Scbultze, Archàolog. Studien, Vienne, 1880; Id., Die Katakomben, Leipzig, 1882; Id., Archâologie der altchr. Kunst, Munich; Id., Die Katakomben von S. Gennaro in Neapel. Iéna, 1877, 1895; Perret, Les catacombes de Rome, 6 vol., Paris, 1851 sq.; Roller, Les catacombes de Rome..., Paris, 2 vol., 1881; Rômische Quartalschrift fur christi. Altertumskunde, Rome, 1887 sq. ; Ficker, Archàologische Studien zum christi. Altertum u. Mittelalter, Fribourg-en-Brisgau, 1895' sq. ; Fuhrer, Forschungen zur Sicilia sotterranea, Munich, 1897; les ouvrages de Jorio, Scherillo, Galante, Stornaiuolo, Scbultze, etc., sur les catacombes de Naples; Portheim, Der dckorative Stil m der altchristl. Kunst, Stuttgart, 1886; Hennecke, Altchristl. Malerei u. altchristl. Lilteratur, Leipzig, 1896; Pératé, Lart chrétien, dans la Quinzaine, 1896, p. 151-173; H. Leclercq, Manuel d'archéologie chrétienne, Paris, 1907 ; Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie, en cours de publication.
Pour la seconde partie, on trouve quelques rares indications dans Mamachi, Origines et antiquitates..., 2- édit., 6 vol., Rome, 1841-1851- B\anch\n\, Demonstratio historise eccles. comprobatx monumentis..., 3 vol.; Rome, 1752; Gêner, Theol. dogmatica scol. monumentis illustrata, 6 vol., Rome, 1768; Pellicia, De ecclesise... politia, 3 vol., Naples, 1777, et au commencement du xix' siècle, dans Seroux d'Agincourt, Histoire de l'art..., G vol., Paris, 1823; et dans Augusti (différents ouvrages) ; Wolter, Die rômisch. Katakomben und ihre Bedeutung..., 2 brochures Francfort, 1866; Grilhvitzer, Die bildl. Darstellungen ui den ràm Katakomben..., Graz,1886; Diepolder, Théologie und Kunst im Urchristentum, Augsbourg, 1882; Gerbet, Esquisse ,le Rome chrétienne, 2- édit., 2 vol., Paris, 1866; Gaume, Les trois Rome, 2- édit., 4 vol., Paris, 1854; B.mgaud, Le christianisme et les temps présents,!., m, part. V, c. n, etc., ont écrit dans un but de vulgarisation. Dos indications tres précieuses se trouvent dans les différents ouvrages de M. de Bossi; Piper. Einleitung in die monumentale Théologie, Gotha, 1867; Roller Les catacombes... (plus haut); Aube, La théologieet te symbolisme dan, les catacombes, dans \&Revue des DeuxMondes, t iviii juillet 1883; Mariott, Testimony of the catacombs, Londres 1877 • Revue de l'art chrétien. 1802 : tes catacombes de Home au point de vue de la controverse; V dl Giovanni Varcheologia cristiana in sostegno délia leologia ■• délia apologetica, Paleime, 1894; Wilpert, II valore domm délie pitture eimiteriali, Rome, 1897; Leclercq. Man. d arch. chrél ■ Dict. d'archéologie et de liturgie chrétienne, passim.
K. S. Hoir.
ARTÉMON. Hérétique de la fin du w siècle et du commencement du m*, appartenant au groupe do monarchiens anlitrinitaires qui ne voyaient qu'un homme dans le Christ. Il vécut à Home, où il propagea son hérésie. Selon lui, le Christ, né d une vierge, était sans
ARTÉMON — AIITICLI-] DE ! 01
doute supérieur en vertu ;mi prophète*, et rempli d'an pouvoir divin, mais il n'était pu Dieu. C'était ^disaitil, l'enseignement venu des apôtres et des anciena, reçu el conservé jusqu'à Victor, mais altéré parle pape Zéphyrin. Ses audacieuses prétentions avaient beau se heurter an Nouveau Testament, aux écrits des Pères apostoliques et des apologistes, aux cantiques chantés dans les réunions chrétiennes, tous remplis des témoignages les plus for mcls sur la divinité de Jésus-Christ, il n'en cherchait p;imoins à les accréditer comme I expression de l'Écriture et de la tradition. Il est vrai qu'à l'exemple de tous 1rs hérétiques du ll« siècle, il entendait l'Écriture et la tradition dans un sens exclusivement favorable à ses vins.
