Histoire des hérésies. 21 I Libei de
/'. /.., t. XI. Il, Col. 15-50, Composé a la prière du d
' lodvultdeus, ei -t une notice,
très précil lise pour l'histoire de- doctrines, de chacune des 88 hérésies qu 'Augustin compte depuis Simon le Mage jusqu'à Pelage. Malheureusement la mort ai l'auteur avant la réfutation qu'il avait proji Édition spéciale de Di e, 1571; de Kd. Welcbman,
l >xl ni, 1871 ; de CEbler, dans ie Corput '. Berlin, 1850, t. î, p. 187-225. — La' a. O. Min.. I
mentarii historico-dogmatici in l. • De hssresibvê
ad QuodvuUdeum, 2 in-fol., Rome, 17o7 (sur les 22 premières hérésies seulement).
2. Contre les manichéens. — 22° Les deux livres De nwribus Ecclesise catholictt et de nwribus manicluBO-
m, n, P. L., t. xxxii. col. I039-I37S; Retract., I. I,c. vu, furent composés par Augustin à Rome (388) aussitôt après son baptême. Ce parallèle est une réponse aux insolents délis des manichéens et dévoile l'hypocrite austérité de mœurs de leurs élus. Le I" livre, après avoir établi la théorie de la charité source de toute -ainteté, n. 1-G2, exalte les vertus de l'Église dans ses religieux, ses clercs et ses laïques, n. 62-71. Le II' livn prouve les principes manichéens sur l'origine du mal. n. 1-18, et dévoile les turpitudes secrètes des ad( n. 67-75.
23° Le Liber de duabits animabus, P. L., t. xi.ii, col. 93-112, a été écrit au commencement du minisacerdotal d'Augustin (avant août 392). pour réfuter la doctrine des deux âmes dont l'une serait une émanation de Dieu, l'autre serait l'œuvre du principe mau Toute Aine vient de Dieu. n. 1-9, et l'origine du péchéest dans la liberté, n. I 1-15.
24° Les Acta seu disputatio contra Fortunatum manichseum, P. L.,t. xi.ii. col. 111-129; Retract., 1. I.c. xm, sont le procès-verhal d'une discussion publique qui dura deux jours (28-29 août 392) entre Augustin et Fortunat qu'il appelle prêtre manichéen. Le débat roule sur la nature du mal; coéternel à Dieu, dit le manichéen, né de la liberté, dit Augustin. Au second jour. Fortunat dut avouer qu'il n'avait rien a répondre, et bientôt quitta Hippone.
25° Le Liber naîtra Adimantum, manichsti discipuluiit, 1'. L., t. xi.ii. col. 129-172. Il, trait.. I. I. c. x\ll, a été écrit entre ;!;»;> et 396. Parmi les ouvrages secrets des manichéens étaient ceux d'Adimante, le plus illustre peut-être desdisciples de Mânes, sur les prétendues contradictions entre les deux Testaments. Avant pu avoir ces livres. Augustin en reproduit le texte, et les réfute en conciliant le- passages allégués. D'après les liétractations, Ux. ni., plusieurs de ces questions ont été trai- I es dans la chaire d'Ilippone; d'autres sont res sans réponse, faute de temps.
26 l.e Liber contra epistolam manuh.vi qua idamenti ./'. /...t. xi.ii. col. 173-206; Retixtct., i II.
c. II : même époque. 393-396. Cette lettre de Mânes était comme le catéchisme des manichéens. Augustin en reproduit le texte et en réfute la première partit grande modération : il se contente de notes pour la lin. Les que-non- agitées sont : les deux principes, la i tion, l'origine du mal.
27 Les trois livres De libero arbitrio, I'. I ... t XXXII, col. 1231-1310, furent commencés à Rome «h loimede dialogue, comme les autres œuvres di époque. Le I " livre esl en effet le fruit des entretiens d'Augustin avec Évodius son ami, sur l'origine du mal, qui se trouve dans li liberté. Plus tard, a Hippone. il acheva les deux autres livres, avant la findt
examine pourquoi Dieu nous a donné une liberté capable de pécher, et surtout, ajoute le IIIe livre, quand sa prescience lui montrait nos fautes futures. Plus tard, les pélagiens et semipélagiens ont invoqué certains passages de ces livres, mais à tort, dit saint Augustin, Retract., 1. I, c. ix, n. 3-6. Cf. De natura et gralia, n. 80- 81, P. L., t. xliv, col. 286; De dono persev., n. 26-30, ibid., col. 1008.
