‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 3)Chapitre 308 sur 338 · Duché de Bukovine (Czerno · texte numérisé non relu

Duché de Bukovine (Czerno

vitzl

Kmq.

Au point de vue ethnographique, ces provinces se répartissent en plusieurs groupes et sous-groupes.

L'Autriche, le Tyrol septentrional, le Vorarlberg, le duché de Salzbourg, la Styrie et la Carinthie renterment une population presque exclusivement allemande.

Les provinces de Bohême et de Moravie sont au contraire peuplées par des Tchèques, mélangés dans une forte proportion d'Allemands.

L'élément polonais domine en Galicie, les Ruthènes peuplent la Bukovine. Les Italiens et les Frioulans sont en grand nombre dans le Tyrol du Sud, à Goritz et à Trieste, ils tonnent la minorité en Istrie et en Dalmatie. Les Slaves du Sud sont des Slovènes en Carniole et dans les districts avoisinantsou des Serbo-Croates en Istrie et en Dalmatie.

Voici, d'après la statistique officielle du recensement de 1890, comment se répartissent par nationalité les populations de l'Autriche:

Allemands 8 461 580

Slaves du Nord 5 472 871

Polonais 3719232

Ruthènes 3 105 221

Roumains 209 110

Slovènes 1 176 672

Serbo-Croates 644926

Italiens 675305

Au point de vue religieux, on peut dire que le catholicisme est la religion delà grande majorité des Autrichiens. Voici quelle est la répartition des cultes selon les plus récentes statistiques.

Grecs Catholiques. Protestants, orie.itaux.

liasse-Autriche. 93,0 1.9

Haute-Autriche. 97,7 2,2

Tyrol 99,5 0,4

Salzbourg . . . 98,4 1,5

Styrie 99,0 0,8

Carinthie. . . . 94,8 5,2 Carniole. . . . 99,9 0,1 Trieste et littoral 98,5 0,3

Dalmatie . . . 8:',. 3 0,1

Bohême .... 96,1 2,2

Moravie .... 95,3 2,7

Silésie 84,4 14,0

Galicie 87, (i 0,6

Bukovine. . . . 4,3 12,5

Israélites.

Il résulte de ces chiffres que les éléments non catholiques n'ont à peu près nulle pari une grande importance. Les Israélites, assez nombreux en Bohême et >urtout en Moravie, deviennent en Pologne un groupe compact représentant le 8a de la population . de plus, comme les Israélites ne sont pas agriculteurs, on les trouve surtout groupés en a juiveries o 1res populeuses. La proportion d'israélites dans la Basse-Autriche est due surtout à la colonie qu iN forment à Vienne; en dehors de la capitale, on ne trouve que quelques individus Isolés.

AUTRICHE l'.TAT RELIGIEUX DE L*)

l • - jrecj chismatiques, ou con • on les appelle en

Autriche le; grecs orientaux m Dirent en nom-

bre que dans la Dalmatie (100000 el en Bukovine (450 000 ; c'est dans l'autre moitié de la monarchie .- 1 1 1 - 1 1 e 'i'" le* Egliset séparées onl une cer-

taine impoi tam

Les protestants enfin sont partout en minorité, la

tique de 1890 compte 315000 luthériens 1 1 1201 1 0

inistes donl 50000 en Galicieel 200000 en Bohi

Moravie. De 1res grands efforts ont été faits cependant

pour propager le protestantisme depuis quelques années .

adoptant i r devise le cri Loi von l'mm (Rompons

Rome), des agitateurs audacieux et pourvus de subsides considérables, ont prêché l'apostasie; il faudrait cependant é\ iter de traiter ce mouvement coi e un phénomène purement religieux; nous allons voir qu'il n'y a là qu'une querelle presque exclusivement politique.

L'empire d'Autriche se dislingue des autres Ktats européens en ceci, qu'il n'est qu'un composé factice, une juxtaposition de races rivales, dont aucune n'est capable d'absorber et même de dominer les autres. En Hongrie, le Magyar est parvenu à subjuguer et presque à assimiler les Slovaques du nord, à réduire à l'impuissance les Roumains de l'est et les Serbo-Croates du sud, qui subissent avec répugnance, mais subissent néanmoins le joug. En Autriche, il n'en est pas ainsi : les Serbo-Croates peuplent exclusivement la Dalmatie, les Slovènes et les Italiens forment l'énorme majorité, les uns en Carniole et dans les régions «voisinantes, les autres dans leTyrol méridional et sur plusieurs points du littoral de l'Adriatique; ce sont les Polonais et les Ruthènes qui dominent en Galicie et en Bukovine. Dans les pa\s tchèques (Bohème et Moravie) l'élément slave forme une majorité, mais en face de lui se trouvent de puissantes minorités allemandes.