L'Écriture, il commença par l'altérer sous prétexte de la corriger, mais il ne put imposer une rédaction uniforme; chacun voulut avoir la sienne; et les exemplaires d'Asclépiodote, de Théodote, d'Hermophile et d'Apollonidés étaient loin de concorder. Aussi, autour de lui. finit-on par l'abandonner, en la sacrifiant aux sciences exactes : on résolut tous les problèmes à coup de syllogismes, finalement on plaça Aristote et Théophraste audessus de Jésus-Christ, et on rendit un culte à Euclide et à Galenus.
Quant à la tradition, elle fut traitée avec une impudence égale; on tint pour non avenus les renseignements de l'histoire ainsi que les documents écrits ; on passa sous silence la condamnation par le pape Victor de Théodote le corroyeur, l'un des premiers qui eût affirmé que le Christ n'est qu'un homme ; on s'en prit uniquement à Zéphyrin, qu'on accusa d'innover en matière doctrinale, comme d'autres l'accusaient d'avoir innové en matière pénitentielle. Zéphyrin dut excommunier Artérnon.
La secte songea à se donner un évèque. Théodote le banquier et Asclépiodote firent sacrer le confesseur Natalis, auquel ils promirent de fortes mensualités; mais cet évêque improvisé, bourrelé de remords, fit pénitence aux pieds du pape et fut admis à la communion; la tentative schismatique échoua par là même.
L'anonyme d'Eusèbe, H.E., v, 28, P. G., t. xx, col. 512 sq., Caius d'après Photius, mais plus vraisemblablement llippolyte, écrivit contre Artérnon, qualifia son hérésie de nouveauté, releva quelques-unes de ses extravagances, li' déclara aussi éloigné que possible de la foi, et l'enferma dans ce dilemme, au sujet de l'Écriture : ou vous la croyez inspirée par le Saint-Esprit et alors vous êtes infidèle, ou vous vous croyez plus sage que le Saint-Esprit et alors vous êtes fou. D'après saint Épiphane, Paul de Samosate développa plus tard les vues d'Artémon. Hxr., lxv, 1, P. G., t. xlii, col. 13.
Eusèbe, H.E., v, 28, P. G., t. xx, col. 512-514; Épiphane, Hxr.. i .xv, 1, />. (.'.. t. m ii. cl. 13; Théodoret, Béret, fab., II, 4, P. (,'., t. Lxxxiii, col. 389 ; Photius, Diblwlh., 48, P. G., t. cm, col. 85.
G. Baiu.ii.le.
ARTICLE DE FOI. Le mot « article de foi » n'appartient pas à la langue théologique des Pères. Pour désigner les propositions du symbole des apôtres, ils se servent volontiers du mot sententia. S. Ambroise, Explanatio symboli ad initiandos, !'■ L.% t.xvn,col. 1158- 1159; S.Léon, Epist., xxxi, ad Pulcheriam, P. L., t. Liv, col. 7(.H. Au moyen âge, celte expression est encore employée. AJbélard, Expositio symboli apostolorum, /'. /.., t. CLXXV1II, col. 6 lit-Mi). Mais le mot articulas la supplante peu à peu. Voir col. 1679, la pièce de vers mise sens le nom d.' samt Bernard; Pierre Lombard, Sent., 1. M.dist. XXV,P.L.,t. cxcn,col.810; Albert le Grand, Compendium theologicx veritatiê, I. V, c. ixi; Opéra, Paris, 1896, t. xxiv, p, 169. Ces textes montrent qu'on employait comme Bynonymes les termes « article de toi,
article du svmholc D, mais ne nous renseignent pas sur
ce qu'on exigeait d'une proposition révélée pour lui don
lier ce litre. Plusieurs définitions peu précises ou fondées sur une fausse étymologie avaient encore cours .
