‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 307 sur 338 · AURÉOLE — AUTEL · texte numérisé non relu

AURÉOLE — AUTEL

ma, nci, prœmia ; tanien ■

. et ideo iingulai iti i, loi . cit.,

ii. i.

s.iint Thomas ex] ai autre manière encore

r quoi le: ré< ompi m Iles, en l< s supposant

plus nombreuses, Be tondent en trois groupes qu elles ré] aux actes de troi - de I âme .

I appi til de com upisci nce qui tend vers le bien en tanl que déi irabl -, el I appétil .1 ira» ibilité qui t nd vers le bien difficile à atteindre. Or, l'acte le plus important de la raison, c esl de i . vérités de

la toi dans les âmes; l'acte suprême de la pnii irascible, c'est de supporter la mort pour le Christ; l'acte le plus parfait de la puissance concupis. eVst de s'abstenir absolument des voluptés les plus véhémentes de la chair: d'où la triple auréole des teurs, des martyrs et des vierges.

Saint Thomas rapporte enfin comment d'autres théologiens justifient cette classification des auréoles en trois espèces par les trois manières dont il est donné aux hommes de ressembler au divin Sauveur, médiateur entre Dieu et le mon. h-. Notre-Seigneur fut docU révélant à tous les peuples tle l'univers la vérité reçue de son Père; il fut martyr en subissant jusqu'à la mort de la croix les persécutions auxquelles il fût en butte de la part des méchants; enfin, il fut vierge, par sa pureté infinie. Ainsi les docteurs, les martyrs et les vierges onl avec le divin modèle une ressemblance spi ciale : de la pour chacun d'eux l'auréole qui les distingue daus les demeures éternelles. Sum. theol., suppl., q. xcvi, a. 11. III. Rejaillit-elle aussi sir le corps '—Ci la m parait pas douteux, bien que l'auréole, qui est la joie résultant de certaines œuvres accomplies, soit à proprement parler dans l'âme. La béatitude essentielle procurée a l'âme par la vision intuitive a son rejaillissement sur le corps glorieux qu'elle transfigure. Elle le dote ainsi des qualités les plus merveilleuses, (elles que l'impassibilité, la clarté, l'agilité et la subtilité. 1 Cor., xv. 40-45. De même, le bonheur dont jouit l'âme par la possession de l'auréole, se répand dans le corps ressuscité et lui communique une augmentation d'éclat et de beauté célestes. Il ne saurait en être autrement, vu l'union intime de l'âme et du corps, vu surtout la sujétion complète du corps à l'âme béatifiée, s. Thomas, Sum. theol., suppl., q. xcvi, a. 10, Bédé, op. cit., P. L.,l. xi.i. col. ilO.

S. Thomas, In IV Sent., I. TV. dist. XIJX, q. v. Ce sujet, largement traité ] ar l'angélique d rieur, a fourni lestre de la quesl on xevi ajoutée à la IIP partie inachi omme

théologique . il y a dans ce supplément plus de clarté à cause de la netteté des divisions. Voir aussi s. Bonaventure, In IV Sent., 1. Il, dist. XL, a. 2, q. i. III ; 1. IV. dist. XXXIII, a. 2, q. in, Quaracchi, 1883, t. h, p. 926-928, 931, 933; Breviloquium, part. VII, c. vu, 1899, t. iv, p. 755-758; 1901, t v, p, 290; Suarez, 7 ractatus de ultimo fine hominis, disp. XI, sect ni. Paris, 1856, t. iv. p, 132 sq.; Gonet, Clypeus tlicologiœ thomistiae, part. il. disp. V. a. 3, Paris, 1876, t. m, p. 510 sq.; AU,. Bulsano, Inêtitutiones theologise dogmaticx specialis, Ins] 6 i. m.

p. 559-562; Œuvres complètes de M" Barbier de Montault, 15 ui-'i . Paris el Poitiers, 1890-1901, Dans ce vaste répertoire, on trouve une li nie de di tails réj juins un peu pari, ni : mais l'auteur, - lie de considérations théologiques, Be place suri ut au point de vue de l'art et du symboli .\.

Th. Ortoi \n.

AURIFEX. Voir NICOLAS BONFILIUS Al 1.11, \.

AURIOL. Voir Pierre Ai iuol.

AUSTRALIE. Voir OCÉANŒ.

AUTEL, table sur laquelle les prêtres catholiques offrent à Dieu le saint sacrifice de la messe. — I. Ori

nciennes dénominations. II. Matière et forme 111. Consi cration. IV. Nombre. \ . Espè<

I Ork nomination II.

1 1 .1 lin n le sacritii rps el du sang «le Jésus-Christ, n a jamais manqué m lesquels ses prêtres immolaient mvstiquemi ni la île me i ictime.

I Dana le Nouveau Testament. - Saint Paul p au moins indirectement, de l'autel chrétien qu il a| : . et Ov<T!STTr,p;v,. Par un raisonnei rré, il éloigne énergiquernent les Corinthiei culte des idoles et de la participation aux païens.! Cor.. x. 14-21. Il compare cette participa idolâtrique à la rnanducation du corps et du

-Christ et a celle que les | u i I - faisaient d uni lion des victimes qu'ils offraient a Dieu l d uhle

comparaison avec les sacrilii is et judaïi

montre bien que. dans sa pi nsée, la participation des chn tiei irps et au sang de Jésus-Christ •'•lait une

participation à un sacrifice réel et que le pain roirq mangé el le calice b< nit et bu avaient été ol). i crilice aussi bien que les animaux immolés à Jélr par les juif- et aux idoles par les païens. Or, il conclut -"n raisonnement par ces paroles : • Vou- ne p< . loue le calice du Seigneur et le calice des demi ne pouvez pas participera la table du Seignei a la table des démons. » I Cor., x, 20, 21. Si . Ivjpt'o-j désigne directement le saint repas, composé de la chair et du sang du Sauveur, elle suppose par l'emploi même du mot -r.i-.il-x. formant image, et par la comparaison avec la table des démons ou la particip des victimes immolées sur les autels païens, une table réelle sur laquelle le corps et le sang de Jésus on: offerts en sacrifice et sur laquelle les chrétiens viennent recevoir cette divine nourriture. I.lle d. signe donc indirectement, il est vrai, mais réellement et certainement l'autel chrétien: elle est synonyme du 6v<jia<ri juifs. D'ailleurs, ce nom technique de l'autel, de ce a sur quoi on offre des sacrifices », ne manque d'être appliqué par saint Paul à l'autel de la croix. "Eyo(i.r» 6-jo-iaorr,ptov, dit l'apôtre, Heb., xin. 10, ;; al . i/'j-jt:-/ êSoviffi'av o\ -?, oTtr.v/; /ïtpeCovtî;. Les chrétiens n'ont pas à regretter les sacrifices des juifs; ils ont. eux aussi, leur autel et leur sacrifice, celui de la ci dans lequel Jésus s'est immolé lui-même comme victime expiatrice et propitiatrice, Ileb.,xin, 12, un sacrifice dont ne mangent pas les prêtres juifs, mais dont profitent seuls ceux qui sont soiti> de la communauté juive et qui ont été sanctifiés par le san- du Sauveur. crifice de la messe, étant le même que celui de la croix, est offert, lui aussi, sur un autel au--i réellemi nt que les holocausti - de l'ancienne loi. Voir Ml Cf. I ■'. Probst, Liturgie der drei ersten christlit Jahrhunderte. Tubingue, 1870, p. 20, 21, cription de l'autel que saint Jean a vu au ciel esl : identique à celle de l'autel des parfums dans l'An

lient el ne peut convenir a l'autel chrétien. Vii\. Dictionnaire de la Bible, t. i. col. 15 L278.

J Dans les écrits .'es Pères. — On trouve déjà quelques indications dans les mu res des Pi i es apostoliq Si l'auteur de la Aiôa-/f, ne parle pas explicitement de l'autel, il parle clairement du sacrifice publ offert chaque dimanche, et des ministres de la litui eucharistique. C. \iv. xv, luiik. Doctrina duodecim a . lubingue, 1887, p. 12-iô. Voir col. 1641-K Qui dit sacrifice et prêtres suppose n autel. Saint Ignace d'Antioche est plus explicite. A supque dans quelques passages de si . v. 2; .li/ Trallian., vu, 2. l'unk. "/ apostol.,2' ..In , Tubingue, 1887, t. i, p. 176, . l'expression Ûvio-ia<rrr,ptov puisse s'enlendi comme société chrétienne, quoiqu'il soit n question des assemblées religieuses pour la prière sous la direction de l'évéque, d'au sont plus

AUTEL

clairs. Il s'agit réellement du temple de Dieu, dans lequel tous les fidèles doivent se réunir, d>; èiù ëv ôusiatnrr,ptov. Ad Magnes., vu, 2, i&id., p. 196. Cet autel, c'est l'autel eucharistique, car il n'y a qu'une eucharistie, qu'un seul corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu'un seul calice dans l'unité de son sang, qu'un seul autel, comme il n'y a qu'un seul évêque avec son preshyterium et ses diacres. Ad Philad., iv, ibid., p. 226. L'unilé de l'Église se manileste par l'unité d'un seul sacrifice eucharistique. Ct. Ad Ephes., xx, 2, ibid., p. 190. F. Prohst, Liturgie der drei ersten christl. Jahrhunderte, p. 67-68. Voir col. 1643-1644. Une des imputations les plus communément adressées aux chrétiens par les païens consistait à les accuser de n'avoir pas d'autels. Voir col. 1581. Les Pères apologistes, sans y insister beaucoup, ont reconnu que les fidèles n'avaient pas d'autels pareils à ceux des païens et des juifs et destinés au culte des idoles et des sacrifices sanglants, Athénagore, Légat, pro christ., 13, P. G., t. VI, col. 916; Minulius Félix, Octavius, 10, P. L., t. ni, col. 264; Arnobe, Adv. génies, vu, 3, P. L., t. v, col. 1220-1222; cf. Origène, Cou t. Cels., VII, 64; VIII, 17-20, P. G., t. XI, col. 1512, 1510-1549; mais ils n'ont jamais nié qu'ils eussent des autels sur lesquels s'offrait le sacrifice non sanglant de l'eucharistie. Saint Justin, Apol., i, 65-67, P. G., t. vi, col. 42S-429, décrit la messe et la communion, et comme il affirme, Dial. cum Tryph., 41, 117, ibid., col. 564, 745, que l'eucharistie est un sacrifice, préfiguré par les sacrifices judaïques et prédit par le prophète Malachie, il suppose nécessairement l'existence d'autels sur lesquels ce sacrifice est offert. Voir col. 1598- 1599. Saint Irénée enseigne très formellement que Jésus-Christ a institué un sacrifice et que ce sacrifice de pain et de vin doit être ollert sur l'autel souvent et sans interruption. Cont. Iiser., IV, 18, n. 6, P. G., t. vu, col. 1029. Cf. Prohst, op. cit., p. 120, 129. Il est inutile de poursuivre plus loin les preuves de l'existence de l'autel chrétien; elles abondent dans les écrits des Pères. Il est plus important de déterminer avec exactitude et précision la signification des divers noms par lesquels les Pères l'ont désigné.

