‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 217 sur 338 · C. VkHSI haï i EL · texte numérisé non relu

C. VkHSI haï i EL

ATTINGANTS, plus exactement athingans, ainsi nommés parce qu'ils tenaient pour impur tout contact avec les personnes étrangères à leurs croyances, àôiyyavoï, nitouches. Le formulaire d'abjuration du XI" siècle, publié par Bandini, Grœcse Ecclesise vetera monumcnla, Florence, 1762, t. n, p. 109, qui constitue la principale source à leur sujet, les appelle aussi melchisédéciens; mais il est fort douteux que les attingants du moyen âge descendissent historiquement des melchisédéciens du me siècle, disciples de Théodole le Changeur, secte peu vivace, semble-t-il, dont, après moins de deux siècles, saint Épiphane ne savait pas si elle existait encore. Hser., LV, P. G., t. XLI, col. 972 sq. Voir Melciiisédéciens. Dollinger pense que l'auteur du formulaire a confondu sous le même nom deux hérésies sans lien réel, parce qu'elles s'accordaient sur le seul point démettre Melchisédech au-dessus de Jésus- Christ. Beitrdge zur Sektengeschichte, Munich, 1890, t. i, p. 31-33. Les attingants étaient une ramification de l'hérésie gnostico-manichéenne de l'époque byzantine, connue sous le nom générique de paulicienne. Voir Pailiciens. Avec les astates, leurs congénères, ils se virent favoriser sous l'empereur Nicéphore (803-811). puis réprimer sévèrement sous Michel Curopalate et ses successeurs. Dollinger souscrit à l'opinion suivant laquelle la secte des attingants ne fut pas étrangère à la migration, encore imparfaitement connue, des erreurs pauliciennes vers l'Occident. Cf. Goar dans ses notes sur Théophane, Chronog raphia, ann. 803, P. G., t. cvm, col. 979-980. Balsamon, P. G., t. cxxxvn, col. 720-721, 741. signale quelques-unes de leurs pratiques superstitieuses. L'astrologie joue un grand rôle dans leur système.

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