‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 238 sur 338 · VI' CLAUSE : EXPOSITION DOGMATIQUE ET MOI! AIE · texte numérisé non relu

VI' CLAUSE : EXPOSITION DOGMATIQUE ET MOI! AIE

1. Exposition générale de la foi. — 83° Le De fide et sijmbolo, P. L., t. xl, col. 181-196; Retract., 1. I, c. xvn, est le discours sur le symbole prononcé au concile d'Ilippone, en 393, par Augustin simple prêtre, qui ne put refuser de le donner au public en le complétant.

8't° Le De agone christiano, ibid., col. 283-310, compose dès 396, est un manuel de vie chrétienne, « exposant, avec une extrême simplicité de langage pour nos frères peu exercés dans la langue latine, la règle de la foi et des mœurs. » Retract., 1. II, c. n. C'est l'Enchiridion du peuple : comme dans l'autre, le dogme y est plus développe1 que la morale.

85° Enchiridion ad Laurentium seu liber de fide, spe et caritate, P. L., t. xl, col. 231-290; Retract., 1. II, c. lxiii. Un Romain pieux et instruit, Laurentius, frère du tribun Dulcitius, demanda à Augustin sur la foi chrétienne un enchiridion , au sens grec du mot, un petit livre substantiel qu'il eût sans cesse en main. La réponse fut, en 421, cet opuscule, précieux entre tous, admirable synthèse de la théologie d'Augustin ramenée aux trois vertus théologales : a) à la foi, il rattache l'explication de tout le symbole, C. vm-cxiii, et c'est la plus grande partie du livre; b) à l'espérance le commentaire de l'oraison dominicale, c. cxiv-cxvi; <•) à la charité tous les préceptes, c. cxvii-c.xxii. Les théologiens l'ont toujours considéré comme un manuel du véritable augustinisme.

Éditions spéciales : par Danée, Genève, 1675; in-12, Leipztp, 1838; par G. Krablnger, Tublngue, 18W ; dans la Chrtetomatia patristica d'Augusti, t. H, p. 2U eq. ; dans les Opéra srlrcta de

AUGUSTIN SAIN

Hurler, i xvi : iurt

giqueadeJ -B Kaure 5 J.lRome,lM55,2'édK.(PaasagUa),Ni

«rO Schell Tul de l'Encblridlon par Harnack, Lehrbuch det Dogmengeêch., 3-édjt.,t. m, p. 205-221; Irad. (ranç. p. 291-296.

2. Question* diverset ou mélanges. - 86°LeLtft< divertit qusestionibus LXXJlli, P. L., t. XL, col. 11-102; Retract., I. I. <•. xxvi, est le fruit des entretiens thi ologiques avec les solitaires de Tagaste et il Hippone (393- 396 Di venu évoque, il lit recueillir 1rs reuilles bdi quelles ses réponses avaient été consignées, et les publia .-..m-. 1rs coordonner. Les questions traitées sont de tout genre, philosophiques (q. vin, ix, xn, xv, etc.), exégétiques(la plupartà partir de q. xi.ix ; sur saint Paul, q. i.xvii.xxivi, surtout dogmatiques. Fessler-Jungmann, op. cit., p. 365, donne un index méthodique.

87° Les trois livres Dedivertit qusestionibus ad Simplicianum, P. /.., t. xi., col. 101-148; Retract., I. 11. c. i. sont le premier ouvrage d'Augustin évoque, adr à Simplicien (voir Confet., I. VIII, c. i-n), successeur d'Ambroise sur le siège de Milan. Le 1er livre, de beaucoup le plus important, répond à deux questions sur la grâce, Rom., vil, 7-25, et surtout sur la prédestination. Rom., ix. 10-29. Les meilleurs critiques, soit catholiques comme Fessier, soit protestants comme Loofs et lit'uler, regardent cet ouvrage comme l'expression de la vraie doctrine augustinienne sur la grâce. Cf. Retract., loc. cit.; De priedestin. sanct., n. 8, etc.

Cf. Analyse de ce livre par Loofs clans Realencyclop t. n, p. '27S)sq. Voir Franzelin, De Deo, th. i.vu, p. ô7'J; et plus bus. Doctrine de lu grâce.

88° Le Liber de octo Dulcitii qusestionibus, P. L., t. xi., col. 1 1-7-1 70, adressé vers 422 au tribun Dulcitius, «est formé, dit l'auteur, Retrait. , 1. II, c. î.xv, de citations extraites des ouvrages que j'avais antérieurement composés. » Il le conserve cependant à cause de nouveaux développements et d'une question nouvelle.

