L. Maisonneuve
VII. APOLOGÉTIQUE. XIX' siècle. Hors de France. — I. Belgique. II. Suisse. III. Angleterre. IV. États- Unis d'Amérique. V. Allemagne. VI. Italie. VII. Espagne.
1. BELGIQUE. — C'est après sa constitution en royaume indépendant que la Belgique vit naître et se former une école d'apologistes groupés, pour la plupart, autour de l'université catholique de Louvain. Un des premiers en date est J.-B. Boone, S. J. ( lT'Ji-1871), qui réunit en volumes ses Conférences sur les preuves de la religion, Bruxelles, 1843, et rassembla dans son Manuel de l'apologiste, Bruxelles, 1850, des fragments et des extraits sur les questions religieuses, propres à convaincre et à ramener les Ames à Bieu. Mais bien plus connu est Mar Laforet (1823-1872), recteur de Louvain, qui traita De melhodo theologix, Louvain, 1849; des Erreurs philosophiques contemporaines, Louvain, 1855; chercha et dit Pourquoi l'on ne croit pas, Louvain, 1861; et rassembla les arguments de la croyance dans Les dogmes catholiques exposés, prouvés et vengés, 4 in-12, Bruxelles, 1855; 4«édit., 18C0. C'était à la même université qu'appartenait le professeur Ubaghs (I800-1873). rendu célèbre par la ferveur de ses opinions ontologisles, d'ailleurs bon métaphysicien et auteur d'un curieux volume, Du dynamisme considéré dans ses rapports avec la sainte eucharistie, Louvain, 1863-1866, où il B'efforce d'éclairer, à l'aide des théories leibniziennes, le mystère de la transsubstantiation. D'abord son collègue, V.-À. Deschamps (1810-1823), devint archevêque de Matines; on sait la part qu'il prit à la définition du dogme de l'infaillibilité pontificale, après de retentissantes controverses. On lui doit les Entretiens sur la démonstration catholique de la révélation, le Christ et les Antéchrists, Malines, 1868. Avec une indiscutable compétence, le l'ère J, Carbonnelle (f 1880) défini! les Confins de la science et de la philosophie. Paris, 18^-.
et donna de nombreux articles à l'excellente Revue des rxtifiques dont il fut l'un d> a fondateurs, Bruxelles, 1877. Signalons, parmi les meilleni
ne, l'ouvrage de Bernard Jungmann, Ratisbonne, 1 ■— T * . li livn très clairet bien ordonné du H. P, Lahousse, s. .1., Louvain. 1897. el des ouvr
ignemenl élémentaire, dus » M«r Van Weddingen. Élément* ra le la religion; au
B. I'. Devivier, Cours d'apologétique S\i' Bulten, Cours t e d'apologétique, et au
B. P. Schoupp* ur$ de religion. Quoiqu'il
surtout un philosophe. M" Mercier contribue a la défense catholique par son Cours de philosophie, 4 in-8", et Louvain, 1864-1898, et surtout par ses Origines de la psychologie contemporaine, ibid., 1898. Mentionnons La divinité de Jésus-Christ vengée des attaques du rationalisme, 1888, par le R. P. Portmans, O I l'ouvrage du R. P. Castelein. S. J., Science des religions et les caractères du christianisme, nouv. édit., 1899; les travaux du R. P. Van den Gheyn, S. J., sur des questions ethnographiques dans la Revue des religions et les Revues des questions scientifiques ou historiques; La Rible dans l'Inde, Bruxelles. 1894, et La Bible et l'Avesta, 1896. parM'Jr de Mariez, professeur de l'université de Louvain. — Ln Hollande, parurent les Prxlectiones theologix fundamentalis de Jansen, L'trecl.t, 1875-1876; la Summa apologetica de Ecclesia catholica, 2 vol., Batisbonne. 1890 et 1893. du B. P. V. de Groot, O. P. — Un grand nomhre d'articles de la Revue néoscolastique se rapportent à la polémique religieuse.
