‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 270 sur 338 · Pour l'identité du corps ressuscité, il suffit que · texte numérisé non relu

Pour l'identité du corps ressuscité, il suffit que

les mes éléments matériels concourent à le former,

quand même ils seraient distribués autrement. « Une

statue refondue dans le nu moule reste identiqueà

elle-même, quoique les parcelles en soient autrement placées. « Enchirid., c. i.xxxix, col. 273.

..'. L'universalité de la résurrection ne soullre pas eption pour les morts. Enchirid. ^ c. i.xxxiv. Tout être humain, ne fût-il pas venu au jour, renaîtra à la vie. Ibid., c. Lxxxv-i.xxxvn. Mais tous mourront-ils? N'\ aura-t-il pas exception pour ceux qui vivront au dernier jour ' Augustin est dans le doute. a cause de I Thess., iv, 14-16, m. lis il incline ., penser que par le péché

d'origine tous les lio s sont condamnés à la mort.

•a Dulc quœst., q. m, n. 3, uellem lune audire doctiores..., n. 1-0, /'. /.., i. xl, col. 159-161. Cf. Epist.,

/'. /.., t. xxxm, col. 872-874. !..

vants et les morts, dans le symbole, peuvent dé le .unis el les méchants, ou encore les vivants au moment de la catastrophe finale. De symbol., serm. i. c. iv. n. 12, /'. /.., t. xl, col. 634.

i. L incorruptibilité sera donnée au corps même di ouvés, pour que le feu ne les consume pas. Hjnchimi ., c. xcii. Seul le corps des jusb ne sera puu.it.iut pas le corps etbéré des origeinste-.,

mais le même corps né de la terre, transformé et immortel. Serm., cclvi, n. 2, P. L., t. xxxvm, col. 1192. C'est bien cette chair terrestre, dit le sermon cclxiv, n. 6, col. 1217, qui devient céleste et angélique: caro istaipsa... quse moritur, etc. Le sermon ccxliv, n. 6-8, ibid , col. 1146, en décrit l'incomparable beauté, et le sermon ccxlii, n. 2, col. 1142, l'agilité merveilleuse. Cf. Enchirid., c. xci, P. L., t. xl, col. 274.

5° Le jugement dernier. — Deux réponses d'Augustin à Hésycbius, évèque de Salone, en Dalmatie, Epiai., cxcvn, P. L., t. xxxili, col. 899-901; cxcix. col. 904-925, complètent sur le jugement la doctrine exposée en détail dans le 1. XX De civilate. — i. La réalité de ce jugement solennel est prouvée par les témoignages des prophètes, de l'Apocalypse et surtout deNotre-Seigneur. De civil., 1. XX, c. iv, c. xxin sq., P. L., t. xli, col. 662-69i; De agone christ., c. xxxn, n. 29, P. L., t. XL, col. 305; cf. Serm., ex, n. 4, P. L., t. xxxvm, col. 640; Epist., ccxvii, n. 10, 22, P. L., t. xxxm, col. 981-986. - 2. C'est bien dans son humanité que Jésus-Christ est établi juge suprême des hommes. De civit., L XX, c. vi, n. 1, c. xxx, P. L., t. xli, col. 665, 705. Aussi est-ce cette humanité qui se manifestera à tous, réprouvés et élus : aux élus seuls, se révélera sa divinité'. Coût. Faust, man., 1. V, c. IV, P. L., t. xi.Il, col. 222 ; cf. De Trinit., 1. 1, n. 31, P. L., t. xlii. col. 843; Epist., cxlvii, n. 28, P. L., t. xxxm, col. 609. — 3. La manifestation des fautes se fera par une illumination subite des consciences due à la puissance de Dieu: c'est là le livre de vie. De civit., 1. XX, c. xiv, col. 680. — 4. Sur la date de la fin du monde, la prudence d'Augustin a été signalée par Ittameyer, Auguslin's Stellung zur Erage nach der Nâhe des Weltendes, dans Zeilschrifl f. kirch. Wiss., 1881, p. 570-581. Il est loin de partager les espérances chimériques de lion nombre de ses contemporains. 11 avoue son ignorance, ne croit pas qu'aucune donnée prophétique permette de calculer cette époque. Dans ['Epist., cxevn, n. 1-2, avec saint Jérôme, il taxe ces calculs de témérité et ajoute: Eligo cautam ignorantiam confiteri, quam falsam scienliam profiicrt. Ibid., n. 5, col. 901. Cf. Epist., cxcvin, n. 5, col. 903. Il conclut dans sa réponse, Epist., cxcix, n. 16-54, col. 922-925, que celui qui ose affirmer la proximité du jugement, optabilius loquitur, sed periculosius fallitur. En tout cas, la prédication de l'Évangile* dans le monde entier doil précéder. lbid.,n. 46-50. Cf. Epist., cxcvn, n. 4, col. 900.