3. Questions particulières dogmatiques. — 89° Les quinze livres De Trinitate, P. L., t. xi.ii, col. 819-1098, sont l'œuvre dogmatique la plus développée et la plus profonde d'Augustin. Pendant plus de quinze ans, de 400 à 416, il y travailla, et il raconte, Retrait., 1. II, c. XV, que les douze premiers livres ayant été distribués dans le public à son insu, avant complète correction, il fallut la prière des frères pour lui faire achever l'œuvre. Il se propose de justifier le mystère de la Trinité. La ["partie (1. I-VII) établit le dogme et résout les objections scripturaires et rationnelles. La IIe partie (I. VIII-XV) essaie de donner l'intelligence du mystère par l'image qu'Augustin en découvre : a) dans l'âme qui se connaît et qui

saiine (1. IX); 6) dans ses trois facultés, mém

intelligence et volonté (1. Xi; c) même dans la vision corporelle (1. XI); d) enfin dans la science, la foi et la sagesse (1. XII, XIII, XIV). Celle dernière partie est à la fois la plus subtile et la plus discutée. Le saint docteur proclame lui-même que ce sont là seulement de lointaines analogies; ailleurs. Epis t., Cl.XIX, CI.XXIV (préface du livre), il avoue la grande obscurité de ces derniers livres.

Stilting, Actn sanct., Inc. ni., n. 125, établit que la rencontre par Augustin de l'ange enfant essayant d'épuiser l'eau de la mer, est une tégi ode -ans autorité.

90 La Lettre, cxx.ad Consentium sur la Trinité, /'. /.., t. xxxiii, col. 152-462 (vers 410?), en réponse à la lettre exix, insiste : a) sur la subordination de la raison à

la i"i. n. 2-10; b) sur l'infinie simplicité qui ne per t

pas de distinguer une divinitcu Trinitatit qui sérail autre chose que la Trinité, n. l ■'■ 20

'.H - De fide et operibus, /'. /... t. xi., col. 197- Retract., I. II, c xxxvin. Vers H3, des fidèles instruits envoyèrent à Augustin certains écrits assurant le salut a tous 1rs baptisés, et D'exigeant pour le baptême que la foi sans amendement de vie. Contre cette îorme de

l erreur ni l'évêque d'Hi; - lit :

a qu'on m- doit admettre au baptême qi

bien vivre; b) que, malgré la loi. b- pécheur impénitent sera damné pour toojoui

(in a souvint répété (ban- ; lirigô

oparer mr la toi c. utvn-cxvu,

i I de morale ou

titre nous réunissons les écrits d'un but plus pratique, dont deux sont sur le mensonge, cinq sur la contin ou le mariage, etc.

92» Le De mendacio, P. /.., t. xi., col. 183-518, i posé en 394, avait été condamné a disparaltri de son obscurité-. Mais à la revision de fâ6, Augustin le corrigea et le conserva pour certains détails qui manquent au suivant. Retract., I. I, c. xxvn. Seul le suivant est adressé à Consentius.

93" Contra mendacium ail Consentium, P. L., t. \i. col. 517-548; Retract., I. II, c. lx, fut motivé, par la question suivante de Consentius : N'est-il pas permis à un fidèle de se faire passer pour priscillianiste, alin de découvrir les mvstères de cette secte qui, pour garder ses secrets, impose le parjure à ses adeptes'.' » Non. répond Augustin à son arni, tout mensonge est illicite, mais plus encore en matière de religion.

!)ï Le De continentia. P. L., t. XL, col. 340-473, n'est proprement qu'un sermon (vers 395) sur les luttes nécessaires pour garder la continence de son état, malgré les fausses excuses des pécheurs, surtout des manichéens.

95° De bono conjugali, P. L., t. XL, col. 373-386; Retract., 1. IL c. xxu. Vers 400, les partisans de Jovinien répétaient que l'on n'avait pu le combattre qu'en déprimant le mariage. Augustin répond en exposant sa dignité et sa (in. C'est le plus complet traité patristique des devoirs des époux.

96° Le Liber de sancta virginitate, P. L., t. xi. col. 397-428, suivit immédiatement le précédent (400) et le compléta. Retract., 1. II, c. xxm. C'est une apologie de la virginité (explication de I Cor., vu. 20' et une vive exhortation au vœu de perpétuelle continence, pourvu qu'il soit fait avec humilité', n. 29-57.

