‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 221 sur 338 · III. Efficacité de l'attrition. — Pour déterminer · texte numérisé non relu

III. Efficacité de l'attrition. — Pour déterminer

les effets salutaires île l'attlition, nous devons distinguer son action : 1° en dehors de tout sacrement ; 2° dans le sacrement de pénitence; 3° dans les autres sacre-

lllellls.

/. / v DEHORS DE TOUT SACREMENT. — i" assertion : L'attrition seule ne suffit pas pour la rémission du péché mortel. — (Test une vérité théologique incontestable

qu'en dehors des sacrements, l'acte de charité' seul

justifie le pécheur, car, seul, il détache complètement la volonté de la créature pour la reporter tout envers Dieu. Marie-Madeleine esl pardonnée parce

qu'elle a eu la charité : Hem dl uni n r ei pcmla nndla

quoniam dilexit multum. Luc, vu, 17. El saint Jean dit formellement que celui qui n'a pas la charité reste dans la moi i du péché : Qui non diligii manei in morte, 1 Joa., m, li. Or, par définition, l'attrition ne renferme pas La charité, Donc, elle ne justifie pas par elle même. Ceiie conclusion esl confirmée par le concile de Trente, XIV, c. iv : Quamvis sine sacramento psenitentia ad justificationem perducere peccatorem nequeat.

a ni; il ION

; mi ision des p< i aj âme qui esl pi

de la grâce sanctifiante. - D'après l'enseignement commun des théologii ns, le p ' ne peu! être i

I roncomii mte . i esl à-dire ■|u<- la i tiûante doit existi i

préalablement dans l'âne-, ou j • tre produite par i

btient la rén Voir dans ce sens S. Thomas,

Sum. theol., Ill\ q. i.xxwn. a. i; Suarez, De (uentp, XI, sect. il. ii. i, loc. cit.,. p. 203. Or, il n'y .. dans ootre hvpoth'-M- ni la grâce sanctifiante anl dente, ni la Justification concomitante. En conséquence, le péché vénieJ n'est pas remis.

An reste, comment l'attrition remettrait-elle le péché véniel dans une âme qui esl privée de la gi On '"'

peut soutenir qu'elle !<■ puisse ni en rigueur de ju ni en raison de la libéralité divine. En effet, l'attrition iln pécheur est une oeuvre morte au point de vue du mérite, sans valeur saùsfacïoire de cotpdigno, et, par conséq lient, sans valeur de jusLice devant Dieu : Dona ■iiiii/uontui nonprobal Allissimus..., nec in multitu sacri/iciuetcit corn»] propitiabilur jteccatis. EccL, xxiv. 23. D'antre part, on ne voit pas dans la sainte Écriture que Dieu ait cette libéralité particulière de pardonner au pécheur ses failles légères indépendamment des fautes graves, pour un repentir imparfait. Et cela ne conviendrait pas, ajoute Suarez. loc. cit., car il sérail indigne de la sagesse, comme de la justice de Dieu, de faire une telle miséricorde à celui qui resterait éloigné de lui de propos délibéré.

:!■ assertion : L'attrition suffit pour la rémission des péchés véniels sans le sacrement, dans l'âme juste qui possède déjà la grâce sanctifiante. — Cette proposition soutenue par saint Thomas. Sum. theol. , IIIa, q. lxxxvh, a. 2, et le plus grand nombre des théologiens, est présentée par Suarez comme « probable », disp. XI. sect. II. n. 11-13, foc. cit., p. 213. Nous croyons qu'on peut accentuer cette note, et qualifier l'assertion de 6 très probable », pour les considérations suivantes : 1 ' Nous supposons une âme qui possède la grâce. L'attrition de cette fime est un acte vivant, par conséquent méritoire et efficace dans l'ordre surnaturel. Or, la fin de cet acte est de réparer l'offense légère qui, sans détruire l'amitié de l'âme avec Dieu, l'a cependant ternie. Puisqu'il est efficace, il produit réellement cet effet. 2° 11 y a une différence morale énorme entre le péché vénjej et le péché mortel, l'.n raison de cette différence, il nous parait peu probable qu'il faille le même moyen pour irer l'offense légère que pour réparer l'offense grave. S, mil Thomas dit a ce sujet, loc. cil., ad 3'"": « Comme

un corps peut être taché de deux manières : premièrement par la privation de ce qui est requis par la bi

par exemple, de sa couleur naturelle ou de la proportion normale de ses membres; secondement par |i l.ol d'une cho^e qui lernit la beauté, comme la boue ou la poussière; de même l'âme peut être tachée de deux manières : premièrement par la privation de la beauté de la grâce détruite en elle par le péché' mortel: secondement par l'inclination déréglée de la volonté vers quelque chose de temporel, qui est la suite du péché véniel. Or, pour enlever la tache du péché

mortel, l'infusion de la grâce est requise; mais pour enlever celle du péché véniel, il faut seulement un acte procédant de la grâce, par lequel se trouve détruite L'inclination déréglée que l'on avait au bien temporel. ■ e concile de Trente, sess. XIV, c. v, dit que la déclaration des péchés véniels en confession n'esl pas nécessaire, pare.' que et - péchés peinent être remis en dehors du sacrement de diverses manières : Venialia ,11111ms a gratta Dex non tsxcludimur et m qua frequ«r< iinc... taceri dira culpam, multisque

expiari possunt. Les remèdes auxquels l, concile lait allusion sont : la prière, les sacrainen-

taux el d'aï i.le-

l-il, I acte d atti itioo - le mieux

approprié ■< la Q et a la réparation du p

\. niel.

//. / top-

as établi que la contrition esl partie essentielle et disposition absolument nécessaire dans le sacrement de oce. La question à traiter en ce moment est celleci : Quelle contrition La contrition j ;t-elle requise, ou l'attriti nie ?

/. Opini opinions d'api ■ i, djap. XX. sect. i. loc. cit.,

I» Quelques théologiens, parmi lesquels Pierre Lombard. SVnt.,1. IV. dist. XVI11. n. 4. I>. L., t cxcn. col.b80, et saint Bonaventure, In W Sent., I. IV. dist. XV111, a i. q. i, <) liera ormiia. I' t. VI, p. 10, exigi

la contrition parfaite dans le pénitent qui demande l'absolution. Us sont d'avis que la contrition parfaite est une disposition tellement essentielle, que si elle i manque, le pénitent fût-il de lionne foi d'ailleurs dans la réception du sacrement, l'absolution est nulle, et il n'v a pas rémission du péché. L'argument invoqué par ces auteurs est que le pardon des péchés n'est attribué dans la sainte Écriture (jo'a la charité, et ils estiment que l'institution du sacrement n a rien changé à cette loi. Gabriel Biel soutient encore cette thèse au xv« siècle. In IV Sent., 1. IV. dist. XVI. XVIII, Tubingue, 1502. Voir col. 181.