Bohême : Tchèques 62,8 Allemands. 37,2

Moravie — 70,3 29,4

Silcsie autrich. : Tchèques. . 22,0 — 47,8

Polonais. . 30,0

On est parvenu à concilier tant bien que mal les intérêts rivaux dans presque tous les pays; à peu prés partout, sauf dans les provinces allemandes de l'ouest, il \ a deux langues officielles, ou même trois; la langue de l'enseignemen1 est celle de la majorité- ruthène, polonaise, italienne, Slovène ou croate, ei les minorités obtiennent que des établissements leur soient réservés; des froissements se produisent quand les majorités se mollirent trop intolérantes ou le* minorités trop exigeantes; mais avec de la dextérité', les fonctionnaires autrichiens arrivent à mettre tout le monde d'accord. 11 n'en a pas été ainsi dans les pays tchèques, parce que les minorités allemandes, plus d'un tiers en Bohême, plus d'un quart en Moravie, près de la moitié en Silésie, ne se résignent pas au rôle de minorités tolérées el gratifiées de quelques médiocres concessions. Ce qui coml e pie encore les choses, c'est qu'en Bohême le* nationalités ne sont pas confondues, mais dominent chacune dans une portion du pays; le centre de la province est tchèque, mais à la périphérie, des cantons entiers sont allemands, absolument allemands, et le deviennent de

plus en plus en éliminant tout élément slave ; ce que les slaves font de leur CÔté là OÙ ils Sùllt les plus forts.

Ailleurs on accepte l'usage simultané' de deux langues officielles , en Bohême on n'admet pas qu'il \ en ait plus d'une et chacun prétend que cette langue unique soit la sienne, Étant la minorité, les Allemands de Bohême

étaient destines a Miccolnher. ils ont alOl

des alliés au dehors, dan* l'empire allemand. <in connaît les envahissantes visées de l'Allemagne :

depuis qu'elle aspire a être un grand empire colonial, i lie voudrait avoir un débouché sur la Médi

afin d'abréger la longue distance q de Port-Saïd ; elle a lii le point terminus

de quelques-unes de si - lipx - connu' i mai- Gènes n'est pas en Allemagm triple

alliance, les conditions du trafic sont toujours difl quand il - arit de transiter par un pi port rnéditci ranéenque l'Ail, n

el pour que Triesle devienne allemand, il faudrait que l'empire germanique s'étendit du nord au su-, levant les pays allemands de l'empire d Au' commença d> - lors a pousser l'empereur Iran Joseph vers l'Orient, iJrung uarlt (hlnt; au trait Berlin on lui céda la Bosnie, on lui ht entrevoir la possibilité- de s'annexer la Macédoine et Salonique.on couragea à disputer aux Russes la ; des petits

États slaves de la péninsule balkanique, on adopta la formule :« L'Autriche nouvelle est destin irun

empire slave; » ce qui revenait a dire qu'on s'olirail la débarrasser de ses provinces allemandes, et quand les Allemands de Bohême tirent appel aux ainis qu'ils avaient de l'autre côté de la frontière, on leur fit ir que dans une Bohème annexée a l'empire,

seraient réduits à jouer le rôle des Polon Pi isi n ou des Alsaciens a Strasl

pour quelque chose qu'à la condition de sacrifier h-ure revendications nationales el de se montrer plus allemands que les Allemands eux-mêmes. Tel était le plan du parti qui s'appelle le i pangermanisme ».

Une préoccupation se mêlait cependant à ces gi espérances; en supposant que 5 ou li millions d mands, Autrichiens et autant de Tchèques seraient globes dans la plus grande Allemagne, ces nomsujets, à peu pies tous catholiques, ne pas de nommer des députés qui iraient grossir le bataillon déjà puissant du Centre'.' et alors que il de la politique des hommes au pouvoir, que d. -viendrait le protestantisme allemand réduit à ne plus être qu'une minorité désarmée par le souvenir de son intolérance passée'.' comment un Kavser lutin-rien s'ai gerait-il pour gouverner un peuple dont la majorité- ne partagerait plus ses croyance*.'

Le seul moyen d'empêcher ce bouleversernei protestantiser les Autrichiens avant de les german ou plutôt de les germaniser par le protestantisme. l'ne campagne fut donc inaugurée pour attire) .• r- i forme tous ceux que séduisait l'idée d'une union entre tous les hommes de langue allemande; mais cette i : ne sciait complète, leur disait-on. que le jour où l'ui politique serait cimentée par l'union rel dire par l'accession de tous les Autrichiens dmanique à la religion qu'on représentait comra tous le* Ail. -mands. Les auteurs de cette agitation. MM. Schœnerer et Wolf, lancèrent donc a la fil 1898, leur cri de guerre . 1. »! Ils ani

cèrent que le 8 décembre 18.1H, fête de llmma Conception, I0WHI catholiques abjun rail ni ei entreraient solennellement dans l'Église de Lutin : puissante société- berlinois I, mit

au serv ne d.-* prussopln!

son inlluence; un journal spécial, l'A' Kir-

clienzeitung, fut fondé-; l'Autriche lut envahie par les pasteurs et inondée de brochures de pi cun moyen ne fut laissé- de cote; la pi par les individus iniluents sur eux qui dépend d'eux, les calomnies les plus absurdes, les i h* plus effrontés, les injures le* [dus $ fut employé. In député, noinnu Grassmann.l hune parlementaire de Vienne le procès de gie catholique et prit particulièrement à parti le docteur Alphonse de Liguori . dans ce d \aise foi s'alliait a une ignorance d< nu Min e, et un | lat catholique, M * * ' cher.polén tucl. releva avec verve tous les conti

AUTRICHE (ETAT RELIGIEUX DE L'

cecontroversislequi ne savait pas le latin. Correspondes Blalt f'àrden kalholischen Kierus, 10 mars 1901 etpassim.