Il est remarquable que les premiers Pères grecs, lorsqu'ils parlent du sacrifice chrétien, évitent soigneusement d'employer des expressions qui eussent pu rappeler les autels païens. Ainsi ils ne se servent jamais des mots pu (j.6; et èo^âpa, qui désignaient les autels des taux dieux. Bww; est employé pour la première fois par Synésius, Catastasis, P. G., t. lxvi, col. 1573, pour désigner Uautel du sacrifice non sanglant; mais cet évoque se sert aussi de OuacaoTTiptov, col. 1572. Plus tard, saint Chrysostome, In Epist. 1 ad Cor., homil. xxiv, n. 1, P. G., t. i.xi, col. 200, oppose encore très expressément -.'il xûv etScôXcov [io)|j.ôv au 8uc7ta<mqpiov du Seigneur rougi île son sang. Toutetois, les Pères grecs répètent aussi la dénomination -pà.-e.Z'x Kupfou, usitée par saint l'.ml. I dur., xi, 23. Origène, Cont. Cels., vm, 21, /'. G-, t. xi, col. 15."»:;. Ils disent même simplement Tpà-^ï. Eusébe, //. /•:., vu, 9, /'. G., t. xx, col. 656; S. Athanase, Apol. eut. arian., 'M, P. G., t. xxv, col. 300; Hitt. arian. ad nionach., 56, ibid., col, 760; S. Chrysostome, In Malth., homil. x\i, n. 9; xi.ix, n. 2; lxxxii. n. 5, /'. (',., t. i.vii, i.vmi, col. 251, 598, 7îi; Advers. ebriosot, n. :'>, l'.G., t. L, col. 137.11s \ ajoutent

p:i i-i < m s des qualificatifs, tels que Ispi, S. Chrysosl ,

lu Watth., homil. LXXXII, n. 2. /'. '.'.. t. î.vill, col. 739; Cont. jutt. ct gent., n. s, 9. /'. '.'., t. xi.viii, col. 824, 826 ; lu Act. Apost., homil. îx, n. 6, /'. G., t. i.x, col. 81; Synésius, Catastasis, P. c., t. lxvi, col. 1569; Socrate, H, /■-'., i, •'i7, /'. G., t. i.xvii, col. 176; Sozomène, II. E., v, 20; vin, 7; ix. I, ibid., col. 1280, 1533, 1596; on jrytot, S. Grégoire de Nj se, /<< bapt. Christi, P. '•., t. xi.vi, col. 581; ou ij.-jtt'.v.^. S. Gri oire de Nazîanze, Carm., 1. II, sect. i, 12, /'. G., t. xxxvn, col. 1161; ou |ivc«x^

ym\ 8£;'a, S. Hippolyte, Fragm. in Prov., P. G., t. x, col. 628; ou çpixrrç, S. Chrysostome, De pœnit., homil. VI, n. 5, P. G., t. xlix, col. 322; In Matth., homil. lxxxii, n. 1, P. G., t. lviii, col. 737, 738; ou tîuioc. Évagre, H. E., vi, 21, P. G., t. lxxxvi b, col. 2876.' Il n'en faudrait pas conclure que ces écrivains ecclésiastiques considéraient l'eucharistie comme un simple repas, car plusieurs d'entre eux emploient aussi O-jTiaiTTrjpcov, soit dans le même passage que tpâirîÇa, S. Grégoire de Nysse, loc. cit.; Socrate, H. E., i, 37, P. G., t. lxvii, col. 17ô; S. Athanase, Cont. Arium disput., n. 17, P. G., t. xxviii, col. 457, soit dans d'autres écrits. S. Chrysostome, lu F/iist. I ad Cor., homil. xxiv, n. 1, /'. G., t. LXI, col. 200; In Joa., homil. xlvi, n. 3, P. G., t. Lix, col. 260.

Pour désigner l'autel chrétien, les Pères latins emploient les mots mensa, ara, altare et dans la basse latinité, altarium, avec ou sans déterminatif. Terlullien, De oral., 19, P. L,., t. i, col. 1182, l'appelle ara Dei. Cf. Prohst, op. cit., p. 185-186. Mais les autres écrivains latins évitent de se servir de ce nom, en parlant des autels chrétiens. Saint Cyprien, Epist., XL, 5; lxvi, 1, P. L., t. iv, col. 336, 398, et ailleurs, se sert exclusivement du nom allare. 11 distingue même très explicitement les aras diaboli de Yallare Dei. Epist., lxiv, ibid., col. 389; cf. Liber ail Demetrianum, 12, ibid., col. 553. C'est dans le même sens que Minutius Félix, Octavius, 10, P. L., t. m, col. 264; Prudence, Pcrist,, vi, 36, P. L., t. lx, col. 414; saint Pierre Chrysologue, Serm., li, P. L., t. lu, col. 313, etc., emploient ara pour parler des autels païens. Voir cependant ara dicata Deo. Prudence, Pcrist., xi, 170, P. L., t. lx, col. 518. Par suite, l'expression la plus habituelle et pour ainsi dire consacrée pour désigner l'autel chrétien est allare, S. Ambroise, De virginitate, xvm, n. 119, P. L., t. XVI, col. 297; S. Augustin, Cont. Faust., XX, 21, P. L., t. xi. n, col. 381; Prudence, Pcrist., ix, 100, P. L., t. lx, col. 112; S. Paulin de Noie, Poem,, xix, 661, P. L., t. i.xi, col. 518, etc. Enfin, on trouve mensa à côté à! altare. S. Augustin, In Joa., tr. XXVI, n. Il, 15, P. L., t. xxxv, col. 1611, 1614. Dans beaucoup de cas, altare désigne tout l'autel, mensa, sa surface. Aujourd'hui, nous disons souvent de même, ou encore nous appelons autel, le lieu du sacrifice eucharistique, et table, sainte table, le lieu où se distribue la communion. Sacramenli donalri.r, mensa. Prudence, l'erist., xi, 171, /'. L., I. lx, col. 519.

II. MATIÈRE ET FORME. — 1° Dans les premiers temps du christianisme, tant que les réunions liturgiques se tinrent dans des maisons particulières, on dut nécessairement se servir de tables pareilles à Celles sur lesquelles on prenait les repas journaliers. Ces tables à manger étaient en bois, de forme carré'e ou circulaire, montées sur des châssis, sur trois pieds ou même sur une seule tige et diversement placées dans les Irnli nia. A. Hieh, Dictionnaire des antiquités romaines ci grecques, trad. Chéruel, Paris, 1873, p. 39'.). La table de la Cène était de cette nature et en bois de cèdre, si touteiois l'authenticité des restes qu'on en montre a Saint Jean de bah. m

est certaine. Barbier de Montault, Œuvres complètes,

Paris, 1893, t. vu, p. 315-316. Les autels qui sont conservés à Sainte-Pudentienne et à Saint-Jean de Latran et sur le quels saïui Pierre lui-même, suivant une

tradition, ou au moins les premiers papes auraient célébré l'eucharistie, étaient en bois. Barbier de Montault, Œuvres complètes, t. i, p. 407-408; t. si, p. 373-375; t. xv, p. lo. l'ai' respect, ces tables eucharistiques durent être bientôt distinctes des tables communes et réservées exclusivement a l'usage liturgique. Celles qui Bervaient aux agapes, von- col. 551 .">">ii, étaienl aussi distinctes de la table <!<■ l'autel. L'usage des tables de bois, ml d'autel sou^ différentes formes, s'esl conservé dan^ I Eglise. Sainl (ipi.it de Milève, lie schitmate do-

AUTEL

natUt., I. VI. n. I. P. r.., t. si, col. I0CI

aux donatislea .1 avoir râcli . brisé el enlevi I

de bois des catholiques. Sainl /./--r.. ci xxxv,

c vil, n. 27, P. /... i. xxxiii, col. 805, rapporte un fail particulier et I schismatiq

"" ' i moyen des planches d un autel qu'ils

avaient brisé, s nui Athanase, HUt. «, i ,,,,,-

""'7'" :,i; P '-■• t. xw, col. 760, nous apprend qne le comte Hérai lius lit briser el brûler la table d'autel, qui étail de bois, de I église d'Alexandi I d scriptions 'l • glises qu'on lil dans divers écrite, montrent qi autels de bois onl persévéré jusqu en plein moyen Martène, De antiquit Ecclesise rilibm, Roui n, 1700, t. i, p. 300-302; M., Vet. script, el monument., Paris, 1724, t. i, p. 1387. La sixième leçon du bréviaire romain a la fête du 7 novembre attribue, sans rondement historique, au pape saint Silvestre, un décrel en vertu duquel il aurail été défendu de célébrer 1rs saints m-, sur des autels qui ne seraient pas de pierre, à l*i lion de l'autel de Lois qui était conservé à la basilique de Latran. La plus ancienne interdiction relative aux autels de Lois a été portée par le concile d'F.paone, tenu en .)I7. Le canon 26 détend seulement de consacrer les autels qui ne seraient pas de pierre. Mansi, Concil., t. vin, col. 562. l'n concile espagnol du xi« siècle, Hardoiun, Aria conril., Paris, 1714, t. vi a, col. 1026, ordonne que la table d'autel soit tout entière de pierre et consacrée par les évêques. En Orient, Jean Bar-Algari, patriarche des nestoriens, interdit, à la fin du IX« si. l'usage des .miels en bois. Assémani, Bibliot. orient., Rome. 1725, t. m, p. 238. La substitution définitive el universelle des autels de pierre aux autels de bois s'est faite insensiblement en vertu d'une coutume, qui plus tard a été sanctionnée par des lois positives. P. Gasparri, Traclatus canonicus de s. eucharistia, Paris, 1897 t. I, p. 207.