2° D'autres disent aussi que la contrition parfaite est nécessaire pour la rémission des péchés dans le sacrement de pénitence, mai? ajoutent une explication qui atténue considérablement cette affirmation. Il peut arriver qu'un pénitent se présente au tribunal de la pénitence avec la simple attrition. Cette disposition n'est pas suffisante par elle-même pour obtenir le pardon, et si elle it telle, le sacrement serait sans effet Mais sous l'action du sacrement, la disposition d'attrition transformée en contrition et. cette transformation faite, l'effet de l'absolution est produit, la — Comment se lait cette transformation e.r attrito i< tritum f Là est le point obscur de cette opinion. \ ce que nous disons plus loin des sens possibl ou erronés, de la formule : e.r attrito i Cette

opinion a été soutenue par Cajetan, In Sum. theol., III», q. i xx.xiv. a. 1. dans Diri Tliomœ opéra, An t. xn. p. 281, et Optucula, tr. IV, De allritione et trilione, à la fin du même tome. p. ',' .

3o Un autre groupe de théol ptent d'abord,

comme les précédents, ce principe : la contrition parfaite est requise en droit dans le sacrement de pénitenci En conséquence, il faut que le pénitent se présente au saint tribunal avec la conviction qu'il a cette disposition •ire. Mais, ajoutent-ils, -1 ce pénitent setromp sa disposition, sin- qu'il v ait de sa faute, il sera justifié •niant, en raison de sa bonne foi. par la force du ment. Entre le pécheur qui se présenterait sciemment sans la contrition parfaite et celui qui est dans la bonne toi, il > a cette différence que le premier apporte un obstacle à l'efficacité du sacrement, non le second. C'est pourquoi le prenne* n'esl pas justifié, mais plus coupable, tandis que le second obtient son pardon. — Remarquons seulement, sur cette opinion, qu'en tait elle admel une hypothèse, celle de la bonne foi, où l'attrition suffit réellement pour l'efficacité du sûrement ( .1 pour principaux tenant- François de Victoria. /

..1 theologicw.rl 1 ■ u;

el Dominique Soto, De ualura et gratia, I. IL c. Lyon, |581, p- 100.

L'opinion vraie est que la contrition parfaite 1

ns le sacrement de pénitence, maisque 1 attrition suffit. l'Ile était déjà communément soutenue par les anciens docteurs scolastiqucs. particulièrement

ATTRITION

par les deux grands chefs d'école, saint Thomas et Duns Scot. Saint Thomas écrit, In IV Sent., 1. IV, dist. XXII, q. il, a. 1, Opéra omnia, Paris, 1873, t. x, p. 613 : Quaitdo aliquis accedit ad confessionem attritus, non plenecontritus,siobicemnonponat,inipsa confessione et absolutione, sibi gratta et remissio peccatorum datur. Cf. ibid., dist. XVII, q. m, a. 7, p. 515; dist, XVIII, q. I, a. 3, p. 529; Sum. theol., Suppl., q. x, a. 1; q. xvin, a. 1. Nous lisons, d'autres part, dans Duns Scot, lu IV Sent., 1. IV, dist. XIV, q. v, a. 3, Opéra omnia, Paris, 1894, t. xvm, p. 158: Parum attritus, etiam altritione quse non habet rationem nierili ad remissionem peccatorum, volens tamen recipere sacramentum psenitentiœ sicut dispensatur in Ecclesia,et sine obice iu voluntate peccati mortalis in actu in ultinio instanti illius prolalionis verborum in quo scilicetest vis sacramenli illius, recipit effeelum sacramenti, scilicet graliam pœnitentialem. Cf. J.-B. Sasse, De sacram. Eccl.,de sacram psenit., Fribourg-en-Brisgau, 1898, t. ii, p. 155. Le concile de Trente a confirmé cette opinion par son autorité, de telle sorte qu'il serait gravement téméraire de la contredire aujourd'hui. Nous l'établissons dans l'assertion suivante :

2. Assertion : L'atlrition suffit pour la rémission des péchés dans le sacrement de pénitence.

Première preuve : la nature même du sacrement d'après sa divine institution. — Il est de loi divine, d'après l'Évangile, Matth., xvi, 19; xvm, 18; Joa., xx, 21-23, et de loi catholique, d'après le concile de Trente, sess. XIV, can. 3, que Jésus-Christ a institué le sacrement de pénilence pour la rémission des péchés, et < l'i "il a donné aux prêtres le pouvoir non pas seulement de déclarer que les péchés sont remis, mais de les remettre effectivement. Or, si la contrition parfaite est requise dans le sacrement, jamais la parole du Sauveur : « Vous remettrez les péchés, » Joa., xx, 23, ne sera vérifiée, car les péchés seront remis par la contrition parfaite avant l'absolution du prêtre. Et ceci sera le droit et la règle sans exception. Mais alors l'institution de Notre-Seigneur serait une institution vaine, le sacrement serait sans utilité, partant sans raison d'être. Nous ne pouvons nous arrêter à une conclusion qui répugne si évidemment à la divine sagesse. Il laut dire, par conséquent, que la contrition parfaite n'est pas requise. C'est le raisonnement que saint Thomas et Duns Scot opposent au Maître des Sentences, loc. cit.

Deuxième preuve : la croyance constante de l'Église touchant la nécessité de l'absolution pour les mourants. — Toujours les pasteurs de l'Église ont enseigné 'que l'absolution du prêtre aux derniers moments assurait le salut des mourants, et toujours aussi les fidèles ont mis un pieux empressement à appeler le ministre de Dieu pour obtenir par lui la rémission de leurs péchés avant de paraître devant le souverain juge. Le pape saint Célestin l" écrit aux évêques des provinces de Vienne et de Narbonne, Epist., i.v. c. Il, n. 3, /'. /,., t. i., col. 132 : « Nous apprenons qu'on refuse la pénitence aux mourants, et qu'on ne répond pas aux désirs de ceux i|iii, à leurs derniers moments, réclament ce remède de leur âme... Qu'est-ce donc que cela, je vous prie, sinon infliger au mourant une nouvelle mort et, par un gentiment cruel, tuer mie âme, en lui refusant de l'absoudre? » Saint Augustin dit de son côté, dans une lettre à l'évêque Honorât, Eput., ccxvm, n.8, P.L. t. xxxm, col. 1016 : v Si les ministres des sacrements rit pas présents, quel malheur pour ceux qui parle ce siècle sans |a régénération du baptême ou le pardon des péchés personnels! Mais si les ministres sont présents, tous reçoivent l'assistance nécessaire DU ^ont baptisés, les autres réconciliés. ■ Enfin le concile de trente nous est témoin de la croyance et de la pratique constantes sur ce point, sess. XIV, c. vil : « Afin qu'aucune âme De périsse, il a toujours été pieu-

sement observé ceci dans l'Église de Dieu, qu'il n'y ait aucune réserve à l'article de la mort, et que, par conséquent, tous les prêtres puissent absoudre tous les pénitents de leurs péchés et censures. >>

Voilà le lait. Mais cet enseignement des pasteurs, cette croyance des peuples, cette pratique constante, seraient des exagérations et du pur formalisme, s'il était vrai que l'absolution ne remet pas les péchés sans la contrition parfaite. Si, en effet, le mourant avait cette contrition parfaite, ses péchés lui seraient remis sans l'absolution. S'il ne l'avait pas, l'absolution ne servirait de rien. Dans l'une et dans l'autre hypothèse, à quoi bon appeler le prêtre?

Tout s'explique, au contraire, dans la thèse que nous soutenons. Oui, le mourant est justifié sans le sacrement, s'il a la contrition parfaite; mais s'il n'a que l'attrition, ce qui arrivera souvent, et ce qu'on peut toujours craindre, son salut éternel est en danger. Il mourra dans son péché, s'il n'est pas absous; il ta ut donc, « pour qu'il ne périsse pas, » que le prêtre soit appelé. Le prêtre rend à cet homme, par l'absolution, la grâce et l'amitié de Dieu.

