‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 267 sur 338 · I. oi igénisn ensemble de la doeti ine chrétienne · texte numérisé non relu

I. oi igénisn ensemble de la doeti ine chrétienne

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exilés dans un cor] mie du monde futur : multipl

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par la théorie du rétablis» ment final qui n 1 1 galité primitive d ititude a<

et démons, c'était tout un ensemble de n trueuses erreurs. Augustin, plus fern i que

saint .lérônie et d'autres Pères, ne lut jamais séduit par

reries : il les condamna touti - i n bloc, Jjc civil., I. XXI, c. rvii, P. L., t. xli, col. 751, en nous ap] nant que i l'Eglise les a justement réprouve c. xxiii, col. 735 I allusion aux le)

du pape Anasl.ise [« centre Rulin • '. < li j -i<d .

lettres adi |ue de .Milan, i

Lowenfeld, n. 276, et à Jean de Jéru /• I

Cf. Hergenrœther, Bût. . trad. franc, t. n,

2. A légard des rêveries millénaristes d'un second avenementdu Christ régnant sur la I

ittitude fut moins nette au début. Certes il répudia toujours li ridicules du chiliasi

charnel, il nous l'apprend lui-même dans li De • 1. XX, c. vil. n. I. P. L., t. XLI, col. 667. Mais il ajoute i|u il se laissa d'abord séduire par le règne spirituel ou sabbalisnie de mille ans qu'il reconnaissait dans l'Apocalypse, xx. De fait on le trouve indiqué dans le sermon ceux. n. "2. P. L.,l. xxxvn. col. 1197 : régnait t Dominus in TEWt.v cutn sanctis suis, etc. Mais il ne tarda pas à répudier cette erreur, et dès lors le i du Christ et la première résurrection de l'Apocalypse désignent pour lui la période actuelle de l'Ascension au jugement dernier, période durant laquelle le Christ règne avec l'Église sur la terre, et avec les justes qui attendent bienheureux la résurrection. Ile cuit., I. \\. c. ix. P. L., t. xli. col. 672-675.

"2° Le soft îles cimes, de la mort au jugement. — 1. Le problème. — C'est une des questions ou il est plus difficile de dégager complètement la pensée du saint docteur. Au iv siècle, les idées millénaristes avaient laissé sur ce point un grand vague dans les esprits. Pour les chiliastes, comme saint Justin. Irénée et Jeilullien. c'était pour les justes, entre la mort et la résurrection, une période non de béatitude, mais d'attente du règne terrestre que l'on devait partager avec le Christ. 11 en était resté- dans beaucoup d'esprits la SUasion que les âmes des s.iints étaient jusqu'au ment dans milieu spécial (sein d'Abraham, limbes infernaux, paradis1, avec beaucoup d'incertitudes sur leur état. Quelques Pères semblent bien leur avoir refusé la béatitude. Saint Ambroise, le maître d'Augustin (malgré certains textes influencés par IV Ksdras, c. nous représente les saints au ciel, mêlés aux chours angéliques. Expos, in Luc, I. X. n, 92, /'. L.. t. xv,

1827. Saint Augustin n'échappa point à toute incertitude. Aussi le pape .ban XXII et l'anglican Thomas Burnet, qui tenta de ressusciter l'erreur de ce pape. !><• statu mortuorum et resurgentium, Londres. 172ti. p. 71, ont prétendu que. d'après Augustin, les Imes des justes du moins si l'on excepte les martyrs, dit Burni

eut pas de la vue de Dieu jusqu'à la résurrection. Mabillon est à peu près de cet t\is, Opéra S.Bernardi, /'. 7... t. clxxxiii, col. 165. l'etau, Dogm. theoL, De l, VII, c. xiv. n. 10. Paris. 1865, p ner,

Théologie, dogm. scltol., t. n, p. H*', noient du i qu'il était indécis. M. Turmel, Eschatologie </ la /m iiu iv siècle, ItHKt. p. 2, 3, 59 xtrail de la Revue d'hist.et litt. ■ .affirme qu'il avait gard. .

