CXI. VI, CCI.XV, CCLXVI, CCLXVIII, CCLXIX, CCXCII, CCCLV II-CCCLX
P. L., t. xxxviu-xxxix.
4. Contre les pclagiens. — Le système augustiniende la grâce devant être étudié plus loin, nous nous bornerons ici aux indications chronologiques nécessaires. Cf. Garnicr, édit. de Mercator, diss. VI, c. n, !• ab Aiignstino advenus pelagian* s. P. /... t. xlviii, col. 546-566. — Nous distinguerons les écrits Pelage et Célestius; 6) contre Julien; c) contre les semipélagiens.
o) Contre Pelage et Célestius (412-419). — 46» Les trois livres Depeccatorum meritis et cet P. / .
I. xi. îv. col. 109-200 (souvent cités sous ce titre baptisrno parvulorum, par Augustin lui-même, h, CZXXix, n. 3, ou encore Libri ad Marcellinum |, Ret 1. 11. c. xxxiii, ont été écrits à la prière du tribun Marcellin (412). Le I" livre établit la chute d'A cause de la mort et du péché que le baptême i dans les enfants; le IIe combat l'impeccabilité pélagienne; le III» est une lettre ajoutée après coup pour rérater l'exposition de Rom., v, 12. par PéJ
Le livre De spiritu et littera, P. /..t. xnv, 201-216; Retract., 1. 11. c. xxxvn. répond aux pi cup. liions de Marcellin troublé «lavoir lu. dans loir ; précédent, que l'homme peut être sans péché a\ grâce, mais de fait ne l'est pas. Il a été écrit à la lin de Ï12, du moins av.mt le meurtre de Marcellin (septembre 113 Dans le titre, les termes spiritus et Uttèrm pruntés a II Cor., m. 6. équivalent à gratin i Cont. Faust. ntanich., I. XV, c. vni;CotU. Juhan. imp., 1. II. n. I.">7. La loi seule est litti
grâce do Saint-Esprit vivifie en inspirant la « d«
lion i de la charité.
nuact gratta ad Tïniasiunt et Jaco-
AUGUSTIN (SAINT
bum contra Pelagium, P. L., t. xliv, col. 247-290; Retract., 1. II, c. xlii, est la réfutation (en 415) du livre de Pelage De nalura, transmis à Augustin par ces deux jeunes moines, que Pelage avait gagnés à la vie religieuse. A remarquer : les ménagements pour Pelage, c. vi, col. 250, sa théorie exposée, c. vn-x, xix, col. 250-256, la discussion des témoignages des saints Hilaire, Ambroise, Jérôme, etc., c. lxi-lxviii, col. 284- 288. Cf. remerciements de Timasius, Epist., clviii, P. L., t. xxxni, col. 711.
49° Le Liber de perfectionne justitise hominis, P. L., t. xliv, col. 221-318, est adressé, en 415, aux évèques Eutrope et Paul qui ont remis à Augustin un écrit apporté de Sicile, les Dcfuiiliones ou raisonnements attribués à Célestius et certainement d'accord avec un ouvrage de lui, c. I. Saint Augustin réfute les 10 raisons de Célestius, c. i-vn, et puis explique les textes scripturaires apportés en faveur de l'impeccabilité possible.
50» Le Liber de geslis Pclagii, P. L., t. Xl.IV, col. 319- 360; Retract., 1. II, c. xlvii, dédié en 417 à l'évèque Aurèle, de Cartilage, est le plus précieux document pour l'histoire du concile de Diospolis dont il reproduit et explique les actes. On y trouve la série des articles reprochés à Pelage, qu'il dut désavouer ou condamner pour être absous. Saint Augustin donne un résumé de tout l'ouvrage, n. 60-66, col. 355-358.
Daniel, S. J.. Histoire du concile de Palestine ou de Diospolis, dans le Recueil de divers ouvrages philosophiques, etc., in-4", Paris, 1724, t. i, p. 700 sq.