l'époque de- saint Tl attribuait la suivai
Richard de Saint- Vid ité indivisible qui a Iiieu
pour objet et ni ni arclans, d où serait
arliculiu) i croire. • Cest en discutant cette notion et
d'autres semblables que saint Thomas fut arie I
donner de l'article de foi une théorie compli I
cise. Sum. theol., II» H", q. i, a.6; In 1 V Sent., 1. m,
dist. XXV, q. i. i 1
S'appuvant sur le sens du mot grec à'pf>p.ov et sur ceux que l'usage attribue au terme latin articulas, il conclut qu'il convient d'appeler article de foi une proposition révélée distincte et apte à s unir à d'autres pour former avec elles l'organisme vivant de la doctrine chrétienne. Une vérité est vraiment distincte d'une autre lorsqu'elle n'apparaît pas avec elle secuttdum detn cutinnent . dans un même concept ; pratiquement, on est en face de deux articles lorsque, ; admettre chacun d'eux, l'esprit se heurte à une difficulté- spéciale. Ainsi passion et résurrection de .1 Christ sont deux articles, souffrances et mort n'en forment qu'un. L'article de foi doit être aussi un membre apte à s'unir à d'autres pour former un tout organique : beaucoup de vérités ne satisfont pas à cette
condition. Parmi les objets de la connaissance surnaturelle, il en est que Dieu nous fait connaître pour euxmêmes afin de nous conduire à notre fin dernière : la trinité, l'incarnation et d'autres semblables (ici saint Thomas pense sans doute aux vérités du symbok apôtres) : ce sont ces notions qui composent les di articles de foi. D'autres propositions ont été ri Dieu, mais ce n'est pas pour elles-mêmes, c'est pour manifester les notions principales : par exemple, les miracles d'Elisée; ces vérités sont des moyens et non pas des conclusions, elles ne forment pas un tout organique et ne peuvent être appelées articles de foi. Et de la sorte saint Thomas aboutit à une définition très précise qu'on pourrait formuler ainsi : l'article de f, une vérité révélée pour elle-même et assez distinct' autres de même nature pour offrir à l'esprit de celui qui veut l'admettre une difficulté spéciale. Ainsi entendu il est en théologie ce que sont, dans les sciences. Ii s principes fondamentaux. Sum. theol., II* II*. q. I, a. 7. Pour cette raison et parce qu'il s'agit ici. par hypof de vérités dont la connaissance nous conduit au ciel, l'homme est tenu de croire explicitement les articles de foi. lbid., q. il. a. 5.
Comme la vertu de foi est une participation à la connaissance même de Dieu et que la sagesse incréée n'a pas besoin de distinguer pour connaître, on peut être tenté de conclure qu'il n'y a pas lieu de décomposer en articles les vérités révélées. Le faire serait les empêcher de rester des propositions de foi. II n'en est rien, cest en hommes que nous participons à la connaissance de Dieu et si nous entrevoyons aujourd'hui par la foi ce que Dieu contemple, c'est avec une intelligence obligée de diviser pour ne pas confondre. Le mot article de foi a donc sa raison d'être. Ibid., q. i, a. 6. sed contra, ad '2um. Il était d'un usage commode pour la désignation des vérités chrétiennes les plus importantes et -.i définition permettait de découper les divers symboles en leurs éléments fondamentaux d'après un procédé uniforme et rationnel.
Malheureusement, il n'a pas été engagé' dans lescontro- \ erses, ni consacré par l'autorité enseignante. Les théologiens, d'autre part, ne gardèrent pas en entier la théorie de saint Thomas et par la même, se divisèrent Pour un article de foi plusieurs conditions étaient requises dans la Somme; on n'en exigea qu'un,1 d'ordinaire. Aussi Suarez constate que les théol s'accordent pas dans leur définition de ce mot. De fide theol., disp. 11. sect. v. n. 10. Opéra, Paris. 1858, t. xn, p. 30. De Lugoditque les articles de foi sont les vél principales qui soutiennent les autres. l>c virt. fidei d.-