Les protestants autrichiens ne parurent pas très satisfaits des recrues qu'on leur amenait sous un drapeau qui n'était pas le leur; plusieurs d'entre eux, le pasteur Johanny, de Vienne, et le surintendant Witz-Oberlin se prononcèrent ouvertement contre un mouvement qui « ne reposait pas sur une conviction religieuse ».

Par contre, la presse sectaire d'Autriche, presque toute aux mains des juifs, se mit au service des agitateurs : le pasteur Johanny fut traité de « Judas protestant » et les écrivains sans croyances cherchèrent à couvrir de leurs clameurs les réponses topiques des écrivains catholiques. On accusa ensuite le clergé d'immoralité, suivant un procédé qui a été appliqué en France, et, quand l'archiduc héritier Franz Ferdinand manifesta ses sympathies pour les délenseurs du catholicisme, il y eut dans les journaux pangermanistes des articles qu'on s'étonne de lire quand on pense qu'en Autriche, la liberté de la presse est à l'état embryonnaire. Au contraire, toute manifestation en faveur de l'idée allemande est soigneusement préparée, on chauffe longtemps à l'avance l'enthousiasme, et la moindre société chorale qui vient de Saxe ou de Prusse pour donner un concert est l'objet d'ovations bruyantes; quand un bataillon allemand revint de Chine par Trieste et traversa Vienne, ce fut du délire !

Quel fut le résultat de cette chasse aux prosélytes? L'Église évangélique a gagné sur l'Eglise romaine 5872 âmes en 1899, 3394 en 1900, 5109 en 1901, 1792 dans le premier semestre de 1902; pendant ces trois ans et demi, le vieux-catholicisme a gagné de son côté 7 417 adeptes; à part Vienne, les provinces allemandes n'ont enregistré que peu de défections; elles sont plus nombreuses dans la partie slovène de la Styrie et surtout en Bohème. C'est donc dans les pays tchèques que la mauvaise semence a produit le plus; c'est la minorité politiquement opprimée, ou craignant de l'être, qui s'esl tournée vers le protestantisme allemand pour y trouver des alliés. On peut donc tirer de là deux conclusions : la première, celle que nous annoncions plus haut, c'est que le Los von Rom est un mouvement avant tout politique et que le panprotestantisme n'est qu'un déguisement du pangermanisme ; la seconde c'est que les résultats obtenus sont tout à fait hors de proportion avec les moyens employés et les succès annoncés. L'Église catholique y a gagné ce que toute église gagne à la persécution ; elle a vu pendant la lutte de quel côte'' devait se tourner sa vigilance, et a senti le besoin de redoubler de zèle pour soutenir les timides et retenir les hésitants; elle s'est rendu compte que l'indifférence des masses avait souvent contribué tout autant que les solides convictions à l'échec des réformateurs et elle a senti la nécessité de profiter de son action en développant en ellemême et parmi les fidèles l'esprit apostolique; là on les œuvres n'étaient pas suffisamment organisées on en a créé de nouvelles et on a développé les anciennes. Le régime paternellement oppresseur sous lequel l'Église d'Autriche avait longtemps vécu l'avait inclinée peut-être à s'endormir un peu dans une quiétude dangereuse ; les déclamations furibondes du Lus von Rom l'ont rappelée aux réalités et tout porte à penser que cette pénible crise aura un effel salutaire : les populations allemandes de l'Autriche charment l'étranger qui vit au milieu d'elles par leur douceur. leur amabilité et ce qu'on appelle a Vienne la Genluthlichkeit ; pénétrées du sentiment chrétien et catholique, elles l'édifient par leurs habitudes h uses; la lutte aura empêché l'habitude de dégénérer en routine et la douceur en mollesse ; elle trempera les caractères, rendra plus intime cette union avec Rome qu'on s'est vainement efforcé de rompre.

II. Situation juridique de l'Église. — /. église catholique. - I" Rite latm.— Les "États héréditaires des empereurs de la maison de Habsbourg lurent en-

vahis au xvi" siècle, comme tous les pays de l'Europe centrale, par la prédication protestante. C'est à l'action personnelle des souverains qu'est due l'extirpation presque radicale du protestantisme; combattus entant qu'empereurs par les protestants dans leurs Étals électifs, ils voyaient commencer la désagrégation de ce corps puissant qu'on appelait le Saint-Empire, mais ils se crurent autorisés par là à poursuivre avec persévérance les dissidents qui s'étaient groupés en Autriche, en Styrie, en Tyrol, enCarinthie et surtout en Bohême. Cette lutte politico-religieuse dura jusqu'aux traités de Westphalie qui terminèrent la guerre de Trente ans.

Demeurée maîtresse exclusive des pays héréditaires, l'Eglise catholique avait payé cher ce triomphe ; redevable à l'État de son intégrité, elle avait dû lui sacrifier une partie de son indépendance et le bras séculier sur lequel elle avait été obligée de s'appuyer commença à peser sur elle.