97° Le Liber de bono viduitatis seu epistola ad Julionam, P. L., t. XL, col. 131-450, fut composé en 414 a la prière de la noble veuve Juliana, mère de Démétriade. Lit n que des noces réitérées soient toujours permises, n. 1-15, Augustin célèbre le mérite et les vertus d'un saint veuvage, n. 16-19, pourvu qu'il s'appuie sur la grâce.

98° De conjugiis adulterinis ad Pollentium libri II, P. L.. t. XL, col. J51-4S6; Retract., 1. II, c. i.vn. Aux questions de Pollentius, Augustin répond (en 419) que le mariage chrétien est absolument indissoluble, même en cas d'adultère (ce que Pollentius niait . Il étudie le célèbre privilégiant paulinum. L. I. c. xx

99 Le De patientia, P. 1... t. XL, col. 611-696 proprement un sermon prononce avant îlS. Cf. Kpist., ci XXXI, n. 7. L'idée mère est que la patience des justes et des vrais martyrs est un don de la grâce, n. 19 1

100° De cura gerenda pro mortuis, P. /... t. xi. col. 591-010: Retract., 1. U.c. i.xiv. Vers 121, inten par Paulin de Noie sur l'avantage d'être enseveli ; des tombeaux des martyrs, Augustin démontre l'efficacité des prières, surtout du sacrifice de l'autel poui défunts, et ajoute que ces prières sont ordinairement plus ferventes près des mémoire! des martyrs.

Comparer Serm., ci.xxil-ci.xxni. — A. Frai ■ i/o- Todten... nach tic» Schriften des AugusUnus, in-8-, N haussa, 1861 (thèse Intéressante).

101 l.e livre Pc opère monachorum, P. L. ' col. 549-592; Retract. ,1. II, c. xxi, tul compost vers • la prière d'Aurele, évêque de Carthage, pour apaiser I.» division qui partageai! \< et, à leur occ>

AUGUSTIN (SAINT

les fidèles : dans les monastères récemment fondés, les uns se réclamaient de Matth., vi, 25-34, pour exclure et mépriser le travail corporel que les autres pratiquaient pour vivre. Augustin se range à ce dernier avis, et recommande le travail, pratiqué par saint Paul, n. 1-26, conforme à l'Évangile, n. 27-35, préservatif contre les vices.

Voir Le Camus, évèque de Belley, Saint Augustin, De l'ouvrage des moines, in-8% Rouen, 1633 (avec d'autres opuscules et commentaires sur ce sujet).

VIIe CLASSE : PASTORALE ET PRÉDICATION. — La

théorie de la prédication a été donnée par l'évêque d'Ilippone dans le IVe livre De doctrina christiana (voir n. 66). Pour Augustin le prédicateur est avant tout le divinarum Scripturarum tractalor et doctor, c. IV, n. 6. Il doit donc s'approprier de mémoire les saintes Letlres et les approfondir, n. 7. Mais la sagesse chrétienne doit aussi mettre en œuvre les ressources de l'éloquence, c. III.

"102° Le De calechizandis rudïbus, P. L., t. XL, col. 309-348; Retract., 1. II, c. xiv, a été composé vers 4-00, à la prière du diacre Deogratias, chargé d'instruire les catéchumènes. Augustin enseigne à prémunir les esprits contre le scandale des vices des chrétiens indignes, à instruire sans ennui ni fatigue, grâce aux industries variées du zèle; il donne même deux modèles d'instruction, n. 24-55.

Cf. même sujet dans Cou t. Faustum. 1. XIII, c. vu; 1. XXII, c. xvi-xxi. — Éditions séparées dans la collection de Hurter et dans les Qucllenschriften, de G. Kruger, 2" édit., Tubingue, 1803. — Études : Fr. X. Schôberl, Die a narratio » des hl. Augustin uud die Katecheliker der Neuzeit, in-8% Dingnlfing, 1880; Mayer, Gesohichte des Kateehutnenates und der Katechese, Kempt, 1868; Jos. Gruber, Des h. Augustin Théorie der Katechetik, Salzbourg, 1830, souvent réimprimée avec additions; Renlschka, Die Dekalogkatechese des hl. Augustinus, 1905.

