POLOGNE. L'ENSEIGNEMENT ECCLÉSIASTIQUE
Poloiiiiv imitas, qui a opéré la démarcation îles diocèses. Le rit gréco-russe, dont les tenants habitent le centre et l'est de la Petite-Pologne (ancienne Galicie) est resté sans changement avec une seule province ecclésiastique composée d'un seul archidiocèse et de deux diocèses. Le rit arménien est resté aussi sans changement avec l'archidiocèse de Lwôw.
Pour terminer notre aperçu, une question s'impose. Comment caractériser de façon générale les rapports juridiques de l'Église et de l'État en Pologne, comment les nommer'? Il faut exclure tout d'abord la séparation de l'Église d'avec l'État, fût-ce même sous sa forme la plus modérée, il faut de même écarter toute suprématie de l'État sur l'Église catholique ou de l'Église catholique sur l'État. La constitution polonaise, de même que le concordat polonais, rejettent définitivement ces systèmes. Reste donc le système de coopération de l'Église avec l'État, coopération fondée sur une reconnaissance réciproque de la souveraineté incombant à chacune des deux autorités dans sa sphère respective d'action, ainsi que sur une confiance mutuelle et une bienveillante entente en ce qui concerne les affaires mixtes. L'Église catholique, avec sa tradition de vingt siècles et l'État polonais, avec son organisation moderne, ont démontré à leur gloire, au profit de leurs sujets, comment les deux autorités suprêmes, ecclésiastique et laïque, peuvent s'unir de façon concrète et, côte à côte, se complétant et se prêtant mutuellement appui, tendre à réaliser l'idéal le plus haut de l'humanité.
W. Abraham, A'asrn konslitucja. Praca zbiorowa, Cracovie, 1 922 ; K. Blaszczynski, Kondordat i jego wykonanie, Po/.nan, 1928; Biuro Episkopatu Polskiego, Concordatum cum republica Polona 10, XI, 1925, an. inilum, brevissimo commentario auctum, Wloclavvek, 1925; St. Piekarski, H yznania reliqijnew Polsce, Varsovie, 1927; l-'r. Grubel, Die RechlshiQe der rômisch-katholixrhen Kirche in Polen nach drm Konkordat nom 10 Nov. 1925, Leipzig, 1930.
J. WlSLICKI.
II. L'enseignement et l'éducation ecclésiastiques. — 1° Les petits séminaires. — On a résolu de différentes manières la question des petits séminaires en Pologne. Dans les parties de la Pologne occupées autrefois par les Allemands et par les Autrichiens, on a établi des internats, c'est-à-dire des maisons d'éducation, dont les élèves fréquentent les lycées ou les gymnases. Dans le diocèse de Posnanie, il y a quatre maisons de cette sorte : Srem, Trzemeszno, Wegrôw, Ostrôw ; en Poméranie, il y en a deux: Pelplin, Swiecie; en Petite-Pologne, quatre : Lwôw (1840), Cracovie (1895), Przemysl (1902), Tarnôw (1901); en Silésie, une seule : Tarnowskie Gôry (1923). Dans la partie du pays occupée autrefois par les Russes, chaque évêque possède un gymnase avec un programme adapté aux besoins du séminaire supérieur (c'est-à-dire un collège du type classique ou bien linguistique). Ces gymnases comptent en général 8 classes; il est très rare qu'ils en aient moins, et alors ce ne sont que les classes supérieures. Les certificats délivrés par ces gymnases sont reconnus par l'État, mais pas tous au même degré. Ces gymnases ont été créés dans la période de 1923 à 1925, à l'exception de Wloclawek (1903) et de Plock (1916). Dans les autres diocèses, il n'y a des gymnases qu'à Pelplin et Lwôw du rit gréco-catholique, depuis 1919.
Les religieux ont des séminaires destinés à leur recrutement particulier. Parfois, ce sont des collèges avec des écoles de 5 ou 6 classes (il y a environ 20 écoles de ce genre); parfois ce sont des gymnases de 8 classes, par exemple les rédemptoristes à Torun ; les piaristes à Rakowice, non loin de Cracovie; les palotins à Wadowice, ou bien des lycées qui ne comprennent que les classes supérieures.
dict. de ihéol. catiiol.