Les théories protestantes sur la relation des deux pouvoirs n'avaient pas laissé d'exercer quelque action. Trois systèmes avaient prévalu tour à tour dans les pays réformés. — D'après les Allemands, à l'origine, la suppression desévêchés avait fait passer aux princes, jure devolulionis, les pouvoirs exercés jusque-là par les évêques; et les souverains temporels se trouvaient investis non de l'autorité épiscopale. mais des droits détenus jusque-là par les prélats. C'est la doctrine exposée à la (lie te de 1555. Le système territorial, préconisé par Grotius dans son livre, De imperio summarum poteslatum circa sacra, 1052, a été développé par Hobbes, Spinosa et Bôhmer et attribue au prince le droit d'imposer sa croyance particulière à ses sujets; il se résume dans la célèbre formule : Cujus regio, ejus religio. Le système collégial qui est celui des calvinistes, des presbytériens anglais et qui a été exposé par Mosheim, Cramer et Pfalf, suppose qu'à l'origine le gouvernement des églises a été aux mains des prêtres et que l'épiscopat a usurpé les pouvoirs de la communauté; par la réforme, ce pouvoir de l'évêque est brisé, et les droits qu'il s'était arrogés reviennent, savoir : les droits collegialia aux communautés chrétiennes et les droits majestaticn à l'autorité séculière.

La déroute du protestantisme avait laissé subsister une partie de ces idées et aboutit en Autriche, comme a illeurs, à l'établissement d'un absolutisme à la Louis XIV; des doctrines moitié protestantes, moitié gallicanes louchant les rapports de l'Église et de l'Etat s'implantèrent dès lors à la cour de Vienne.

Quand Nicolas de llontheim publia, sous le nom de Fébronius, un manifeste de l'école gallicane dans lequel il réduit l'autorité du pape au profit de celle des souverains temporels et des évêques, il trouva un écho près des légistes autrichiens cl à la lin du xviii" siècle l'empereur Joseph II donna son nom à un système de politique religieuse qui ('tait la mise en pratique des opinions qui avaient circulé en Europe pendant plus d'un siècle sur ies rapports des deux pouvoirs.

Le joséphisme repose sur ce principe que le souverain, responsable devant Dieu du salut de ses sujets, a le droit et le devoir de prendre les mesures qu'il juge opportunes pour le bien de la religion; un deuxième principe est celui-ci : le souverain a sur les personnes cl les biens de tousses sujets un jus entiiieiis que Dieu lui a concédé pour lui rendre possible sa mission.

Voici quelques-unes «les conséquences de ces deux principes : 1. Les prêtres et les évêques considérés comme simples sujets doivent une obéissance absolue aux ordres du prince et de ceux qui le représentent légitimement: ils doivent donc se soumettre à toutes les lois, nonobstant les exemptions introduites dans le cours des temps. 2. Nul ne pouvant servir deux maîtres, les relations avec le souverain pontite sont subordonnées à un contrôle du souverain qui accorde ou refuse le regium placel aux actes pontificaux. 3. Pour empêcher

Ai rRICHE l'.l Aï RELIGIEUX DE L')

que les évêques tombent oui la dépendance di Rome,

l'en: | i der le droit de

donner certaines « J • - 1 * • nsi proprio soit comme

de la Couronne, i. L'enseignement étant une

des fonctions essentielles de i Église, i Etat doit pourvoir ■■

ce "i • informémenl aui

principes orthodoxes; il a donc * I * - . > 1 1 de réglementation sur !«■- établissements scolaires à tous les degrés, un droit permanent d'inspection, le droit de nommer et de révoquer les maîtres. •">. Pour les pratiques du culte tant essentielles que surérogatoires, l'État doit veiller à ce que chacun remplisse ses devoirs essentiels; il n ce qui concerne les pratiques accidentelles chômées ou non, jeûnes et abstinences, liturgie, pi et pèlerinages, confréries, corporations religii u dans l'intérêt du bon ordre, de la sûreté publique, de l'hygiène et des bonnes mœurs.

Cet ensemble savant de mesures coercitives, mis en œuvre par une administration policière et bureaucratique, avait pour effet de transformer l'Église en un rouage politique, les prêtres et les évêques en fonctionnaires et la foi en une obligation d'ordre civil. L'autorité du pape devenait illusoire et la garde de l'orthodoxie était reluise à quelques bureaucrates qui pouvaient être, comme on l'a vu d'ailleurs, complètement incrédules.

Pour faire accepter aux évêques et prélats leur asservissement, on leur lit croire qu'on les émancipait de la domination de Rome, et pour leur faire aimer leurs chaînes on les dura, l'n épiscopat qui vivait dans l'opulence n'eut pas de peine à prendre son parti du rôle subalterne qui lui était laissé. La situation ne fut pas créée de toutes pièces par l'empereur Joseph: elle était plus ancienne que lui et dura plus que lui ; à certains égards elle dure encore. Joseph II attacha cependant son nom au système, parce que son esprit philosophique l'amena à tirer des principes les plus minutieuses conséquences; ses incursions dans ]t. domaine liturgique l'ont fait surnommer le « Sacristain », mais ce n'était pas un esprit puissant, et, pendant qu'il s'appliquait à de mesquines réglementations, d'autres organisaient en son nom le régime tracassier et inquisiteur qui devait faire du clergé autrichien un corps passivement soumis au bon plaisir du gouvernement. Ajoutons cependant, ne pas noircir le tableau, que ce gouvernement était aussi bien intentionné' que possible, et que s'il eut la prétention exorbitante de légiférer en des matières qui sortaient de sa compétence, ce fut sous l'influence d'une infatuaiion commune chez ceux qui détiennent le pouvoir absolu; il n'en est pas moins vrai que, se trompant sur l'étendue de son pouvoir, le gouvernement autrichien se trompa aussi pendant plus d'un demi-siècle sur le choix des moyens ; l'existence de la subordination outrée, à laquelle il réduisit le clergé', le priva du concours utile d'une foule de prêtres, qui, sous un régime de compression, renoncèrent aux préoccupations apostoliques et scientifiques pour se renfermer dans un bien-être dangereux et ne virent plus dans le sacerdoce qu'un simple métier. Ce qui resta des réformes de Joseph II, ce furent les édiis de tolérance rendus en octobre et décembre 1791 en faveur des cultes non catholiques.