28° Contra Faustumyianichscum libri XXXIII, 1'. L., t. xlii, col. 207-518; Retract., 1. II, c. vu. Ce Faustus, g mie Afer, dvitate Milevitanus, eloquio suavis,mgenio callidus, 1. I, c. i, est celui-là même dont l'ignorance avait désenchanté Augustin. Confess., 1. V, c. Bl-vi. Dans un ouvrage publié vers 400, « il blasphéma contre la Loi et les prophètes, contre leur Dieu, contre l'incarnation du Christ. » Augustin le réfuta, et, selon sa méthode préférée, suivit pas à pas son ouvrage : de là XXXIII livres ou dissertations qui sont une admirable apologie du judaïsme et du christianisme. Malheureusement le désordre de l'œuvre de faustus a ici son contrecoup, des redites et un peu de confusion. Fessier, 2e édit. Jungmann, t. il, 1, p. 295, a donné un tableau méthodique des questions traitées.
29° De aclis cum Felice manichseo libri duo, P. L., t. XLir, col. 519-552; Retract., 1. II, c. vin. C'est le procès-verbal officiel de la conférence de deux jours (en 40i) entre Augustin et le manichéen Félix, qui s'avoua vaincu, et signa l'analhème contre Manès. La discussion avait roulé sur la mission de Manès, n. 1-15, sur l'immutabilité de Dieu, la liberté source du mal, et la rédemption par le Christ.
30° Liber île natura boni contra manichseos, P. L., t. xlii, col. 551-572; Retract., 1. II, c. ix. Composé en 405, cet opuscule développe la thèse que tout èlre, matériel ou immatériel, ayant Dieu pour auteur, est bon en son essence, que le mal est toujours un déficit et qu'on ne saurait concevoir un principe des choses absolument mauvais.
31° Le Liber contra Sccnnilinum manichœum, P. L., t. XLII, col. 577-C02; Retrait., 1. II, c. x, écrit vers 105-406, n'est que la réponse d'Augustin au Romain Seoundinus, auditeur manichéen qui, ayant lu ses ouvrages contre sa secte, lui avait écrit pour essayerde le ramener au manichéisme. P. L., t. XLII, col. 571-577. S. Augustin déclare, Retrait., loc. cit., qu'il préfère cet écrit à tous les autres contre les manichéens.
A la controverse manichéenne nous rapportons deux ouvrages contre les priscillianistes et les marcionites :
32° Le Liber ad Orosiinn contra fniscillianistas et origenislas, P. L., t. xlii, col. 669-678; Retract., 1. II, c. xliv. L'espagnol Paul Orose, réfugié, en 414, auprès d'Augustin, lui avait remis une consul tatio ou comnwnitorium de errore priscillianistarum, P. L., ibid., col. 665 669, tableau des doctrines manichéennes, mêlées il i trologie, que Priscillien, séduit par le fameux Marc de Memphis, avait léguées à l'Espagne. Augustin, en 415, les réfuta dans ce livre ad Orosiinn, mais brièvement, parce que ses ouvrages antimanichéens avaient
('•puise la matière. Dans la lettre CCXXXV1I, ad Cerelunn, /'. /-., t. XXXIII, col. 1034, il reproche surtout aux priscillianistes leurs impudentes falsifications et leurfameuse loi : Jura, perjura, secretuni prodere noli. Quant à l'origénisme, Augustin préféra adresser Orose à saint Jérôme avei a lettre clxvi, De origine animée, P. L., t. xxxm, col. 720, ~'S); Retract., 1. II, c. xi.v.
:'.:!' Les deux livres Contra adversariuni l.egis et ' Prophetarum, /'. /.., t. xlii, col. 603-666; Retract., I. II, c. i.viii. En 120, des fidèles d'Hippone transmirent à leur évi |ne nu codex anonyme, qu'on lisait et vendait publiquement .m détrimenl de la foi : l'auteur, marcionite ou d'une secte analogue (Augustin n'a pu deviner, 1. I,
c. i . prétendait que la création et tout l'Ai
nient son! In nvre du démon. La réponse d'An
donc une nouvelle apologie de l'Ancien Testament, que le Nouveau n'a jamais réprouvé.
Sur la controverse manichéenne, consulter encore : De vera religione et De utilitate credendi ; De Genesi cont. manichseos; les Confessions, passim; les Epist., lxxix, ccxxxvi; YEnurratio in Ps. cxl; les Serin. , i, n, xn, cliii, clxxxxii, ccxxxvii.