AUGUSTIN (SAINT

croyance â l'ajournement des peines après la résurrection »; « selon sainl Augustin, dit-il, p. 59, l'âme privée de son corps n'a qu'une sensibilité obtuse, et elle est incapable de jouir ou de souffrir fortement. » Cette dernière interprétation, on va le voir, est absolument contraire aux textes. On doit reconnailre avec Muratori. De paradiso, non expeetala corporum resurreclione... (réfutation de Burnet), c. XVII, p. 164, avec Schwane, Dogmengeschichte, t. u, § 76, trad. franc., t. m, p. 252-233, qu'il y avait un certain vague dans les idées de saint Augustin, spécialement sur le lieu où vivent ces âmes. Mais son système exposé d'après l'ensemble de textes très nombreux, ne laisse aucun doute sur la béatitude de ces âmes par la vision de Dieu.

2. Le système auguslinien. — A. Aussitôt après la mort, le sort étemel est fixé, les cimes criminelles sont enfermées dans nu lieu de tourments, les justes dans un séjour île repos et de bonheur. — Tout cela, de l'aveu de tous, est indiscutable. Dans l'intervalle qui sépare la mort de la résurrection, écrit-il, vers 428, De prœdest. sanct., c. xu, n. 24, P. L., t. xuv, col. 977-978, ridum ea quee gesserunl... sive criciantir aniline, sive requieSCUNT. Même pensée en 421, dans YEnchirid., c. cix, /'. L., t. xi,, col. 283 : cette période, dit-il, animas abditis receptaculis continet, sicut unaquœque digna est, vel requie uel œrumna. La même idée en H5, avec l'explication de ce repos qui est un vrai bonheur, In Joa., ta. XI. IX. n. 10, P. L., t. xxxv, col. 1751 : Habent onines animrv ,cum desseculo exierint, di versas rece pi tunes suas: habent gai nu m bonse, ma/a: tormknt a. Sedcum faclafuerit resurrectio, et bonorum gaudium amplius erit,et nialurinii tormentagraviora,quandocum corpore torquebuntur. Cette joie est encore mieux exprimée. De tien, ad Int., 1. XII, c. xxxii, n. C0, P. L., t. xxxiv. col. 480. L'Ame aut ad il'a fertur pœnalia (loca), aut ail Ma itiiii'iu similia corporalibus, nec tanien pœnarum, sel ni ii.tis ATQUE GAUDIORUM. I tans le sermon Cix, c. iv. /'. L., i. xxxviii, col. 638 : Pardonnez, dit-il, et alors à la mort « vous trouverez au lieu d'un juge un père, au lieu d'un bourreau un ange pour vous porter au sein d'Abraham, au lieu d'une prison le paradis ». Or cette constatation, à elle seule, exclut toute connaissance obtuse, tout sommeil de l'âme, bien que le mot sonnius soit employé dans le passage même où il est dit : habent gaudium bonse. In Joa., loe. cit. Quand Augustin renvoie au jugement dernier la rétribution H- œuvres, il ne peut plus être question que d'une rétribution plus solennelle, publique, plus complète, ultinia retributio, dit-il lui-même. Qusest. Evang., I. II, c. xxxviii, P. L., t. XXXIV, col. 1351. Il reste donc à déterminer si les damnés souffrent déjà du feu infernal, si les élus jouissent de la vue de Dieu.

I;. Les réprouvés souffrent déjà du feu de l'enfer. —

De tous les textes allégués par M. Tunnel pas un seul

lui le feu. D'autre part, voici îles textes formels

qui l'affirment. A propos du mauvais riche, plongé dans les flammes, Augustin affirme que tel est l'état des méchants après la mort : sepulti ra inferni, pœnarum profundilas qum super bos... post liane vitam vorat, dit-il. /., I. II. c. xxxviii, ]'. L., I. xxxv,

col. 1350. Le sermon CCLXXX, n. 5, P. /.., t. xxxviii, col. 128:!, décrit le tourment futur, et ajoute : quamvis ETiAM ni nc Me guttam ex digito pauperis apud inferos siliat, et Me m sinu Abrahœ delicio liescat.

Cf. De Gen. ad litt., 1. XII, c. xxxni, n. (i;1,, P. / .. t xxxiv, col. 182, inferni lormenta; Epist., ci.xxxvu, n.ti, /'. /.., t. xxxiii. col. 834, dives impius cum m tormentis et et inferni, etc.; Epist., clxiv, n. 8, ibid., col. 712; .Se, ■„,., <;i. xx \ in. n. 3. /'./.., t. xxxviii, col. 912. C. Saint Augustin af/irriie très souvent que les âmes des saints jouissent dés m, unir,, uni de béatir

fique. — a) Série de textes généraux pour tous les saints. Décrivant le bonheur de ceux qui ont fini leurpèlerina