2" De 1res bonne heure, en effet, les autels en pierre ont été en usage dans l'Église. Dans beaucoup de chapelles sépulcrales qu'on voit encore aux catacombes romaines, il y a un tombeau unique, creusé dans le tul et surmonté d'une voûte en forme d'arc. Ces arcosolia servaient aux messes d'anniversaire qu'on célébrait poulies fidèles, et le saint sacrifice était offert sur leur surface formée souvent par une table de marbre scellée. Dans les églises où se rassemblaient les chrétiens, il se dressait un autel isolé', entre le fond de l'abside, où se trouvait la chaire pontificale, et la partie ou se tenaient les fidèles. Ces autels, en forme de tombeaux ou de laides, étaient aussi en pierre. L'usage des autels en pierre ou en marbre se continua après la paix donnée à l'Eglise par Constantin, et il yen avait dans les grandes basiliques de Home. Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes, -1* édit., Paris, 1877, p. 68-69 : H. Marucchi, Éléments d'archéologie chrétienne, Pans, 1900, t. i, p. 125-128. Saint Grégoire de Nysse, In bapt. ChHsti, /'. C,., t. xxvi, col. 581, nous permet de constater leur existence en Orient au v siècle, lorsqu'il dit que l'autel est de sa nature une pierre commune, qui ne diffère pas des matériaux dont sont bâties les m. tison- el qui n'est sainte que par son emploi dans le culte divin. Plus tard quand le paganisme fut vaincu par la religion chrétienne et qu'il n'j eut plus à craindre de d d'idolâtrie, on employa au culte (Micliari-ti.pi,> d'ani autels (les idoles, s. Pierre Chrysologue, Serm., i.i. /'. /...

t. LU, col. 343. On a retrouvé des spécimens d substitutions que révélaient les anciennes inscriptions païennes. Corblet, Histoire... du sacrement de /'.-»charistie, Pan-, 1886, t. n, p. 69. Un -en. ion. Attribué à saint Augustin, Serm., c.rxxx. n. 1. /'. /... t. xxxix. col. 2169, parle de la bénédiction el de l'onction d'une pierre pour servir d'autel, Au w siècle. Syméon de Hiessalonique, De sacrotemplo,e.cvn, !'. <:.. t. cxv, col. 313, a donne la signification mystique de l'emploi de la pi

en disant <\n<- la table de l'autel •

la vie el la pien jle.

3 lie ce que dans autels étaient di

martyrs, l . ;„ ., je ,

que sur des auti l- de pi< i

liant au moins quelques parcelles du corps di

rypti - bauiaient de véritables où b- lideles s assemblaient et ou bs créiiioi giques se célébraient. On bâtit ensuite surfac» du sol au-dessus des tombeaux de martvrs autels ainsi élevés sur les tombeaux ou au-ib les basiliques supérieures, se nommaient ,,,„/, tyrium, memoria. Martigny, iJirt. des antiiju p. 201-20:5. Il existi , p,,,,,,,. plusieurs di

confessions, dont la plus célèbre est celle de s au Vatican. S. Jérôme, Liber cont. Vigilant., i I. XXIII, col. 3i6. Il \ en eut dans dautres villa l'Italie, à Milan, au témoignage de saint Ain

-ne. d'après les descriptions qu'en a laites Prudi Perist., m, v. 212-213; 5 15-51 9: i.i. 171-17». /'. L.. t col. 356, 407, 549. et saint Paulin de Xob . Epist., \- 17. /'. L., t. lxi.coI. 334-335. Le Liber pontifica t. cxxvii.col. 1435-1436: édit. Duchesne. Paris, 1886, t. i, p. 158, attribue au pape saint Félix 1« ce décret slituit s„pra memorias martyrum m D'après M. Ducliesne, ce décret établirait lu-:. célébrer des messes ad corjnis dans les cryptes cimetières souterrains, où l'on vénérait des tombeaux de martyrs. Cl. Haban Maur. De cleric. inslil., 1. II. c. xliii, P. L.. t. cvn, col. 357. Un sermon attril saint Augustin. Scrni., CCXXI, n. 1, /'. L., t. \ col. 2154, justifie l'usage de placer les corps des martvrs sous les autels sur lesquels on offre le saint sacrifice de la messe. Saint .Maxime de Turin. Serm., lxxvh, P. /.., t. i.vn, col. 689-690. donne les mêmes raisoi dant, toutes les villes ne possédaient pas de toml de martyrs. On y bâtissait néanmoins d Ambroise en ayant dédié une, sans qu'il v eut n restes des martyrs, le peuple de Milan s'en offens l'évéque s'empressa de faire transporter sous Paul corps des sainte Gervais et Protais, qu'il venait de découvrir dans la basilique de Saint-Félix et de Saint-N Episl., xxn, ]>. L., t. xvi. col. 1019. Les i.i^ili^u Rome ne couvraient pas toutes le tombeau d'un martyr, et ce ne fut qu'au vu» siècle qu'on y lit transport.; corps saints. Ce n'est non plus qu'à Cette époque qu'on commença à transférer dans l, - utela

les reliques des martyrs. Des temples s'élevèrent au-dessus des tombeaux des cont '•--■ rs, 1 sage de placer un corps saint sous les autels se répand. I ; peu. Quand les autels se multiplièrent, on ne put pi sous chacun d'eux le corps entier d'un martyr ou d'un confesseur; on se contenta d'y mettre quelques I de leurs restes précieux. Ces reliques étaient renier' dans de petites boites qu'on incrustait dan- le massif on la table de l'autel en unv cavité nommé sépulcre. plus anciens de ces sépulcres ne sont que du \ Des prêtres de la Grande-Krctagne vont en cherefa Home pour les placer dan- les de, Util.

1. V, c. XI, P. /... t. xcv, col. 245-246. Toutes de la campagne ne pouvaient pas se procui de saints. On Jes remplaçait p;,r des qui avaient touché le tombeau d'un marlvr. Saint C poire le Grand l'ait mention de cet usage dans une Ià l'impératrice Conslantine. Epist., I. IV, xx\. /' t i.xxvn, col. 7d2. Néanmoins des autels restaient pourvu- de reliques que l'on remplaçait parfois Iragmenls de l'Évangile ou même des hos! Duchesne. Origines du culte chrétien, Pai p. 387-389. La discipline actuelle de l'Kglise ' de ne consacrer aucun autel sans \ renlermer d ques de martyrs. Les prières de la messe supposent •!

AUTEL

exigent cet usage. En montant à l'autel, après le Conjiteor, le prêtre prononce cette prière : Oramus te, Domine, per mérita sanctorum tuorum quorum reliquise hicsunt,et il baise l'autel à l'endroit du sépulcre. Pour remplacer les autels portatifs, munis de reliques, les grecs se servent actuellement d'anlimensia. Voir col. 1389-1391.

III. Consécration. — Les autels ne furent pas seulement sanctifiés par l'usage saint qu'on en faisait, ni par la présence des reliques des saints, ils reçurent une consécration spéciale, qui remonte sans doute aussi haut que la dédicace des églises ou la prise de possession des édifices destinés au culte par une solennité particulière. On en connaît des exemples dès le lendemain de la persécution de Dioclélien. Le transfert des reliques des martyrs dans l'enceinte des nouveaux édifices sacrés était souvent l'occasion de l'inauguration solennelle des églises chrétiennes. Le pseudo-Denys l'Aréopagite, Eccl. hierarch.,l\, 12, P. G., t. ni, col.48i, 4S5, en fait remonter l'origine au temps apostolique. Le concile d'Agde, tenu en 506, dans son canon 14: Altaria vlacuit non sol uni unctione chrismalis, seil etiam sacerdotali benedictione sacrari, Mansi, Concil., t. VIII, col. 327, le concile d'Orléans, en 511, voulant que les églises des hérétiques soient consacrées simili, quo nostrm innovari soient, ordine, can. 10, Mansi, ihid., col. 353, et le concile d'Épaone, cité plus haut et ordonnant, en 517, de ne consacrer que les autels de pierre, semblent établir un usage nouveau. En tout cas, l'Église romaine n'avait encore, vers le milieu du vr siècle, aucun rituel pour la dédicace des églises, et on n'en trouve pas de trace antérieure au vme siècle. Duchesne, Origines du culte chrétien, p. 389-391. Le sacramentaire gélasien contient des prières et des formules pour la consécration des autels. M. Duchesne, qui en a étudié les rites, op. cit., p. 391-393, y reconnaît un rituel exclusivement funéraire. « On prépare le tombeau du saint, on l'y transporte, on l'y enferme, on répand un parfum à l'intérieur et à l'extérieur du sépulcre. » Le même savant liturgisle décrit la dédicace gallicane. Les cérémonies sont différentes de celles de l'usage romain; on y remarque en particulier la lustration et l'onction de l'autel, op. cit., p. 390-397, et la translation des reliques, p. 398-399. Cf. p. 461-462, 464-468. Ce rituel, au lieu d'être funéraire, comme celui de Home, est calqué sur celui de l'initiation chrétienne. De même que le chrétien est dédié par l'eau et l'huile, ainsi l'autel est consacré par l'ablution et l'onction. La consécration faite, on y introduit les saints représentés par leurs pignora. Grégoire de Tours, Liber de gloria conf., c. xx, P. L., t. i.xxi, col. 842-843, décrit une consécration d'autel, qui est conforme au rituel gallican. Les deux usages, romain et gallican, ont été diversement combinés et mêlés par les liturgistes francs du VIIIe et du IXe siècle. Le pontifical actuel est, lui aussi, le résultat de la rombinaison de ces deux rituels. Voir Catalani, Pontificale romanum, Paris, 1851, t. u, p. 16-263. Au x« siècle, le roi anglo-saxon Edgard détend, can. 31, P. /.., t. cxxxvm, col. 501, de célébrer lamesse sans autel consacré'.