Avant la Grande Guerre, il y avait à peine 13 petits séminaires, principalement dans les parties du pays occupées par les Russes et les Autrichiens. Ils comptaient environ 700 élèves. En 1931-1932, il y avait déjà 52 petits séminaires, dont 49 du rit latin et 3 du rit grec. Le nombre des élèves s'élève à 4 000 du rit latin et 400 du rit grec, avec 230 professeurs prêtres et 100 professeurs laïques.
2° Les grands séminaires. — Dans la partie du pays occupée autrefois par les Russes, les anciens diocèses possèdent leurs propres grands séminaires, qui sont en même temps des établissements d'éducation et d'étude. Les nouveaux diocèses créés après le concordat, sauf celui de Czestochowa, se sont conformés à ce régime. Les études durent six ans. Dans quelques maisons, les études sont plus courtes, soit parce que les séminaires sont encore dans la période d'organisation, soit parce qu'on a besoin de faire sortir plus vite les prêtres pour les nommer curés. Le même régime existe dans le diocèse de Poznan et dans celui de Gniezno, mais il y a une division des études (on fait la philosophie à Gniezno et la théologie à Poznan), et dans le diocèse de Chelmno en Poméranie.
3° Les facultés de théologie. — Dans la partie du pays occupée autrefois par les Autrichiens, les séminaristes des diocèses de Cracovie et de Lwôw étudient dans les universités de Cracovie et de Lwôw, et dans les instituts théologiques organisés sur le modèle des facultés universitaires, dans les diocèses de Tarnôw et de Przemysl; ils habitent des séminaires, dirigés par un recteur nommé par l'évêque. Ce régime a été admis aussi dans les nouveaux diocèses de Czestochowa et de Katowice. Ces deux diocèses ont construit à Cracovie (diocèse de Cracovie) leurs propres bâtiments en y installant leurs séminaires sous la dépendance directe des évêques respectifs de Katowice et de Czestochowa; les séminaristes étudient à la faculté de théologie de l'université, qui possède ainsi les étudiants de Cracovie, de Czestochowa et de Katowice.
Toutes les universités d'État en Pologne possèdent des facultés de théologie (Cracovie, Lwôw, Varsovie, Vilna), exception faite de l'université de Poznan. Toutefois, à Varsovie, à côté de la faculté de théologie à l'université (cursus major), il y a un séminaire (cursus minor). Il en est de même pour Lublin. A Vilna, au contraire, il y a à l'université un cursus minor outre le grand séminaire; les étudiants suivent donc les cours dans les deux institutions.
En 1918-1919,on a créé à Lublin, grâce à l'initiative de l'abbé I. Radziszewski et avec l'aide financière de M. Charles Jaroszynski, l'université libre catholique. A côté de la faculté de droit et de la faculté des lettres, il s'y trouve aussi une faculté de théologie et une faculté de droit canonique. Les deux facultés ecclésiastiques ont été créées comme instituts pontificaux et délivrent le titre de docteur. Ces diplômes sont reconnus par l'État.
Les professeurs des facultés, des séminaires et des instituts théologiques ont créé, en 1922, sur l'initiative du chanoine Borowski, une Fédération des instituts théologiques en Pologne. On y échange des vues sur des sujets concernant l'éducation et l'instruction du clergé, le développement des sciences ecclésiastiques, la manière de cultiver l'esprit sacerdotal et fraternel, l'aide à apporter aux instituts théologiques. La Fédération a organisé cinq congrès dont les comptes rendus ont été publiés avec les conférences et d'autres travaux encore.
4° Clergé régulier. — Outre les instituts théologiques pour le clergé séculier, il y a aussi en Pologne des instituts pour le clergé régulier, et notamment l'institut pour les prêtres missionnaires de Cracovie, depuis 1886 (le diplôme de cet institut donne, depuis 1910, les
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mêmes droits que. le diplôme des facultés d'État), pour les Pères jésuites, l'institut philosophique d j Cracovie, l'institut théologique de Lublin (Bobolanum); pour les dominicains, des maisons à Cracovie et à Lwôw, pour les rédemptoristes, à Tuchow.
Comme il y a beaucoup d'émigrés polonais dans plusieurs pays de l'Europe et de l'Amérique, le Saint- Siège a confié au primat de Pologne la tutelle religieuse de tous ces émigrés. Pour préparer le clergé à l'apostolat parmi les émigrés, le primat a créé, en 1932, avec le consentement du Saint-Siège, un séminaire spécial à Potulice et une congrégation de prêtres missionnaires. Ci-dessous, col. 2436.