51° La Lettre, clxxxvi, à Paulin de Noie, P. L., t. XXXIII, col. 815-831, est de la même année (417), résume le synode de Diospolis, n. 32, col. 827, et prouve l'influence de Pelage sur saint Paulin, n. 1 1 col. 516; la lettre, clxxxviu, à Juliana, mère de la vierge Démétriade, est de la même époque (lin de 417 ou commencement de 418), P. L., ibid., col. 848-854, et montre l'aclion dangereuse de Pelage sur cette illustre famille à laquelle Julien d'Éclane s'était allié par son mariage avec la, dont Paulin, apparenté lui-même aux Anicii, avait chanté l'épithalame. P. L., t. lxi, col. 633-638. Garnier, S. J., craint même que Démétriade n'ait étéfavorable à l'hérésie. P. L., t. xlvhi, col. 554.
52° Les deux livres De gratia Christi et de peccato originali, P. L., t. xliv, col. 359-410; Retract., 1. II, c. L, ont été écrits contre Pelage et Célestius en 418, après la condamnation de l'hérésie à Rome et en Afrique; Augustin était resté à Carthage, après le concile du 1er mai, et n'avait pas encore rempli sa mission à Césarée. Les nobles et pieux Romains Pinien (sanctits Pinianus, dit Augustin, Cont.Jul., 1. IV, n. 47), Mélanie et Albina, influencés par Pelage qui protestait de son orthodoxie, s'adressèrent à l'évèque d'Hippone. Celui-ci, dans le Ier livre, De gratia, dévoile les ruses de Pelage qui appelle grâce la liberté, ou la loi, ou la rémission des péchés. Le II0 livre, De peccato originali, établit l'existence et le caractère dogmatique du péché originel môme dans les enfants.
La Lettre, cxciv, au prêtre romain Sixte (plus tard Sixte III), /'. /.., I. xxxih, col. 874-891, est aussi de 118 i i doil i tre signalée, à cause des troubles seinipélagiens rloni elle fut l'occasion. Augustin y insiste sur le mystère de la prédestination gratuite (à la grâce), n. 4- 1 30, 34; c'est au n. 19, qu'est la célèbre formule : cimi Deus coronat mérita nostra, nihil aliud coronal V"""' munera tua; il atteste que les pélagiens recouraient déjà aux mérites futuribles des enfants, pour nier la gratuité de la grâce, n. 35-43.
■Vi [,eS quatre livres hr anima et cjns origine, P. L., t. xi. iv, col. 475-548; Retract., I. II, c. i.vi, peuvent être indiqués ici, quoique composés en (90. Vincentius Victor, jeune donatiste récemment converti, étonné des hésitations de l'évèque d'Hippone sur l'origine de l'âme, écrivit contre lui un factum en deux livres, où il mêlait
les plus monstrueuses erreurs, empruntant aux manichéens l'émanation, aux origénistes la préexistence des âmes, aux pélagiens le salut sans le baptême. Augustin répondit par cet écrit en quatre livres : le 1er adressé au moine Renatus qui lui a transmis l'ouvrage de Victor; le IIe au prêtre espagnol Pierre à qui Victor a dédié son livre; le IIIe et le IVe à Victor lui-même qu'il traite avec une indulgente bonté. Il réfute l'émanatisme, 1. I, n. 4, 23, 24; 1. II, n. 4, 7; il justifie ses hésitations entre le traducianisme et le créalianisme, et enfin affirme que pour ceux qui meurent sans baptême, il n'y a ni paradis, ni prière de l'Église.
b) Contre Julien d'Éclane (419-430). — 55° Des deux livres De nuptiis et concupiscent ia, P. L., t. xliv, col. 413-474; Retract., 1. II, c. lui, le Ier fut adressé, au commencement de 419, au comte Valère que l'évèque d'Hippone voulait prémunir contre les écrits pélagiens (de Julien sans doute) qu'il avait reçus, c. n, n. 2, col. 414; il y est prouvé que la doctrine du péché originel n'est pas la condamnation du mariage. Julien d'Éclane publie aussitôt contre l'ouvrage d'Augustin un factum en quatre livres dont des fragments sont transmis par le comte Valère à l'évèque d'Hippone, qui composa le livre IIe, défense du Ier contre les calomnies de Julien. Avec celui-ci, le débat roulera habituellement sur la concupiscence, inclination innocente d'après lui, péché (matériel) et cause de péché d'après le saint docteur.