Troisième preuve : comparaison entre la 'loi ancienne et la loi nouvelle. — La loi ancienne était une loi de crainte; la loi de l'Évangile est une loi d'amour, sous laquelle la grâce est plus abondante, le devoir plus doux et le salut plus facile. Les sacrements, en particulier, sont institués pour communiquer la grâce aux fidèles avec plus de sécurité et d'abondance. Or, si on exige la contrition parluite dans le sacrement de pénitence, la rémission des péchés, qui est un point d'une importance capitale dans la vie surnaturelle des âmes, est plus compliquée, plus difficile et, par conséquent, moins sûre dans la loi nouvelle que dans la loi ancienne. La contrition parlaite, avant l'Évangile, justifiait le pécheur sans autre condition. Aujourd'hui, il faudrait, par la volonté de Jésus-Christ, en plus de la contrition parlai le, la réception réelle du sacrement de pénitence, ou du moins la volonté sincère de le recevoir. Et on sait combien ce sacrement est pénible et mortifiant pour le pécheur, en raison des actes qu'il exige. Jésus-Christ, au lieu de faciliter le pardon des péchés, l'aurait rendu particulièrement difficile. La proposition qui aboutit à cette conclusion ne peut être vraie. — La supériorité de la loi nouvelle consiste en ceci précisément, que l'atlrition qui ne suffisait pour la rémission des péchés ni dans la religion primitive, ni dans la religion mosaïque, suffit avec le sacrement dans la religion chrétienne.

Quatrième preuve : autorité du concile de Trente. — Le concile de Trente, sess. XIV, c. iv, compare les deux contritions, parfaite et imparfaite, au point de vue de leur efficacité :

Docet praeteren. ctsi contritioncm liane aliquando charitate porfectam esse contmgat, hominemque Deo réconciliai1©,

priusquam hoc sacramentura actu suscipiaUir; ipsam ml : -

minus reconciliationem ipsi contrition!, sine sacramenli ■luditur, non esse adscribendam.

Illnm vero conlritionem imperfectam qc i itar...

déclarât <l< rnim l ici esse, et Spiritua Sanctl impulaun adhuc guidera inhabitant] tantum moventi i, quo peent-

i util- . \ i mii ( île ;ul ju-

stitinm parât El qaaun I

eacramento pamitentta |

ad justificationem perd

iremnequeat, tami

gratiam in sacramento

Le saint concile enseigne encore que, quoiqu'il arrive quelquefois que cette contrition irfaite par la charité et i éconcilie l'homme avec Dieu avant qu'il ait reçu de oui le acrement de pénitence,

il ne uni | rtanl pas attribuer

celte réconciliatii a 1 la o< ntrition seule sans le vœu du sa- . ii n qui » . ; inclus.

Quant à celle contrition impart.uto que l'on nomma attrJlimi... le saint concile déclare quelle est un don de Dieu et m du Saint-Esprit qui nii acore, il est

vrai, dans l'homme i enflent, rn.iis seulement le meut et ara i .i pré] arer :

1 | ;l quoiqu'elle

ne puisse pas, par elle-même, sacrement de pénitence.

A i i RITION

Impetrandam dls-

] unit.

pj'i la

■ • I • imIjiiI elle le

r.ii inr la grâce «le

int oi de | . -

La doctrine qui est exposée < i > n ^ <• texte peut .- • i n - i se résumer : Il y a deux dispositions qui réconcilient le pécheui Dieu. L'une, 'i111 est la contrition par-

faite, le réconcilie en dehors du Bacrement : hotninem Deo ire, priusquam hoc eacranientum aclu

piatur. L'autre, qui est l'attrition, le réconcilie le sacrement : ad Dei grattant in tacran ipetrandam disponit.

Quelques auteurs ont contesté cette interprétation, prétendant que le mot disponit, employé par le concile, ru- signifie pas que l'attrition soit la disposition chaine, immédiatement suffisante pour la validité de l absolution, mais indique seulement nue disposition

loignée qui commence le retour du pécheur vers l>i' u, et l'amènera par degrés jusqu'à la justification, mais en passant par une disposition plus parfaite. Ainsi pense Launoy, dans son ouvrage De mente concilii trideniim circa conlritionem et attritionem in sacraniento psenitentise, Paris, 1653, mis à l'index par décret du 13 novembre 1691. Collet reprend la même explication dans son traité' De psenitentia, part. II. c. iv. a. 2, sect. u, dans Migne, T/teol. cursus completus, t. XXII, col. 297 sq.

L'étude raisonnée du contexte nous permet de répondre que le mot disponit équivaut à sufficit, parce qu'il signifie la disposition suffisante pour la validité- du sacrement. — 1° Le concile établit un parallèle entre l'action ou l'efficacité des deux contritions. De la contrition parfaite il dit qu'elle réconcilie le pécheur sans le sacrement, ce qui pourrait se traduire : elle est disposition prochaine et suffisante pour la justification en dehors du sacrement. C'est au même point de vue assurément qu'il parle ensuite de l'efficacité de l'attrition avec le sacrement, etc'est comme disposition prochaine et suffisante au pardon sacramentel qu'il nous la présente. —2° Le concile distingue, d'autre part, le rôle de l'attrition en dehors du sacrement et dans le sacrement. Ce rôle n'est pas le même dans l'une et l'autre hypothèse. En dehors du sacrement, l'attrition est disposition éloignée pour la justification : donum Dei et Spirilus Sancti imputsinn... quo pœnitens adjutus viam sibi ail juslitiam parai. En bonne logique, il faut comprendre d'une autre manière son rôle dans le sacrement. C'est donc d'une disposition prochaine qu'il s'agit dans cette formule : ad Dei gratiam in sacrantento impetrandam disponit. — 3° La pensée des Pères du concile ressort encore de cette observation qui termine le chapitre îv de contritione : Quamobrem falso quidam calumniantur catholicos scriptores, quasi tradiderint sacra, tuni psenitentia, absque bono molu suscipienlium gratiam confcrre : quod nunquam Ecclesia docuit ner sensit. Toutes les explications données par le concile sur la contrition parfaite et imparfaite aboutissent donc à cette conclusion : On voit combien sont peu fondées les attaques des novateurs contre la doctrine de 11 et des écrivains catholiques. Si cette doctrine n'était pa^ celle qui affirme l'attrition suffisante pour le S ment de pénitence, à quoi bon tant d'explications sur l'honnêteté el l'utilité de cette contrition'.' A quoi bon même nommer l'attrition à propos du sacrement de pénitence'.' L'argumentation qui s'imposait se réduisait à ceci : la contrition parfaite esl requise dans le sacrement et les catholiques ne se contentent pas dune disposition imparfaite. Toutes les objections protestantes inhibaient. — Donc notre interprétation reste, el c'est a bon droit que nous avons invoqué' l'autorité du concile de Trente à l'appui de notre assertion.