IL Sl'tSSE. — A part des travaux écrits en langue allemande, la Suisse peut revendiquer parmi les apologistes deux protestants à l'esprit très élevé, Ch. Secrétan (1810-1898'') et E. Naville (né en 1816). Le premier, quoique imbu des systèmes des panthéistes allemands el spécialement de Schelling, a laissé des ouvrages dignes d'attention, parmi lesquels La civilisation et la croyance, Paris, 1887. On doit au second, parmi plusieurs excellents livres : Le libre arbitre et les philosopliies négatives, 2« édit., Paris. 1900; et plus spécialement La vie éternelle, 1801; Le Père céleste, 1866; Le problème du mal, 1868. Avant eux. A. Yinet (1797avait publié les Discours sur quelques sujets religieux, Études évangéliques, Bêle, 1817, etc. Dans son étude sur Biaise Pascal, Bàle, 1856, on le voit t tirer au protestantisme les Pensées » suivant l'exprès d'E. llavet. Mais c'était un esprit judicieux et délicat. A. Gretillat fait paraître V Exposé de théologie syst tique, dont le t. n est intitulé : Propédeutnj gétique canonique). Neufchàtel, 1893. M. Bavmond de Girard publia: Le déluge devant la critique historique, Pribourg, 1888; M. Dutoit-HaUer : La création et révolution d'après la Rible et les sciences naturelles, 1891. L'éloquent et courageux évoque de Genève. Mor millod (1824-1893), combattit pour la foi par ses épreuves et ses actes, et aussi par ses discours el ses Œuvres pastorales, Paris. 1853. Il s'est forme, en Suisse, un foyer de science sacrée très bienfaisant par la création de l'université catholique de Fribourg. La plupart des travaux de ses professeurs sont publiés dans la Revue thomiste. 11 y faut joindre le livre de M. V. Giraud sur Pascal, 3* édit.. Paris, l'.HX), où sont abordées plusieurs questions qui ont trait à la méthode apologétique.
111. ANGLETERRE. — Au commencement du siècle, c'est encore des protestants qui défendent la religion révélée. Citons Chàlmers 1780-1847 : Séries of discourus on the Christian révélation vieued in connection xeith the modem OStronom y, Londres. 1817: Preuves miraculeuses
et internes dé la religion chrétienne et autorité dt
vres qui la contiennent, traduit dans Migne,
évang., t. xv. col. 478-703; BucUand, 1789-1859, logue distingué Ge ;v and mmeralogy considered
with té natural théologie, La géologie et la
APOLOGÉTIQUE (XIX* SIÈCLE
minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle, ibid., t. xv, col. 197-21G ; Keith, orientaliste: Évidence de la vérité de la religion chrétienne, ibid., t. xv, col. 386-473. Cependant les catholiques ne restaient pas inactifs. Exilé à Douai, Pointer (f 1827) écrivit avec lucidité un livre sur Le christianisme ou Preuves et caractères de la divinité de la religion clirétienne, traduit par Taillefer, Paris, 1828, Migne, Démonst. évang., t. xin, col. 1209-1322. Du reste, des missionnaires portaient la vraie foi dans l'île des Saints; tels Fletcher (f 1839) qui publia : The dif/iculties of protestantism, Londres, 1829; et The guide to the true religion, Londres, 1832; J. Bell (f 185i) : The wanderings of the hum an intellect, Londres, 1814, où sont étudiées et critiquées les diverses religions et les sectes opposées au catholicisme; H. G. Combes (1767-1850) qui établit le vrai point de vue auquel devait se placer l'apologiste, dans The essence of religious controversy, Londres, 1827 '. On trouvait des munitions pour combattre l'incrédulité et l'anglicanisme dans les remarquables tracts, où l'éminenl auteur de A history of England, l'Histoire d'Angleterre, J. Lingard (1771-1861), répondait avec promptitude et décision aux difficultés et aux attaques, Migne, Démonst. évang., t. xvii, col. l-25i, et dans les opuscules de controverse publiés par Milner (1752-1826), dans Migne, Démonst. évang., t. xvn, col. 577-1051. Il faut estimer