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APÔTRES
mettre lei péchés, Joa , n, W ■
,l,i,i. nt instruiti et formée par le Maître, ti
comme sesamis de choii el nvo *v, 15, 10;
comme ses frères, Joa., sx, I7;en corpt qu ils jonl investis de leur mission définitive, Matth., xxtoi, 18 20, el qu'ils doivent attendre la venue do !'' M'" |,s
armera témoins de Jésus. Act.i, \. Le I vains „„ ,, - suppoa i ridemment la même vérité. Api. s leur élection solennelle, on les appelle - les doua 6«JSe*ot. Matth., x. l;xi,1 «, 17, 84; Marc., m, 14; rv, 10;vi,7; Luc, toi, l; in. 1,18; Joa., n, 67. Apres la défection et la mort de Judas, un .lit « les onze », Matth., xxvii] 7; Marc, xvi, 14; Luc, xxiv. 33; mais Jean parle encore , des douze -, xx. 24. Si parfois il est qui d'autres mêlés à eux, ils sont soigneusement distint Luc xxiv. 9, 33; Art., i, 13, 14 (exception plutôt apparente dans Marc., xvi, 12, et peut-être dans Joa., xxi. 2; noter que Jean dans son Évangile no dit jamais apôtres, mais disciples). Le plus expressif à cet .'yard est l'élection de Mathias on place de Judas. Voici connu. 'lit saint Pierre la propose : « 11 faut donc parmi ceux qui n'ont cessé d'être avec nous tout le temps que le Seigneur Jésus a conversé au milieu de nous, depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où il nous a quittés pour le ciel, que l'un deux devienne avec nous témoin de sa résurrection. » Joseph et Mathias sont proposés. L'assemblée se met en prière : « Vous, Seigneur,... montrez qui de ces deux vous avez choisi pour remplir ce ministère et cet apos'tolat dont Judas est déchu. » On tire au suit, le sort tombe sur Mathias, et « il fut élu pour être joint aux onze apôtres ». Act., I, 21-26. L'élection miraculeuse de Paul et celle de Barnabe ne sauraient fane difficulté; car leur action est concertée avec les apùtres, autant que celle des apôtres entre eux; et ils reçoivent même, sembte-t-il, une sorte d'ordination par l'imposition des mains avant de partir pour l'œuvre où Dieu les appelle. Gai., i, 1, H, 15-19; n, 1-10; Act., ix, 26-28; xi, "2-2-30; xin, 2, 3; xv, passim.
Ce qui manifeste encore mieux, selon le mot de saint Cyprien, De unitate Ecclesiœ, i, P. L., t. iv, col. 512- 516, l'unité du corps apostolique, c'est la place qui est faite à Pierre par Jésus; c'est le rôle que nous lui voyons dans les Actes et jusque dans cette Kpitre aux Calâtes où Paul se vante de lui avoir résisté en fai primauté de Pierre sera démontrée ailleurs; contentonsnous pour le moment de constater que les apôtres font groupe autour de lui, et que les paroles de Notre-Seigneur : « Sur cette pierre je bâtirai mon Eglise; confirme tes frères ; pais mes agneaux, pais mes brebis, » si elles signifient quelque chose, doivent nous faire entendre au moinsque les apôtres feront un avec Pierre et autour de lui. S'ils sont, eux aussi, fondements de l'Église; s'ils sont, eux aussi, pasteurs : ils ne sauraient l'être chacun a part et indépendamment les uns des autres ; sans cela OÙ serait le troupeau un que doit paître saint Pierre, nu l'édifice unique dont Pierre doit être le fondement? Si, d'autre part, tout nous indique que les apôtres, comme tels, doivent être (Vaux entre eux, — exception faite pour saint Pierre, qui a pour lui des titres si spéciaux, - n'est-il pas évident que c'est dan- et parla subordination à Pierre qu'ils formeront entre eux cette unité corporative -ans laquelle il n'y a plus d'église, puisqu'il n'\ a plus une Eglise f
\\ . Mission di - u»ôtres. - C'est une mission : 1° pour enseigner; -2" pour gouverner; 3« pour sanctifier; donc : fco [„,ur fonder la société religieuse voulue par Jésus, l'Église; donc : 5° une mission divine.