Sous Léopold II et François Ier une réaction se produisit contre l'esprit joséphiste; les deux empereurs du moins eurent la velléité de réagir et quelques mesures furent prises; mais telle était la puissance d'inertie de la routine que les maximes du précédent règne continuèrent à prévaloir et à gouverner les institutions ecclésiastiques; on était d'ailleurs au temps de la Révolution et aux yeux des hommes d'État qui luttaient contre elle, toute concession faite aux dépens de l'absolulisme devenait un compromis avec les principes jacobins.

Rien ne peut mieux caractériser la situation du clergé dans la première moitiédu xix siècle que les articles consacrés par Mo' Kannengicser dms le Cotvespondant

10 el 25 ont,, Lie 1895 à l'abbé- Rrunner, l'antisémitisme autrichien, qui lut en même teinj

distingua . sociologue, historien et poète tout à ta l'ois. \. en IM ». il lut • levé- dans un de ces séinin \..ii de Joseph II. ou l'eus, igueineiit était d par des pi fé-broniens, imi.u- de tou

lii^é-s contre ce qu'on appelait les nouveautés scientifiques. L'arehe\eque de Vienne, sorti de la bu officielle, était dans les mêmes idées, et quand il j du pape, il l'appelait son collègue de Home du milieu, lirunner acquit ai travail

une instruction s,ji,d.-, mais I indépendant esprit lui valut d'être exilé- dan- d>-s po-' les confins de la Moravie et de la Hongrie; quand il venait à Vienne, il faisait frémir le- bun siastiques par la liberté- de ses propos et il fallut son talent d'écrivain le signal.it a Metternich lui-n pour qu'il obtint, après \ni"l ans de prêtrise, un de vicaire dans un faubourg de la capitale. En 18 fondait la Wiener Kirchenzeit ipait autou

lui les premiers éléments d'un parti qui a depu. en grandissant el qui a maintenant le droit de ; au nom de l'immense majorité- du clergé autrichien.

La date de 1848 marque une crise dans l'histoire de 1 Autriche : guerre en dehors, révolution en ded abdication de l'empereur Ferdinand. En montant sur un trône si violemment secoué, François-J :a le

I esoin de s'appuyer -ni l'Eglise et ce concours ne di être efficace que si l'Église cessait d'être un simple vice administratif. Dés I8i9 furent publiés émancipateurs et après de longs pourparlers, un concordat fut conclu avec le sain huile Deus humanœ salulis auclor du 5 novembre ! Les négociations avaient été conduites par le pro-n à Vienne, le cardinal Viale Prela, et Farcie Vienne, Mn' Rauscher, qui fut depuis fait cardinal.

Un bref de Pie IX Oplinie noscilis et une M" Rauscher réglèrent un certain nombre de points n'étaient pas prévus par les ;C> articles du concordat.

Avec l'année 1856 commence pour l'Église d'Autriche une période de liberté-, tn-s heureuse et tr< - féconde, mais malheureusement très courte, la gui l'Allemagne, le traité de Prague, la reconnais: l'autonomie des Hongrois n'avaient .

des perturbations intérieures qui se réj les relations de l'Église et de l'Etat autrichien. . La loi constitutionnelle (Slaatsgrtindgeselz du 2 cembre 1867 et celle du •!"> avril 1868 ouvrirent I, riches dans l'édifice Concordataire; le "2Ô mai suivent lurent publiées trois lois qui étaient spécialement diri-

contre le catholicisme. La première, relativmariage, supprimait toutes les concessions faitedroit de l'Eglise par le concordat; la second, aux évêques la direction des écoles; la troi-i loi confessionnelle, accordait aux i gliscs dissident! droits égaux à ceux des catholiques. Le pape Pie I ' les évêques protestèrent, mais sans su. 25 juillet 1S70. peu après la définition de l'infaillib pontificale, l'empereur, sur le rapport de son ministre M. de Strémayr, déclarai! le concordat abrogé, l'n motifs allégués était que les contractants n'étaient plus les mêmes el qu'il n'y avait pas d'identité pu entre Pie IX faillible et Fie IX infaillible.

la conséquence do la dénonciation du concordat lut la publication d'une loi organique, en date du 9 1876. à laquelle est annexe un règlemenl

I autrichien et après lui le pipe Pie I clique du 7marsl874) s'élevèrent énergiquemei ce qu'ils regardèrent à juste titre connue un retour principes du jos, phisme. Juris}xmtificii , fide, part. I. Home. IS'.Hi. t. VI b. p. 222-226. On ; voir d'ailleurs dans l'exposé des motifs de !i loi qu était bien l'esprit du législateur; on y lit par

AUTRICHE (ÉTAT -RELIGIEUX DE L'