56° Les quatre livres Contra duas epistolas pelagianorum, P. L., t. xliv, col. 449-638; Retract., 1. II, c. lxi, sont adressés (vers 420) au pape saint Boniface Ier (418-422) qui avait transmis à Augustin deux lettres, l'une, disait-on, de Julien, envoyée à Rome, l'autre des dix-huit évoques pélagiens envoyée à Rufus, évêque de Thessalonique : il y a quelque doute sur la première. Op. imperf. cont. Jul., 1. I, c. xviu. Le Ier livre réfute la lre lettre qui accuse Augustin d'être manichéen, de nier la liberté et de condamner le mariage. Les livres II-IV réfutent la 2e lettre sur des reproches analogues, et précisent la doctrine des pélagiens.
57° Les six livres Contra Julianuni, hœresis pelagianœ defensorem, P. L., t. xliv, col. 641-874; Relracl., 1. II, c. Lxn, furent composés en 421 après la mort de saint Jérôme, quand l'ouvrage intégral de Julien en quatre livres fut parvenu à Augustin. Les livres I-II forment une réfutation générale de Julien par le témoignage des Pères grecs et latins : ce sont eux qu'il accuse de manichéisme; les textes d'Irénéc, de Cyprien, de Reticius, d'Olympe, d'Àmbroise, de Basile, de Jean Chrysostome, etc., sont discutés. Les quatre derniers livres réfutent pas à pas, selon la méthode du grand docteur, chaque phrase des quatre livres de Julien, sur le péché originel et le mariage, 1. III, sur la concupiscence, 1. IV et V, sur le baptême des enfants, 1. IV.
58° L'Opus imperfectum contra Julianuni, ou contra secondant Juliani responsionem , P. L., t. xliv, col. 1049- 1608, en six livres, est le dernier ouvrage du grand docteur, interrompu par la mort. Julien, réfugié en Cilicie, ayant connu la première réponse d'Augustin (De nuptiis, 1. II), écrivit aussitôt conlre lui un pamphlet virulent en huit livres, qui ne parvint à l'évèque d'Hippone qu'en 428, pendant qu'il préparait le III' livre des Rétractations. A la prière d'Alypius, il réfuta, livre par livre et point par point, le texte intégralement reproduit de Julien. Les réponses sont par suite trop morcelées pour garder toute leur force, si le lecteur ne fait la synthèse. Le débat porte surtout soih' péché originel, 1. II et III. la concupiscence, I. IV-V, et la liberté- après la chute, 1. VI.
c) Contre les semipélagiens (426-430). — 59° f.c livre De gratia et libero arbitrio, /'. L.,t. xliv, col. 881- 912; Retract., 1. II, c. lxvi, fut écrit en 126 ou 127 pour les moines d lladruuiet, aujourd'hui Mahoméle ni Imnsie. Dans ce monastère, la lettre cxciv à Sixte,
M GUSTIN [SAINT
envoyée par le moine Flora», avait excité dea disputes ardentes, plnaieara croyant la liberté anéantie par Augustin, L'abbé Valentin envoya ses moii I rnius .i Félii consulter l'évéque d'Hippone. Celui-d les instruit, leur remet deui lettres pour I abbé Valentin et sa communauté, Epist., ccxiv (où est expliquée la lettre à Sixte) et ocxv, ''• L., t. xxxm, col. 068-974, et en même temps ce traité composé pour affirmer la gratuite de la grâce sans débriment de la liberfc I calme fut rétabli, mais pas entièrement, Valentin, avec -;i lettre de remerciements, ccxv, ibid., col. 974, envoya Florus .m Baint docteur.