aussi des œuvres de convertis, telles que celles de F. Lucas (1812-1855) d'abord quaker, puis catholique, qui publia les Raisons de revenir au catholicisme, Londres, 1839, et de G. Spencer (1809-1864) : Lelters in défense of various point of catholic faith, Lettres pour défendre divers points de la foi catholique, Londres. On doit glorifier celui dont la merveilleuse éloquence a obligé l'impérieuse Angleterre à reconnaître l'existence légale du catholicisme, Daniel O'Connell (1798-1847). Un poète irlandais de grand renom, Th. Moore (1779-1852), avait déjà publié : Travels of an irish gentleman in search of a religion, Londres, 1803, où il montrait, avec éclat, qu'on ne pouvait abandonner le catholicisme sans aboutir à l'incrédulité. Cependant, le fécond mouvement de retour à l'Église romaine se produisit autour du docteur Pusey (1800-1882), chanoine de l'église du Christ et professeur d'hébreu à Oxford, et du cardinal Wiseman (1802-1865), qui fut archevêque de Westminster lorsque le pape Pie IX rétablit la hiérarchie catholique en Angleterre. Ce dernier accueillit les amis et disciples de Pusey lorsque, plus heureux et plus logiques que leur maître, ceux-ci revinrent à la vraie foi. Parmi eux on distingue le P. S. Faber (1814-1863), maître éminent de la vie spirituelle, dont les livres sont une contribution indirecte, mais très précieuse, à l'apologie du christianisme ; Mor Manning (1808-1892), successeur de Wiseman, qui publia The grounds of faith, Londres, 1852; nouv. édit., 1880, et qui exerça la plus active et la plus bienfaisante influence. Wiseman lui-même avait publié Twelve lecture» on the connection belween science and revealed religion, traduit dans Migne, Démonst. évang., t. xvi, col. 9-727. Il s'y montre polyglotte érudit et savant très informé des découvertes et des tendances de son temps. Ses collègues dans l'épiscopat furent Cullen (1803-1878), cardinal et archevêque de Dublin, ardent champion de l'infaillibilité du pape et auteur de remarquables Pastoral Irttcrs and others writings, Dublin, souvent con- ' es à la démonstration religieuse, et Mac Haie (1789- Evidence and doctrine of catholic faith, prélat éminent, malheureusement imbu de préjugés gallicans. Ils sont l'un et l'autre inférieurs à Ul la thorne (1806-1889), évéque de Birmingham, l'un des restaurateurs de la hiérarchie, et l'auteur de Observations on the use and oi the sacred scripture, Usage et abus de la taint- , Sydney, 1834, ou il lixe les vrais prin-
cipes d'une droite et sain Plus célèbre encore
que ce dernier, Newman (1801-1890; fut un admirable
apologiste à la fois orateur et philosophe. Essay on the development of Christian doctrine, Londres, 18i5, publié avant sa conversion et qui en contient les motifs; VApologia pro vita sua, 1864; Loss and gain, Londres, 1876, et les Conférences à l'Oratoire de Londres, 1850, sont des œuvres remarquables où la force d'une pensée très personnelle a marqué son empreinte et qui répandent la vie intense et ardente dont elles sont animées. Avant d'être cardinal, l'émincnt écrivain avait écrit un roman, Callista, qui, avec Les martyrs de Chateaubriand, Fabiola de Wiseman, et Quo vadis? du polonais Sienkiewicz, peut exercer, au point de vue religieux, plus d'influence que tel traité didactique moins persuasif.
Auprès des évêques, mérite une place un laïque, nommé par le cardinal Manning à la chaire de théologie du collège Saint-Edmond. Ph.-G. Ward (1813-1882), converti comme Newman, avait écrit étant encore anglican : Idéal of a Christian Church, 1844, et ayant trouvé cet idéal à Rome, il était devenu catholique. Il dirigea la Dublin Review, 1862, écrivit un traité : On nature and grâce, 1860, et, contre le matérialisme de Tyndall : Science, prayer, free ivill and miracles, Londres, 1881.