A. Szymanski.
III. Les ordres religieux et les congrégations. — La vie monastique commença de très bonne heure en Pologne. Ce fut bientôt après l'établissement du christianisme. Pendant les siècles suivants, plusieurs ordres nouveaux vinrent s'établir sur la terre polonaise en y développant une activité plus ou moins féconde. Il ne manquait ni d'âmes héroïques, ni d'âmes saintes dans ces couvents, mais les partages de la Pologne ont porté à ces ordres un coup mortel. Dans la partie du pays occupée par les Russes, presque tous les couvents ont été supprimés; ceux qui y persistèrent encore n'existaient que dans des conditions difficiles, condamnés à s'éteindre, sauf pour le couvent des paulinistes à Czestochowa. Dans la partie du pays occupée par les Prussiens, le Kulturkampf parvint à supprimer complètement les quelques couvents qui y existaient encore. Les conditions étaient plus favorables au développement de la vie religieuse dans la partie du pays occupée par les Autrichiens. Beaucoup d'anciens ordres y furent conservés et leur nombre augmenta même sensiblement dans les dernières années du xixe siècle. La résurrection de la Pologne amena avec elle l'accroissement de la vie monastique dans tout le pays. Plusieurs couvents autrefois supprimés ont été rétablis et ont retrouvé, grâce à l'attitude bienveillante du gouvernement polonais, leurs anciens bâtiments. De nombreux ordres sont aussi venus s'établir en Pologne. De nouveaux ordres, et particulièrement de nouvelles congrégations, ont été créées sur la terre polonaise dans la période qui suivit les partages de la Pologne, et surtout dans celle qui suivit sa résurrection.
Les couvents les plus nombreux se trouvent aujourd'hui dans la partie du pays occupée autrefois par les Autrichiens, surtout dans sa partie occidentale. Quant aux autres parties du pays, occupées antérieurement par les Russes et les Prussiens, le nombre des couvents n'y est pas encore suffisant, malgré les fondations récentes. Dans les départements de l'Est, proches de la frontière soviétique, le manque de couvents est d'autant plus sensible que les paroisses y sont très grandes et les prêtres peu nombreux.
Dans ce qui suit, nous ne parlerons que des ordres et des congrégations avoués, laissant de côté ceux qui, dans la période des partages, ont été obligés de dissimuler leur caractère et ont pris le nom de congrégations cachées. Ces congrégations, très nombreuses, apparaissent en Pologne surtout dans les territoires occupés par les Russes, dans la deuxième partie du xixe siècle. Elles sont l'expression d'une foi vive, d'une dévotion profonde qui ne pouvaient pas trouver leur expansion. Ces congrégations étaient cachées en ce sens que, dans leurs rapports avec le gouvernement et devant la loi, elles ne revêtaient pas le caractère d'associations et que leurs membres ne différaient point extérieurement des autres personnes de leur classe sociale. Ces conditions de vie ont créé de grandes difficultés. Cependant, ces congrégations ont progressé malgré •toutes les difficultés qu'elles ont eu à vaincre. On a
fait récemment la revision des statuts de ces congrégations en les adaptant au Code général du droit canonique. Elles sont très nombreuses.
/. RIT latin. — 1° Les ordres et les congrégations d'hommes. — 1. Congrégations cléricales. — Les augustins arrivèrent en Pologne vers la fin du xme siècle. Ils possédaient dans ce pays environ trente maisons. Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une maison à Cracovie, avec sa filiale, la maison de Prokocim.
Les bénédictins arrivèrent en Pologne bientôt après l'établissement du christianisme. Les plus célèbres parmi leurs abbayes furent celles de Tyniec, Mogilno, Lublin, Lysa Gôra, Plock. Dans la période qui suivit les partages de la Pologne, les bénédictins ont perdu tous leurs couvents en Pologne. Depuis 1923, les bénédictins ont un prieuré à Lublin appartenant à la congrégation de Beuron.