t. Mission d'enseigner. — Les textes nous montrent avant tout la mission des apôtres comme une mission pour prêcher Jésus et sa doctrine; ils apparaissent tout
d'abord comme les ministres de la parole La prédication est dana l'idée même d'apostolat. Marc semble déjà l'indiquer, m, li. la mission d'essai, prélude el figure
une mission pour pn
le pouvoir miraculeux sur les d< m
oir pour but principal il prédication. La cond
notamment après la et pour ceux qui i don, nt 1 1 Joa.. xmi. -2D, cf. Joa.. xvi, 13, U, manifestent ,-n mieux l'intention divine. Après la i
sont plus clairs • n moins •• dit Jésus à ses apôtn s. Luc. x Act., i, H. Enfin, il les envoie solennellemei et enseigner. Matth., xxvm, 18 sq.; Marc, xvi, 15 i témoin de la résui que Math: ■
, comme apôtre, Act., i, 2-2: el nit lui-même la mission de Paul comme m î pour porter son nom devant les natioi les fils d'Israël • , Act.,ix, 15; bref la miesl toujours présentée comme une prédicatioi Miv, xïjpuYua). Aussi les voyons-nous toujours prêchant ou préoccupés de prêcher, regardant comme leur gr affaire « le ministère de la parole . îiaxovta waYYé\iov, eûaneXt'Çeiv, et ils sont souvent nommés tes' ou évangélistes. Voir pour les textes Mara.xvi, - \ct iv 20; v. ',2; vi. 2-4; 1 Cor., î. 17: ix, 16; Rom 14-15; 11 Tim., î, 11; iv, 12: Gai., î, 8; Eph., iv, 11. etc. Mais que doivent enseigner les apôtres? Avant tout ils doivent enseigner Jésus, être s,- témoins et notamment les témoins de sa résurrection. Act.. 1,8, 11-12; urï-: ■ x. 39-42; xin. 30; xvn. 31; I Joa.. î. 1-1' doi-
vent prêcher la foi en Jésus comme fondement nécessaire du salut, le montrer comme le médiateur unique entre Pieu et les hommes, Comme l'envoyé de Pieu | nous ouvrir le chemin du ciel en fondant une religion, un culte en esprit et en vérité. Cf. Act.. IV, 12 xni, 38; xv, Il ; Rom., Gai., passim; 1 Tim., i, 15, etc. Ils doivent enfin promulguer la loi nouvelle et pr. toute la doctrine que Jésus leur a confiée par lui-n ou par le Saint-Esprit Matth.. xxvm, 20; Gai. Col., il. 8; I Tim.. vi, 20; II Tim.. Il, 2, etc. L enseignent donc une doctrine bien précise, un en- - 1,1e de vérités. Quelle était cette doctrine dan- le d» quelles Ces ventes, il faut le chercher dans ! dans les Actes, dans les Êpitres; tout l'ens l'Église est déjà dans l'enseignement di - "on
-t, uiatisé, non pas développé, mais dans son fond et comme en germe.
Et ce qu'ils enseignent, les apôtn jn«" r,voc
autorité, au nom de Pieu, garantissant d'ailleurs leur mission et leur enseignement par leurs miracles chose est Si évidente que quelques exemples suffit « Tout pouvoir m'a été donné... Allez donc et enseignez. » Matth., xxvm. I8sq. i Qui ne vous croira sera condamné, i Marc. xm. lo. Voila la mission autorisée Vussi les apôtres demandent-ils la soumission de l'esprit, Rom., 1, 5; xv. 19; H Cor., x. 5, 6; .1s donnent leur parole comme la parole de Pieu, 1 1 h. -- .. u. ISj 11 Cor V, 20; ils menacent et punissent Ceux qui repoussent leur enseignement 11 Thess., i, 8; Il I cf Cal î >.». Bref ils enseignent comme les envoy Jésus, accrédités par lui. et parlant en son nom. 11 Cor., v 18-80 \u-si les miracles confirment-ils partout leur enseignement. Marc., m, 20; Act, passim; 1 l Br.,n,l-5; rv, 20: 1 The-.. I, 5; H Cor., xu. 12. etc.