Il faut noter, parmi les récents travaux, les publications de la Catholic Truth Society, parmi lesquelles divers opuscules du Père jésuite Smith, directeur du Monlh; la Théosophie du P. Clarke, S. J.; Science and scientist; Science or Romance? du P. Gérard (à propos de l'évolution). La question de l'Églisr étant essentielle et souveraine dans la controverse avec les protestants, le chanoine Bagshawe a publié : The Church or what do anglicans meanby the Church, 1890; etF. King : L'Église démon baptême, 1890. Avant eux, M. Richardson et le P. Vaughan, S. J., avaient défini What are the catholic daims, 1889, contre le chanoine anglican Gore, qui traitait les revendications de l'Église « d'abusives prétentions ». Il faut remarquer le grand ouvrage, en sept volumes, de M. Allias : The formation of christendom, 1890, et les divers ouvrages successifs d'un anglican converti, le Dr Rivington : Authority, où il montre que l'autorité sociale parfaite fut réalisée par la papauté; Dépendance, où il réfute les préjugés historiques qui s'opposent au retour des anglicans; The primitive Church and the see of Peter, démonstration de la primauté traditionnelle du souverain pontife; Rome and England, réfutation delà prétendue continuité de l'Église anglicane. Ces divers ouvrages ont produit une très vive impression. — Parmi les protestants, deux causèrent semblable émoi; l'un est un écrivain, W. Mallock (né en 1819), qui posa la question troublante : Is life worth living? Londres, 1881, traduit par Salmon, Paris, 1887, et montra que la religion permet et justifie seule une réponse affirmative; l'autre est un homme d'Etat, A. James Balfour (né en 1848), qui employait ses loisirs à établir : The foundations of belle f, traduit par G. Art, Paris, 1896, avec une préface de M. F. Brunetière. Nous aurons à revenir sur ce dernier livre. Voir APOLOGÉ- TIQUE, méthodes nouvelles au xix' siicle. Si W. Gladstone (1809-1899) a injustement et violemment attaqué le «papisme », il n'en combattit pas moins les agnostiques et il fut imité sur ce point par son rival politique, lord Salisbury (né en 1830), qui prononça contre eux un discours retentissant.
IV. États-Unis d'Amérique. — La jeune Église nordaméricaine compte déjà plusieurs noms, dans la liste des défenseurs de la foi. Au premier rang se place Patrice Kenrick, archevêque de Baltimore (4797-1863), avec : The Primary of the catholic sec vindicated , Philadelphie, 1845; et les The four gospels, enrichis de notes critiques et explicatives, New-York, 1849. Son successeur, M»r Spalding (mort en 1872), suivit les mêmes traditions et se mit à la tête du recueil périodique : Catholic ad vocale, 1835. On lui doit encore : Evidences of catholicity. Ces
APOLOGÉTIQUE XIX« SIÈCLE
évoques farenl ralllammenl secondé» par dei religieux
,.i dei pn très, tels que le P. Jouin, S I. (ni i a 1818 , auquel on doit aussi Evidence» o\ religion, Hev, York; Weninger, s. J. (1809-1884), qui publia en allemand un Handbuch der chrittkath. Religion, Ratisbonne, 1858; el en anglais : Protestontfam and infidelity, 1864. Ce dei m ii- ouvrage obtinl an Buccès énorme. Le fondateur des paulistes, le P. Hecker H 1*^. publia : The Church and the âge, New-York, 1887, el collabora à la revue The eatholic world. Je laissée d'autres le soin de décider >i les tendances excessives el téméraires, condamnées par Léon XIII sous le nom d'américanisme, sonl une déduction logique ou une interprétation témé- , lire des principes qu'il a posés. La théologie fondamentale est traitée par un prêtre de Saint-Sulpice, I abbé Tanquerey : Synopsis théologie dogmaticœ generalv, Lille, 1899 ; tandis que le P. Zahm, dans Y Américain quarterly Review et, en un livre important, étudie : Evolution anddogma, traduit par l'abbé Flageolet, 2 in-12, Paris, 1897. On lui devait précédemment : Bible, science and fait h et CathoUc science ami scientists, 1893. On sait avec quelle vigueur NN. ss. Gibbons, Ireland, Keane el tant d'autres encouragent et favorisent la culture scientifique de la foi.
