L'existence du purgatoire est absolument certaine
Augustin, toul comme chez son maître saint Am-
e qui distingue si nettement le feu du purgatoire 1 1
celui de l'enfer. Expos, in Ps. i wni. serm. m. n. 17.
P. /.., t. x\. col. I228, C'esl sans la moindre hésitation
<\" d est affirme dans la Cité de Dieu. I. XXI, c. xm.
/'. /... t. xi. i, col. 728:Sed temporàrias pœmas alii in
hue m, \in POS1 HORTEJf, olii <'/ niiue II
ante judicium illud severissimuni novissimumque patiuntur. lie nouveau, c. xvi, col. 731,
il en (lie le terme final an itation. Plua nettement col. 738, il affirme que ce
ur obtiendront, au jugement, m ••i a, a/, ,i„, non mittantur mternum. Au I II /<• l conl w. n. 30, P. I. . t. xxxiv, col. 212, il dit
que i m,.- pan iffrira, après la mort, vel ignem
pubgatioms, vel pœnam aternam. Il n'est pas n In Pt \\. Y 17/, c. m. P. 1... i. xxxvi, col. il demande a Dieu de le purifier en pour
n'avoir pas a souffrir âpre- la mort le feu purificateur emendatorio igné). Et il distingui -ment un
double feu, celui qui torture les damn li de
I expiation pour les justes, emendab
eut.
D'ailleurs la doctrine d'une période d'expiation ■■ la mort est intimement liée à celle des pri< i ■ s poui défunts, que sainl Augustin a m souvent col. Z't)\ ei 2439. Dimitte Mi el tu débita sua.dit-il • mère. Confess., I. IX, c. un, n. X>. /'. t., t. xxxn. col. 778. C'est là, dit-il au sermon ccxxu, n. 1. /'. L., t. xxxvm, col. 936, une vérité certaine, indubitable, transmise par les Pères, confirmée par la pratique de l Eglise universelle, que la prière obtient de Dieu pour les morts un traitement plus mù .< dans l'expia-
tion de leurs fautes. El il le prouve par la commémoraison des défunts au sacrifice eucharistique. Parmi les erreurs d'Aérius il signale celle qui condamne la prière pour les défunts. De hœres., 153, P. L., t. xi.ii. co Cf. Enchirid., c. ex, P. L., t. i.x. col 28 Neque negandum est defunctorum anima» ptetate tuorum relevari, etc. : on ne soulage que ceux qui souffrent. Knlin toutes les explications qu'il va donner sur la nature de cette expiation en supposent n sairement l'exisl
2. La nature des peines du purgatoire est au contraire, pour le grand docteur, assez obscure et prohlé-matique: la peine du feu matériel, si certaine en <: n'est ici qu'une probabilité vers laquelle il incline. Il a souvent expliqué le ipiasi per ignetn de saint I I Cor., m. 15, dans le De civit., I. XXI, c. xxvi. }'. /.., t. xi. i. col. 743 sq.: Enchirid., c. Livra, P. L.. t. xl, col. '2<ii : De fide et oper., c. xvi. ihul.. col. "216, etc. S doute il y voit toujours un feu purilicateur de fautes s, mais que] est ce feu? Tantôt c'est le feu «les épreuves et des châtiments de cette vie, De civit., /«c. cit., col. 7i.'i-7i 1; De fideetop.,n.21,P. L., Lu, col. 216; tantôt c'est la mort elle-même uleurs. //•
vit., ibid., n. 1. col. 7ié>. c'est même parfois le feu du jugement dernier qui achèverait de purifier certaines âmes: igné judicii novissimi mundabun >it.,
I. \X. c. xxvi. n. I. /'. /... t. xli. col. 701; enfin i peut-être, entre la mort et le jugement, un feu réel qu'il semble rapprocher de celui de l'enfer, De cuit., i
t.. et c'est de ce feu qu'il faut entendre les hésitations d'Augustin : non redarguo, quia forsita est. Ibid. Commi ut admettre en effet qu'il hésite sur
I existence de l'expiation, quand il l'a affirmée si ca: riquement, et deux lois, dans ce même ouvrage' De même, le doute, exprimé au c. i.xix de YEnchiridinn. concerne seulement le feu. igneni quemdanx purg rium, puisque plus loin, c.cx, il affirme énergiquement les douli urs de a s âmes. A cause des incertitudes d'Augustin el des autres Pères sur le feu du purgati
II glisene s est point prononcée, ainsi que l'observe Dellarmin, De purgat., I. 11. c. x.