Huant à la raison pour laquelle le concile a employé,

au lieu du terme plus précis sufficit, cet autre moins

il disponit, noua la trouvons du .ss. oecum. ■ de Massarello pui.

i igram d., t. i, p. 531-600, et dans .//■•/■ ,cJa concile de Trente par le cardinal Pallavicini, 1. U.c. x, Migne, I8ii. t. Il, col. 61-2. Le projet de décret soumis aux délibérations di - Père* portait ce texte: Illam vero contritionem imperfectam quam theologi an eocant... suf/icere ad taeranienti hu tutioneni.

Theiner, loc, cit., p. 584. C'était affii teté qui ne prête pas à la discussion la doctrine que nous venons de démontrer; mai- aussi c'était réprouver llemenl l'opinion de Pierre Lombard et des théoos qui l'avaient on ne voulait formuler une condamnation que contre les hérétiques. Quelques r. res en firent la remarque. L'évéque Jean Ëmilien de Tuj en Espagne, -1)1111111 même encore, dans la contion préparatoire du 12 novembre 1551, dans laquelle on discutait l< - propositions hérétiques, que la contrition parfaite était nécessaire avec le sacrement. Theiner, loc. cit., p. 575; Pallavicini, loc. cit.. p I Puis, dans la dernière coi générale qui céda la session XIV. -21 novembre 1551, sur le projet de rédaction définitive du chapitre IV, le mène rappelant qu'il n'v avait pas accord unanime des catholiques sur la suffisance de l'attrition dans le sacren demanda une modification «lu texte proposé sur ce point. Item cum dicitur quod atlrito remittuntur peccata 1 irtute absolutionis supervenientis, advertatur cum de hoc varix tint opit <sset deleri. Theiner, loc. cit., p. 600. Le concile tint compte de ces observations an point de vue de l'expression, sans toutefois rien changer au sens de la doctrine. C'est pourquoi au terme sufficere il substitua disponit. Cf. J.-B. Sasse, loc. cit., p. 141.

///. DANS LBS ArTRES s.4rBf.Vf.V7.« — Nous distinguerons l'efficacité de l'attrition dans le baptême qui , -t sacrement des morts, et dans les sacrements des vivants.

i. Dans le baptême. — Pour qu'un adulte reçoive avec fruit le sacrement de baptême, il faut de tout' cessité qu'il ait la contrition de ses péchés pi : car c'est un principe absolu qu'il n'y a jamais rémiss du péché personnel sans repentir. Voir Contrition nous disons (pie dans le baptême, comme dans la pénitence, la contrition imparfaite ou attrition suffit. Les preuves de cette assertion sont les mêmes que nous avons apportées dans la thèse précédente en ce qui concerne le sacrement de pénitence :la notion du sacrement, la croyance pratique des fidèles sur la nécessité» de le recevoir, la supériorité de la loi nouvelle sur l'ancienne. Nous ajoutons seulement cette observation qui est une preuve de plus : pour recevoir avec fruit un sacrement de* morts, soit le baptême, soit la pénitence. il suffit d'une disposition qui détache la volonté do ché, écartant ainsi l'obstacle a l'infusion de la grâce. Or, l'attrition remplit ce rôle, puisque par définition elle exclut l'affection au péché mortel. D'où nous concluons avec saint Thomas, In I V Sent., I. IV. dist. XVI, q. 1. a. 3, loc. cit.. t. x. p. 140 : .4./ hoc quod konto prseparel se ad gratiam m baplisnio recipiendani, igitw /nies, sed non charitas, quia sufficit attritto prœcedens, etsi non sit contritio.

1 11 vertu des mêmes considérations, l'attrition dispo-ition suffisante dans l'extrême-onction, quand ce sacrement suppléant celui de pénitence en cas de d site aura de l'ait le rôle et l'efficacité d'un sacrement des morts.

•.'. Dans les sacrement» îles virants. — Il peu faire qu'un fidèle se présente à un sacrement des uvants, confirmation, eucharistie, extrême-onction, ordre ou mariage, en 1 tal de péché mortel, s.m< avoir cience de son état, ce qu'on appelle recevoir le -

ATTRITION

ment de bonne foi. Si le fidèle en question n'a aucun repentir de ses fautes, ni explicite, ni implicite, quand il reçoit le sacrement, celui-ci est nul, parce que, comme nous l'avons dit à propos du baptême, il n'y a pas de remission du péché sans contrition. Mais si ce fidèle a la contrition imparfaite, doil-on penser que ses péchés lui sont remis par la vertu du sacrement? Les théologiens répondent généralement par l'affirmative, estimant que le sacrement des vivants agit, dans ce cas, comme un sacrement des morts. Le péché qui fait obstacle à l'infusion de la grâce dans l'âme est suffisamment écarté, pensent-ils, par l'attrition du fidèle de bonne foi. Saint Thomas adopte cette solution pour la confirmation, Sum. theol., IIIa, q. i.xxii, a. 7, ad 2um, et pour l'eucharistie, q. lxxiv, a. 3. Cf. Billot, De Ecdesiee sacramenlis, Rome, 1897, t. il, p. 152 sq.

IV. Conditions. — Sous ce titre nous nous occuperons d'abord des qualités nécessaires à toute vraie contrition; nous traiterons ensuite la question si controversée du commencement d'amour de Dieu dans l'attrition.

/. DES QUALITÉS DE LA CONTRITION. — Toute détes-

tation du péché, pour servir au salut, doit être intérieure, surnaturelle, souveraine et universelle. Ceci est une thèse que nous supposons établie et que nous n'avons ni à expliquer ni à démontrer ici. Voir Contrition. Nous ferons seulement à l'occasion de chacune de ces qualités, nécessaires dans la contrition imparfaite comme dans la parfaite, quelques observations qui intéressent particulièrement l'attrition.

ire qualité : intérieure. — L'attrition doit exister dans la volonté, puisque en vertu de la définition même qu'en donne le concile de Trente, sess. XIV, c. îv, elle exclut la volonté de pécher : si voluntalem peccandi excludat. — Cependant quelques théologiens, dont Melchior Cano, Relectio de psenitenlia, part. VI, q. xv, Cologne, 1605, et André Vega, De justificatione, l. XIII, c. xxxiv, Cologne, 4572, ont pensé qu'une attrition apparente ou supposée, sans existence réelle dans la volonté, pourrait suffire dans le sacrement de pénitence, si le pénitent était de bonne foi. L'hypothèse est celle-ci : î Un pécheur, qui n'a que des apparences d'attrition, croit pouvoir se présenter au saint tribunal. En réalité, sa haine pour le péché et son ferme propos ne sont que des velléités et non des actes formels de volonté; que penser de l'absolution qu'il reçoit? L'absolution est valide, disent les auteurs que nous venons de citer, en raison de la bonne foi du pénitent. ISallerini, parmi les modernes, accepte celte solution. Opus theol. mor., Prato, 1892, t. v, p. 29 sq. Nous estimons au contraire, avec Palmieri, noie sur le texte de Ballerini, n. 70, /oc. cit., p. 38, et Tract, de pœnitentia, Rome, 1889, p. 353 sq., que la réponse ainsi formulée est erronée. La contrition n'est pas simplement commandée, elle est un moyen nécessaire et matière essentielle dans le sacremenl de pénitence. Dès lors qu'elle fait défaut, le sacrement est nul.

9* qualité : surnaturelle. — Innocent XI. par décret du 2 mars 1079, a condamné la proposition d'après laquelle un repentir naturel serait probablement suffisant dans le sacrement de pénitence, n. 57 : Probabile est suf/icere attritionem naluralem modo lioneslam. l)enhiridion, n. 1074, p. 262.

