‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 4)Chapitre 245 sur 437 · III. LA TRANSMISSION DV « PLATONISME» AU MOYEN · texte numérisé non relu

III. LA TRANSMISSION DV « PLATONISME» AU MOYEN

âge i.t a la scolastique. — 1° En fait, il est souvent là, bien qu'ignoré et quoi qu'en disent les scolastiques eux-mêmes, qui discernaient mal entre les anciennes écoles; confusion excusable, car on ne connaissait guère alors les anciens que par des ouvrages éclectiques dont le premier souci, semble-t-il, était d'effacer les différences et de faire croire que la philosophie est partout une et essentiellement la même. Ce fut la tendance des Arabes, comme c'avait été toujours davantage celle du néoplatonisme hellénique. De plus, les fausses attributions étaient déconcertantes. La prétendue Théologie d' Aristote était une compilation de thèses plotiniennes et le Liber de causis passa d'abord pour un écrit péripatéticien.

Nos docteurs latins eurent de la peine à s'y retrouver. Albert le Grand, suivi par Ulrich de Strasbourg, fait de Platon le chef des stoïciens et saint Thomas, dans les débuts, était si peu fixé sur les caractères respectifs du platonisme et du péripatétisme que, dans le Commentaire sur les « Sentences », il oppose Denys à Basile et à Augustin comme un fidèle disciple d'Aristote : Dionysius... fere ubique sequilur Aristotelem, ut palet diligenler inspicienti libros ejus. In IIam, dist., XIV, a. 2. Dans le De malo, q. xvi, a. 1, ad 3um, l'erreur est corrigée : Dionysius qui in plurimis fuit sectator sententiœ platonicœ et le Commentaire sur les noms divins (au début) explique que Denys est obscur pour quatre causes, dont la seconde est qu'il parle le plus souvent comme les platoniciens et que les modernes comprennent difficilement ce langage. Mais le De unilale intellectus considère encore Plotin comme un des grands commentateurs d'Aristote.

2° Le platonisme a pénétré dans la philosophie scolastique : 1. D'abord par Platon, dont le haut Moyen Age connaît en partie le Timée (de 17 a à 53 c) dans la traduction de Cicéron et de Chalcidius. En général, on le comprend mal et on l'interprète de façon fantaisiste. Sur l'influence du Timée, à cette époque,

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