Le rituel byzantin, publié par Goar, Euchologtum, Paris, 1617. p. 832 sq., décrit la dédicace de l'autel et la déposition des reliques, qui sont des cérémonies distinctes, ayant lieu, en règle ordinaire, à des jours différents. L'évéque scelle lui-même la table (le l'autel sur il' * colonnes, ou bien sur une base pleine. Il y fait le Signe de la croix et la lave avec de l'eau baptismale, puis In \iu : il \ fait ensuite îles ourlions de chrême et 'les fumigations d'encens. La déposition îles reliques. précédée d'une vigile solennelle, se fait avec toute la pompe possible. Avant de fermer le tombeau des reliques

l'évéque ) t du chrême. Syméon de Thessalonique

décrit les mêmes cérémonies et en donne la signification symbolique. De sacro tcmplo, c. cvn, ex, exi, cxv-cxvn,

P. G., t. clv, col. 313, 316, 320, 321. Cf P. Probst. Die àltesten rOmischeu Sacramentarien und Ordines, .Munster, -1892, p. 212-246; Id., Die Abendlândische Messe, 1896, p. 225-226; dom Cabrol, Le livre de la prière antique, Paris, 1900, p. 311-320.

IV. Nombre. — 1° Chaque église n'eut d'abord pendant longtemps qu'un seul autel. Saint Ignace d'Antiocbe, Ad P/iilad., iv, Funk, Opéra Pat. apostol., t. i, p. 226, le dit expressément : « Il n'y a qu'une eucharistie..., qu'un autel, comme il n'y a qu'un évêque. » Saint Augustin, In Epist. Joa. ad Parlhos, tr. III, 5, P. L., t. xxxv, col. 1999 ; saint Cbrysostome, In Epist. Il ad Cor., homil. xvii, n. 3, P. G., t. LXI, col. 528; Eusebe, H. E., x, 4, P. G., t. xx, col. 877, ne parlent que d'un seul autel. Les grecs ont conservé l'usage de n'avoir dans chaque église qu'un autel unique; mais ils ont, tout autour ou à côté, des chapelles dans lesquelles les prêtres célèbrent des messes privées. Goar, Euchologium, p. 16. Cet usage persévéra même en Occident, tant qu'on ne célébra le même jour qu'une seule messe dans les églises. Benoît XIV, const. Allatse, du 26 juillet 1755, § 37, Bullarium, Home, 1762, t. îv, p. 133, constate que les savants sont en désaccord pour déterminer si dans les basiliques de l'Eglise occidentale il y avait, suivant l'ancienne discipline, un ou plusieurs autels. S'il existe encore dans les églises cimetériales des catacombes plusieurs arcosolia, disposés pour la célébration des saints mystères, il semble bien que les basiliques constantiniennes n'eurent qu'un seul autel. Cependant les autels des églises cimetériales n'étaient pas abandonnés, et au témoignage du Liber ponli/icalis, P. L., t. cxxvm, col. 623-62'i-; édit. Duchesne, t. i, p. 305, 306, le pape Jean III pourvut à leur entretien pour que le saint sacrifice y fût offert tous les dimanches.

2° Mais, lorsque l'usage de célébrer des messes privées se répandit de plus en plus en Occident, on multiplia les autels pour la facilité des prêtres. Déjà, saint Paulin de Noie, Epist., xxxi, n. 6, P. L., t. LXI, col. 329, parle d'une basilique aureis dives altaribus. Saint Grégoire le Grand, Epist., 1. VI, xlix. P. L., t. lxxvii, col. 834, envoie des reliques pour la consécration de treize autels dans une église de Saintes. Mabillon, De liturgia gallicana, Paris, 1685, p. 70, décrit une église du VIIe siècle, qui avait trois autels. A cette époque, les exemples abondent; le nombre des autels varie selon l'étendue de l'édifice où ils sont placés et le nombre des prêtres qui sont attachés à son service. Dans un capitulaire, publié à Thionville en 805, Charlemagne s'occupe des autels et décide, can. 5 : Ut non super (luasinl in ecclesiis. Baluze, Capitidaria, Paris, 1780, t. i, p. 422. L'usage a maintenu en Occident la pluralité' des autels dans une même église. Aujourd'hui, ils ne sont pas nécessairement tous consacrés; il suffit qu'il y en ait un pour la célébration de la messe. Sur les autels de Saint-Pierre de Home, voir Barbier de Montault, Œuvres complètes, Poitiers, 1889, t. n, p. i'78-'n81.

V. ESPÈCES. — 1° Dans la discipline actuelle, l'autel sur lequel on peut et on doit offrir le saint sacrifice de la messe, est fixe ou portatif, baille] fixe ou immobile est celui dont la table de pierre, ayant ordinairement la même superficie que la base de maçonnerie qui la supporte, est inséparablement unie à cette base solide au jour de la consécration de telle sorte qu'elle ne lait avec elle qu'un tout, sanctifié par l'onction du saint chrême, et qu'elle perdrait sa Consécration par le seul lait de leur

séparation. L'autel portatif est une simple pierre d'autel, pouvant être détachée de la base et en étant tout a l'ait distincte, mobile par conséquent, consacrée isolément, placée ordinairement au milieu d'un autel et capable d'être transportée d'un lieu a l'autre sans perdre sa consécration. Quelques liturgistes prétendent que les

autels portatifs ont été en us.rje des les premiers se

de 1 Eglise. Les laits sur lesquels ils appuient leur sen-

A.UTEL — AUTHENTICITÉ

limenl montrent leulemenl que le suint ucriflee de la messe i tait offert, dans li i • ■ 1 1 1 [>•> , ailleurs que

le lieui ordinaires des assemblées chrétiennes. Les prêtres célébraient dans les maisons particulii dans li - prisons, dans li s Bolitudes, dans li - champi Il leur Fallait assurément une table, une surface plane, sur laquelle ils plaçait ni les saints mystères. Ils avaient donc des autels, c'est-à-dire des meubles destinés ou employés en ces circonstances ■> l'oblation Bainte. Hais disposaient-ils d'autels spéciaux, d'une forme déterminée, bénits ou consacrés, munis de reliques comme les autels portatifs actuels.' On peut le supposer; on ne pi ut pas le prouver. La lettre de saint Cypi ieii à prêtres et à ses diacres, Epist., iv, 2, /'. /.., t. iv, col. 231, nous apprend seulement qu'on célébrai! Ii s prisons; elle recommande de changer les célébrants pour ne pas attirer l'attention des gardiens, mais elle ne dit rien de la manière de célébrer. Sozomène, //. E., i, 8, P. G., t. lxvii, col. 880, rapporte que Constantin emportait à la guerre une tente en torme d'église pour que ses soldats en campagne puissent prier et recevoir les saints mystères. Il rattache à ce lait l'institution des aumôniers militaires, qui accompagnaient les légions et assuraient aux troupes le service divin. Il ne dit rien de la nature des autels dont ils se servaient. Les noms à' al tare gestatorium, viaticum, itinerariu/ni, portante, n'apparaissent qu'au vu* ou vin* siècle. Le Vénérable liede, Histor. anglor., 1. Y, c. x, P. I..,l. xc.v, col. -2ii. parle de deux prêtres qui disaient la messe chaque jour, emportant avec eux vascula cl altaris vice tabulant dedicalam. Charlemagne, dans un capitulaire de 769, can. I i, décide que : Nullus sacerdos nisi in locis Deo dicalis, vel in itinere positus in tabernaculis et moisis lapùleis ab episcopo consecratis, missas eelcbrare prxsumat. Quod si prœsumpserit, gradtts sui periculo subjacebil. Iialuze, Capitularia, Paris, 1780, t. i, col. 192. L'auteur anonyme du De miraculis sanrti Dionysii, c. xx, rapporte cependant que les moines de Saint-Denys, qui suivaient l'armée de Charlemagne dans la guerre contre les Saxons, avaient une table de bois, laquelle, recouverte d'un linge, tenait lieu d'autel, llincmar ordonnait à ses prêtres, qui étaient obligés de célébrer la messe en dehors d'une église, de lui envoyer, pour la consacrer. une table de marbre, d'ardoise ou d'autre pierre très convenable. Capitula synodica, III, c. m, P. L., t. <:\\v. col. 79't. Saint Anselme, Epist., 1. III, epist. eux, /'. L., t. eux, col. 195. n'était pas favorable à l'emploi des autels portatifs. Néanmoins, ils se multiplièrent de plus en plus et on en a conservé un certain nombre d'anciens. Voir Corblet, Histoire... du sacrement de l'eucharistie, t. Il, p. 215-220. Guillaume Durand, Rationale div. offic., 1. I, c. VII, n. 23, Lyon, 1672, p. 31, déclare que l'autel portatif peut être consacré sans reliques de saints. et de fait, parmi ceux qui nous restent, il y en a dans lesquels on ne voit aucune place ménagée pour les recevoir. Depuis longtemps, l'Église a réglé les conditions et l'emploi des autels portatifs et les rites de leur consécration sont au pontifical. Catalani, Pontificale rumanum, Paris, 1851, t. n, p. 263-290.