§ 27 : Les droits de l'État sur les questions ecclésiastiques ne sont limités que dans la mesure (ixée par les lois civiles elles-mêmes; et Pie IX avait raison d'assimiler la nouvelle législation à celle qui venait d'inaugurer en Allemagne une ère de persécutions. Il taut reconnaître cependant que si les principes sur lesquels se fondait la loi étaient détestables, l'application pratique ■de ces principes était relativement modérée, et que, pour vexatoire que fût l'ingérence de l'Etat dans les affaires de l'Église, cette tutelle avait l'intention de s'exercer dans l'intérêt du bon ordre financier et du bien-être matériel des membres du clergé. Le règlement se divise en 8 titres : de la nomination aux offices et bénéfices ecclésiastiques; de l'exercice de l'autorité ecclésiastique; de l'enseignement ecclésiastique; des corporations religieuses (ces deux titres renvoient à des lois spéciales annoncées, mais qui n'ont pas encore été publiées); du droit de patronage; des paroisses; des biens ecclésiastiques; du contrôle de l'autorité civile sur la gestion des biens de l'Église.

La nomination aux emplois et bénéfices ecclésiastiques est subordonnée à un certain nombre de conditions : la qualité de citoyen autrichien est requise de tous les membres du clergé, même des prêtres auxiliaires, coopératours et chapelains, même des religieux qui ne séjournent pas transitoirement dans le pays. C'est cet article qui a rendu difficile aux congrégations françaises sorties de France en 1901 la fondation d'établissements en Autricbe.

On demande pour n'importe quel emploi et même pour l'ordination une attestation de bonne conduite morale et civique délivrée par les autorités politiques; il est lacile de voir quel parti un gouvernement malveillant pourrait tirer de cette disposition inoll'ensive eu apparence. Enlin, l'État détermine d'autres conditions d'âge, de stage et de capacité' pour l'obtention de certains emplois comme si l'autorité ecclésiastique n'était pas la première intéressée à ne placer dans ces postes que des hommes respectables, compétents et expérimentés. Certains abus s'étaient produits sous l'ancien régime, mais le souvenir lui-même en est bien lointain.

La nomination aux emplois ecclésiastiques était soumise à certaines règles et à des usages que la loi respecte. La plupart des évêques sont, comme en France, nommés par le gouvernement avec l'agrément du saint-siège et le pape leur donne l'institution. Il y a quelques dérogations sur lesquelles nous reviendrons au paragraphe suivant.

A l'exception de certaines dignités capitulaires, les bénéfices mineurs sont à la collation des évêques; il y a un certain nombre de patrons (particuliers ou personnes morales) qui jouissent du droit de présentation conlormément au droit canonique. L;i nomination aux canonicats, cures et bénéfices assimilés, est en théorie subordonnée au concours; mais en vertu de facultés accordées par Pie IX en 1858, ce concours se lait sous forme d'examens trimestriels qui confèrent à ceux qui l'ont subi avec succès l'aptitude d'occuper une cure qui viendrait à vaquer, et l'examen n'a pas à être renouvelé'

avant une période de six ans; des dispenses peuvent

d'ailleurs être accordées; le gouvernement autrichien a

renoncé à user du droit qu'il s'était attribué' de faire procéder à ces examen- par des commissaires même laïques, désignés par lui; et ce Boni maintenant les examinateurs synodaux qui ont à présider ces épreuves. La question des Mens ecclésiastiques est réglée de manière à assurer au clergé mie dotation honorable.

lie- loi 'le Joseph 11, rvn, lue le 27 oe|,,|,re 1783, fixait le

minimum au-dessous duquel ne devaient pas descendre les revenus ecclésiastiques. Celte législation souvent remaniée a été refondue dan- la loi du 19 avril 1885 dite Congrua-Gesetz, retouchée le 13 avril 1890 et le

7 janvier 1894 de manière à améliorer la situation des

prêtres employés dans les petites paroisses. Le traitement des archevêques est de 18 DUO llorins. celui des

évêques de 12 600; les ebanoines ont de 2 000 à 12 000; les professeurs de tbéologie 1 000, avec un supplément de 200 quand ils exercent leur emploi (Activilâtszulage).

Une échelle établie d'après les provinces et la population des paroisses fixe le minimum, pour les curés entre 1 800 (Vienne), 1 200 (Prague, Olmutz et Trieste), 1 000 et 600 llorins, pour les vicaires entre 500 et 300 llorins. (Le Ilorin dont la valeur était variable a disparu récemment et a été remplacé par une monnaie nouvelle, la couronne, qui vaut 1 fr. 10 et qui représente à peu près la moitié du ilorin.)

Les retraites calculées d'après l'âge, le temps de service et l'emploi occupé vont de 225 llorins (vicaire, ayant moins de dix ans de service) à 600 llorins (curé après 40 ans de service).

L'état des revenus de ebaque ecclésiastique est fixé d'après une comptabilité très minutieuse, mais très équitable et les insuffisances sont couvertes au moyen du fonds de religion. La dotation du fonds de religion se compose des biens provenant de la suppression de couvents, églises et confréries: comme ressources passagères, il y a le revenu des bénéfices vacants, et dans certaines provinces, certaines taxes de chancellerie; enfin les titulaires de bénéfices dont les revenus dépassent un maximum déterminé (l'archevêque d'Olrnutz a 300000 llorins de revenu, celui de Prague 70000), versent dans la caisse de religion une part progressivement proportionnelle des excédents.