lu Le livre De correptione et gratta, /'. /.., t. xi.iv, col. 911-946; Retract., 1. II, c. i.xvn, fut la réponse (427) à la question posée par Florus, au nom des moines inquiets : « Si la grâce seule donne la persévi i dans le bien, pourquoi nous reprend-on de nos chut- Vugustin répond que la liberté demeurant, la correction est légitime. Honio, m eo quod audiercu et tenueraa, m m perseverares, si celles, dit-il aux fidèles, c. vu. n. Il, col. 923. Mais il développe le dogme de la gratuité de la prédestination totale, le don de la persévérance. A ce propos, il établit entre lagiàce d'Adam et celles de ses lils rachetés une distinction qui a fait couler des Ilots d'encre, et dont .lansénius a voulu faire la clef de la doctrine auguslinienne.
A. Arnaulii a composé de cet écrit une Synopsis analytica placée en tête de quelques exemplaires de l'édition bénédictine, mais supprimée ensuite comme janséniste.
61° L'Épitre, ccxvn, à Vitalit de Cartilage, /'. /.., t. xxxm, col. 978-989, serait de 127, d'après les bénédictins (Garnier la croyait plus ancienne, 420-424). Elle est très importante pour l'histoire du seinipélagianisme qui avait des représentants à Carthage comme à Marseille. A remarquer : les duodecim sententtœ du c. v, n. I(>, col. i)Si, ou douze régies de foi sur la gratuité de la grâce, qui marquent un grand progrés de la question depuis les canons de Carthage en 418.
62" et (>•'!" Le Liber de praedestinatione sanctorum (des fidèles), /'. L., t. xi.iv. col. 959-992, et le Liber de dono perseverantise, ibid., col. 993-103i, ont été écrits tous les deux après les Rétractations, en 128-429, contre les semipélagiens des Gaules. Les deux laïques instruits et zélés, Prosper et Hilaire, témoins de l'agitation soulevée dans le clergé régulier et séculier du midi de la Gaule par les écrits d'Augustin, surtout par le De correptione et gratia, informèrent l'évéque d'Hippone des nouvelles doctrines. Epis t., CCXXV, CCXXVI, P. L., ibid., col. 947-959; t. xxxm, col. 1002 sq. <>n prétendait d'une pari que Vinitium salutis devait venir de la volonté qui prie et désire le salut, d'autre part que la persévérance n'est pas un don, mais dépend de nous. Contre la première erreur. Augustin écrit le De prédestinations, am établit le don de Dieu, pour le commencement du salut, pour toute prière ou tout désir : la gratuité de la première grâce est la hase du dogme de la prédestination, celle-ci n'étant que la préparation de la grâce, c. x. n. 19, col. 97i. La seconde erreur est réfutée dans le De <i<, un (et non De bono) perseverantise, qu'on a aussi nommé Liber secundtu de praedestinatione.
5. Contre Varianisme. — (>i° Le Liber contra sermom'iii arianorum, /'. /.., t. xi.n, col. t>77-7(KS; Retract., 1. Il, cm, est la réfutation, écrite en 118. d'un sermon arien anonyme qu'on répandait parmi les fidèles 1 1 donl le texte est donné' en entier. L'auteur inconnu
soutenait l'infériorité du Christ par rapport au l'ère.