103° Sernwnes, P. L., t. xxxvni-xxxix. L'œuvre oratoire de saint Augustin est immense : elle embrasse les Enarraliones in Psalmos (n. 73), les Tractalus in Joannem (n. 77, 78), etc. Sous le titre de Sermons, les bénédictins ont classé les discours plus isolés, au nombre de 363, sûrement authentiques. Ils les ont divisés en quatre classes: La lr«, De Scripturis, Serin., icxxxm, autrefois appelés De verbis Domini, De verbis apiisloli, etc. C'était l'usage de lire un passage de l'Ancien Testament ou des Épitres avant le chant du graduel, suivi de l'Évangile : à son gré, Augustin développait l'une ou l'autre lecture, ou même réunissait les deux. Cf. Serm., xxxn. La 2e, De tempore, sur les différentes solennités, clxxxiv-cclxxh; la 3e, De sanctis, panégyriques des martyrs, CCLxxiii-cccxl; la 4e, De diversis, sermons dogmatiques, inoraux, ou de circonstances. Les sermons sont en général assez courts; on les écoutait debout; prenait des noies qui voulait. Augustin revisail l'œuvre des tachygraphes -ou parfois dictait lui-même, mais le plus souvent après le sermon. Ainsi s'expliquent les rédactions différentes du même sermon. Déjà le manichéen Secundinus appelait Augustin summum oratorem et deum pêne totitu eîoquentiiB. /'. /,., t. xi.n, col. 574. Il traduisait l'impression générale des contemporains ratifiée par la postérité, si le docteur domine chez lui l'orateur, s'il a moins de couleur, d'abondance d'actualité et de charme oriental que .leanChrysostome, il a aussi une logique plus nerveuse, des rapprochements plus hardis, plus d'élévation et de profondeur dan la peu-''', el parfois dans ses élans de cœur el ses dialogismes hardis, il égale la puissance irrésistible de l'orateur grec. De notre temps les critiques ont mis en relief le mérite oratoire de saint Augustin que son rôle doctrina] reléguait au second plan. Voir Rottmanner, HUtorUches Jahrbuch, 1898, p. 894.

I- Sur L'éloquent» de aint Augustin : Collnkamp, Étude critiques" le oratoire de saint A ugustin, m-n% paris, 18'iS;

DICT. Uh THÉOL. CATIIOL.

Sadous, S. Augustini de doctrina christiana libri expenduntur, seu de rhetorica, apud christianos disquisitio, in-8% Paris, 1847; A. Lezat, De oratore christiaiw apud S. Augustinum disquisitio, in-8", Paris, 1871 ; Longhaye, Saint Augustin, prédicateur, dans La prédication, grands maîtres et grandes lois, in-8% Paris, 1888, p. 153 sq., et dans Études religieuses, 1888; Wolfsgruber, Augustinus, 1898, p. 464-499; J. Vérin, S. Augustini auditores, sive de Afrorum christianorum circa Augustinum ingenio ac moribus disquisitio, in-8% Blois, 1869; A. Degert, Quid ad mores ingeniaque Afrorum cognoscenda conférant S' Augustini sermones, in-8% Paris, 1894; A. Régnier, La latinité des serinons de saint Augustin, in-8% Paris, 1887. Cf. Norden, Die antike Kunstprosa, t. ir, p. 621-624.

2" Sur la date des sermons, nous ne pouvons que renvoyer aux conclusions auxquelles est arrivé pour certains sermons M. Degert, s'aidant des recherches des bénédictins. Op. cit., p. 20-30.