V. Allemagne.— f. Catholiques.— Le siècle s'ouvrit en Allemagne par un événement qui eut un retentissement considérable : la conversion du comte de Stolberg 1750- 1819). La renaissance religieuse de l'Allemagne date de cet événement qui fut l'occasion de furieuses disputes. Stolberg, injurié et calomnié, répondit par G-eschichte der Religion Jesu Christi, 15 in-8", Hambourg et Vienne, 1807. traduit par ordre du souverain pontife.
Nous possédons aussi en plusieurs langues la Symbolik oder Darstellung der dogmatischen Gegensâtze der Katholiken u. Protestanten, d'Adam Moehler (1794- 1838) qui parut à Mayence en 3 in-8», 1838-1847, traduction Lâchât; 2« édit., 3 in-8", Paris, 1852. L'auteur y exposait les contradictions dogmatiques entre les catholiques et les protestants. Il y divulguait les idées déjà émises dans Die Einheit der Kirche oder dus Princip des Katholicismus, Tubingue, 1825-1843. 11 fut enlevé prématurément ainsi que H. Klee (1800-1839), professeur à Munich, qui nous a laissé un System der katholischen Dogmatik, Bonn, 1835, et un Lehrbuch der Dogmenges Mchte, Manuel de l'histoire des dogmes, 2 in-8», 1837, traduction Mabire. C'est un de ses compatriotes, Joseph Goerres (1776-1848), d'abord protestant, qui devint aussi professeur à Munich, et écrivit la Christliche Mystik, 4 in-8», Ratisbonne, traduit par Ch. Sainte-Foix, 5 in-12, 1862, où l'on trouve des régies et des observations importantes pour le discernement du miracle. Molitor (1778-1860) se montre singulier mais très érudil dans sa Philosophie der Geschichte, il y étudie l'Ancien Testament, Munich, 1828.
Geiger (1755-1843) appartenait à l'ordre de Saint-François; il le quitta après dépense apostolique et publiai i ucerne d'innombrables opuscules contre les incrédules, les protestants et les libéraux. J. Schmitt (1776-1869) fat préoccupé de la réunion des Églises grecque el romaine. Il publia dans ce but -.Harmonie der morgenlândischen und abenlàndischen Kirche, Vienne, 1824. Auparavant, il avait essayé d'expliquer Grundideen des Uythus, Francfort, 1862. Gerbert, bénédictin (1767-1841), écrivit Vas Verhàltniss der Philosophie turChriste Gtaubenslehre, Ensielden, 1805. Hagel iy 1842) publia une Apologie des Moses, à tendances rationalistes, Salibach, 1828; Der Katholicismus und die Philosophie, ibid., 1S22; Théorie der Supernaturalismus, ibid., 1826; Rationalismus, I835,el Demonttratio religionis Christian* catholicm, Augsbourg, 1884. La Vie de Jésus du
D' Strauss provoqua, en Allemagne, un mouvement
analogue a celui que produisit plus tard en France le hvre d'E. Renan. Elle fut l'occasion d'un examen critique
//> Strauss Leben têtu, < d'érudi-
que, 1830. Un religieux
lamenta p i . Munster, 17'.»1.). On peu Ehrlich 1 1810-18W d être trop Imbu des idées de la el de <. initier, il - occup de la réunion •
Orientaux a l Église romaine et com| der Religioi taft, Prague, 1850, el Apologeti
Ergântungen, 2 in-8", Prague, 1862 1864.