Ce fonds de religion, dont l'existence est consacrée par l'article 38 de la loi du 7 mai 1874, n'a pas d'abord été unique pour l'empire, mais a formé autant de caisses qu'il y a de provinces; il était administré par les employés du gouvernement, sans la participation des évêques; une gestion peu économe a considérablement réduit le capital. Il en est de même du fonds des croies, tonné au moyen des biens de la Compagnie de Jésus, quand elle fut supprimée, et destiné à subventionner des établissements d'enseignement catholique; depuis qu'on a [misé dans cette caisse pour soutenir les écoles normales où se recrute le personnel des écoles neutres, le revenu de ce fonds qui était encore île 350000 llorins en 1870 est tombé à moins de 20000.

On voit que les évêques ont raison de réclamer une part dans la gestion et le contrôle de ce qui est le patrimoine de l'Église; en les privant de tout moyen de contrôle, l'État parait s'être interdit le droit de trouver déplacées les critiques qui peuvent être faites contre la manière dont ses agents ont administré.

Le vice capital de la loi de 1874 lui est commun avec les autres lois politico-ecclésiastiques de l'Autriche. La conception joséphiste du prêtre-fonctionnaire est dangereuse à tous les points de vue; sans réclamer pour le clergé des privilèges qui pourraient engendrer des abus et qui certainement produiraient des mécontentements, on pourrait souhaiter qu'un peu plus d'indépendance lui fùl laissée et que les évêques, aussi bien que les curés, n'aient pas à en référer aux agents du gouvernement pour chacun de leurs actes. Tant (pie l'empereur sera un catholique fervent comme l'est Franeois-.lo-epli et

comme pr el de l'être François-Ferdinand, tout cel

arsenal de lois vexatoires sera inoffensif, mais avec un souverain moins ,\ voué à la cause de l'Église, de graves conflits ne larderaient pas a se produire au grand préjudice de la toi et des mo'iirs.

2° Rites orientaux-unis. — Les dispositions relatives aux catholiques s'appliquent, à quelques nuances près, aux balises oriental s unie- de Galicie et de Bukovine.

a. grecs NON UNIS. — Ledit de tolérance de Joseph II

II. lait pas applicable aux : i ei 9 i ul lieues et roumains lies provinces orientale, de l'empire; avant son annexion en 1771, la Bukovine dépendait de la Moldavie et la

n i ion grecque \ étail dominante; il > eut donc poulies habitants de cette province i transition quelque

AUTRICHE ÉTAT RELIGIEUX DE V

peu brutale; il fui b< ulemenl régi que dam li a localité où les grecs non unis seraient en majorité on pourrait les autoriser à pratiquer leur religion, mais sans culte public. Le premier édil de tolérance qui 1rs („,,<•, ,,„• esl du 14 juin 1835 leur église est reconnue, mais seulemi ni comme commun - llemenl tolérée,

par les d< - isions ministérielles des 26 et 2'.t novembre 1864; on leur donne di a lors le nom de gréa subslitm ., la formule blessantede grecs schismatii

Lea ' l(" sont nommés par l'empen ur

el le clergé participe aux obligations comme aux avan- • de la loi dite interconfessionnelle de 1874 l es règles particulières aux grecs orientaux ont été codifiées dans I ordonnance du 21 août 1884. Il \ a, depuis 1870 un fonds de religion spécial, en Bukovine, pourlesorientaux. La communauté arménienne non unie existant à Suczava en Galicie est reconnue depuis 1783,

in. protestants. - l« Luthéi-iens et calvinistes. - Les protestants luthériens (officiellement de la contession d'Augsbourg) et calvinistes (officiellement de la contession helvétique) ont été admis au bénéfice de la tolérance par la patente de Joseph II en date du 13 octobre -1 781 ; ces deux églises ont été pourvues de tous les droits des cultes reconnus par le décret du 8 avril 1861.

l'n règlement ecclésiastique spécial aux protestants a ete publié le 9 décembre 1891 et se compose de 165 articles, répartis en 8 titres, plus un préambule. La hiérarchie des communautés se compose de quatre d, les paroisses, les seniorats, les surintendances et l'église >'ii général; les pasteurs, dovens et surintendants ont le gouvernement de chacune de ces unités avec le concours des conseils de paroisse, de senior.,! et de surintendance et sous le contrôle de l'assemblée générale. L'église a à sa tête un Oberkirchenrath, conseiller supérieur de l'Eglise, qui la représente auprès du gouvernement, mais qui n'a pas de fonction active.

Voici l'énumération des titres du règlement : 1. Paroisses : le pasteur; élection des pasteurs,- le conseil presbytéral, les députés paroissiaux, l'assemblée paroissiale, — élections du presbytère et «les députés paroissiaux. 2. Doyennés [Senioralsgemeinde); le senior, le comité de doyenné, l'assemblée décanale. 3. Surintendances : le surintendant, le comité et l'assemblée générale de la surintendance. 4. L'église : V Oberkirchenrath, le synode général et le comité synodal. 5. Questions d enseignement. 6. Pouvoir disciplinaire. 7. Biens ecclésiastiques. 8. Subventions gouvernementales.