(i.V La Collatio cum Maximino arianorum episcopo, /'. /.., t xi. n, col. 709-742, et les Duo libri contra eumiii-nt \in i imiiiiiiii arianum, ibid., col. 743-814, se rapportent à la célèbre conférence de 128 è tlippone entre le grand docteur et l'évéque arien Maximin, arrivé i n Afrique avec les Goths de Segisvult. La Collatio est le procès-verbal officiel du colloque : après quelques
attaques de part et d autre, Maximin s éternise dans un long discours, col. 724-740, qui absorba tout le t. et, .m lieu de reprendre le débat le joui- suivant nonça son départ poui ' i Vugustin i
le procédé déloyal dans le pi I réfuta le
discours dans ses deui livn - contre M. .mu, m. Maximin accordait à Augustin la distinction des h mais il niait l'unité d'opération et de pi consubstantialilé et l'égalité des ti que démontre l'évéque d'Hippone.
L'arianleme est encore combattu, Sern ni. cxvm, cxxvi,
CXXX\ . CXXXIX, CXI, CLXXXIII. CCI SU, F. /...t. XXXV1II-)
Tractatus tu Joannem, XVII, X\Jll. XX, XXVII, XXXVI, XXXVII, XI.IX, MX, LXXI, /'. L., t. XXXV; Epist., ciam, ccxxxviii-c.i.xui, I'. L., t. xxxm.
V« (LASSE : EXEGESE SCttlPTCRAMB. — Apri - un
traité théorique, nous énumérerons les écrits ex tiques dans Tordre de la Lihle.
1. Théorie de l'exégèse. — 60 De doctrina chrisliana libri IV, I'. L., t. xxxiv, col. 15-122. — C'est un vrai traité d'exégèse, le premier en date -aint Jérôme avant plutôt écrit en polémiste), compi .rande partie (I. I— III, c. xxxvij dés 397, achevé en «20, cl divisé en deux parties : voyant dans la Lihle une grande source de la doctrine chrétienne, non l'unique ni la première, Augustin trace la méthode : a) d'en découvrir le sens; c'est la \" partie, véritable herméneutique comprenant 1. I— III ; b) de l'exposer au peuple: c'est la II* partie qui donne les principes, non de l'exposition scientifique, mais de Vhomilétique ou prédication. Impossible d'entrer dans le détail : c'est le monument historique le plus utile pour connaître le caractère de l'exégèse à cette époque.
Édition séparée par Bruder, Leipzig. 1838. — Études importantes de Clausen, Schneegans. Voir plus ti in.
2. Commentaires sur l'Ancien Testament. — Trois commentaires sur la Genèse, sans compter le quati i inséré au 1. XI-XVI des Confessii ns, montrent I es d'Augustin cherchant avec une anxiété croissante plicalion scientifique des origines.
67° Les deux livres De G amaniehmos,P.L.,
t. xxxiv, col. 173-220; Retract., I. I. c. x. ont par le nouveau converti à son retour d'Italie (38.vpour réfuter les objections des manichéens conii récit de la création. Dans celle explication de Gen., l-m, il a blâmé lui-même l'abus du ^ens allégorique.
68° Le De Genesi ail litteram liber imperft /'. L., t. xxxiv. col. 219-346; Ki tract., 1. I, c. xvi un essai d'exégèse littérale qu'Augustin, devenu prêtre, tenta vers 393-394. > Mais, dit-il, son inexpérience succomba sous le faix, » Retract., lac. rit., et il rei; à poursuivre. A la révision de 126, il ajouta les D. 61-62.
69 Les douze livres De Genesi O'i litterdm, P. / . t. xxxiv. col. 245-486; Relract., 1. 11, c. xxiv. sont le travail définitif d'exégèse littérale sur le récit des origines. Il a été écrit de lui à il">. après l'interprétation plus allégorique donnée dans les Confessx - Le but est bien d'écarter tout désaccord entre le récit biblique et la \raie science. Mais, dit-il lui-mèmi .
jiliini quaesita quam inventa,eteorumq[ i nmf
pauciora firmata, calera >ao iia posita, velui adhuc requirenda tint. Retract., loc. cit. Les dir sont nombreuses : sur l'astrologie, I. II. c. mu. sur la science des anges, 1. III. c. xxix; les |. vu et N ferment toute une psychologie, ou même, en v joignant le I. VI, une anthropologie. Le 1. Ml est une étudi le rapt de s.,int Paul, II Cor., xii, 2-S. et sur les m surnaturelles.