ici-bas. In Ps. rxix, n. 6, P. L., xxxvn, col. 1602, il dit : Non sic est palria illa Jérusalem, ubi onines boni... lbi omnes justi et sancti, qui fruuntur Verbo Dei sine leclione,... quod enim nobis per paginas scriptumest,PER faciem Dei illi cernunt! Magna palria!... Dans le traité XCI, In Joa., P. L., t. xxxv, col. 1860, le bon larron nous est montré bienheureux par la présence du Christ comme Dieu, avant même la résurrection du Sauveur: lalronis anima... illius munere jam beata,... ipso die ci m ii.i.û in paradiso essepotèrat. Les Confessions, 1. IX, c. m, n ti, P. L., t. xxxii, col. 7G5, ('écrivent le bonheur de Nébridius dans le sein d'Abraham : Jam non ponit aurem ad os meum, sed sjiirituale OS ad FONTEM TUUM, et bibit , quantum potest, sapienliam pro avidilate sua, sine fine felix. C'est en (lieu que Nébridius se rappelle Augustin : nec sic cum arbitrai- INEBRIARI ex ea, ut obliviscat ur mei, cum tu, Domine, QUEM POTAT ILLE, nostri sis memor. \insi il boit la divinité elle-même, s'enivre à cette source de sagesse et de félicité sans fin. Ailleurs il affirme, à propos du martyr saint Etienne, mais pour tous les saints, qu'ils sont avec le Christ, jouissant d'une ineffable joie : « L'esprit d'Élienne, où donc Jésus l'a-t-il reçu? Dans quel séjour, dans quel ciel des cieux?... Ecoutez Jésus lui-même : Père, je veux que là où je suis, ils soient avec moi. Etre là où est le Christ! quse potest comprchendere cogitalio! etc. Serm., cccxix, n. 3, P. L., t. xxxviii, col. 1441. Mais voici un texte, ou plutôt une théorie qui lève tout doute par son étrangeté même. La béatitude des âmes justes après la mort est pour lui une vérité si certaine qu'il l'étend aux jusles de l'Ancien Testament, même avant la passion, et il en conclut cette idée fausse que Jésus-Christ, après sa passion, est descendu dans l'enfer des damnés, et non aux limbes des justes. Pourquoi? Parce que, dit-il, ceux-ci jouissaient déjà de la présence béatifique he la ijivinité et je ne vois pas ce qu'aurait ajouté la visite de Jésus. Illis justis qui in sinu Abrahœ erant, nondum quid conlulisscl inveni, a quibuseum secundum beatificam pi:.i:- SENTIAM si'.-e divinitatis nunquam video recessisse. Il confirme cette pensée par la promesse au bon larron, et conclut avec énergie : Profecto igilur in pai adisoatqya sinu Abrahœ, ETIAM ANTE JAM ERAT BEATIFICANTE SAPIENtia, et apud inferos JUDICANTE potentia. Epist., clxiv, n. 8, P. L., t. xxxiii, col. 712.

b) Vision de Dieu par les martyrs en particulier. — Ici les affirmations sont si claires que Burnet lui-même le reconnaissait. Augustin montre les martyrs assis au banquet éternel où le Christ lui-même les nourrit de sa divinité. Serm., cccxxix, n. 1-2, P. L., t. xxxviii, col. 1455 : Mensa magna est ubi epi i.i: SUNT IPSE DOmim s viens.!.. Nemo pascit couvivas de se ipso, hoc facil Dominus Chrislus; ipse invitator, ipse cibus et putus... O beati... finierunt dolores, et accédèrent iio-

NORES.

Ailleurs, il célèbre leur bonheur uvre Dieu : « O heureux séjour! la foi le connaît... Où sont-ils donc ces saints? Ai séjour m bonheur, ibi ubi bene est. Que cherchez-vous de plus'.' Vous ne connaissez pas le lieu : songez, â leur mérite I < > it qu'ils soient, ils sont avec DieuI " Serm., ccxcvm, n. 3, ibid., col. 1366. Ils sont aussi avec le Christ et jouissent de lui. Serm., n cxxxi, n. 1, ibid., col. 1459 : Transierunt de hoc mundo au Patrem; quœsierunt Christum confitendo,

ïim ERUNT UORIENDO, etc. Lien plus, ces .nues ne sont

ulemenl avec le Christ, elles régnent avec lui : et

ne ' i l'apanage de tous ceux qui meurent dans

le Seigneur, d'après Apoc, xiv, 13: il le prouve, De civil.,

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