ORDRE DE NOTRE-DAME DE LA MERCI OU DES
meucédaires. — Cet ordre poursuivait le même but i|ue celui de la Sainte-Trinité'. Il eut pour fondateur saint Pierre Nolasque (1223); Grégoire IX le confirma en 1235. Saint Raymond de Pennafort rédigea ses constitutions. Les membres de cet ordre faisaient le vœu de se donner eux-mêmes en captivité pour délivrer un esclave, dont le salut était en péril. A rouvre du rachat des esclaves, ils ont ajouté le service spirituel des galères et l'évangélisation des païens, spécialement dans l'Amérique du Sud. Au début, cet ordre, qui était surtout militaire, se recrutait principalement dans la noblesse; il se composait de chevaliers, de prêtres et de frères. Les sept premiers généraux furent chevaliers. Lorsque Jean XXII (1317) voulut que cette charge fût remplie par un prêtre, les chevaliers quittèrent l'ordre pour s'unir aux chevaliers de Montesa. Les religieux de la Merci se sont répandus en Espagne (3 provinces) et en France (1 province). Christophe Colomb les emmena en Amérique, où ils se développèrent beaucoup plus qu'en Europe. Ils y forment, en ce moment, i provinces avec plus de 400 religieux. Le P. Jean du Saint-Sacrement établit la réforme des mercédaires déchaussés, confirmée par Clément VIII (1(303), qui eut une province en Espagne et une en Sicile. L'ordre de la Merci avait des tertiaires. Il a fourni à l'Église quelques cardinaux : saint Raymond Nonnat (f 1210) est le plus connu; plusieurs évêques, parmi lesquels saint Pierre Paschal, évêque de Jaen c|~ 1300), mérite d'être cité, el un certain nombre d'écrivains : François Salazar, Bernard de Vergas, Mérino, Salmeron, etc. Quelques-uns de ses membres ont été martyrisés par les musulmans; 315 ont péri pendant les guerres de religion.
Bern. de Vargas, Chronica saeri et militaris ord. B. Af. de mercede. Païenne, 1619; Gari y Siumell, Bibliotheca mercedaria, Barcelone, 1875.
/;/. servîtes. — L'ordre des servîtes fut fondé, en 1233, sur le monl Senario près de Florence par les saints Bonfiglio Monaldi, Bonagiunta Munetti, Amideo Amidei, Munetto dell' Antella, LTguccione, Sostegni et Alexis Falconieri, canonisés par Léon XIII (1888). Alexandre IV l'a confirmé (1255). Le cinquième général, saint Philippe Beniti (•{■ 1285), lui donna des constitutions; ce fut sous son gouvernement que l'ordre se développa. Il comptait 10000 religieux en 1310. Martin V leur a donné les privilèges îles ordres mendiants. Antoine de Sienne établit la réforme des servîtes de l'observance (1411) et Bernardin de Ricciolini celle des ermites du même ordre (1543). Les servîtes ont eu parmi eux un cerl mi nombre d'écrivains : Sarpi (y 1623), l'historien si connu du concile de Trente; le mathématicien Ferrari iy 1626), qui enseigna longtemps à l'université de Padoue;
AUGUSTIN RÈGLE DE SAINT
lei deux frères Mnraccl |-1675 el 1700 ; un autre Mai i 1732 , orii al ili aali, auteur d un
traité Des tacrenienls, Venise, 1734; le numismate To» î mi ; 188 ' L lurd'hui trente cou-
venu en Italie, en Ul< magne el en Hongrie. Ils envoi. -ni des missionnaires en \i Les ermites </,• l'ordre de Saint-Paul. Voir Anaciio- . col. 1 137.
Arch. Glanli, Annales xacri ord. servorum li. M. V., Lucques,
1719-1723; Hist. de l'ordre de» servîtes de Marte et dm bienh.
■ 2 vol., Paris, 1886; Maria Merke\, Spéculum virtu-
tis et scientiœ sive viri illustres ordinis servorum, Nurem-
TY. RBUGIBOX B0SPITAUBR8. — Los innombrables hôpitaux et maisons-Dieu, fondés en Europe dans le cours du moyen âge, étaient desservis par des religieux hospitaliers, qui, pour la plupart, se rattachaient à la règle de saint Augustin. Quelques-unes de ces familles religieuses étaient réunies en congrégations; les autres étaient isolées. Léon le Grand, Les maisons-Dieu, dans la Revue des questions hist., 1896, t. i.x, p. 95-134; 1898, t. LXIII, p. 99-147. Les hospitaliers de l'ordre du Saint- Esprit desservaient l'hôpital fondé par Cuv de Montpellier dans cette trille, à la fin du xii« siècle; innocent 111 leur donna l'hôpital romain du Saint-Esprit (1204); ils en acquirent plusieurs autres; il y avait parmi eux des prêtres et des laïcs. — Les religieux, qui desservaient l'hôpital siennois de N.-D. délia Scala, fondé par le 1!. Soror (f898), virent leurs règlements approuvés par Célestinlll (1194); on les appela dans plusieurs hôpitaux d'Italie. — Les alexiens ou cellites, fondés en Flandre, vers le milieu du xiv» siècle, pendant la peste noire, soignaient les malades dans les hôpitaux et à domicile ; ils furent assez nombreux pour former quatre provinces; il leur reste encore quelques maisons. — Les frères de la charité, fondés par saint Jean de Dieu à Grenade (1540), confirmés par Pie V (1572) et par Paul V (1617) et admis par Urbain VIII (1624) à participer aux privilèges des ordres mendiants, se répandirent en Espagne, en Italie, en France et en Allemagne. — Les frères de la charité de Saint-Hippolyte, fondés auprès de Mexico par Bernardin Aloares, vers 1585, s'unirent à eux. Cette Camille religieuse possède aujourd'hui 120 maisons, distribuées en 11 provinces, soumises à l'autorité d'un supérieur général, qui réside à Rome. — Pierre de Bethencourt (fl667) établit à Guatemala (Amérique centrale) un hospice et une congrégation voués aux soins des infirmes et à l'instruction des enfants du peuple. Ses membres portent le nom de Bethléltémites. Chinent \ les a approuvés (1672), et Innocent XI leur a donné la règle de saint Augustin. Ils avaient des maisons au Mexique, au Pérou et dans les il, .s Canaries. — Les clercs réguliers pour /«• service des infirmes, fondés par saint Camille de Lellis en 15S4, suivent la règle de saint Augustin.