Les frères mineurs. — En 1911, leurs couvents ont été divisés en deux provinces, l'une de l' Immaculée- Conception (les anciens bernardins) et l'autre de la Mère des Anges (les anciens réformés). Aujourd'hui, cet ordre compte en Pologne trois provinces : celle de l' Immaculée-Conception (23 couvents), celle de la Mère des Anges (19 couvents), et celle de la province de Grande-Pologne et Silésie (8 couvents).
Les cisterciens sont arrivés en Pologne au xne siècle. Ils y bâtirent une quantité de magnifiques églises. Les partages de la Pologne ont provoqué la ruine presque complète de cet ordre, si florissant autrefois. Aujourd'hui, il a encore deux maisons : un prieuré à Mogilno et une abbaye à Szczyrzec.
Les dominicains. — Peu après la mort de saint Dominique, les dominicains arrivèrent en Pologne, où ils développèrent une très féconde activité missionnaire, surtout dans les régions de l'Est. Au début du xvme siècle, ils possédaient en Pologne trois provinces (polonaise, russe, lithuanienne) et environ 170 maisons. Aujourd'hui ils n'en comptent que 16.
Les franciscains arrivèrent en Pologne en 1231 environ. Après la division de l'ordre, en 1517, en conventuels et en observantins, le nom de franciscains ne resta qu'aux premiers. Dans les dernières années qui précédèrent le partage, les franciscains comptaient dans le pays 3 provinces. Au xixe siècle, toutes les maisons des franciscains, dans les parties russe et prussienne, furent supprimées. Aujourd'hui, les franciscains comptent en Pologne 19 couvents.
Les jésuites arrivèrent en Pologne en 1565; au milieu du xvme siècle, ils possédaient un grand nombre de maisons divisées en quatre provinces. Aujourd'hui, ils en comptent deux : celle de Grande-Pologne et Maso vie comprend 8 maisons; le travail d'union des Églises (missions de l'Est) est fait par cette province. Celle de Petite-Pologne comprend 11 maisons en Pologne, la mission de Roumanie (4 maisons) et sept postes de mission en Rhodésie (Afrique australe).
Les camaldules. — Cet ordre se divise en trois groupes différents : les camaldules moines, les camaldules ermites et les camaldules de « Gôra Koronna ». L'ordre des camaldules développe son activité en Pologne depuis les premiers siècles de notre histoire. Cependant, à cause des malheurs qui ont atteint le pays, cet ordre ne possède plus qu'une maison à Bielany (près de Cracovie). maison qui appartient à la congrégation des camaldules de Gôra Koronna.
Les camiltiens (de saint Camille de Lellis) possèdent une seule maison à Tarnowskie-Gôry (Silésie).
Les chanoines réguliers (du Latran) possédaient autrefois trois abbayes avec plusieurs maisons. Il ne leur est resté qu'une maison à Cracovie, fondée en
Les capucins arrivèrent en Pologne aux temps du roi Jean Sobieski qui fonda leur couvent de Varsovie
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en 1681. Très nombreux autrefois, ils possèdent aujourd'hui deux provinces : celle de Cracovie (7 couvents) et celle de Varsovie (4 couvents). Les capucins ont beaucoup créé la vie religieuse cachée (les congrégations cachées), surtout en Pologne russe. Le foyer de ce mouvement était le couvent de NoweMiasto avec le R. P. Honoré Kuzminski.
Les carmes déchaussés développent leur activité en Pologne depuis 1605. Ils possédaient autrefois deux provinces (polonaise et lithuanienne) comptant en tout 29 couvents. Les partages du pays amenèrent avec eux la suppression presque totale de ceux-ci. Il n'en resta que deux. Aujourd'hui, les carmes déchaussés ont 6 maisons.
Les carmes chaussés arrivèrent en Pologne vers la fin du xive siècle. Dans les siècles suivants, cet ordre a pris un tel essor dans le pays, qu'on a été obligé de le diviser en 4 provinces. Après la chute de l'État polonais il ne resta qu'une seule maison. Aujourd'hui, les carmes comptent 9 maisons.
* L'ordre de Marie f Mariante) (l'astérisque signifie que la congrégation ou l'ordre a été fondé par des Polonais). — Il fut établi en Pologne par l'abbé Stanislas Papczynski en 1673. Les moines de cet ordre avaient pour but de prier pour les âmes du purgatoire et d'exercer une action missionnaire dans le peuple. Ils possédaient autrefois en Pologne 12 maisons et résidences. Après les partages, cet ordre fut supprimé. Il ne fut rétabli qu'en 1910, mais avec un statut différent qui lui assignait un champ d'action beaucoup plus vaste. Il possède aujourd'hui en Pologne 4 maisons. La principale se trouve à Rome.
