ArPI.TITinASCIBI.EET CONCUPISCIBLE. — /• DOCTRINE
pbilosopbiqi E.— l°L'appétitsensitifsesubdiviseendeux espèces de puissances, selon qu'il consiste à tendre simplement vers le bien sensible que lui présente la connaissance sensible et à fuir le mal opposé, ou a résistera ce qui s'oppose à la possession de ce bien et tend à taire prévaloir le mal contraire. S. Thomas, Su,, t. theol., I«, q. xxiii, a. 2. Ce deuxième objet, le bien difficile à conquérir, est irréductible au premier, le bien simplement délectable, et est la source par suite d'un mouvement différent de l'appétit sensitif. Défait les deuxtendam contrarient constamment. La difficulté qui s'oppose à la jouissance du bien sensible légitime donc la division de l'appétit sensitif en deux appétits, et cette division est Lien une division de puissance à puissance, si tant est que l'une paraisse ordonnée à recevoir ce qui délecte et l'autre à agir contre les contrariétés qui l'empêchent de jouir. Agir et recevoir, c'est un principe général, appartiennent, en effet, à des puissances différentes. S. Thomas, De vent., q. xxv, a. 2; Sum. theol., 1», q. i.xxxi, a. 2; la II*,q. xxni, a. 1, incorp.etad3um. La puissance appétitive qui poursuit le bien sensible a reçu le nom de concupiscible. La puissance quia pour objet le bien sensible ardu est l'irascible.
2" Le concupiscible opère moyennant six mouvements appétitifs, dits passions, qui, selon saint Thomas, se suivent en s'opposant dans l'ordre suivant: l'amour et la haine, le désir et la répulsion, la joie et la tristesse. L'irascible de son côté' se manifeste par l'espoir et la désespérance, la crainte et l'audace, et par la colère. Voir Passion.
:\" Bien que cette division du concupiscible et de 1 irascible appartienne en propre a l'appétit sensitif, elle trouve par analogie son visage pour l'interprétation des mouvements de l'appétit rationnel, sans y introduire d'ailleurs une division de puissance a puissance, à cuis,. ,1,. 1 universalité de l'objet de la raison qui embrasse les différences des êtres! v compris celle du facile et de l'ardu, dans une même intuition; sans introduire non plus de mouvements passionnels proprement .lits. De verit., q. XXV. a. :t. C'est de celte manière que l'appétit surnaturel des biens éternels, appetitus quidam boni repromissi, qui estavec le jugement naturel de crédibilité le motif du jugement surnaturel de crédentité, qui précède la foi divine, Dr verit. q. xiv.a. 2. ad lit"'". est rapporté à l'amour de
concupiscence ainsi que la charité. : de la même manière la vertu théologique d'espérance est mise dans l'irascible. De uerit.,q. sxv, a. 3, ad >m.