J. L. Keiser, De altaribus portatilibus, in-V, Iéna. 1005; J. A. Schmid, Dissertatio liistorico-ecclesmsttca de attardais portatilibus, in-V. iéna, 1004; J.-B. Gattico, De oratoriis

tins et de usu altaris portatilis juxta ueterem ac r tr,,i Ecclcsix diaciplinam, tn-fol., Rome, 17»0; A. Schœpkens, Autels portatif s, in-8-, Bruxelles, 1848,

2° On distingue encore le iiiailrr-autel on autel majeur, sui- lequel on célèbre les messes solennelles et où on conserve ordinairement la sainte réserve, des autels col-

iii.i, secondaires, ou petit» autels, qui sont dédi S a îles saints et qui sont lixes. mobiles, ou même sans

pierre d'autel suivant les lieux. Dans les églises qui pi édaient beaucoup de reliques des saints, on éleva Souvent, a partir du xn« siècle, un autel des cet

ut destiné à pi i ti r li ou reliqu

Il faut iignalei i'au'.el papal, sur lequel le ; I • ■ ut ci I' brer l i un cardinal qui '-n a reçu par

bulle l'autorisation spéciale; ['autel matutinal, placé dans |, g , glisee monastiques, entre le chœur • tuaiie. V autel de celai, situé derrière le ma I autel 'lu Saint-Sacrement qui, dans les cathédi

stinct du maître-autel i t ■ euchai istique ; I autel 'tes mm (s, sur lequel se dist : certains lieux les messes d'enterrement

'■• I nfin, il faut mentionner spécialement Vautel privilégié, auquel le souverain pontife a attaché une indul-

plénière en favi ur du défunt pour qui on y céli la messe ;i certains jours déterminés ou a quelque jour que ce soit. Ou a l'habitude d'indiquer l'autel privi aux fidèles par cette inscription: Attare privx pro defunclis. L'aulel grégorien est celui qui jour m' nés indulgences que l'autel de saint Grégoire au

u a Rome. E. .1. Neher, Allure privilégiai praklisclte Abhandlung ûber der Ablasz //es pi giren Allais, Ratisbonne, 1861; Barbier de Montault, Traité de l'autel privilégié, dans 1rs Analcctajuris p"iitificii, Home. 1. vin. col. 2010-2166, i ! dans le- Œuvres complètes, Paris, 1891, t. iv. p. 180-433; Beringer, Les indulgences, trad. franc.. Paris, 1890, t. i. p. i 6-474

Pierre du Moulin. Dissertatio de altaribus et sacrificit rum christianorum, Hanau,1607; J.Treiber, De situ alla

klington, Altare christianorum, L mires, 103"; J. Fabricius, De uris veterutn christ mm. Helmstadt, 1698; J.-B. !

cipaux autels des églises, etc.. Paris, 1088; B. Wildvoger. De

bus altarium, Iéna, 1710: S. Th. Scliœnland. Ilistor. '■ richt von AUaren, Leipzig, 1710; Sven Bring. Diss. Iiist. de fundatione et dotatione altarium, Londres, 1751 : J. G. Geret, /» veterum christianorum altaribus, Anspach, 17jô;Paulowitch, Sacrorum altarium multiplicitas et cultus a twvatorum technis et impetu vindicalus, Ancône, 1791 ; C. Heideloff, Die christl. Altaren, Nuremberg. 1838; J. Blackburne. A britorical inquiry into tlie introduction of stone atlars int Christian church, Cambridge et Londres, 1844; Laib et Schwan, Studien ûber die Geschichte J-s christ. Altars, Sti: M. Meurer. AUarschmuck, Leipzig, 1807: J. Kreuser, Die chrtstlichen Altaren, Brixen, Schmid, Der christtiche Altar

uud sein Schmuck, Ratisbonne, 1871 ; Corblet, L'aulel i /. •étien. Étude archéologique et liturgique, Bruges, 1883; Mun/enberger, Zur Kenntniss uud Wurdigung der mittelallerlichen Aitare Deutschlands, Francfort-sur-le-Main, 1884. Pour une i r. Chevalier. Répertoin sources historiques du moyi n âge. Topo-bibliograpl 263; Dictionnaire d'arclièali gie chrétienne, t. l, ce.

La plupart des ouvrages sur l'eucharistie et les rites m ut des aul< - ement G. Durand,

divin, offleiorum, l. 1. c. n. Lyon, 1672, p. 9-12; B bus liturgicis, 1. 1. e. xx. Paris, :

antiquis ecclesix ritibus, 1. I. c. m, a 1700, t. i,

I ■ XIV, h s icros incl 1- L

c. il, Opéra, Bassano, 17' 7. t. vm, p. 4-0; J. i dogmatique, liturgique et arcliéotogiq ne a l de

t'eucharist i, p. 50-220; c. Rohault

La messe. Éludes archéologiques sur .- u-4\

Paris,

Pi ur la discipline ecclésiastique, relative aux autels, qui n'a pas i cet article, voir spécialement 1

•:ms cafionîctis de sanclissima eucharu t. i. p. 201-255; S. M. un. Pr.rlectiaui -

is. oratoriis. altaribus, etc.. Paris. 1003, | 1 les .1' .r.l s de la i ■

'.i authentica Cong. sac. llituum.3 in-4-. 1

■ lai : .b' l'Index geiu -ai. s. li, me. 1901, t. V, aux mots Attare, etc., p. 10-16, IS2-128.

E. Kangenot.

AUTHENTICITÉ, qualité de ce qui estant — I. Histoire du mot : authentique. Il S . usitées d.ms i,. langage théologique.

1. Histoire di mot: ai un ntiuie. — I françaises: authenticité, authentique, dérivent du b-meiit .le l'adjectil grec ïlOivr^;. qui a eu. au des significations bien différentes.

AUTHENTICITE

1° Sous la plume des anciens écrivains grecs, il a gardé sa signification étymologique: ocj-roév:/,:; il avait le même sens que aÙTÔyetp et désignait quelqu'un qui se tue ou tue autrui de sa propre main. Hézychius, Lexicon, Leyde, 1746, t. i, col. 612, 62i. 11 a ce sens, Sap., xn, G, et dans Clément d'Alexandrie, Strom., iv, 4, P. G., t. vin, col. 1229.

2° Mais dans les ouvrages des écrivains plus récents, il a été employé avec une autre signification et il a désigné quelqu'un qui a autorité, qui est maître, agent, auteur. Suidas, Lexicon, Genève, 1619, 1. 1, p. 489-490. AùOevteÏv signifiait : avoir autorité, exercer autorité, I Tim., il, 12; a-J8evxia, autorité et volonté propre; ocOOevrixài; Ttoisîv, agir librement. Qusesl. ad Grsecos, in, P. G., t. vi, col. 1436; Clément d'Alexandrie, Strom., I, 7, P. G., t. vm, col. 733.Aù6evTixbv et aulltenlicum, pris substantivement, désignaient l'original d'une pièce. S. Grégoire le Grand, Episl., 1. I, epist. xliv, P. L., t. lxxvii,co1. 508; Digeste, 1. X, c. ii, 4, 8; 1. XXII, c îv, 2; 1. XXIX, c. m, 12. Comme adjectif, aùflevttxdç, authenticus, signifiait « qui fait autorité ». Tertullien, Adv. valentin., c. IV, P. L., t. ii, col. 546, parle de la « règle authentique » de l'Église, dont Valentin s'est séparé. Durant tout le cours du moyen âge, soit en langage de droit, soit dans le style des théologiens, on a appelé authentiques des documents, des écrits qui faisaient foi par eux-mêmes et dont on ne pouvait récuser l'autorité en justice ou dans l'enseignement théologique. Mamert Claudien, écrivain du Ve siècle, De stalu animai, I. I, c. il; 1. II, c. ix, n. 4, P. L., t. lui, col. 701, 753, parle des authenticorum plurimoruni traclatores, et recourt à leur autorité en passant a Iraclatoribus ad authenticus. Sidoine Apollinaire écrit à Perpétue, évèque de Tours, à qui tant per authenticus quam per disputatores bibliotheca fidei catholicse perfamiliaris est. Epist., 1. VII, epist. ix, P. L., t. i.vm, col. 575. Au xne siècle, la faculté de droit de Bologne a pris comme texte officiel de son enseignement la version latine des Novelles de Justinien, qui a eu dès lors dans l'École les noms de Corpus authenticum, Aulhenticum, Authenlica (au pluriel), Liber authenticorum-. Hugues de Saint-Victor, Erudit. didascal.,\. IV, c. xiv, P. L., t. CLXXVI, col. 786-787, expose quels sont, parmi les chrétiens, les scriptural authenticse, et il énumère les principaux Pères grecs et latins, qui sont, comme nous dirions aujourd'hui, des « autorités ». Jean Iialbi, dit Jean de Gènes, dans son Catholicurn, composé en 1286, explique authenticus dans ce sens : A uctoritate plenus, vel fide dignus, eut primo credébatur ex sui dignilate. Pierre de Bergame, Tabula aurea, au mot magister, dans les Opéra de saint Thomas, Anvers, 1612, t. xviii, p. 164 verso, écrit : Magister Sententiarwm non est authenticus ; ideo in >nuliis mm tenetur. Ses Sentences n'ont pas une autorité décisive, et il n'est pas nécessaire de suivre en tout son sentiment. Pierre de Bergame cite ensuite plusieurs passages dans lesquels Saint Thomas s'écarte de Pierre Lombard. Honelli, Prodromus ad omniaoperaS. Bonaventurse, 1. V, indic. v, Bassano, 1767, p. 224, rapporte les paroles d'un moine de I ulda qui, au XIV" siècle ilisait du commentaire du docteur séraphique sur les Sentences : « Il est 1res approuve' par les docteurs en texte sacré et réputé quasi authentique. «Pierre d'Aillv, Tract, contra J.de Montesono, dans DupIessisd'Argentré, Collectio judiciorumdfinovis errordms, Paris, \~'.\'.',.\. i b, p. 21, déclare que la doctrine de Baint Anselme et de Hugaes de Saint- Victor a ne semble pas moins authentique que celle rie saint Thomas, car ils sonl communément allégués comme des autorités dans les écoles; ils ae doivent pas être contredits, mais il faut , ei exposer avec respect leurs paroles comme on •> coutume de faire pour celles de s, mit Thomas ». Il montre encore que le Maître des Sentences esl « plus authentique » que saint Thomas et .pie la doctrine du Décret de Gratien est expliquée par les docteurs eu

décrets « comme approuvée et authentique ». Les canonistes actuels appellent « authentique » tout document que l'autorité suprême de l'Église a reconnu officiellement et a imposé comme obligatoire. Les Congrégations romaines ont publié presque toutes des éditions « authentiques » des décrets qu'elles ont portés. Celle des Rites, par exemple, qui avait authentiqué la collection de ses décrets, faite par Gardellini, en a fait imprimer une autre, authentique et officielle, Décréta authenlica, 5 in-i», Rome, 1898-1901.

Suicer, Thésaurus e patribus gra>cis ordine alpliabctico concinnalus, 1682, t. I, p. 574-570; Du Gange, JSlossarium adscriptores médise et infimm latinitatis, 2' ériit., Paris, 1733. t. I, col. 879 ; Forcellini, Totius latinitatis lexicon, Padoue, 1827, 1. 1, p. 357; Kaulen, Geschichte der Vulgata. Mayence, 18G8,p. 398- 400; Didiot, Logique surnaturelle subjective, 2' édit., Paris, LiUe, 1894, p. 118-122.