* La congrégation de Saint-Michel- Archange ( M ichelici). — Cette congrégation, fondée par l'abbé Bronislaw Markiewicz pour le soin des garçons pauvres et particulièrement des orphelins, a obtenu l'approbation ecclésiastique en 1921. Ses maisons sont au nombre de sept.
La congrégation de la Mission (lazaristes) possède en Pologne 17 postes et, en outre, une maison polonaise en France, 3 en Roumanie, 1 en Chine, 6 aux États-Unis et 15 au Brésil.
Les missionnaires du Saint-Esprit et du Cœur-Immaculé de Marie possèdent en Pologne un collège, à Bydgoszcz.
Les missionnaires de la petite œuvre de la Providence possèdent, depuis 1924, une maison à Zdunska-Wola.
Les oblats de Marie-Immaculée (de Mgr de Mazenod, 1816) existent en Pologne depuis 1820; ils y possèdent 6 couvents. Des missionnaires de la province polonaise travaillent à Ceylan.
Les missionnaires de la Sainte-Famille, en Pologne depuis 1928, comptent 4 maisons.
Les missionnaires de la Salette, arrivés en Pologne en 1905, possèdent aujourd'hui 4 collèges.
Les missionnaires du Verbe-Divin, arrivés en Pologne en 1920, possèdent 3 collèges.
La congrégation de l'oratoire de Saint-Philippe (philippins) possède 4 maisons.
La congrégation des pallotins, arrivés en Pologne en 1908, y possède 6 maisons.
La congrégation de la Passion possède en Pologne une maison depuis 1923.
La congrégation de Saint-Paul (paulistes), arrivée en Pologne en 1382, possédait, avant le partage, 26 maisons; aujourd'hui, il n'en reste plus que trois, dont une à Czestochowa.
Les piaristes (patres Piarum scholarum) s'installèrent en Pologne en 1642. Après les partages, ils perdirent presque tous leurs collèges, sauf celui de Cracovie. Aujourd'hui, ils en possèdent 5.
Les rédemptoristes ont développé leur activité dans les années 1787-1808; installés à Varsovie, sous la
direction de saint Clément Ilofbaucr. Aujourd'hui, ils possèdent 5 maisons.
Les salésiens de don Bosco sont arrivés en Pologne en 1898; ils y dirigent un orphelinat, des écoles d'artisans, des lycées. Us possèdent en Pologne 30 maisons qui sont divisées depuis 1933 en trois provinces.
La congrégation du divin Sauveur (salvatoriens) existe en Pologne depuis 1 900. Elle y possède 4 collèges. Les prêtres du Sacré-Cœur (du P. Dehon, 1818) possèdent en Pologne une maison, depuis 1928, à Cracovie. *La congrégation de la résurrection de Jésus, fondée par Dieudonné Janski en 1842, eut d'abord pour but l'apostolat parmi les émigrés polonais. Aujourd'hui, elle porte le secours religieux, élève les enfants et exerce une activité missionnaire en Bulgarie parmi les schismatiques. Elle possède 6 maisons.
* La compagnie du Christ pour les émigrés (Socielas Christi pro emigrantibus), congrégation fondée par le primat de Pologne, le cardinal Hlond en 1932, a sa maison mère à Potulice.
2. Les congrégations laïques. — *Les frères albertins du tiers ordre de Saint-François-d' Assise (servants des pauvres). — Cette congrégation, fondée en 1888 par le frère Albert (Adam Chmielowski), a pour but de s'occuper des pauvres et des malades, de faire élever les enfants abandonnés, de leur apprendre un métier et d'envoyer les plus doués d'entre eux au lycée. Les albertins ont aujourd'hui 14 maisons.
Les frères de charité (boni fratres) arrivèrent en Pologne en 1609 et établirent aussitôt un grand nombre d'hôpitaux dans tout le pays. Après les partages, tous ces hôpitaux disparurent, excepté celui de Cracovie. Aujourd'hui, ils possèdent 8 hôpitaux.