70 I .' - sept livres Locuttonum in Hcptatcxclmni, /'. /. . i. rxxtv, col. 185-546; Retract., I. 11, c. i.iv.
des notes critiques de linguistique sur les bébi héllénismes qui obscurcis» ni la vei sien latin
AUGUSTIN (SAINT
71° Les sept livres Qusestionum in Hcptateuchum, P. L., ibid., col. 547-824, sont des scholia plus développés signalant les problèmes que soulève le texte. Vers 419.
72° Les Annotationes in Job, P. L., ilnd., col. 825-886, sont des notes marginales d'Augustin écrites de 397 à 400, publiées par d'autres, et assez maladroitement, sicut potuerunt vel voluerunt, dit-il. Retract., 1. II, c. xm. De là, désordre, obscurité, hésitation de l'auteur à en accepter la paternité.
73° Les Enarrationes in Psalmos, P. L., t. xxxvixxxvn, sont l'œuvre de toute la vie d'Augustin. A peine prêtre, il se mit à exposer, mais sans ordre déterminé, les divers psaumes : ce n'est que plus tard qu'il mit en ordre ces discours. Plusieurs n'ont jamais été prononcés : ainsi, en 415, il écrivit plusieurs commentaires qui ne sont pas des sermones, par exemple pour les Ps. lxvii, lxxi, lxxvii. Les trente-deux sermons sur le Ps. lxviii ontété écrits les derniers, bien après 415. Il ne faut point y chercher l'explication littérale des psaumes : mais, de l'aveu d'Ellies Dupin, si hostile pourtant à l'allégorie, c'est un chef-d'œuvre d'éloquence populaire, d'une verve et d'une originalité inimitables.
3. Écrits sur les Évangiles. — 74° Les quatre livres De consensu Evangelistarum , P. L., t. xxxiv, col. 1041-1230; Retract., 1. II, c. xvi, écrits vers l'an 400, sont une apologie des Évangiles contre les infidèles et un essai de conciliation des apparentes contradictions des quatre récits. Le Ier livre sur l'autorité, le caractère et le but des évangélistes, réfute l'accusation d'avoir altéré la doctrine du Christ. Le IIe et le IIIe concilient Matthieu avec Marc, Luc et Jean. Le IV0 étudie les particularités des trois derniers évangélistes. Sans doute certaines observations sont plus subtiles que solides. Mais de l'aveu du protestant Clauscn, Augustinus... interpres, 1827, p. 107-115, nulle part Augustin n'a déployé plus de finesse et d'ingéniosité. II. J. Vogels, S. Augustins Sclirift De consensu Evangelistarum, Fribourg-en-Brisgau, 1908.
75° Les deux livres Qusestionum Evangeliorum, P. L., t. xxxv, col. 1321-1364; Retract., 1. II, c. xn, sont le recueil fait après coup (vers 400) de réponses envoyées en divers temps et sans ordre à un lecteur passionné des Ecritures : la note morale et mystique domine; le I"" livre est sur saint Matthieu, le IIe sur saint Luc.
76° Les deux livres De sernwne Dcmiim in monte, P. L., t. xxxiv, col. 1229-1308, sont le fruit du ministère sacerdotal d'Augustin (393-396). Prenant pour base Matth., v-vn, il groupe dans le cadre du discours sur la montagne, et surtout des béatitudes, les autres paroles du Christ, et dans une synthèse remarquable d'onction i l de profondeur, il résume ce qu'on nommerait aujourd'hui la théologie morale du Christ.
77" Los Tractai us CXXIV in Joannis Evangclium , P. L., t. xxxv, col. 1379-1976, sont des homélies prononcées vers 416. Ce commentaire suivi de saint Jean, d'allure tour à tour dogmatique et morale, est à bon droit rangé parmi les œuvres magistrales d'Augustin. Ariens, pélagiens, donatistes sont successivement combattus, et l'âme est toujours saisie.