3° Les écrivains modernes ont donné au mot : authentique, un sens nouveau, inconnu des anciens et rattaché à la signification d'auteur. « Un écrit est authentique quand il est réellement sorti de la plume de celui à qui on l'attribue, ou, si l'auteur est inconnu, quand il date de l'époque à laquelle on rapporte sa composition. Ainsi l'Enéide est authentique parce qu'elle est réellement l'œuvre de Virgile; la Salire Ménippée est aussi authentique, quels qu'en soient les auteurs, parce qu'elle date du temps de la Ligue ». F. Vigouroux, La Bible et la critique, Paris, 1883, p. 11. L'authenticité d'un livre consiste donc dans l'exactitude des attributions d'auteur et d'origine, de temps et de lieu, sous lesquelles un livre se présente communément aux lecteurs. Il est évident que l'authenticité, ainsi entendue au point de vue critique, diffère de l'authenticité de droit, conférée officiellement par l'autorité compétente à un document. La langue allemande a deux expressions distinctes pour désigner deux notions différentes que nous exprimons en français par le même mot d'authenticité. Elle appelle Authentie l'authenticité critique et Authenlicitât le caractère officiel conféré à un ouvrage. Kirclienle.rikon, -2" édit., Fribourg-en-Brisgau, 1882, t. i, col. 1730-1731. Cf. A. Tanquerey, Synopsis theologix dogmatiese. 3e édit., Tournai, 1899, t. i, p. 113, notel. Un livre qui certainement n'est pas de l'écrivain dont il porte le nom est dit apocryphe. Il est des ouvrages dont l'authenticité est seulement douteuse.

II. Significations i'sitkes dans le langage théologique. — Les nuits : authentique et authenticité, oui été employés par les écrivains ecclésiastiques et ils le sont encore par les théologiens dans leurs deux dernières acceptions.

p<> acception: qui fait autorité. — Cette acception a été appliquée aux Livres saints eux-mêmes et en particulier à la Vulgate latine.

1» Authenticité des Livres saints. — Tertullien, De prsBScript., 36, P. /.., t. ii, col. 49, pour prouver la vérité de la foi catholique, fait appel au témoignage des Églises apostoliques, apud quas, dit-il, ipsœ authenticse litterœ eorum (des apôtres) recitantur, soutîntes vocem et représentantes faciem uniuscujusque. Quelques critiques ont soutenu que par ces authenticse litlerse Tertullien entendait la minute même des Épltres des apôtres. Mais celle explication esl contestée, el on entend plus communément ces paroles des manuscrits grecs, sonantes vocem, écrits dans la langue même «pie parlaient les apôtres. Discutant ailleurs. De monogamia, II, /'. /.., 1. n, col. 946, un texte de saint Paul, il dit : Sciamus plane mm su- esse tu grseco authentico. Par les lettres authentiques des apôtres, il entendait donc le texte original. On comprend 1res bien que Tertullien recoure à l'autorité du texte grec, s'il esl vrai, comme plusieurs critiques le pensent, qu'il n'y avait pas encore de version latine de toute l'Écriture. Le K^pwytia Elfrpov, cité par Clément d'Alexandrie, Strom., vi, 15, /'. G.,

AUTHENTICIl É

t. i\. col, :;">•.!. dit que les livi i.,i, „!

en certains endroits acj uA ■,.-:, ■

autorité el en ti rm du Christ Jésus. Clément

lui-même, Strom., w. \.l> G., t. viu, col. I216,déclare que quand il aura démontré que les Écritures, auxq il croit, ont un. autoriti divine, icupfac ofaa< L\ i-: ««vroxparopixi il pourra prouver contre

tous les hi n tiques l'existence et la toute-puissance de Dii u. s. ma Bonaventun . Bn viloquium, pi Opi ra oninia, Quaracchi, 1891, t. v, p. 206-207, exposant la manière dont procède la sainte Écritun il Vnut est communié modus procedendi autk '• mode se subdivise en plusieurs autres, selon que l'Écriture narre, commande, défend, exhorte, etc. Cela signifie que, dans toute son étendue, FÉcritun Dieu la certitude d'autorité el une autorité infaillible. Le docteur séraphique conclut qu'elle est perfecte authentica, non per humanam investigationem est tradita, sed per revelationem divinam. Sun authenticité c'est-à-dire son autorité, esl donc divine. Pierre d'Ailly Epistolaad novos Hebrseos, composée en 1378 et publiée par M. Salembier, Une page inédite de l'histoire Vulgate, Amiens, 1890, p. 12-43, se demande si le décret du papeGélase reçoit et approuve également comme authentiques les Écritures canoniques, les quatre premiers conciles œcuméniques et les œuvres îles Pères qu'il cite. Il répond que, parmi les écrits que l'Église reçoil connue authentiques, les uns sont approuvés connue divins, telles les Écritures canoniques, les quatre synodes et d'autres semblables, s'il y en a. et les autres comme humains, tels les ouvrages des Pères. L'Église ne les approuve pas également et ne commande pas d'y croire au même titre: Divinas enim Scriptural approbat quam humanas,illis scilicet firmitei istis l'eroprobabiliteradhœrere. Authenticité est prise ici dans le -eus d'autorité qui s'impose à des degrés différents. De nos jours, quelques écrivains emploient encore le mot d'authenticité pour désigner l'autorité divine des Écritures. L'emploi de ce mot peut se légitimer. Hais afin d'éviter la confusion dans les termes et les idées afin de distinguer nettement l'autorité divine de la liil.de. dérivant de son inspiration, reconnue et constatée par l'Église, de son authenticité humaine, entendue au sens critique, plus généralement les théologiens réservent le nom d'authenticité pour désigner la détermination des auteurs inspirés on de l'époque de la rédaction des Livres saiuis. el ils se servent d'autres expressions, telles qu'inspiration, canonicité, pour parler de l'autorité divine et infaillible de l'Écriture.

2' Authenticité de la Vulgate latine. — Le concile de Trente, sess. IV. Decretum de editione et rum librorum, a établi et déclaré que désormais la vieille Vulgate latine pro authentica habeatur. Nous n'avons pas à exposer ici la signification et la portéi ce décret, voir Vi LGATEJ nous voulons seulement préciser le sens du mot authentica dans le décret précité. Or, les théologiens catholiques l'ont entendu de i\<u\ manières différentes.

Les uns, comprenant qu'il n'était pas question dans ce décret de l'authenticité première et d'oi Livres sainls, puisqu'il s'agissait d'une version, ont entendu l'authenticité de la Vulgate, déclarée par le concile de Trente, dune authenticité dérivée ou de copie, et ils l'ont faii consister dans la conformité, sinon absolue, du moins substantielle, de la traduction avec les originaux hébreu et grec. Toute version de l'Écri par le faii seul de sa conformité substantielle avec l'original, esl authentique et a la même autorité que l'original, si cette conformité existe seulement en fait. sans avoir été vérifiée, l'authenticité esl simplement interne ou intrinsèque. Lorsque la conformité est cou- • la version jouil alors d'une authenticité externe ou extrinsèque. La constatation de conformité est-elle

faite par un particulier, un critique, qui compai

I original, I authenticit- externe a,i n'eatquej t-elle faite par une autorité ofli,

coin pi t< nie, I authenticité- est aloi loriti nte peut faire cette ,1 claratioii

mit.'- avec l'original de deux inanii

' pur sa ii ni .| ,,,,.• ti.eli,.

■ qu elle en fait dan- -,-, liturgie ,-t ,-,j||. ■■■ni par une dé, , expri ncii nie- version-, employé- p:,r I I

dan- I., traduction des Septante. I

syriaque, l'Italique, la Vulgate elle-im-n,, cile d,- Tente. I., version arménienne el la version i avaient el . en v. rtu de leur empl,

l'authenticité externe el publique. Par I- i concile ,1 'fiente, la Vulrate latine a . té- dé-cl

ciellement et expr •ment authentique, i

substantiellement conforme, quant au sens, sinon q aux mot-, au texte original des Livres saints.

Alexandre. Hist. diss. XXXIX. a. 5. 1

1699, t. iv, | V» -4M; i

[■>■ virtutibus infut

Vigoureux, Manuel biblique 11 édil. Paris. l'.Ml, t. i. j

i d'introdu l'Écriture

ntroduction générale, Paris, ;- -.70.

Déjà avant le concile de Trente, Pierre d'Ailly. Epistola ml novos Hebrxos. dans M. SalemLier, I inédite de l'histoire de In Vulgate, Amiens. \- 54, exagérant l'autorité de la Vulgate. avait prétendu que l'Église la recevait comme Écriture canonique etdn Pins tard, il expliqua sa pensée , n appelant la VuL Apologeticus hieromjmianx une version authentique. Sun but était d

r Bacon et de montrer que, nonobstant et les altérations des copistes, les versions du t.\t- Dieu ont été- tenues pour authentiques. Le tradui I pas plus que l'auteur original, n'est responfautes et >\f< erreurs introduites dan- se- transcripteurs. Avant saint Jérôme, il v ver-ions authentiques, taisant autorité- dans Saint Jérôme ne les ., ni méprisées, ni ( faut les vénérer et ne pas en parlei avec in Les deux traductions qu'on doit recevoir dan? latine avec vénération et respect sont celh et de saint Jérôme.La premier.- (ut. avant sain communiquée à toutes 1,.- Églises comme autl le- autres versions étaient seulement lu en particulier. La traduction de saint Jé-i la version des Septante dans l'usage public .i latine et prœ omnibusaliis majnris auct obtinuit principatum. Pierre d'Ailly la croit n

faite et sans faute, parce qu'elle a été appr.

l'Église. II entend évidemment l'authenticité dan: sens d'une autorité- officielle et même d'un* irréfragable, et c'est par un faux raisonnement qu'i conclut que l'Église ne peut reconnaître une t rite a une version de la sainte h'eriture, ver-ion soit de tout point parlaite.