Les textes qui précèdent nous montrent déjà cette autorité des apôtres comme une autorité infaillible. Celui-là seul, en effet, peut exiger la foi absolue, sur si seule parole, qui est infaillible. C'est du I |U in-
dique asseï la promesse de Ji ' P;>r
eux a SOU Église, d'être avec eux jusqu'à la Un d< -
des Matth sxtoi,80; de leur envoyer son esprit de vérité 'pour les instruire et pour les assister dans leui diction. Je.,.. x,v. 16, 17, 86; xv. 86, «7; de les confir-
APOTRES
mer dans la foi par la foi indéfectible de Pierre. Luc., xxn, 32, etc. Et comment l'Église bâtie par les apôtres serait-elle la colonne et le soutien delà vérité, I Tim., m, 15, si ses fondateurs n'étaient infaillibles? Autrement tout écart de la doctrine apostolique serait-il un naufrage dans la foi, un blasphème, une liérésie, une résistance à la vérité cligne d'anatbème, etc. I Tim., I, 19, 20; cf. VI, 20, 21; II Tim., il, 1, li-19, 25; Gai., i, 8, etc. Inutile de multiplier les textes. L'infaillibilité des apôtres est évidente d'après leur mission même; il ne saurait y avoir de doute que pour certaines questions accessoires (limites de celte infaillibilité, part qu'y avait chaque apôtre, etc.), qui auront bientôt leur tour.
2. Mission de gouverner. — La mission des apôtres n'est pas une simple mission d'enseigner, ni leur pouvoir un simple pouvoir de magistère. Jésus les charge encore de gouverner les fidèles qu'ils auront convertis, il leur donne autorité dans la société' que leur prédication va fonder. Les textes, en effet, montrent à l'évidence que Jésus a voulu fonder une religion sous forme sociale, faire de son Église une société ; et il apparaît du même coup que cette société doit être hiérarchique et que les apôtres en seront les chefs. La question sera traitée plus au long au mot Église, ici quelques indications suffiront. Qu'est-ce que le pouvoir des clefs promis à Pierre, Matth., xvi, 19, sinon un pouvoir de juridiction? Qu'est-ce que cette Église qu'il faut écouter sous peine d'excommunication, sinon une autorité sociale, et qu'est-ce que le pouvoir donné aux apôtres de lier et de délier au ciel en liant et déliant sur terre, Matth., xvni, 17, 18, sinon un pouvoir de gouverner, de faire des lois, d'obliger? Qu'estce que le pouvoir de paître les agneaux et les brebis confié à Pierre, Joa., xxi, 15-17; confié aux apôtres et à leurs vicaires ou successeurs (sous la dépendance de Pierre et en union avec lui), sinon toujours un pouvoir de juridiction? Eph., iv, 11; cf. I Cor.,xn, 28; I Pet., v, 2; Act., xx, 28.
En fait, nous les voyons gouverner, légiférer, commander, punir, tout cela en vertu de leur mission, au nom de Dieu, Act., xv, 28; cf. xvi, i; I Cor., xi, 2, 3i; v,3sq.; II Cor., xin, 2, 10, etc. Ce pouvoir qu'ils ont pour euxmêmes, ils le communiquent aux autres. Épîtres pastorales, passim; Act., xx, 28. Timothée gouverne à Éphèse, Tite en Crète, les successeurs de Pierre à Rome, les « anges des Eglises » en Asie; bientôt on a partout des évéques monarques se réclamant des apôtres. Voir Apoc, h et m; la lettre de Clément aux Corinthiens, c. xlii, Funk, 1. 1, p. 112; celles de saint Ignace, passim ; Irénée, 1. III, c. m, n. 1, P. G., t. vu, col. 8i8; Tertullien, Prsescript., passim, etc. Cf. Pesch, n. 316, 3't't-355.
3. Mission de sanctifier. — Avec le pouvoir de juridiction, les apôtres ont reçu de Notre-Seigneur le pouvoir d'ordre, ou pouvoir de sanctifier en conférant les sacrements. Luc, xxn, 19, 20; Joa., xx, 22, 23. Aussi les voyons-nous baptiser, consacrer, ordonner, etc. Act., n, 3, U;Rom., vi, 3; Cal., ni, 27 ; Eph., v, 25 sq. ; Act., vin, 17; xix, 6; TH., i, (5; I Cor., x, 10; cf. xi, 23sq., etc.