78° Les Tractatus X in epistolam (Pm) Joannis (ad Partlios), P. L., ibid., col. 1977-2062, sont de la même année (116) et s'arrêtent au c. v, j^. 3. L'orateur s'est surtout attaché à la charité, tr. V1II-X, et à l'unité de l'Église, tr. Il, III, X,8-10.
4. Surlei Épitre» de saint Paul, Augustin a laissé trois is datant de son ministère sacerdotal. — 79° UEx-
posilio quarumdam (84) propositionum ex Epist. ad Romanes, /'. L., t. xxxv, col. 2063-2088; Retract., 1. 1, c. xxiii, est le fruit des entretiens avec les frères du monastère d Ilippone (393-396) : comme on y lisait l'Épltre aux Romains, Augustin était interrogé sur les passages difficiles : ses réponses, écrites par les frères avec son aveu, forment ce recueil. Les scmipélagiens se
réclamaient de la 9e et Augustin avoue qu'alors il n'avait pas saisi le rôle de la grâce ad initiant salutis. De praedest. sanct., c. m-iv.
80° VEpistolxad Romanos expositio inchoata, P. L., t. xxxv, col. 2088-2106, ne développe que les salutations, i, 1-7, et la question du péché contre le Saint-Esprit, n. 14-23 (traitée aussi dans Serm., lxxi, et Enchirid., c. lxxxiii). La difficulté le fit renoncer à l'entreprise.
81° L' Expositio ad Galatas, P. L., ibid., col. 2105- 2148, est un vrai commentaire expliquant le sens littéral de chaque verset. Cf. Retract., 1. I, c. xxiv.
5. Recueil scripturaire. — 82° Le Spéculum, P. L., t, xxxiv, col. 887-1010, est un simple recueil des prescriptions morales extraites dans l'ordre même des Livres saints, sans aucun essai de systématisation. Il fut composé par Augustin sur la fin de sa vie ( 427), dans un but d'édification, comme un miroir de la loi divine.
Il fut publié par Cl. Ménard à Paris en 1654 ; les critiques en prouvent l'authenticité par le témoignage de Possidius et les extraits d'Eugyppius. Seulement à la version italique, dont se servait presque exclusivement Augustin, on a substitué (sauf de rares passages) le texte hiéronymien. Tommasi l'a édité à part, Rome, 1G79.
Un ouvrage analogue, sous ce titre de Liber de divinis scripturis sive spéculum, a été successivement publié : 1° par l'oiatorien Vignier dans son Supplementum operum S. Augustini, 1654, t. i, p. 515-546, d'après un manuscrit de Théodulfe d'Orléans qui ne donne qu'un abrégé de l'ouvrage primitif, et très mal reproduit par Vignier; 2° par le card. Mai dans sa Nova PP. Bibliothecu, t. i 6, reproduisant le Codex sessorianus qui donne le texte le plus pur de l'ouvrage complet, d'après Vltula ; 3° par Weihrich, à la suite du premier Spéculum, t. xu du Corpus de Vienne, p. 287-700, d'après le Sessorianus ; il ajoute en note le texte complet de l'abrégé de Théodulfe, d'après les deuxmanuscrits Auicieusis (Le Puy) et Mesmianus (aujourd'hui à Paris, 9380). Ce Liber diftère du Spéculum précédent en ce qu'il classe les textes dans un ordre méthodique pour en faire une somme doctrinale. Bien que Vignier, Mai et récemment Léopold Delisle aient vu dans ce Liber le véritable Spéculum de saint Augustin, il est certainemenl supposé et le Spéculum des bénédictins répond seul aux indications de Possidius. Cf. Weihrich en tète de son édition ; Léopold Delisle, dans Biblioth. de l'École des chartes, 1884, p. 478-487.