h autres théologiens, s'appuyant sur les Actes du < cile de Trente, ont entendu l'authenticité de 1 d'une authenticité d.- droit, qui lui confère un I et en rend lus.,-,, obligatoire dan- I ■ m. ut public. Le concile, en employant 1 lique, lui a conservé le sens qu'il avait dai des théologiens, de- caiiom-le- et .1, - jiii lion de la Vulgate fut mise en di . congn gâtions particulier,-, le I • . des abus concernant les Livres saints . Il en particulier de d , ;,l r de quelle version on - I un désirait avoir une édition i

AUTHENTICITE

Diarium 111, public par S. Merkle, Concilium Tridentinum, Fribourg-en-Brisgau, 1901, t. i, p. 500, 50i, 506, 507. Cf. A. Theiner, Acta genuina ss. œcum. concilii Tridentini, Agram. t. i, p. 60-63; Le Plat, Monumentorum ad historiam concilii Tridentini, Louvain, 1783, t. m, p. 393. Des délégués furent nommés pour rédiger un projet de décret sur les abus; ils se réunirent le 13 mars. Merkle, ibid., p. 508, 509, 512. A la congrégation générale du 17 mars, le projet des délégués fut présenté et lu : « Le premier abus, y est-il dit, est d'avoir des éditions diverses de la sainte Écriture et de vouloir les employer comme authentiques dans les leçons publiques, les discussions et prédications. Le remède est d'avoir une seule édition, à savoir l'ancienne et vulgaire, que tous emploient comme authentique dans les leçons publiques, les discussions, les commentaires et les prédications, et que personne n'ose rejeter ou contredire; sans rien enlever toutefois à l'autorité de la pure et véritable traduction des Septante, dont les apôtres se sont 'servis quelquefois, et sans rejeter les autres éditions, autant quilles aident à comprendre cette Vulgate authentique. » A. Theiner, op. cit., t. I, p. 64. L'archevêque d'Aix, un des délégués, expliqua le remède à apporter à ce premier abus; ce remède existera, si unum bibliorum volumen habealuv, qui (sic) ab omnibus allegetur, cujus auctoritas tanta sit apud omnes, ut nulli liceat adaliam editionem confugere. Quse auteni debeat esse biblia, vision est, tic ijniil novum auribus conculcari videatur, ut a vulgala editione non recedatur. H. Severoli, De conciiio Tridenlino commentarius, dans Merkle, Conc. Trid.,t. i, p. 36. Dans une congrégation particulière du 23 mars, deux membres demandèrent que l'approbation de la Vulgate entraînât le rejet des autres éditions. L'évéque de Fano, un des délégués, répondit à leurs observations. On reçoit la Vulgate, dit-il, parce qu'elle a toujours été reçue par l'Église et parce qu'elle est ancienne; les autres éditions ne sont pas rejetées, parce que quelques-unes sont bonnes; la Vulgate esl meilleure et il convient qu'elle soit regardée par tous comme authentique : Una est recepla, ut una tantum pro authentica debeat uti Ecclesia et non confuse pluribus. Massarelli, Diarium JII, ibid., p. 527. Cf. Theiner, op. cil., t. i, p. 70. Les objections furent i. pet: ;s d i us la congicgîtion gi n. raie du 1er avril, ei le même orateur les résolu) de' nouveau. L'abus ne consiste pas. dit-il en substance, à avoir plusieurs versions de la Bible, puisque dès l'antiquité il y en a eu plusieurs; seil tlicinius abusant esse places liabeci translaliones ai aulenticas, ci quibus in dispulationibus, inlerpretationibus et prœdicalionibus uta-

mnc. Proptera lame aimai si, loin mil licul ictitn esse

voluintus vulgatam editionem, tum quiaantiqua est ri semper in maYiibus christianorum habita, la m etiam, ar- adversariis ipsis detur ansa dicendi ans hactenus libros non probos habuisse. Les autres versions, même celles des hérétiques, ne sont pas rejetées, pour ne pas restreindre la liberté chrétienne. Severoli, dans Merkle, t. i, p. Î2. Cf. Theiner, a/,, ni., i. i. p. 79. La discussion fui continuée en congrégation générale, le 3 avril. Le cardinal de Trente accepterai! une édition authentique, quacumoue lingua sit. Le cardinal de Jaen voudrai)

qu mii rejetât toutes les autres versions, sauf celle des

Septante et qu'on ne reçu) la Vulgate qu'après sa coron. Sou voie fui adopté par d'autres membres. Les votes, d ailleurs, furent assez divergents. Le cardinal del Monte, président, les résuma en disant que la majorité semblait ad lire que la Vulgate soi! reçue, mais

qu'il fauii i i de façon a ne pas rejeter

i e itemi ■ I i autres versions. Au sujet de la pluralité des éditions de la liihle, le cardinal Pools était d'avis qu'on en eût plusieurs. Celui qui possède un vase (l'or rejette-t-il les \;ises <]<■ bois? Il ne faut pa rejeter les Septante, m approuver le texte latin seul, mai

texte hébreu et grec, ut omnibus ccclcsiis consulatur. Le président ayant mis la première question aux voix, tous acceptèrent que la Vulgate seule devait être reçue, qu'on ne mentionnerait pas dans le décret les autres éditions et qu'on ne rejetterait pas expressément les éditions des hérétiques. Rogantur deinde an placeret haberi unam editionem vclcrcm et vulgatam. in unoi/aoqac idiomate, graeco scilicet, hebraeo et lalino, qua omnes utantur pro authentica in publias leclionibus, disputationibus, interpretalionib us et preedicatianibus, quodque nettto ci conlradicere veleam respuere audeat. La majorité vota la formule, demptis verbis : in unoquoque idiomate, grxco scilicet, hebrseo et latine. A. Theiner, op. cit., t. I, p. 79-83. Cf. Severoli, dans Merkle, t. i, p. 42-44. Le 5 avril, le décret De rcceplione vulgatae editionis fut lu et unanimement approuvé'; il fut promulgué en session solennelle, le 8 avril. De tous ces débats il ressort clairement que les Pères du concile de Trente, dans leurs délibérations, n'ont pas examiné la conformité de la Vulgate avec les textes originaux, qu'ils n'en ont parlé qu'indirectement et que ce n'est pas à cause de cette conformité qu'ils ont déclaré la Vulgate authentique. Us voulaient un texte officiel, faisant autorité dans les écoles, la prédication et la liturgie. S'ils ont choisi la Vulgate, pour en taire ce texte officiel, c'est en raison de son ancien et universel usage dans l'Église. Le décret ne déclare pas que la Vulgate est la version la plus conforme aux originaux; il lui confère seulement un caractère officiel, qui en rend l'usage obligatoire dans l'enseignement public et la met par là même au-dessus des autres éditions et traductions qui n'ont qu'un caractère privé. « Du reste, si par authenticité, les auteurs du décret avaient entendu l'exactitude de la version, ils auraient dû imposer la Vulgate pour l'usage privé, aussi bien que pour l'usage public, car la pureté de l'Écriture est nécessaire pour la loi îles particuliers, aussi bien que pour renseignement des pasteurs et des docteurs. Or le décret n'impose de regarder la Vulgate comme authentique que clans les leçons et les prédications publiques. C'est donc un caractère officiel que le décret lui confère. S'il ajoute que personne n'aura le droit de la rejeter, c'est qu'un document ofliciel ne peut être rejeté' par aucun de ceux qui représentent ou qui reconnaissent le pouvoir qui a Lut de ce document un document public. D'ailleurs, dans l'encyclique Providentissimus, Léon XIII, rappelant le décret de Trente qui nous occupe, recommande la Vulgate comme ayant reçu son authenticité de ce décret : ce qui suppose que celte authenticité' consiste dans le caractère officiel qui lui a (''té' accordé'. i) A. Vacant, Etudes théologiques sur les constitutions du concile du Vatican, Paris, 18',)."», t. I, p. i'29.

F,. Du Pin, Dissertation préliminaire on prolégomènes satin Bible, Amsterdam, 1701, t. i, p. 204; Du Hamel, Institutiones biblicse, c ix, Louvain, 1740; Jahn, Introductio m libros sacros V. /'., •!■ édit., Vienne, 1839, p. 64-65; Berli, De theologicis dUciplinis, Bamberg et Wurzbourg, \~~'-'<. t. v, p. 'il ; Haneberg, Histoire <i>' In révélation biblique, trad. liane., Paris, 1856

t. ii. p. 446-448; .1. Danko, De sacra Scriptura, Vie 1867,

p, -j:!o; A. Loisy, Histoire du canon de i'.\. T.. Paris, 1890, p, 210-211 ; •'. Didiot, Logique surnatur lie subjective, 2' > 'lit , | 1894, p. 11'» 124; Corluy, dans /." science catholique,

1894, t vin, p. 488-445; Lingens, dans Zeitschrift fui tholische Théologie, tnspruck, 1894, p. 759-761; trad dans la K, noie desscierices ecclésiastiques, 1894, t. ix\i. p 147 151; A. Vacant, op. ai., t. i. p. 128-429; Kaulen, dans Kirchentexikon, 1901, i mi, i ol 1140.

ir \n i rnn\ : QUI EST nr l'Ai irrn OU m TEMPS lUQUBl oa l'attribue. - - l.a i mil on moderne (le l'authenticité d'un livre, d'un écrit, d'un document revient souvent dans les traités de théologie positive. Quand il cite un ouvrage, une pièce, un texte, le théologien sérieux doit, au préalable, '-'ire rendu compte que le document, auqui I il se ri ii i-e, est réellement de l'auteur,

A.UTHENTICI1 Ê

du Péri de l I -lie. de l'écrivain, quel qu'il soit, A qui il i -i attribué, ou si l auti m ■ onnu, qu'il • ~'

bien de l • poque à laquelle on le rapporte. La vali ur du témoignage invoqué dépend de l'authenticité du livre

dont il est tiré. C'esl i rquoi l'authenticité des écrite

Pères el des 11 on, discutée

dans les articli - de ce Dictionnaire. On \ indique, du moins, le triage que les critiques ont opéré entre les œuvres authentiques el les écrits apocryphes des écrivains ecclésiastiques. Voir les règles pratiques ti

par le P. de S It, Principi ritique hi

que, Liège, 1883, p. 83-98.