Ce règlement, qui assure une existence officielle au protestantisme autrichien, pourvoit aussi à ce qu'à tous les degrés le contrôle du gouvernement s'exerce assez étroitement pourque ton!- manifestation jugée inoppor- ' tune soit réprimée avant même d'avoir pu se produire. 2° Autres communautés reconnues ou non. — 1. Les vieux-catholiques ont été reconnus par ordonnai!. 18 octobre 1877. - 2. Les frères moraves [Retrnhûtter pu Bruderkirche) par ordonnance du 30 mars 18E 3. L'Eglise anglicane a été autorisée à ouvrir des chap à Vienne pour l'ambassade il.". marsl875)et dansdivi villes d'eaux fréquentées par les Anglais. — 4. Les mennonites (secte anabaptiste) existent en fait en Galicie et jouissent de la tolérance sans que leur situation I soit très claire.

-)" Contraire, en vertu de diverses ordonnances ,1, 1851, 1858 et 1860, sont prohibées diverses sectes religieuses : de la Nouvelle-Jérusalem (swedenborgiens zaréens, frères de Saint-Jean, amis de la lumière, catholiques-allemands, chrétiens libres, etc.

IV, Kl A I//S1/;:. — Il n'y a aucune mesure légale concernant l'islamisme. Cependant quand de- bataillons bosniaques, recrutés parmi les mahométans, ont tenu garnison ■ ri Auti iche, à Vienne en particulier, des mesures ont ete prises pour leur assurer la libre pratique de leur culte, i- ISttAÊLITBS. — Pendant longtemps 1 s israélites

ont joui d'une situation particulière, qui était une de nombreuses vexation* d ins certaines provim 1ère plu- social que religieux; en fait, la loi fondamentale qui reconnaît et règle la situation des israéli de la religion juive date du 21 mais (890.

Nota. - Les dispositions interconfessionnelles introduites dans la législation autrichienne en ; 1881, 1884 el 1805 sont relatives a divers points.

1. instruction religieuse est obligatoire pour tous II fants. ;, | exception de eux dont les pai

• formellement sans religion au moment de la ■ sance de l enfant. Cette instruction doit éti dans la religion de l'enfant, telle quelle résulte d acte de baptême. Tout changement de religion d'en de 7 à 1 1 ans est défondu.

L'adulte ne peut changer de religion sans faire une déclaration de changement au district. Les enfants . de mariage mixte suivent, les garçons la religion du père, et les filles de la mère, sauf stipulation contraire entre les futurs époux.

Les cimetières communaux sont mixtes loi de 1- III. Divisions ecclésiastiques. - /. église catholique. — 1" Origine des diocèses autrichiens. -

hsation des pays qui forment aujourd'hui l'Autriche a commencé par le littoral de l'Adriatique.

Sans parler de la prétention des habitants de l'ile de Meleda, qui veulent que ce soit dans leur pavs et non à Malte que se serait arrêté saint Paul. Spa)ato"se ré. int Tite, disciple de saint Paul, et en tout cas evêché, devenu métropole en 650, remonte à la plus haute antiquité. Zara date au moins de 381. Au vi« siècle apparaissent les diocèses de Raguse, Makarska, Art*, dans les iles de «Juarnero, Risano, dans le sud. Au vin« siècle, Traù (715), au i\\ Cattar Noua (879), au x«, Veglia (998), puis Scardo: Lésina (1147), Sebenico (1298) et Curzola 1301 quinze sièges, six subsistent seulement; - ont

été supprimés pour la plupart en 1828, par la bulle Locuwi sancti Pétri, mais étaient vacants depuis poque des guerres napoléoniennes.

Au nord de l'Adriatique, les sièges de Pola. Parenzo el rrieste datent des premières années du \ Goritz est de fondation récente i!7ôl) mais se rattache a l'église plus ancienne de Gradiska.

Pans la partie continentale on trouve, dès 381. é

I rente et à .Emona. Ce dernier disparut et ne fut remplacé qu'au xv siècle par celui de Lai! Salzbourg fut fondé- par saint Hupert en 536, par saintCassien en 591. et ce fut tout jusqu'au xi'sii Al.is Se fondent successivement Gurk " S . Lju 1218 . Lu tnl [1228 et Laibach (1462 . Lors de l'évangélisation des provinces septentrion : trois évèchés furent établis à Olmutz en 960 i n 973 et Cracovie en 980.

l.a Galicie fut dotée en 1375 des deux s Przemysl et II. die/, ce dernier transféi en 1112. Deux siècles après, des dioci • étaient institués dans les mêmes \i:.

Au x\ siècle, Vienne devint la résidence d'un éréqr» ainsi que Wiener-Neustadl : mais ce dernier sii . disparaître, tandis que Vienne deviendrait métropole de l'Autriche en 1 .22.

Au xvii' sieele. Prague est aussi transformée en ar. véché. avec deux sullraganls à Leitmentz et Ku Au xviii sieele. l'empereur Joseph établit e veaux sièges, Sankt-Polten et Linz en Autriche, bu. lu

''" Bohé Léoben (supprimé depuis) .n Styrie et

Tarnow pour la Galicie septentrionale et la I nouvellement acquise fut rattachée au siège de Stanislau. L'évéché arménien de Lemberg date de 1535 ou plus exactement de 1630 lors de l'union définitive d auparavant schismiliques. Voir col. It'IO.

AUTRICHE (ÉTAT RELIGIEUX DE L'

2» Etat actuel.

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