Les frères des écoles chrétiennes (saint Jean de la Salle) ont été installés en Pologne à Lwôw, en 1903, par l'archevêque de cette ville, Mgr F. Bilczewski, pour instruire les enfants allemands dans des écoles catholiques. Ils sont au nombre de 27 et possèdent deux maisons (Czestochowa).
*Les frères missionnaires des frontières, de Saint- François-d' Assise. . — Cette congrégation fut établie en 1922 par Mgr Dubowski, évêque de Luck. Les frères dirigent des établissements pour les garçons qui y apprennent un métier. Ils entretiennent aussi des maisons de vieillards et d'incurables, ainsi que des hospices d'aliénés. Ils possèdent plusieurs maisons.
*Les frères du Sacré-Cœur de Jésus. — Cette congrégation existe depuis 1819. Elle a pour but de faire le service des églises et de soigner les malades. Elle possède trois maisons dans l'archidiocèse de Poznan.
Les frères hospitaliers de la conception immaculée de la sainte Vierge, arrivés en Pologne en 1928, possèdent une maison.
2° Les ordres et les congrégations de femmes. — *Les alberlines du tiers ordre de Saint-François. — Cette congrégation fut établie à Cracovie en 1900 par le P. Albert (Adam Chmielowski). Son but est de porter aux pauvres le secours moral et matériel; elle compte en Pologne 33 maisons, dont 7 à Cracovie.
*Les augustines. — Ordre basé sur la règle de saint Augustin, fondé à Cracovie en 1665 par le P. Mniszek, provincial des augustins. Il ne possède en Pologne qu'une seule maison, à Cracovie; il s'y trouve aussi un lycée de jeunes filles.
Les bénédictines arrivèrent en Pologne au xin" siècle. La plupart de leurs couvents furent supprimés après les partages. II reste 8 maisons.
Les bernardines. — Cet ordre existe en Pologne depuis 1646 et y possède 6 maisons.
La congrégation de Saint Charles Ilorromée. — La province polonaise qui fait partie de la congrégation de Trzebinia compte 62 maisons, presque toutes en Silésie.
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Les filles de la sainte vierge Marie du Bon-Secours, arrivées en Pologne en 1922, y possèdent 3 maisons.
Les filles de l'amour de Dieu, sont, arrivées à Craco vie en 1 886 ; la province polonaise de la congrégation possède actuellement 7 maisons.
* Les filles de la sainteYicrge des Sepl-Douleurs (les sœurs séraphites). — Cette congrégation fut fondée par Mère Marguerite Szewczykôwna en 1881, à Zakroc'zyn, avec le concours du P. Honoré Kuzminski, capucin. Le but de cette congrégation est de porter secours aux enfants abandonnés et surtout aux jeunes filles. Les sœurs dirigent des maisons d'enfants pauvres, des pensions de jeunes filles, des écoles supérieures et des ateliers ; elles s'occupent aussi des malades. La congrégation possède en Pologne 31 maisons, -surtout dans la Petite-Pologne.
Les dominicaines du deuxième ordre ont en Pologne deux maisons.
*Les dominicaines du tiers ordre. — Cette congrégation, fondée en 1861, à Wielowies, par la Mère Colonie Bialecka, dirige des orphelinats-écoles, des pensions; elle s'occupe aussi des malades et possède 27 maisons (dont une à Dantzig).
*La congrégation de Sainte-Elisabeth, établie en 1842 à Nissa, en Silésie, a pour but de soigner les malades et d'assister les pauvres. Elle a pris pour sa patronne sainte Elisabeth, princesse de Touring; elle possède en Pologne deux provinces : celle de Poznanie-Poméranie, avec 86 postes, celle du département de Katowice avec 12 postes.
*Les sœurs de Sainte-Elisabeth possèdent en Pologne une seule maison, fondée par la sœur Madeleine Glenkôwna, en 1754.
*Lcs féliciennes (c'est-à-dire la congrégation qui a pris pour patron saint Félix de Cantalice). — Cette congrégation fut fondée à Varsovie en 1855 par Marie Truszkowska, avec le concours du P. Honoré Kuzminski, capucin. Elle a pour but de secourir les enfants pauvres, les vieillards et les malades; 3 provinces : Cracovie (30 postes), Lwôw (21 postes), Varsovie (14 postes).