3° Nouveaux sermons publiés depuis l'édition bénédictine, sous le nom d'Augustin : 1. La collection de Michel Denis, S. J., Vienne, 1792, 25 sermons, dans P. L., t. xlvi, col. 813-940; ce recueil a une vraie valeur critique, et dom Morin, Revue bénédictine, 1895, p. 45, ainsi que Rottmanner, Histor. Jahrb., 1898, p. 304, s'étonnent qu'on le confonde avec les suivants; 2. Collections de sermons supposés ou du moins fort douteux : a) celle de Fontani, à Florence, 1793, 4 sermons, P. L., t. xi.vn, col. 1113- 1140; b) de Frangipane, moine du Mont-Cassin, Rome, 1819, 10 sermons, P. L., t. xlvi, col. 239-1004; c) de Caillau, in-tol., Paris, 1842, 160 sermons: d) les Sermones inediti ex codicihus Vaticanis, dans le Spicilegium romanum de Mai, t. vin, p. 713-715, et dans Patrum nova bibliotheca, t. i, 201 sermons; e) Liverani a aussi publié quelques homélies, dans le Spicilegium liberianurn, in-fol., Florence, 1863. Voir les discussions sur ces recueils dans la 2* édition de dom Ceillier, t. ix, p. 833- 844; dom Morin, Revue bénédictine, 1893, p. 28-36, sur Geoffroy de Bath (auteur présumé de plusieurs de ces sermons); 3. Plus récemment Caspari, dans Alte u. neue Quellen z. Geschichte der Taufsymbols, Christiania, 1870, a prouvé l'authenticité du sermon ccxxn, P. L., t. xxxvui, col. 1060-1065, à tort suspecté. 4. Publications de dom Morin : voir la revision faite dans Revue bénédictine, 1895, p. 388; le discours sur Faustinus, publié dans Bévue bénédictine, 1890, p. 267, n'est pas de 390, et reste douteux; un autre discours inédit attribué à saint Augustin dans Revue bénéd., 1892, p. 173, est pseudoaugustinien.

4- Sermons douteux ou supposés de l'édition bénédictine. Les éditeurs, avec un sens critique admiré de tous, ont séparé, connue douteux, une 5" classe de 32 sermons et relégué dans l'Appendice 317 sermons apocryphes. L'erreur, entre autres causes, est venue du système de plagiat dont saint Césaire a formulé la loi, cf. Malnory, Vie de saint Césaire, p. XII. Les bénédictins ont essayé de restituer à leurs auteurs les divers sermons qui ne sont pas d'Augustin, par exemple à Pelage le n. CCXXXVI emprunté au Libcllus l'ulei de l'hérésiarque, à Origène, et surtout à saint Césaire. On trouvera des sermons de Césaire égarés parmi ces pseudoaugustiniens, une 1" table de 128 sermons par les édit. bénéd., P. L., t. LXVII, col. 21-22; une 2* liste assez différente est fournie par l'éditeur de saint Césaire, P. L.. t. lxvii, col. 1041-1042, elle retranche un certain nombre de numéros ; une 3' liste, la meilleure, est fournie par M. Paul Lejay dans la Revue biblique, 1895, p. 594, d'après l'étude des manuscrits par M. Malnory, op. cit.

VIIIe classe : ŒUVRES SUPPOSÉES. — Nous les grouperons dans le même ordre que les authentiques. — 1» Letlres. — 1. La Lettre à Démétriade, col. 1098-1120, a été écrite par Pelage en 143 quand Démétriade, touchée par un sermon d' Augustin, prit le voile, el à cette occasion reçut les félicitations de Jérôme, d'Augustin, d'Innocent I r, ou peut-être en ili, quand elle se relira .'t Home. [1 est étrange qu'on ait pu l'attribuer à Augustin qui en dénonce le caractère pélagien. Epis t., CLXXXVIII, et nomme l'auteur dans le De gratin Chrisli, c. XXII, ainsi que les aveux île Pelage. Ibid., C. XXXVIII, /'. /.., t. xi îv, col. 371, 378. Paul Orose, dans son Apologeticus (édité eu 115), l'attribuail à Pelage en ajoutant qu'un secrétaire (Anien) l'avail écrite en son nom. Bède, In Cant., I. L l'a réfutée en l'attribuanl à Julien d'Éclane. — 2. La Regulapro monachis, /'. /..,i. xxxn, col. 1419- 1452, adaptation aux moines de la lettre ccxi pour les religieuses, est postérieure à saint Augustin. — S. I > lettre de consolation à Probus, I'. /.., t. xxxui, col II7.S- L179, regardée par Mi mo c mme authentique, avait été

AUGUSTIN (SAINT

à juste titre rejetée par i

pondance aw < le i •■mh i ibid ,

col. 1095-1096, absolument inconnue dei anciens, admise par Baronius, esl i exercice de rhétorique <l un inconnu. S La correi pondance Bupp guslin et ' 'yi - U de té) usaient sur les vertus et les miraclea di sainl Jérôme, /'. /... ibid., col. H 20-1 153, i t l'œuvre d'un imposteur maladroit (puisque Cyrill morl bien avanl Ji rame el monothélite. Cf. Epiât. iv, col. 1132.