Mais c'esl surtout à l'authenticité des Livres saint-. ;i insi entendue el aujourd'hui niée ou mise en doute par les critiques rationalistes, que le théologien catholique doil faire attention.

I" Importance Je l'authenticité des Livres saints. - La démonstration de cette authenticité est spécialement l'œuvre de l'apologiste chrétien. Elle est, en effet, une des bases de la théologie el elle serl à démontrer I tence de la révélation. Voir cul. 1526, 1527. C'esl pourquoi, dans l'encyclique Providenlissitnus Deus, Léon XIII recommandait aux théologiens de prouver et de justifier la fui. au moins humaine, de la sainte Écriture, « afin que les livres bibliques, considérés comme témoins absolument sûrs «le l'antiquité, mettent à leur tour en sûreté el en lumière la divinité et la mission du Christ Notre-Seigneur, l'institution d'une Église hiérarchique, la primauté conférée à Pierre et a ses successeurs. » Cf. L. Méchineau, L'autorité humaine des I. ares saints, Paris, 1900, p. 34-51. L'authenticité des Livres saints doit aussi être prise en considération par ceux qui veulent s'occuper sérieusement de théologie biblique. Cette branche particulière de la théologie dogmatique étudie séparément la doctrine de chacun des écrits inspirés et se propose de faire ressortir les diverses é-ta-pes de la révélation divine qui a été successive et progressive dans l'ancienne alliance et qui, pour avoir été très parfaite dans la connaissance des apôtres, voir col. 1657, 1658, ne s'est manifestée au dehors que fragmentairement, à l'occasion de leurs discours et de leurs écrits. L'authenticité des Livres saints a aussi de l'importance relativement à leur interprétation. Comment fixer exactement le sens d'un écrivain sari.-. si on ne le replace pas dans le milieu où il a vécu '.' Pour ces diverses raisons, on consacrera dans ce Dictionnaire a chacun des livres bibliques un article distinct, dans lequel on prouvera le plus solidement possible son authenticité.

2° Nature de celle authenticité. — Au sens rigoureux du mot, l'authenticité d'un livre consiste dans son attribution exacte à un auteur déterminé. Ainsi entendue, l'authenticité de tous les Livres saints, notamment de l'Ancien Testament, même de ions les livres historiques, n'esl pas démontrée. On ne connaît pas les auteurs ni la date précise des livres de Josué, des Juges, des Rois et des Paralipomènes. Certains ouvrages didactiques n< sont pas attribués à des écrivains déterminés. Les écrits du Nouveau Testament ont une authenticité' plus précise et Léon XIII, encyclique Providentissimus, a rangé parmi les portenta errorum des rationalistes modernes l'attribution des Evangiles et des écrits apostoliqui

«I nilies auteurs qu'à ceux que leur assigne la tradition.

D'ailleurs, l'authenticité générale des Livres saint- est garantie historique ni par la tradition juive el chrétienne. Elle résulte indirectement aussi de leur inspiration el de l'existence d'une religion révélée. Si donc un livre authentique est un livre, quel qu'en soit l'auteur,

• ■"iiuii ou inconnu, dont l'autorité ne peut être Contestée, tous les Livres saint- sont authentiques et ont de la sorte une véritable autorité.

> Arguments éi invoquer eu preuve de cette authenticité. — L'authenticité d'un Lue étant un fait bisto-

riqu p ir des moyi us humain

• di si ii nc< ■ t de i monstration esl l'a

cipali-ment a recueillir I,

rédaction du livri par un auteur déterminé

• peut apprendre quel écrivain a com|

ou à quelle .'poque un écrit a été publié*. Le t de I histoire el de la tradition, quand il . -t

oie ut principal de la critique historique. thenticité se d.-muntre donc par ce qu on appel! preuves extrinsèques. Les arguments dit- ii. et tirés du contenu ou du stvle de- livre*, n'ont «I naire qu'une valeur secondaire. Ils • ,,- sont, le plus vent, que négatifs el prouvent que dans le livre lui-i rien ne s'oppose a son authenticité-. Il- servent ,. rôler la tradition, quand elle est fondée, ou a : n impossibilité, quand el incertaine. Vigouroux, Lu Ilible et la ■ 1883, p. I 1-15; Id.. La Ilible et dernes, 6«édit., Pan-, IMh;. t. i. p. 50. Léon XIII. ■ clique Providi i . rappelle aux II

que il l'on a mis •', |;, mode. s(,us le nom de critique rieure, un artifice consistant à juger de l'origine, de l'intégrité et de l'autorité d'un livre quelconqu seub ternes, comme on les appelle ». Le souve-

rain pontife blâme l'abus de cette critique et recommande

■ ir surtout aux témoignages de l'histoire, i sa Lettre au clergé de France, du S septembre 189 condamne 1' <• étrange et périlleuse tactique laquelle, « sous le spécieux prétexte d'enlever aux ai

s de la parole révélée l'usage d'arguments qui semblaient irréfutables contre l'authenticité- et la cité des Livres saints, des écrivains catholiques ont cru très habile de prendre ces arguments à leur compl Ils ont ainsi travaillé, de leurs propres mains. ;, fjjre des brèches dans les murailles de la cite qu'ils avjient mission de défendre.

4° L'authenticité des Livres saints a-t-elle , par le concile de Trente:' — Des Actes du conci ressort clairement que les Pères ont voulu, en nommant les auteurs des Livres saints dans le d. cret De Scripturis, affirmer l'authenticité • ils

pensaient connaître la provenance avec certitude. Parce qu'ils savaient que David n'est pas l'auteur de tous les Psaumes, ils ont substitué à la première formule : Psalmi David, celle de : Psalteritim davi tum

quinquaginta psalmoruni. Sans rapport, lails de leurs délibérations, disons seulement q remit aux Pères des questions qui devaiei hies

à la congrégation générale du I" avril 1516. La 12' rédigée en ces termes : An libri approbandi tint cum suis auctoribus , an prout in décréta scrii 40 membres sur 53 répondirent affirmativement, et les votes les plus précis signalaient notamment 1 K'pllre aux Hébreux. A. Theiner, Acta genuina, t. t. p. 71 Cf. Didiot, Commentaire historique de la /i • lu concile de Trente, dans la llevu

iiasliques, 1889. t. nx. p. 192-493. En réalité, la détermination des livres canoniques dans le décret, publié' le 8 avril, d'api-. - i de

huis auteurs, quand la Bible elle-même ou la tradj

les indiquent.

Toutefois, le concile de Trente n'a pas délini comme une vérité de foi catholique l'authenticiti - bi-

bliques, dont il a nommé les auteurs. Il a dé-t. ment la canonicité de tous les livres el parties de h de la Bible. L'anathème n'est pas porté- contre nieraient l'authenticité des livres ou li tionnés, quoique Renan, Souvenirs d'enfance et de nesse, Pan-. 1883, p. 293-291, ait pr< tendu esl certain cependant que les Pires ont voulu affil l'authenticité des livres dont les ,nr

noms n'ont .: dans le décret que di

AUTHENTICITÉ — AUTRICHE (ÉTAT RELIGIEUX DE L'

ce dessoin. Sans imposer formellement par tin précepte doctrinal l'admission de l'authenticité qu'ils affirmaient, les Pèresdu concile se servaient d'appellations usuelles, fondées sur la tradition ecclésiastique, et proposaient comme une doctrine sûre celte authenticité des Livres saints. Leur affirmation n'est pourtant pas exprimée avec une garantie infaillible, malgré l'opinion contraire de M. Magnier, Critique d'une nouvelle exégèse critique, Paris [1890], p. 57-62. Il y aurait donc témérité à contester publiquement cette authenticité sans de bonnes raisons et par dédain pour l'autorité de l'Église. Dans la plupart des cas, l'affirmation du concile peut être justifiée par des arguments historiques et critiques sans réplique. Sur quelques points particuliers, tels que l'attribution stricte de l'Épître aux Hébreux à saint Paul, plusieurs écrivains catholiques ont cru pouvoir s'écarter de l'enseignement du concile de Trente. Quelques-uns même affirment que le Pentateuque, en l'état où il nous est parvenu, ne peut pas être l'œuvre de Moïse. Cf. Prit, Histoire de VA. T., 3<= .'-dit., Paris, 1901, t. i, p. 324-326. 11 ne faut pas oublier cependant que l'enseignement du concile de Trente, bien que, par lui-même, il ne s'impose pas absolument à notre croyance, puisqu'il n'est ni une définition dogmatique ni même une doctrine expressément formulée, est néanmoins une affirmation imposante de la tradition ecclésiastique touchant l'authenticité historique de plusieurs livres canoniques. Cf. A. Loisv, Histoire du canon du N. T., Paris, 1801, p. 230-260 {Études, 5 février 1902, p. 347-353.

E. Mangenot.

AUTORITÉ. Voir Pocvom.

AUTRICHE. Les pays placés sous l'autorité des princes de la maison de Habsbourg forment trois groupes que nous aurons à étudier séparément, car, en dehors du lien qu'établit entre eux « l'union personnelle », ils sont et veulent être absolument indépendants. Ce sont : 1° ['Autriche, ou plus exactement les pays cisleithans; 2° la Hongrie, ou royaume de saint Etienne, désignée aussi sous le nom de pays transleithans; 3" la Bosnie-Herzégovine qui, aux termes du droit public international, fait partie intégrante de l'empire ottoman, mais dont l'administration a été déléguées l'Auriche-Hongrie par l'art. '25 du traité de Berlin ( 13 juillet 1878), baron d'Avril, Négociations relatives an traité de Berlin, Paris, 1886, et qui est gouvernée conjointement par les deux États sous le nom d'OcCupai on gebiet. Nous ne parlerons ici que de l'Autriche, renvoyant aux mots BOSNIE-HERZÉGOVINE et HONGRIE les notices relatives aux deux autres pays. Un premier article sera consacré' à l'état religieux et un second aux publications théologiques de l'Autriche.

I. AUTRICHE (État religieux de I'). — I. Statistique confe 'ionnelle. II. Situation juridique de l'Église. III. Illusions ecclésiastiques. IV. Ordres religieux. V. i Inseignement.

I. Statistique confessionnelle. — L'empire d'Autriche comprend 17 provinces :

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