3. Contre les donatistes. — Ces ouvrages, écrits la plupart de 400 jusqu'à la conférence de 412, développent les grandes théories de l'Église visible, comprenant dans son sein même des pécheurs, de l'efficacité des sacrements indépendante des dispositions du ministre, de la non-réitération du baptême, même conféré hors de l'Église.
3i° Le Psabnus contra partent Donati, ou Ps. abecedarius, P. L., t. xliii, col. 23-32, est un chant purement rythmique (le plus ancien document du genre) de 2't0 vers, composé par Augustin, entre 393-396, à l'usage du peuple. Chacune des 20 strophes de 12 vers était désignée par une lettre de l'alphabet commençant le premier mot, de là le nom d'abecedarius. Après la lettre V, Augustin ajouta une prosopopée de l'Église rappelant ses enfants égarés. Pour le fond, c'est l'histoire et une courte réfutation du schisme. Cf. Retrait., 1. II, c. xx.
Pour l'étude littéraire du psaume, voir plus haut, n. 12.
35° Les trois livres Contra Epistolam Parrneniani. P. L., t. XLIII, col. 33-108, ont été composés en 400, après les lois d'Honorius en 399 contre l'idolâtrie. L. I, c. ix. L'occasion de cet ouvrage fut la lettre par laquelle l'arménien, évèque donatisle de Carthage (déjà mort en illUj, avait reproché à Tichonius, son coreligionnaire et l'auteur des célèbres règles d'exégèse, d'èlre trop conciliant en accordant que l'Église doit être universelle et ne peut être restreinte à un coin de l'Afrique. Le saint docteur établit donc la catholicité de l'Église, discute l'origine du schisme donatiste; en fait, on n'a pu prouver que les consécrateurs de Cécilien fussent des traditores, 1. 1, c. in-vi; en droit, l'Église ne périt pas, parce qu'elle a des indignes en son sein, 1. II et III; digressions sur les lois contre les donatistes, 1. I, c. vin-xiv; 1. III, c. VI.
36° Les sept livres De baptismo contra donatistas, P. L., t. xliii, col. 107-244; Retract., I. Il, t. xvm. sont de la même époque (vers 400). La thèse de la validité du baptême conféré hors de l'Église y est examinée surtout historiquement, pour arracher aux donatistes l'autorité de saint Cyprien. Augustin constate que, malgré son erreur sur la réitération du baptême, Cyprien a condamné le schisme, 1. II; il critique successivement les lettres à .lubaianus, 1. III-V, à Quintus, 1. V, c. xviii-xix, l'épitre synodale aux évoques de Numidie, 1. V, c. xxxxii, la lettre à Pompée, I. V, c. xxiii-xxvm, enfin les Sententim episcoporum (87) du concile de Carthage en 256, I. VI et VIL A comparer avec Contra Crescon., I. I, c. XXXII ; 1. Il, c.xxxi-xxxviii: De un. bapt. c. Petit., c. xiii-xvi, n. 22-26.
37° Les trois livres Contra litteras Petiliani, P. L., t. xliii, col. 245-388; Retract., I. II, c. xxv, ouvrent la controverse avec l'évèque donatiste de Cirtha (Constantine); ils ont été écrits de 100 à 102, à mesure que les documents donatistes parvenaient à l'évèque d'Hippone. Pétilien, né catholique, violemment arraché à l'Église par les donatistes, rebaptisé el ordonné malgré' lui, étant devenu leur évoque à Cirtha et une des colonnes du parti (il sera un des orateurs de la conférence de 412), avait adressé à ses prêtres une lettre contre l'Eglise catholique. Augustin, en ayant eu des fragments, adressa aussitôt uni' lettre pastorale à ses fidèles pour les prémunir : c'est le livre [tr. Le texte même «le la lettre donatiste lui ayant été remis plus tard, il la réfute phrase
par phrase dans les cent huii chapitres du 1. II". Enfin, Pétilien ayant répondu au I. 1" par nie- seconde lettre
AUGUSTIN (SAINT
pleine d'invectives, Augustin, «lans un 1 1 1 * livre, montre l'impuissance de son adversaire A remarquer : la
n du principe donatiste : i de la conscience du ministre dépend la justification du baptisé, il. c. ii-ix ; I. ]|. c. m; la contradiction des donatistes qui anathématisenl lea maximianistes et ne les rebaptisent pas, 1.1, c. x-xvin ; le débal sur les luis impériales de répression, I. I.c. xvni ; I. II, c. xiv-xxin. xxxix-xi.ui, lxxiii-ci ; I. 111,