Lattrition est surnaturelle en raison de son objet formel ou motif. Or. parmi les motifs que nous avons indiqués, il en est qui sont surnaturels absolument el en eux-mêmes, parce qu'ils n'ont de réalité que dans l'ordre surnaturel, par exemple la privation de la i I' perte du paradis, la crainte de l'enfer ou du purgatoire. D'autres sont surnaturels en raison du point île \ue sous lequel i,.. conçoit et les considère une âme éclairée par la foi : ainsi les châtiments de Dieu en ce monde. 11 est certain que les malheurs qui affligent

l'humanité pourraient être appréciés à un point de vue purement rationnel et philosophique, et qu'envisagés de cette sorte, ils ne sauraient être des motifs d'attrition surnaturelle. Mais ces mêmes événements peuvent être considérés, à la lumière de la foi, comme des manifestations de la justice de Dieu et des appels de sa miséricorde, ce qu'ils sont en effet. Sous cet aspect, la crainte des épreuves de cette vie est surnaturelle.

Cependant quelques auteurs cités par saint Liguori, Theol. mor., 1. VI, n. 4i3, Paris, 1883, t. m, p. 3ii, estiment que la crainte des châtiments de Dieu est un sentiment purement naturel, puisque la raison humaine suffit à le concevoir. Ils concluent que l'attrition qui naît d'une telle crainte ne peut être surnaturelle. Cette manière de voir est communément rejetée. Suarez, disp. V, sect. il, n. 15, loc. cit., p. 107, fait remarquer très justement que les explications du concile de Trente sur l'attrition permettent de conclure que les peines temporelles sont un motif suffisant de repentir salutaire. Le concile affirme d'abord que la contrition imparfaite peut venir de la crainte de l'enfer et des peines : ex metu gehennse et pœnarum. Puis, il apporte un exemple qui nous explique de quelles peines il a voulu parler : hoc enim timoré utiliter concussi Ninivitse, ad Jonse prœdicationem plénum terroribus, pœniientiam egerunl et misericordiam aDeo impetrarunt. Or la crainte des Ninivites était la crainte des malheurs temporels, particulièrement de la ruine de leur cité.

Saint Liguori, appréciant les deux opinions, loc. cit., rapporte que certains auteurs qualifient la thèse commune, de « moralement certaine »; d'autres disent: « très probable; » lui-même s'en tient à la note « plus probable », et il ajoute : « Comme l'autre opinion ne manque pas d'une certaine probabilité au moins extrinsèque, j'eslime qu'il est plus sûr de la suivre en pratique. » ISallerini est plus sévère pour l'opinion qui nie la valeur surnaturelle de la crainte des châtiments, et il ne lui reconnaît aucune probabilité. Note sur Gury, n. 26'»-, Comp. theol. mor., Prato, 1894, t. il, p. 215.

3* qualité .-universelle. — La contrition parfaite est, par essence même, universelle, parce que son motif, qui est la charité, exclut nécessairement tout péché. En est-il de même de l'attrition? Il y a lieu de distinguer entre ses différentes formes, en raison des motifs d'où elle procède. La considération de la laideur générale qui se rencontre dans tout péché, la perte de la grâce sanctifiante, la crainte de l'enfer et des châtiments temporels réservés au péché, quel qu'il soit, sont des motifs qui valent également pour tous les péchés et produiront une contrition qui sera virtuellement universelle. Mais la laideur particulière d'une faute ou d'une catégorie de fautes donne naissance à un repentir qui est limité à cette faute ou à cette catégorie, et ne s'étend pas virtuellement à d'autres péchés. Que vaut, dans le sacrement de pénitence, cette attrition spéciale el restreinte?

Elle suffit si le pénitent n'a pas d'autres péchés mortels que ceux dont il déteste la laideur spéciale, car, dans ce cas, le repentir est universel de fait et tous les péchés commis sont rétractés.

Elle ne suffit pas. an contraire, s'il y a d'autres péchés et que. de propos délibéré, le pénitent refuse d'étendre â ceux-ci son repentir. Dans ce second cas, il y aurait, non seulement sacrement nul, mais sacrilège.

Maison peut faire une troisième hypothèse, celle d'un pénitenl de bonne loi qui déteste tous fis péchés dont il se souvient, pour un motif particulier, ei oublie involontairement d'autres péchés auxquels sa contrition ne S'étend pas virtuellement. Il réprouve, par exemple, un adultère qui le déshonore, sans se souvenir d'un vol qu'il a commis. Dans ce cas, il n'\ a pas sarrilege ; mais

le sacrement i t il ou n'a t il pas un efli t ' Nous sommes en présence de trois solutii 1° Quelques moralistes, parmi lesquels Coninck, De

ni n rn on

aacramenlis,diap. IV, n. 7.'!. et] de Wom>

bourg, loc. cil., p. 169, |" ii-> nt que le sacrement

c-.i nul. I.i rai "H • il r.nit essentiellement,

comme matière du sacrement, une contrition rétractant tous li irentet éloignent de Dieu.

Ceci suppose uu repentir qui embrasse, sinon formellement, du moins virtuellement tous les péchés mortels commis et non pardonnes. C'est pourquoi, dans le cas propos.', le sacrement est invalide.

2« D'autres, cités par saint Liguori, n. 444, disent, en sens tout opposé, que le sacrement est valide et immétnent Fructueux, et Palmieri adopte leur manière de voir. Dr partit., loc. cit., p. 358. L'argumentation de ces auteurs peut être présentée sous cette forme : on discute par hypothèse sur une attrition vraie, quoique issue d'un motif spécial. Or, une attrition vraie doit renfermer le bon propos de ne plus pécher : si voluntalem peccandi excludat. Mais le bon propos de ne plus pécher n'implique-t-il pas, d'autre part, la réprobation générale du péché, quel qu'il soit? — Ceci revient à nier la possibilité d'une véritable attrition surnaturelle qui ne serait pas universelle. On peut répondre avec De Lugo, Depwnit., disp. XIV, seet vi, n. 83; Disputationes sc/tolasticse, Paris, 1869, t. IV, p. 636, qu'il n'est pas exact que la résolution de fuir le péché' dans l'avenir implique nécessairement la détestation et la rétractation des fautes commises dans le passé.

3° Une troisième solution, donnée par Suarez, disp. XX, sect. v, n. 7-lô, loc. cit., p. 448 sq.; de Lugo, loc. cit., n. 74-89, p. 634 sq., et la plupart des thomistes, est déclarée « plus probable » par saint Liguori, loc. cit., n. 444, p. 3i9. — Revenons au cas proposé d'un pécheur qui se repent de son impureté à cause de la honte particulière de ce péché, mais oublie une injustice grave. Cet homme déclare au saint tribunal le péché dont il a conscience : sa confession est formellement intègre; son attrition est, par supposition, une douleur surnaturelle; il reçoit l'absolution; aucun des éléments essentiels du sacrement ne fait défaut. Il y a donc un sacrement valide. Mais, d'autre part, la présence dans l'âme d'un péché mortel non rétracté est un obstacle à l'efficacité de ce sacrement, et en raison de l'obstacle la grâce n'est pas conférée. D'où, quoique valide, ce sacrement est infructueux : sacramentum validum et informe. Ce sacrement produira son effet aussitôt que l'obstacle sera écarté; et il suffira pour l'écarter d'un acte d'attrilion qui s'étende au péché oublié. — La discussion reste ouverte. Mais elle est plus théorique que pratique. On ne trouvera guère, en effet, dans la vie réelle, Le pénitent sincère qui limitera si rigoureusement sa contrition à un motif particulier, qu'on ne puisse dire qu'il réprouve, au moins implicitement, ton* les péchés mortels qu'il a commis.