Les soeurs franciscaines du tiers ordre de Saint- François, servantes des malades. — Cette congrégation possède en Pologne une maison depuis 1869.
Les franciscaines missionnaires de Marie, arrivées en Pologne en 1922, y possèdent 2 maisons.
Les franciscaines du Saint-Sacrement, transplantées en Pologne en 1871, y ont aujourd'hui 3 couvents.
Les franciscaines de la pénitence et de l'amour chrétien soignent les malades, s'occupent des maisons d'enfants et des orphelinats, dirigent les écoles ménagères. Arrivées dans le diocèse de Chelm, en 1865, elles possèdent 2 maisons.
*Les franciscaines de la famille de Marie. — Cette congrégation a été fondée en 1854, à Pétersbourg, par l'abbé Felinski, futur archevêque de Varsovie. Le but de cette congrégation était l'éducation des enfants dans les écoles primaires et dans les maisons d'enfants, le travail dans les hôpitaux et dans les maisons pour les pauvres, etc. La congrégation compte aujourd'hui en Pologne environ 140 postes.
*Les franciscaines servantes de la croix, fondées par Mère Madeleine Czacka en 1918, se proposent de faire pénitence pour l'aveuglement spirituel des hommes et aussi de porter secours aux aveugles (2 maisons).
Les sœurs de Sainte-Hedange. — La congrégation a été fondée en 1859, à Wroclaw, par l'abbé Spiske dans le but d'élever les enfants abandonnés. La province polonaise compte 8 maisons, toutes en Silésie.
*Lesjoséphites. — Cette congrégation, fondée en 1884 à Lwôw, par l'abbé Sigismond Gorazdowski, a pour but de soigner les malades dans les hôpitaux et à domicile. De plus, les sœurs entretiennent des maisons
pour les enfants, des écoles et des maisons pour les pauvres. La congrégation possède aujourd'hui 29 maisons dont 17 dans l'archidiocèse de Lwôw.
Les sœurs du Saint-Esprit arrivèrent en Pologne en 1203. Elles se vouent à l'enseignement (7 maisons).
* Les capucines. — Cet ordre contemplatif, fondé en 1855 par le P. Honoré Kuzminski, a pour but de collaborer avec l'Église par ses prières et par l'accomplissement des principes de la règle sévère de saint François. Après l'insurrection de 1863, les religieuses furent renvoyées par le gouvernement russe de Varsovie au couvent des bernardines de Lowicz, ensuite à Przasnysz, ancienne propriété des bernardines.
*Sœurs carmélites de l'Enfant- Je sus. — Congrégation fondée en 1921 par le P. Anselme de Saint-André Corsini (P. Gondek), O. carm., approuvée en 1933. Son but est de fonder des écoles primaires et techniques, des orphelinats, des crèches, d'enseigner le catéchisme, etc. (3 maisons).
Les carmélites déchaussées existent en Pologne à partir de 1612 et y possèdent 6 couvents.
Les clarisses. — L'ordre de Sainte-Claire-d'Assise s'est illustré en Pologne par les noms des bienheureuses Kinga et Jolanta; il possède en Pologne deux maisons. Les religieuses s'occupent del'éducation déjeunes filles.
*Les sœurs de Loretle, fondées en Pologne en 1920 par l'abbé Ignace Klopotowski, dirigent des maisons d'enfants, s'occupent de travaux d'imprimerie et de reliure, etc. 3 maisons.
Les sœurs de la très sainte vierge Marie. — La congrégation, fondée en 1854 par l'abbé Schneider à Wroclaw, a pour but de soigner les malades et de faire l'apostolat parmi les femmes de service; 5 maisons en Haute- Silésie.
Les sœurs de la sainte Mère de Miséricorde existent en Pologne depuis 1862. En 1920, la province polonaise devient indépendante; elle possède aujourd'hui sa propre Mère générale (7 maisons).
*Les sœurs de Saint-Michel- Archange. — La congrégation, fondée par l'abbé Bronislaw Markiewicz en 1892 (approuvée en 1928), s'occupe de l'éducation des orphelins et des enfants délaissés (5 maisons).
Les filles de la Charité travaillent en Pologne depuis 1651. Elles y possèdent 3 provinces. Celle de Varsovie (88 maisons, environ 750 sœurs), celle de Cracovie (58 maisons, environ 800 sœurs), celle de Chelmno (53 maisons, environ 650 sœurs). Quelquesunes des sœurs de la province de Varsovie et de celle de Cracovie s'occupent des émigrés polonais en France. La province de Chelmno possède 10 maisons au Brésil, la province de Varsovie, en Chine.
