L. Pktit
ARENDT Guillaume Amédée-Auguste, né à Berlin
le 25 mai 1808, \ lit ses premières études. Il y fut en-
pour la • la philosophie el la littérature
ancienne, l'élève de Schleier mâcher, de Hegel et de
In 1830, il obtenait à l'université' de Bonn, la
licence en théologie. Il avait présenté pour l'obtention
de ce grade, deux dissertations latines dont voici les
titres : De Theodoro .1 nagnosta : Justinut martyr cohor-
;■■ scriptis ejus adnumera-
tur, non est auctor.
L'année suivante, il enseignait comme privat-docent à la faculté de théologie protestante de Bonn. Son cours avait pour objet l'histoire de la Réforme. Mais à peine l'avait-il commencé depuis quelques mois que ses études, ainsi qu'il l'a raconté lui-même, lui ouvrirent les yeux sur la valeur de cette soi-disant Réforme. Malgré de nombreux obstacles matériels, dès le 2 janvier 1832, il abjurait le protestantisme et était reçu dans le sein de l'Église catholique. Il publia bientôt sur les motifs de sa conversion un mémoire remarquable par l'accent de foi éclairée et de sincérité désintéressée qui y domine. Son ouvrage capital Léo der Grosse and seine Zeil, in-8°, fut écrit vers la même époque et parut à Mayence en 1835.
Cependant Arendt venait d'être appelé à occuper une chaire à l'université que les évêques belges fondaient à Louvain. Il eut l'honneur d'y figurer parmi les ouvriers de la première heure et l'honneur plus grand d'y prendre rang et d'y rester jusqu'à la fin parmi les plus laborieux. 11 joignait à une grande activité une rare faci lit '> d'assimilation et une étonnante variété de connaissances acquises. Chargé à peu près en même temps des cours d'archéologie — dénomination qui comprenait alors une partie notable de l'histoire des institutions et des mœurs des peuples anciens — d'introduction aux langues orientales, d'antiquités romaines et d'antiquités grecques, et, plus tard, du cours d'/iistoire politique moderne, il fut toujours à la hauteur de ces différentes tâches. Il mourut à Spire le 22 août 1865. Il était, depuis 1847, membre correspondant, et, depuis 1855, membre effectif de l'Académie royale de Belgique.
Comme résumés partiels de son enseignement, Arendt a laissé un Discours d'ouverture du cours d'antiquités romaines, in-8°, Louvain, 1835; un Précis du cours d'antiquités romaines, in-12, Louvain, 1850, et surtout son Manuel d'antiquités romaines, in-8°, Louvain, 1837. Il se signala aussi comme publiciste politique à l'occasion des difficultés alors pendantes entre la Belgique et l'Allemagne. Dans cet ordre d'idées, il fit paraître, tant en allemand qu'en français, plusieurs brochures qui eurent un légitime retentissement : Belgisclie Zustànde, in-80, Mayence, 1837; traduit : De l'état actuel de la Belgique, in-18, Bruxelles, 1838; — Die Interessen Deutschlands in der belgischen Frage, mit Documenten, in-8", Bruxelles, 1839; traduit : Des intérêts de l'Allemagne dans la question belge, in-8°, Bruxelles, 1839; — Essai sur la neutralité de la Belgique, considérée principalement au point de vue du droit public, in-8°, Louvain, 1845; — Das Kônigthum in Belgien, in-8°, Bruxelles, 1856; traduit : La Royauté en Belgique, in-8', ibid. On trouve aussi des articles et des mémoires de ce travailleur fécond dans le Katholik de Mayence (an. 1832), la Theolagische Quartalschrift (an. 1833), la Revue catholique de Louvain (an. 1860), le Slaatslcxikor, oder Encyclopédie der Staatswissenchaften,de Ch. Rotteck et Ch. Welcker, le Historiches Taschenbuch, de Fr. von Raumer, les Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux- arts de Belgique (an. 1848-1864).
F. Nève, Notice dans V Annuaire de l'Académie royale de Belgique, Bruxelles, 1806; F. Nève et Laforêt, Discours dans l'Annuaire de l'Université catholique, Louvain, 1800. p. 453. 477; Hurter, Nomenclator literarius, 2- édit., Inspruck, 1835, t. n, col. 1074.
J. For. CET.
ARENT Tobie, jésuite lithuanien, né à Rossel, le 10 juin 1646, admis dans la Compagnie le 14 mai IC62, enseigna dix-sept ans à Vilna la théologie polémique, fut recteur des collèges de Braunsberg, Varsovie et Vilna. préposé de la maison professe «le Vilna. el y mourut le B avril 1721. — Studium polemicwn peu doctrina catholica.... in S\ Vilna, 1716. 3 part ; Braunsberg, in-8», s. d. Estreicher rlii que cei ouvrage ■ été reproduit mot pour mot par Jean Zelechowski, trinitaire, sous sou
A.RENT ARGENTIS
le titre de ■ Scuii m fidei cal in-fol.,
Lemberg, 1749.
i,, Bai lésus, t i.
col. 580; t. vin. & I. Il
i SOHHl RVOGEL.
ARÉOPAGITE. Voir Denys l Ai.i opagite.
ARESI Paul, pé à Crémone en 1574, entre en 1.7. h clir/ les théatins; Qommé à l'évéché de Cortone en 1620, il Be démet de l'épiscopal en L644 et meurt en 1645. Philosophe, exégète, théologien, prédicateur, il a laissé des ouvrages sur des matières fort div» i Comme théologien il a composé : Disputatio de tratumutatione dquœ vino mixte vn s. muta sacrificio, in-*, Tortone, 1622; Anvers, 1028.
Ughelli, Italia narra, Venise, 1720. t. IV, p. 653; Ihirter, A'onvnclutor literarius, Inspruck, 1802, t. i, p. 446; Vigoureux, Dictionnaire de (« Bible, art. Aresi.