4e qualité ; souveraine. — L'attrition n'exclut la volonté de pécher qu'à condition de disposer le pécheur à haïr sa faute par un acte délibéré, plus que tout antre mal. C'est pourquoi elle doit être apprécialivemcn! souveraine, appretialirr suoinia.

La considération «le la laideur du péché et la crainte de l'enfer produiront facilement et logiquement une attrition souveraine, car notre foi nous montre, dans la laideur du péché, la plus grande de toutes les laideurs,

et dans le malheur de renier, le plus grand de tous les malheurs. Il n'est pas aussi clair, à première \ue. que la crainte des maux temporels, comme la maladie, la persécution, la trahison, la ruine matérielle, puisse être l'origine d'un regret souverain dans le sens que nous avons dit. Car enfin, les maux temporels auxquels pense le pécheur, ue sont pas nécessairement, apn l'enter, les plus terribles qu'il puisse redouter. l-'.t nous Bommes d'avis qu en effet le repentir, issu de cette origine, pourrait n'être pas BOUVemin, tout eoiniiir il poiir- -ui naturel. Dans ce cas. ce ne sei.nl pas

l'attrition les

épreuves dont nous , a point <l<- vu

turel, oomme des châtiments du péché, cette oonskl lion pou i a bien suffire pour qu il se détourne du p< & eau e de ces châtiments plus que de tout antre mal ' autre mal sera plus grand pent-i ■ que l<-s i

timents redoutés, mais n

foi, parce qu'il n'aura pas le i punition di-

vine. Et ainsi l'attrition sera appréciativemei raine. Génicot, Theol. mor., Louvain. 1898, t. n, n. p 381.

Le P. Billot, De Ecclesia tacramenti», Rome, t. n, p. 158 -q.. estime qu'on peut avoir une véritable

on surnaturelle et universel .■•Ile soit

appréciativemenl souveraine, et il demande i ce sujet: qu'adviendrait-il d'un pénitent de bonne foi qu

nierait au saint tribunal avec une telle attrition'.' 18, dit-il. l'attrition suffit ■ : rtie cons-

titutive du sacrement, êuffii ien ne partis, puis-

qu'elle est une vraie douleur et rétractation des péchés commis; mais elle ne suffit pas comme disposition du sujet, imufficiem in rati », parce qn'<

lut pas tout obstacle a l'infusion de I .ncti-

liante. D'où l<- sacrement est valide, mais ne produit pas immédiatement la grâce, s< mvatiêm

informe. — Cette distinction, au point de vue des conditions requises, entre l' attrition-matière et l'attritiondisposition, nous parait arbitraire et sans fondement suffisant dans la tradition. C'est de l'attrition simplement, matière et disposition, sans distinction, que le concile de Trente dit qu'elle doit « exclure la volonté de pécher », condition qui ne peut se vérifier que si le regret d'avoir offensé Dieu est supérieur par comparaison à tout autre.

Quanta la pratique, il faut dire qu'il suffit que l'attrition soit souveraine virtuellement, par la disposition générale de la volonté de détester le péché dans le passé et de le fuir d.ins l'avenir, comme le plus grand mal. Il n'est pas nécessaire de faire des comparaisons explicites. On a bien la foi quand on croit à la parole de Dieu plus qu'à aucune parole créée, sans com; successivement les autres autorités à l'autorité divine : la charité, quand on aime Dieu par-dessostoutes choses, sans entrer dans le détail des objets aimés. De même, on a la contrition quand on hait le péché par-dessus tous les maux, sans examiner ceux-ci l'un après l'autre. ; plus, c'est l'avis de tous les moralistes que les comparaisons détaillées seraient dan mander si on souffrirait les plus cruels tourments, les plus dures épreuves morales, la mort même, plutôt que de pécher encore, c'est se mettre en tentation de gaieté de cœur, s'exposer peut-être a un grave péché interne et presque sûrement à des inquiétudes de conscience. S. Liguori,

//. DO coMMESrEMF.sr D'AMOUR l>E DIFV. — 1 . Elai de la (/itcs! ion. — Parmi les conditions requises pour 1 attrition. faut-il compter un commencement d'amour de Dieu? Et si on répond affirmativement, quelle forme d'amour est nécessaire'' Exigera-t-on on amour désintéressé de Dieu pour lui-même, ou simplement l'amour intéressé dit de concupiscence'.' Ces questions ont passionne les casuistes du xvir siècle en particulier solutions multiples ont été proposées .i celte i Doqua, appuies et combattues avec une égale ardeur, jusqu'à ce qu'un pape intervint pour mettre lin aux vivacités de la polémique. Voir 11. Attiution. Déchbt d'Aï kxa wnwt Vit Nous exposons brièvement les principales opinions, puis nous donnons, sous forme d'as la solution

qui est communément admise aujourd'hui.

2. Opinions. — Toutes les théories qui ont été mises au jour sur la question proposée, peinent se rain. i d< n\ -loupes d'une part, les opinions qui exigent dans i le repentir un commencement d'amour désin

ATTP.ITION

de charité ; d'autre part, celles qni n'exigent pas- celte condition. On appelait dans les anciennes discussions, conlritionisles, ceux qui défendaient, sous une lorme ou sous une autre, la nécessité de l'amour initial de charité; atli'ilionistes, ceux qui combattaient par une opposition plus ou moins radicale, dans le sens contraire. Scavini, Tlieol. mor., Paris, 1855, t. iv, p. 25.

1er groupe .-opinions qui exigent un commencement d'amour de charité. — Ces opinions ont comme origine commune les deux principes suivants : 1° il n'y a pas de vraie conversion sans amour de Dieu ; 2° il n'y a pas d'amour vrai en dehors de l'amour désintéressé ou de charité. Mais sous quelle forme et dans quelle mesure l'amour de charité est-il requis dans l'attrition? Les explications ne sont plus concordantes.

1. Opinion de Juenin, De pœn., q. m, c. IV, a. 2, n. 2, Institut. theol., Paris, 1700 (à l'index par décrets du Saint-Office du 22 mai et du 17 juillet 1708), t. vi, p. 457 sq., et de Ilabert, De pœn., c. vin, a. 4, Theol. dogm. et mor., Paris, 1709, t. vi, p. 179 sq. — Il y a deux formes de la charité, l'une qui est la charité intense, charitas intensa; l'autre, la charité moindre, charitas remissa, cette dernière restant toutefois l'amour de Dieu par-dessus toutes choses, licet prgedominans. Le péché est remis en dehors du sacrement par la charité intense qui engendre la contrition parfaite, mais non par la charité moindre qui ne produit qu'une contrition imparfaite. C'est dans cette contrition née delà charité de degré inférieur que consiste la véritable attrition. — Nous répondons : L'essence de la charité n'est pas dans un degré spécial d'intensité, mais dans son objet formel ou motif qui est Dieu en lui-même ; et l'amour de Dieu pour lui-même, à quelque degré qu'il se rencontre, produit la contrition parfaite.