6° L'enfer. — Saint Augustin n'est point le créateur de la doctrine de l'enfer éternel, connue on l'a dit parfois, mais il a fouillé' avec une patience étonnante toutes fis négations, spécialement dans le De civil., I. XXI, c. xvnxxvn, /'. i.., t. xli, col. 731-752, où sont exposés tous les systèmes imaginés contre ce dogme. Voici les points principaux :

1. L'éternité de l'enfer est établie contre Origéne, sur la parole du Christ. Matlh., xxv, ii-46. De civit., I. XXI, c. xvn, xxin. Dans l'épltre eu a Deogratias, q. iv, P. L., i. xxxm, col. 379 sq., il ajoute des considérations rationnelles. L'Enchiridion, c. cxm, P. /.-, t. xl, col. 284, réfute la fausse pitié des origénistes, qui, dans les affirmations de l'Écriture, voyaienl une menace plutôt qu'une vérité : terribilius esse dicta quam verius.

2. I, 'enfer pour les chrétiens. — a) Question doctrinale. -- I, 'erreur miséricordieuse, accordant à certains

le salut final, après une expiation plus ou moins longue,

a été souvent exposée el réfutée par Augustin, en 413, dans le De fide et oper., en 121, dans VEnchiridion, c, i.wn i.xix. ibid., col. 263-265, en L22, dans De octo Dulc. quœst., q. i, ibid., col. 149 q nuis la Cité de Dieu, I. XXI, il énumère les subtilités de cette erreur,

assurant le salut, ou a tous 1rs hommes il.inmés, c. xvill et XXIX, ou a Ion- les baptisés, C. XIX, XX> . ou aux seuls

baptisi 'Lui- le catholicisme, malgré une apostasie subséquente, c. xx, xxv, ou aux catholiques persévérant

AUGUSTIN 'SAINT

dans la foi, m ilgi eule-

menl aux fidèles qui auraient fait des aumoni docteur d'Hippone les réfute tout en s'appuyanl sur la ■ ii>- de i inq ■■ a, Jacques

et Jude. Cl De /<•'■■ iv, P. /. . t. m . col. Jl I

sq, l n particulier les aumônes el les intercessions des Baints peuvent obtenir qu'une âme ne mérite poinl l'enfer, mais non qu'apn s v être tombée, elle puisse i n it., I. XXI, c. xxmi. n. (). /'. /.., I. mi, col. 750. - b) Question historique, L'erreur di - miséricordieux était-elle au iv siècle prédominante,

que univei selle, comme I a pi étendu M. Tui Eschatologie, p. 14, 109, etc. Est-ce enfin saint Augustin c|ui. par s;i doctrine intransi eanti . i st parvenu à imposer la croyance aux châtiments éternels des pécheurs? i ni telle affirmation irait (nuire l'évidence des textes el des faits. L'argument le plus fort reposait sur l'étrange méprise que nous ;i\ . > n ~- signalée, col. 2383, au suji t des Pères du synode de Diospolis : on leur attribuait bien à tort cette erreur, qu'ils répudient au contraire avec Pelage. Saint Augustin d'ailleurs affirme <] u<- leur nom l>n> est relativement petit : dans VEnchiridion, c. i.xvn : dicilur \ QUIBI sdam. Quand il dit au c. czn : Frustra itaque nonni lu, imo Qt ampli t.i.mi, ce dernii r

mot, sous pei le contradiction, ne peut être pris qu'au

sens absolu <• un grand nombre t et non au sens relatif « le plus grand nombre . Enfin le saint docteur, sans accuser alors cette erreur d'hérésie, la croyait, avec raison, contraire à la foi divine : qui hoc credunt, et tamen catholici sunt, etc. Enchirid., c. i.xvn. Dans la réponse à Dulcitius qui inclinait vers cette opinion, il ajoutait : Et moi aussi, je voudrais qu'il en fût ainsi, mais je dois me rendre sacris litteris apertissimis. De ocio Dulcit. qusest., q. i, n. 14, /'. /-., t. XL, col. 156.

3. Les damnés ont-ils été délivrés dans la descente du Clirisi aux enfers ? Ce problème né de 1 Pet, m, 18-21, a vivement préoccupé Augustin : Jésus-Christ a-t-il vraiment prêché la foi aux incrédules damnés, et les at-il sauvés? Dans le De Gen. cul lin., 1. XII. c. x.xxni. n. 63, /'. L., t. xxxiv, col. S81, il l'affirme assez clairement. Cf. De ci, it., I. XVIII, c. xi. P. L., t. xi.i, col. •".; i. Interrogé par Evodius à ce sujet, il avoue sa perplexité. E/itst., cl.xiv, n. 1, P. /.., t. xxxn, col. 709. Puis il i egarde connue certain, que Notre-Seigneur est vraiment descendu, non aux limbes des justes, mais aux enfers des damnés, n. 7. Mais alors, qm a-t-il sauvé? Les incrédules du temps de Noéî Pourquoi seuls'.' Tous les inlidèles? Ce serait consolant : mais quelles conséquences? Les infidèles après le Christ pourraient espérer le même salut. (Aussi dans le De hseresibus, /'. /.., t. xi.n, col. 15, la 7'> hérésie est cette délivrance des incrédules par le Christ.) Conclusion : le Christ a délivré çuos voluit, Epist., ci. xiv, n. 14. Et peut-être, ajoute-t-il, tout ce passage esi-il simplement allégorique, n. 16-18, col. 715-

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