Mentionnons encore Ch. Vosen (1815-1871), Dat Chrittenthum und du I
li. , Kath ''t seiner
Gegner, ibid., 1865; Rosenthal [+ 1875
affouse, 1865, et Ratisbonne, 1871; 1821-1893), chanoine de Wurtemberç I '■ dur,
Ratisbonne, 1876, contre les athées; Ha! Katholùche Apologetik, 1890, el Handbuch ■< meinen Religionwissenchaft, 1887. Lerch (183M> de l'ordre de Clteaux, annonça une méthode nouvelle d'apologétique, mais ne tint guère ses proi, a loi
doit un bon livre : Die Kirche Christi, Vieni Reindering (1814-1880 se montra plus classique dans la Theologia fundamentalis, Munich, 1864. Mais il tant accorder une attention spéciale à Drej 1777-1853), Die
tgetik, 3 vol., Mayei cent, mais très solide, a LV azingi i 1819 , l'auteur de Vier Bûcher von der rel\ - '"-8°.
Wurzbourg. 1856; et a Hettinger (1813-1890), auquel oa doit une excellente A\ ' dit-
Fribourg-en-Brisgau, 1888; traduite en français par Jeannin, 5 in-8", Bar-le-Duc, 1870; et un Lehrbuch der Fondamental-Théologie. Fribourg-en-Brisg»u , M 2* édit.. 1888, très documenté et savant Lien qu'un peu confus; traduit en français. Paris, IÉ
Aussi bien les traités de la vraie religion furent très nombreux en ce siècle depuis Dobmaver l'an
P.Wilmers (1897).On peut citer :Acilius Alt/ Introductio ad catholicam theologiam, 1818; Fejer, Institutions théologies, Vienne, 1819 et 1820; Lieberman, Institutiones theologicss, t. I, Mayence. 1831; Berlage, Katholische Dogmatik, Munster, 18 oto-
getik der Kirche, Munster. 1834; Brenner 171 Freie Darstellung der Théologie, 3 in-8 -, Francfort, 1827-1830, el System der katholischspeculativen Théologie, Ratisbonne, 1837; J. Prunyi, Dogma
Schwetz, Theologia gênera Knoll (Albertos a Bulsano) de l'ordre de Saint-Fran Institua, mes theologiss dogmaticB gênera, Friedhoff, Grundriss der katholitchen Apologetik, Munster, 1854; Sprinzl, Manuel de théologie fondamentale. Vienne, 1876, etc., etc. — L'un des prélats qui favorisèrent le plus puissamment le ; théologiques fat M" Ketteler (1841-1877), évoque de Mayence. qui publia en 1818 des discours sur les grandes questions sociales du temps présent : Freiheit, Auetoritâl und Kirche, Mayence, 1>S,.>2.
Aussi bien, dans les grands séminaires, le niveau deséludes s'éleva sensiblement, ainsi qu'en peuvent 1
-ner des ouvrages tels que la Dogmatique de Scheeben, professeur à Cologne el VHistoire des dogmes, de Schwane, trad, dans la Bibliothèque thcologigue du \n' siècle, 1884. Le P. Granderath, S. J., a commenté les
définitions du dernier concile : Constitutume» dogm
sancti œcumenici conciUi Vaticani, Fril Brisgau, 1892. C'est un des rédacteurs les pi
des Stimmen ans Maria Laach où il publia une critique pénétrante de la théologie de Ritschl.Le profeaseur
liant/, de Munster, a DOS ■■•mcits ,.
iogétxque chrétienne. 2' édit., 1898 1 inig, ; à Trêves, S'esl distingué dans sa polémique contre
M Beyachlag, un adversaire acharné
catholiques, H D Reusch avait publié
avant sa défection, lexcelk-nt livre: Bibel und NtJtWm
APOLOGETIQUE (XIXe SIECLE;
traduction Hertel, Paris, 1867. M. Guttler, dans Naturforschung und Bibel in ihrer Stellung zur Schôpfung, Fribourg-en-Brisgau, 1877, s'est montré au courant des théories et des découvertes modernes sur le même sujet. Le P. de Hummelauer, S. J., a commenté le premier chapitre de la Genèse : Nochmals der biblische Schôpfungsbericht, dans les Biblische Studien, t. III, fasc. 2, Fribourg-en-Brisgau, 1898; trad. en français par l'abbé Eck, Le récit de la création, Paris, 1898. Ces controverses suscitées par les premiers chapitres de la Genèse sont résumées et résolues dans la Geschichte des Alten Testaments, du Dr Schôpfer, 1895, traduite par l'abbé Pelt, Histoire de l'Ancien Testament,^ in-12, Paris, 1897. M. Schôpfer a repris le même sujet : Bibel und Wissenschaft, Brixen, 1896. Le manuel de M.Duilhé de Saint-Projet a été adapté à l'enseignement des séminaires allemands par Cari Braig, Fribourg, 1889. On doit à Wedewer Les fondements de l'apologétique; au P. Hawe, Apologétique catholique ; au P. Hammerstein, S. J., Du christianisme ; à J.-B. Heinrich, la Démonstration de la vérité du christianisme et de l'Eglise, nouvelle édit., Mayence, 1885.