2. Opinion de quelques thomistes, dont Billuart, Tract, de sacrant, pxn., diss. IV, a. 7, Theologia, Paris, 1828, t. xvin, p. lGtisq. — Ces auteurs distinguent deux amours de Dieu pour lui-même, l'un qu'ils appellent d'amitié, l'autre de bienveillance. Le premier aime Dieu parce qu'il est souverainement bon et aimable en lui-même et appelle la réciprocité d'amour : c'est la charité proprement dite. Le second aime Dieu aussi pour lui-même, mais sans appeler la réciprocité : d'où le nom de bienveillance. L'amour d'amitié, ou de charité, fait la contrition parfaite; l'amour de bienveillance est requis dans l'attrition. — Nous répondons: Cette distinction est purement verbale. Tout amour de Dieu pour lui-même est charité et, par le fait, appelle en retour et produit nécessairement l'amitié divine. C'est pourquoi l'amour de bienveillance et l'amour d'amitié sont une seule et même

- la charité parfaite.

3. Opinion do Pallavicini, Assert, theol., 1. VU, De sacram. pœnil., c. xn, Rome, 1651, t. vi, et de Bossuet, De doctrina cotieilix Tridenlini circa dilectionem in !■''■ lentia requi itoifi, n.vm, xxvni.xxxiv,xu, Œuvréà

plètes, Bar-le-Duc, 1879, t. x, p. 646 sq. — On peut aimer Dieu pour lui-même sans l'aimer par-dessus toute i In n'a ainsi qu'une charité ébauchée qui

De peul suffire à constituer la contrition parfaite, non per/iciens. Mais ce commencement d'amont désintéressé est nécessaire avec la crainte des peines de l'enfer pour constituer l'attrition salutaire. — Sur cette explication, nous remarquons d'abord qu'un amour de Dieu qui ne serait pas au-dessus de toul autre ne suffirai! pas à constituer un repentir appréciativemenl souverain. Mais ensuile nous ne comprenons pas qu'il puisse se rencontrer un amour de Dieu pour lui-inèrne, c'est-à-dire en raison de sa perfection el de ^on amabilité infinies, qui ■ I en même temps un amour prédominant sur t ■ . r j t

autre, ou de charité parfaite. Laperfection de l'amour el

de li contrition vient de leur objet formel, c'esl-a-iln c du motif qui les fait naili C.

Il faut dire, en résumé, que ces trois opinions et d'autres qui se ramènent à celles-ci, réclamant, sous des formules différentes, l'amour de charité dans la contrition imparfaite, ne font que renouveler l'ancienne opinion de Pierre Lombard et de saint Bonaventure que nous avons réfutée à propos de l'efficacité de l'attrition dans le sacrement de pénitence.

2e groupe .-opinions quin'exigent pas un amour initial de charité. — Saint Liguori, loc. cit., n.440, donne la note « presque commune », fere communis, à la thèse générale qui soutient que l'attrition est suffisante dans le sacrement de pénitence sans qu'il soit nécessaire en même temps d'un amour de charité à un degré quelconque. Nous croyons qu'on peut dire qu'elle réunit aujourd'hui l'unanimité des théologiens. Mais les auteurs qui sont d'accord sur cette thèse générale, ne le sont plus de tout point dans leurs explications, et il nous faut ici encore noter des opinions distinctes.

1. Un grand nombre de théologiens se contentent d'affirmer la valeur suffisante de l'attrition, sans rien de plus. Ils excluent de l'attrition, de par sa définition même, tout amour de charité, mais ne disent rien d'un autre amour. Ainsi Suarez, disp. XX, sect. i, loc. cit., p. 121, et De Lugo, disp. V, sect. ix, loc. cit., p. 375. Nous devons remarquer qu'on nomme souvent, comme les premiers représentants de cette opinion, François de Victoria et Dominique Soto, en raison de la doctrine particulière professée par ces auteurs, et que nous avons rappelée plus haut, à savoir que si un pénitent se présentait de bonne foi à la confession, avec une contrition imparfaite, il serait justifié par la vertu du sacrement. Benoît XIV, De synodo diœcesana, 1. VU, c. xm, n. 6, dans Theol. cursus completus, t. xxv, col. 1961.

2. D'autres disent qu'il faut dans l'attrition, avec la détestation du péché, un mouvement d'amour vers Dieu, qui n'est pas l'amour de charité, mais l'amour de concupiscence. Cet amour de concupiscence, appelé aussi d'espérance, est l'amour intéressé qui cherche Dieu parce qu'il nous fait du bien et qu'il est pour nous la source du bonheur et la satisfaction des aspirations multiples de notre âme. C'est l'enseignement de Tournely, Prœl. theol. de sacram. psen., q. v, a. 3, Paris, 1728, t. i, p. 278 sq., et des théologiens de Wurzbourg, De sacram. psen., disp. II, c. m, a. 3, 4, loc. cit., p. 150 sq.

3. D'autres enfin affirment d'abord avec les précédents, qu'il faut dans l'attrition un amour d'espérance; mais ils ajoutent celte observation : rien n'exige que l'acte d'amour soit explicite; il peut n'être que virtuel ou implicite. Or, dans toute atlrition vraie et surnaturelle, il y a implicitement et virtuellement le mouvement de la volonté vers son bien, qui est l'amour d'espérance. Ainsi raisonnent entre autres les théologiens 'de Salamanque, De p.i'nitentia, disp. VII, dub. i, n. 39-57, Cursus theologicus, Paris, 1883, t. XX, p. 57 sq., et saint Liguori, Titrai, titor., I. VI, ri.442,obj, 3, loc. cit., p. 349.' Cette troisième forme de l'opinion dite attritiortiste concilié entre elles les deux précédentes, et parait avoir/prévalu dans renseignement actuel. C'est la solution que nous admettons. Elle sera prouvée dans les trois assertions qui suivent.

:}. Solution. ■- Première assertion : Il faut un commencement d'amour de Dieu avec l'attrition dans le sacrement de pénitence.

La conversion du pécheur doit être la rétractation complêfe du péché. <)r. l'acte du péché a un double aspect : il détourne de Dieu, il porte vers la créature, aversio a l),'D. conversio ad creaturcMl. La rétractation ne sera complète que si elle a aussi un double aspect en sens contradictoire, c'est-à-dire si elle détourne lame de la

créature el la reporte vers Dieu, aversio a creatûra, conversio <i<i Deum. Mais comment Pâme est-elle détournêede la créature, sinon par le [regret? el comment

Dîeu . sinon par un commence ni

d'amour 7 — Le concile de Trente, au reste, mentionne

ATTRITION

foriii.ii.in.il! lecommenc menl d'amonr de Dieu | les dispositions préparatoires à la justification, sesi VI, c. vi : Dum peccatt i< ■ ■■ a i

justitiœ timoré, quo utiliter concutiunl randam Dei misericordiam tendo, m

eriguntur, fi.den.tet Deum sibi propter Christian /■ pitium fore illumque tanguât» omnit justitim /

cata pe\ odi tm aliquod et delestationem. Il faut dune 1 ,,i , dans le

pénitent qui demande l absolution, comme dans le catéi tumène qui se prépare au baptême.

