‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 4)Chapitre 208 sur 437 · PISTOIE (SYNODE DE). LA BULLE, SU II L'ÉTAT DE L'HOMME · texte numérisé non relu

PISTOIE (SYNODE DE). LA BULLE, SU II L'ÉTAT DE L'HOMME

que l'exige le plus grand bien de son Église (De l'ordre, § 25). Par là. il insinue que l'exercice des droits épiscopaux ne peut être empêché ou contenu par

aucune autorité supérieure, toutes les fois qu'un

évèque estimera, à son propre jugement, que eela est convenable au plus grand bien de son Église. Proposition qui conduit au schisme et à la destruction du gouvernement hiérarchique; proposition erronée.

6. Droit faussement attribue aux prêtres d'ordre inférieur, dans les décrets de foi et île discipline (propos. 9-11). — Propos. 9e. » La réforme des abus touchant la discipline ecclésiastique, dépend également de l'évêque et des curés, dans les synodes diocésains, et doit être également établie par eux: sans la liberté de décision, l'obéissance n'est pas due aux suggestions et aux ordres des évèques » (lettre de convocation au synode). Doctrine fausse, téméraire, qui lèse l'autorité épiscopale, renverse le gouvernement hiérarchique, favorise l'hérésie d'Aérius renouvelée par Calvin.

Propos. 10e. — Les curés et les autres prêtres, réunis en synode, prononcent avec l'évêque, comme juges de la foi; en même temps, on insinue que le jugement en matière de foi leur appartient jure proprio et par un droit reçu à l'ordination (lettre de convocation au synode, lettre de l'évêque aux vicaires forains, discours synodal, § 8 et sess. m«). Doctrine fausse, téméraire, subversive de l'ordre hiérarchique, destructive de la fermeté des définitions et jugements dogmatiques, au moins erronée.

Propos. 11e. - Dans l'ancienne discipline, qui remonte jusqu'aux apôtres et qui avait été conservée aux beaux temps de l'Église, il était reçu « que les décrets, ou les définitions, ou les sentences, même des plus grands sièges, n'étaient pas admis, avant d'avoir été examinés et approuvés par un synode diocésain » (discours synodal, § 8). Opinion fausse, téméraire, dérogeant dans sa généralité à l'obéissance due aux constitutions apostoliques et aux décisions émanées de l'autorité hiérarchique, supérieure et légitime, opinion favorisant le schisme et l'hérésie.

7. Calomnies contre quelques décisions en matière de foi prises ces derniers siècles. — Propos. 12e. — Les décisions en matière de foi, rendues dans ces derniers siècles, le synode les représente comme des décrets émanés d'une Église particulière ou d'un petit nombre de pasteurs, sans un appui suffisant d'autorité, propres à corrompre la pureté de la foi et à exciter des troubles, imposés par la violence et qui encore récemment ont fait des blessures (décret De la foi, § 12). Ces assertions, si on les prend dans leur rapprochement (complexité accepta;), sont fausses, captieuses, téméraires, scandaleuses, injurieuses pour les pontifes romains et pour l'Église; elles dérogent à l'obéissance due aux constitutions apostoliques; elles sont schimastiques, pernicieuses, et pour le moins erronées.

8. Sur la paix de Clément IX. - Propos. 13». - Une proposition relatée parmi les Actes du synode insinue que Clément IX rendit la paix à l'Église par l'approbation de la distinction du fait et du droit dans la souscription du formulaire prescrit par Alexandre VII i discours synodal, § 2, note). Cette proposition est fausse, téméraire, injurieuse pour Clément IX.

Propos. 14e. — En tant qu'elle approuve cette dis t'u ction, en comblant de louanges ceux qui la défendent et en blâmant ses adversaires, cette proposition est téméraire, pernicieuse, injurieuse pour les souverains pontifes; elle favorise le schisme et l'hérésie.

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