Quant à l'intensité de ces peines, Augustin, le -iter. détruit toute illusion, et affirme qu'elli s. nt toutes Us douleur- de cette terre. In P». xxwti,
/'. / . t. xxxvi, col. o'.C: parce que l'Apôtre a dit : salins erit..., on méprise ce feu. Mais prenez garde: lia plane quamvis * tnent, gravior tamen eritille
igms, ijuam quidquid polest Itomo pati m liac vita.
AUGUSTIN (SAINT
Et nostis quanta hic passi sunt niali, et possutit pâli.
4. Les âmes soumises à cette purification sont celles qui ont encore à expier, mais sont dans la grâce de Dieu. Il l'a souvent répété dans les commentaires cités du quasi per ignem. Mais dans l'Enchiridion, c. ex, il redit que ceux-là seuls sont soulagés par les prières de l'Église, qui ont mérité durant leur vie d'être aidés par les suffrages des vivants. Cf. De octo Dulc. quœst., q. il, P. L., t. xl, col. 157-158. Il signale expressément que les enfants baptisés, morts avant des fautes personnelles, son; délivrés non seulement de l'enfer, mais de tout purgatoire: non soluni pœnis non prœparetur se.tern.is, sed ne ulla quidem posl mortem pirgatoria tormenta patiatur. De civit., 1. XXI, c. xvi, P. L., t. xli, col. 730.
5. Après le jugement dernier, plus de purgatoire : la sentence finale ne connaît que des élus ou des réprouvés. De civil., 1. XXI, c. xm, P. L., t. xli, col. 728; cf. c. xvi, col. 730. Mais Augustin, nous le rappelons, ne serait pas loin d'admettre, avec d'autres Pères, par exemple saint llilaire, la purification de certaines âmes au moment même du jugement, d'après Malachie, III, 1-6, et Isaïe, iv, 4: videtur evidentius apparere inillo judicio quasdam quorundam purgatorias pœnas futuras. De rivit., 1. XX, c. xxv, col. 700.
4° La résurrection finale. — Elle apparaît dans les traités, les lettres ou les sermons comme un des dogmes chrétiens qui préoccupait alors vivement les esprits et donnait lieu aux questions parfois étranges et bien grossières. Voir Serm., CCCLXI, n. 4, P. L., t. xxxix, col. 1600; ce sermon et le suivant forment avec l'Enchiridion, c. lxxxiv-xcii, P. L., t. xl, col. 272-275, et De ,1. XXII, c. v, xii-xxix, P. L., t. xli, col. 756, 775- 801, un traité complet sur la vérité et l'explication de ce dogme.
1. La foi en la résurrection est vengée des attaques païennes, dans tout le sermon ccclxi. C'est le dogme le plus violemment attaqué, dit-il, In Ps. i. xxxvm, n. 5, /'. /.., t. xxxvii, col. H3i; l'immortalité de l'âme a eu
défenseurs chez les païens, mais la résurrection, nul n l'accepte: in nullare, tam reliementer, tant pertinaciter, tam obnixe et contentiose contradicitur fidei... Il s'appuie, pour la venger, sur la résurrection de Jésus- Christ, sur le miracle de la foi du monde, Dr civit., I. XXII, c. v, col. 750, sur la création et aussi sur les merveilles de la nature, non moins mystérieuses que la
rrection. Epist., en, q. i, n. 5, P. L., t. xxxm,
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