Deuxième assertion: Le commencement d'amonr requis dans i'attrition est l'amour d'espérance. — En effet, il ne peut être question de l'amour de charité. Autrement I'attrition ne se distinguerait plus de la trition parfaite, el le pécheur serait toujours j u - 1 1 1 i < avant l absolution. Mais en dehors de l'amour de charité, qui est I amour désintéressé, il n'y en a pas d'autre que l'amour intéressé ou d'espérance. C'esl donc celuici qui est requis. — Cette conclusion ressort d'ailleurs des paroles du concile de Trente que nous avons citées: Deum lanquam omnis justifias fmiteni diligeri piunl. Aimer Dieu comme source de toute justice, c'està-dire comme source de la grâce et des dons surnaturels, c'est l'aimer d'un amour qui est surnaturel mais intéressé, ou amour d'espérance.

Troisième assertion : L'amour d'espérance est implicite et suffisant comme tel, dans toute attrition qui vient d'un motif surnaturel.

Tous les motifs d'attrition peuvent se ramener à deux : la honte et la crainte. — Supposons d'abord une attrition qui vient de la honte. Le pénitent est honteux des laideurs de son péché, de ses caractères de révolte et d'ingratitude: il se reporte par le fait même vers celui à qui il devait obéissance et reconnaissance: il veut pour l'avenir rendre ces devoirs à son maître et bienfaiteur : c'est l'amour d'intérêt. Ou bien, il a honte du triste état de son âme, et déteste le péché pour ce motif: c'est donc qu'il veut recouvrer la grâce et les dons surnaturels: amour d'intérêt encore. — Supposons, en second lieu, une attrition de crainte. Craindre un mal, n'est-ce pas désirer le bien opposé? La crainte de l'enfer renferme le désir du ciel; la crainte des châtiments de Dieu en ce monde renferme le désir de sa protection el de ses bénédictions. Il est donc constant que l'amour d'espérance est implicite dans toute attrition surnaturelle.

Nous ajoutons que cet amour implicite suffit. La preuve de cette dernière affirmation est dans le rapprochement el la comparaison des deux chapitres doctrinaux dans lesquels le concile de Trente expose les dispositions préparatoires à la justification ouà la rémission du péché, sess. VI, c. vi, et sess. XIV. c. iv. Dans la session VI, le concile mentionne parmi les dispositions nécessaires pour recouvrer la grâce, le commencement d'amour de Dieu, diligere incipiunt. Dans la session XIV, parlant des conditions requises avec I'attrition, il dit seulement : si voluntatem peccandi excludat, cum spe veniœ. Du commencement d'amour de Dieu il n'est plus question. II n'y a pas contradiction entre les deux textes assurément. Les conditions requises dans la session XIV doivent correspondre ;i celles qui sont exigées dans la session VI. Puisqu'il n'y est plus fait mention formelle de l'amour de Dieu, c'esl que, d'après les Pères du concile, l'amour qui est implicite dans I'attrition telle

qu ils l'onl décrite, est suffisant.

'/. Conclusion et réponse << une objection. — Hennît XIV. De sua.. I. VII, c. xiii, n. 9, h><\ n/., col. 1066 termine un court exposé historique de la discussion sur i attrition, par cette observation : Adhuc sub judù est;adhttc itnpuneprounael altéra sententiadimicalur. La question n'es! pas tranchée par le juge supi . m

n encoui ir de réprobation pour l'une ou l'autre opinion. D'où il concluait : i l évitent, dans leurs sym

■ i ce sujet. . Nous ajou'

dam le même teni Que les pi ut dans leurs

. nu. .n-. leurs catéchismes, leurs exhortations au saint

tribunal, d'affirmer que I'attrition est insuffisante par

elle-même si elle n.- renferme pas un commencement

d amour de Dieu. Dit rait vouloir être plus

qu.- la sainl I jeter inutilement des inquiéta

!>■ 'i'-. ii. i tentations de découragement, dans

l'âme des pénitent ;.

On a opposé une difficulté à celte conclusion : La validité du sacrement de pénitence est en jeu dans la discussionqui divise les contritionistes et les attritionistes. < I] on doit suivre toujours le parti le plus sur quand il s'agit de la validité- d'un sacrement, puisque la proposition qui soutenait le contraire a été condamnée par Innocent XI, décret du 2 mars 1C79. n.1 : Aon est itlicitum i« sacramentis conferendis sequi opinionem probabilem de valore sacramenti . relicta tuttore. Denzineer. Enchiridion, n. 1018. p. 2Ô8. Donc, quoiqu'on puisse argumenter en laveur de l'opinion attntioniste d mi- une discussion théorique, il faut dans la pratique du sacrement de pénitence suivre et enseigner 1 opinion contritioniste qui est la plus sure. L'objection ainsi : s. nt. e fut en vogue dés la publication du décret d Innocent XI. Voir Dôllinger et Reusch, Geschichte det ralstreitigkeiten in der rômisch-katholischen Kirche, Nordlingen, 1889, t. i. p. 91. Nous répondons, avec saint Liguori, The<d. moi-., I. VI. n. 450, toc. cit., p. 335, et De AuiMistinis.De re sacrant., toc. cit., p. 2îl : Le raisonnement des contritionistes serait concluant si en réalité les opinions en présence étaient probables toutes deux.Or.il n'en est pas ainsi. L'opinion contritioniste. quoique non condamnée, n'est pas sérieusement probable, et l'opinion adverse est moralement certaine. Nous croyons l'avoir démontré et nous constatons que les théologiens de notre époque sont d'accord sur cette appréciation. Génicot, Theol.mor.,De sacr. psen., a. 271. t. n. p i écrit, en parlant de la thèse des attritionistes : liane doctrvnam licct a qwbitsdam ssec.xvii et ssec. xrmauctoribus oppugnata fuerit,S. Alphonsus(n.440)eertam rocat, et <iua talent omties hodie recipiunt. I tans ces conditions on ne peut plus invoquer le décret d'Innocent X!. S il est vrai, en eilet. qu'on ne peut suivre, quand il de la validité- du sacrement, une opinion moins sûre et simplement probable; il esl vrai aussi qu'on peut toujours suivre une opinion moralement certaine, saii- se préoccuper d'une thèse improbable en contraire. Autrement il n'y aurait plus de sécurité dans l'administre tion et la réception des sacrements, nicot, T/teol. mor., De sacrant, in génère, n. 116. t. n, p. 122. Cette réponse se trouve corroborée par une observation d'ordre historique. Le jésuite Esparxa avait pris part aux délibérations préliminaires sur le décret du 2 mars 1079. Or, il écrivit le 6 mars 1680. à ses con-

de Belgique, que les consulteurs s'étaient pr cupes de la question de I'attrition. et qu'ils avaient été d.ivis unanime, qu'en condamnant la première proposition : Non ist illicitum, etc.. le pape n'atteindrait aucunement, dans sa valeur pratique, l'opinion « moralement certaine » de la suffisance de I attrition pour la i. mission des péchés dans le sacrement de pénitence. Dôllinger et Reusch, op. cit., p. 92.

V. Sens te i \ formule : «m attrito contrit us. — Il est utile de déterminer le sens exact de cette . mule souvent employée par les théologiens anciens adoptée par les modernes, mais avec une signification plus précise. — La disposition imparfaite d'attrition peut-elle être transformée el devenir contrition parfai Tout le monde répond affirmativement à cette première question. — Mais comment se fait ta transformation ?

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