4. Mission de fonder l'Église. — Telle est donc en résumé la mission des apôtres : prêcher, gouverner, sanctifier. C'est la mission même du Christ qu'ils doivent continuer, c'est son œuvre qu'ils doivent faire. En d'autres termes, ils sont ses vicaires et ses continuateurs pour jeter les fondements de l'Église, dont il est lui-même la
ni, lire et dont il leur a tracé le plan. Aussi --.uni Paul nous montre-t-il les premiers fidèles bâtis sur I fondement des apôtres et des prophètes », Eph., n, -'<». e| c'esl a eux que conviennent avant tout les paroles ■ le l'Épitre aux Ephésiens (quel que soit d'ailleurs le sens précis des mots) : /■.'/ ipse dédit quosdam guider)} apostolos, quosdam autem prophetas,alios vero evangelistas, autem pastores ri doclores ad consummationeni tan* loi m,! m opus ministeriijin sedifteationem corporis Ghrisli : dunec occurramus omnes in imitaient fidei et
agniiionis flii Dei, in viram perfectum , in mensuram œlatis plenitudinis Chrisli, etc. Eph., iv, 11 sq. La vision de Jean dit la même chose en deux mots : « Et le mur de la cité avait douze fondements, et sur les douze fondements les noms des douze apôtres de l'Agneau. » Apoc, xxi, 14.
5. C'est une mission divine. — Ce n'est pas ici le lieu de faire la démonstration chrétienne. Rappelons seulement ce que disent à ce sujet les apologistes. L'idée même d'une telle mission, disent-ils, est divine; plus divine encore, si l'on peut dire, l'idée de la confier à de tels hommes. Jésus a voulu sérieusement faire l'unité des intelligences et des volontés dans une immense société religieuse, qui n'aurait d'autres limites que celles de l'humanité; il a voulu que le règne de Dieu ici-bas se réalisât dans un royaume qui fût sur terre sans être de la terre, qui fondit en une toutes les nations sans détruire aucune nation, qui fut à la fois, et d'une façon ineffable, humaine et divine : humaine sans rabaisser le divin, et divine sans rien ôter au libre jeu des forces humaines. Il a voulu cela. Et il a voulu que ce plan fût réalisé par les pêcheurs de Galilée et par l'artisan Saul de Tarse. Et cela s'est fait. Voilà des choses où les Pères, les apologistes, les chrétiens n'ont cessé de voir le doigt ! de Dieu. N'ont-ils pas raison?
V. Prérogatives des apôtres. — Les apôtres, comme fondateurs de l'Eglise et comme premiers prédicateurs de l'Évangile, comme envoyés immédiats de Jésus et comme enrichis des prémices du Saint-Esprit, ont eu certaines prérogatives spéciales qui leur étaient personnelles comme apôtres, et ne devaient pas passer à leurs successeurs. Ces prérogatives peuvent s'appeler apostoliques pour les distinguer des prérogatives épiscopales qu'ils devaient transmettre aux évéques qu'ils ordonnaient. Les premières étaient pour un temps, les autres pour toute la durée de l'Eglise. Or la question des prérogatives apostoliques des apôtres est beaucoup moins claire que celle de leurs prérogatives épiscopales. Les textes manquent à peu près complètement, et les théologiens procèdent surtout par inductions et déductions, lesquelles ont souvent quelque chose d'un peu vague ou de conjectural. Nous dégagerons trois de ces prérogatives, trois qu'on peut regarder comme certaines : 1° la confirmation en grâce; 2° l'infaillibilité personnelle; 3° la juridiction universelle et de pleins pouvoirs.
i. La confirmation en grâce. — Un premier privilège touche à l'ordre de la grâce sanctifiante plutôt qu'à celui des grâces gratuites, et regarde directement plutôt leur bien personnel que le bien de l'Église. C'est la confirmation en grâce. Les théologiens s'accordent à reconnaître que les apôtres, après avoir reçu le Saint -Esprit à la Pentecôte, étaient si investis de ce divin Espril que pratiquement ils ne pouvaient plus commettre de péché mortel; on étend même le privilège au péché véniel pleinement délibéré. Je ne pense pas qu'on puisse prouver la chose par des textes directs et péremptoires (sinon peut-être pour saint Paul); mais des convenances multiples, appuyant certains indices positifs, permettent de la conclure en toute sécurité. La prière de Jésus, les magnifiques promesses qu'il leur fait (le l'opération du Saint-Esprit en eux, l'assurance qu'il a de trouver en eux de dignes témoins, les lumières et la force dont nous les voyons « baptisés » à la Pentecôte, le peu que nous savons par les Actes de la transformation totale opérée en eux par le Saint-Esprit, l'action continuelle du Saint-Esprit en eux : voila les indices. Voici les convenances: leur place éminente dans l'Église donl un des caractères esl la sainteté, leur rôle de lumière du monde et de sel de la terre, la grâce des prémices avec son efficacité' spéciale, la nécessité pratique de leur ministère. <à's raisons, et autres du même genre, nous obligent a leur attribuer la confirmation en grâce, et il : ut la pensée traditionnelle de l'Eglise;