■j Philosophie. Le De spirituetavima, P.L.,t. xi , col. 779-832, faussemenl attribué a sainl Augustin, a été imprimé aussi dans les œuvres de Hugues de Saint-Victor, où elle forme le II< Ijvre De anima. Cette psycholi théorique et ascétique, est une compilation curieuse reproduisant ou abrégeant les théories des Pères latins depuis Augustin, Gennade et Boèce jusqu'à saint Bernard ci Hugues en passant par Isidore, Alcuin et Anselme. Sainl Thomas, De anima, a. 12, ad lu'", l'attribue à un cistercien et s'inquiète peu d'être en désaccord avec lui sur la distinction de l'âme et de ses facultés. Lus bénédictins, et StocKI. Geschichte der Philos, d. M. A., t. i, p. 389, croient qu'il est d'Alcher de Clairvaux.

3° Apologie contre les infidèles. — 1. Le Tractât us (sermon) advenus quinque hxreses seu contra quinque hoslium gênera, P. /.., t. xi.ii, col. 1101-1116, est pi rieur à Augustin, du temps de la persécution des Vandales. Le second titre est seul exact, puisque les païens et les juifs sont combattus avec les manichéens, les Babelliens et les ariens. Les Lovanicnses, Bellarmin et d'autres l'ont cru authentiqne, — 2. Le Scrrtw desymbolo centra judseos, paganos et arianos, P. L., t. xi.ii. col. 1117- 1130, est de la même époque; les bénédictins ont constate'' des emprunts à saint Augustin. — 3. Le Dialogua de dltercatione Ecclesise et Synagogm, P. L., t. xi.n. col. 1131-1140, parait être l'œuvre d'un juriste, disent les bénédictins, col. 1131 ; ne serait-ce pas une déclamation de rhéteur?

4° Apologie contre les hérétiques. — A. Contre les manichéens. — 1. Le De fuie contra vianicltœos, P. L., t. xi. u, col. 1139-1154, est une imitation d'Augustin, spécialement dans le De natura boni contra manichseos. Sirmond l'attribuait à Évodius, sur la foi d'un manuscrit. — 2. Le Comnwnitorium quomodo sit agendutn cum nianichmis qui convertuntur a été faussement attribué à saint Augustin et donne la formule d'abjuration en 10 anathématismes pour les manichéens convertis, avec les règles à suivre. Cf. formule gréco-latine plus ancienne et plus développée, éditée par Galland, et reproduite P. G., t. i, col. 1462-1477.

B. Contre les donatistes. — 1. Le Sermode Bwticiano tubdiacono a donatisHs rebaptizato et m diacomtn ordinato,P. L.,X. xi.iii, col. 753-758, n'est pas d'Augustin. Voir ibid., col. 7.V2. D'après Harnack, Lehrb. d. Dogmeng., t. ut, p. 131, ce serait une pièce fabriquée par le fameux Jérôme Vignier. —2. Le livre Contra Fulgentium donatistam, /'. L., t. xi.iii, col. 7G.'î-7(ii, esl également supposé : il parait être de Vigile de Tapse. — 3. L'écrit publié sous le titre de Liber tcstimniiioru m fiilci

contra donatistaSfP&T dom Pitradans Analecta sacra et classica, part. I. Paris, 1888, p. 147-158, n'est ni d'Augustin, ni contre les donatistes. mais contre les ariens et les macédoniens, el d'un auteur plus récent; peut-être estce le l'amts libellus adversus arianos et macedonû de Fauste de Riez (conjecture de dom Cabrol, Revue des quest. hist . 1890, t. \i\n, p. 232-243) c. Contre les pélagiens. — I. HypmneHicon cont. imita* ei cœlestianos, P. /.., t. xi.v. col. 1609-11 ce Ciimmiiiiiimiiim e^t aussi appelé Bypognottioon [subnotaiionum libri), titres employés l'un el l'autre par

Marins MerCBtor. C'est une réfutation en six livres,

d une vraie valeur, des cinq grandes thèses pélagiennes, Bien que Julien ne soit pas nommé, l'auteur semble

écrire- contre lui; tout le livre IV est contre

il. la ooncupii

véque de Lyon, a. m prouvé qu il n

[■•• Hincmar) dans l< /'. L., t. i \\i. col. 1044, .i 1 1 1 s i que Prude contre Scot Érigéne. De \ t. i.xv. col. 1200. L'auteur esl inconnu : les l penchent pour Mann- Mercator, rnalgn la difl stvle , d'après Garnjer.oe serait le plut

tard si\tr lll. qui aurait voulu air accordée d'abord > G i- -tins.

Page 1