Deux historiens de grande valeur doivent être comptés parmi les apologistes, car ils ont rendu d'éminents services aux défenseurs de nos croyances. C'est Dôllinger (1759-1890), mort malheureusement en dehors de l'Église, après avoir été une de ses gloires, Die Beformalion, Ratisbonne, 1848 ; Heidenthum und Judenth um ,ibid., 1857 ; Christenlhum und Kirche, 1868, et le cardinal Hergenrœther (1824-1890) qui outre Handbuch der allegemeinen Kirclien Geschichte , Mayence, 1876, traduit en 8 in-8°, Paris, 1890-1894, et Photius, Ratisbonne, 1867, a publié De catholicx Ecclesiœ primordiis, Ratisbonne, 1851.
Récemment ont paru plusieurs ouvrages très dignes d'attention. C'est VApologie des Christenthums, du Dr Schanz, professeur à Tubingue, 3 in-8°, Fribourg, 1888. L'ouvrage traite de Dieu et de la nature, de Dieu et de la révélation, du Christ et de l'Église : il est scientifique, philosophique et doctrinal. C'est encore Gôltliche Warheit des Christenthums, par le professeur Schell, de Wurzbourg, édition complètement remaniée d'un ancien ouvrage du même auteur. La première partie qui a seule paru (Dieu et l'esprit) mérite de sérieux reproches. L'auteur affirme que Dieu est causa sui, et soutient des opinions téméraires; mais il se montre plein de science et vigoureux dialecticien. Sa brochure Le catholicisme comme principe de progrcs, 1896, a excité en Allemagne des discussions passionnées. Le Lehrbuch der Apologetik, de Gutberlet, 2= édit., 2 in-8°, Munster, 1899, et celui de Stôckl, Mayence, 1855, sont d'excellents manuels. Le premier de ces auteurs insiste sur les religions comparées pour en déduire la transcendance du christianisme; le second s'attache à réfuter les erreurs contemporaines. Le R. P.Weiss, 0. P., a écrit son Apologie des Christenthums ; la traduction française : Apologie du christianisme au point de vue des mœurs cl de la civilisation, comprend 10 in-8° : L'homme complet, l'humanité et l'humanisme, nature et surnature, la question sociale et l'ordre social, la perfection. Le point de vue est nouveau et l'exécution digne d'éloges. La culture intellectuelle de l'auteur est d'une singulière richesse : philologue, orientaliste, philosophe, historien, il possède tout ce qu'il faut pour réaliser le dessein qu'il a entrepris. De nombreux jésuites se sont particulièremeut distingues ; il convientdeciterChristian l'esch, Institutiones pnipxdeuticx ad sacre m theologiam, Fribourg, 1894; le Krach de Witleniberg ; les Lettres de Hambourg, 1893; V Evangile de la Reforme, Berlin, 1892, etc.; I Ottiger, Theologia fundamentalis, t. i, De revelatione tupernaturali, Fribourg-en-Brisgau, 1891 : Wilmcrs, I)e religione revelata libri V, Ratisbonne, l<M)7; De Ecclew</ Christi; limier. Theologia generalit, 1" volume de son Theologiie dogmaticse compcndium , 8° édit., Ins-