*Les missionnaires de Saint-Benoît. — La congrégation établie par la Mère Hedwige Kulesza et par Mme Alexandrowiczowa en 1917, à Biala Cerkiew, en Ukraine, a pour but d'élever les orphelins (2 maisons).
*Les missionnaires de la Sainte-Famille. — La congrégation établie en 1903 à Mohylôw par Mme Boleslave Lament a pour but principal le travail missionnaire chez les schismatiques de l'Est. Toute une série de fondations, en Bussie, fut détruite par la révolution bolchevique. Aujourd'hui, les sœurs possèdent en Pologne 16 maisons.
*Les sœurs de Nazareth. — La congrégation des sœurs de la Sainte-Famille de Nazareth, fondée à Borne en 1873 par Marie Siedliska, s'occupe de l'éducation des jeunes filles (13 maisons en Pologne).
*Les sœurs du nom de la Sainte- Vierge- Immaculée. — La congrégation fut fondée à Borne en 1857 par la Mère Joséphine Karska, avec le concours du P. Kajsiewiez. Grâce aux soins de la Mère Darowska, la congrégation a développé sur la terre polonaise une très grande activité éducatrice qui est son but principal (8 maisons en Pologne).
POLOGNE. LES ORDRES RELIGIEUX
Les norberlines. — L'ordre s'établit en Pologne dès le xii° siècle. Après la chute de l'État polonais, toutes les maisons, sauf deux, ont été supprimées.
*Les sœurs de lu Providence. — La congrégation fut fondée par la Mère Marie Mirska, à Lwôw, en 1850, pour l'éducation des jeunes filles. Les sœurs dirigent des établissements d'enseignement, des maisons de correction, des écoles professionnelles, des ateliers de coulure, des orphelinats, des maisons d'enfants (3 maisons).
*Les sœurs de la Passion. — La congrégation, fondée par la Mère Joséphine Halacinska, avec l'appui particulier de Mgr Joseph Nowowiejski, évèque de Plock, qui lui donna ses statuts, a pour but d'aider les prêtres à apprendre le catéchisme aux enfants pauvres et de soigner les malades dans les hôpitaux. Les sœurs dirigent des maisons de vieillards et des ateliers de couture pour jeunes filles (16 maisons).
*Les sœurs bergères de la Providence-Divine. — La congrégation, fondée par la Mère Marie Karlowska, en 1893, a pour but de secourir les filles repenties. Pour que les jeunes filles sortant de l'établissement puissent gagner leur vie par un travail honnête, elles apprennent, durant leur séjour chez les sœurs, à tisser et à broder, etc. (8 postes).
*Les sœurs de la Présentation. — Cette congrégation, la plus ancienne de toutes celles qui furent fondées sur la terre polonaise, fut établie en 1623 à Cracovie, par Sophie Czeska, née Maciejewska, dans le but d'éduquer les jeunes filles. Elle possède aujourd'hui en Pologne, outre le couvent de Cracovie, 2 maisons.
Les sœurs du Saint-Sacrement furent appelées en Pologne par la reine Marie-Casimire Sobieska en l'année 1688. Aujourd'hui, cette congrégation y possède
2 maisons.
Sacré-Cœur. — La congrégation qui existe et travaille en Pologne depuis 1843 y possède aujourd'hui
3 maisons.
*Les servantes du cœur très saint de Jésus. — La congrégation, fondée en 1894 par l'abbé Joseph Pclczar, futur évêque de Przemysl, a pour but de protéger les jeunes filles et de soigner les malades. Les sœurs dirigent des maisons d'enfants et des orphelinats. La congrégation compte aujourd'hui, en Pologne, 41 maisons, et elle a sous sa tutelle 54 établissements dont 13 en France pour les Polonais qui habitent ce pays.
*Les serrantes de V Immaculée-Conception, établies en Pologne en 1850, grâce aux soins d'Edmond Bojanowski, propriétaire rural de Posnanie, ont pour but d'apprendre aux enfants les principes de la religion, les travaux manuels, de soigner les malades, de s'occuper des maisons d'enfants et des orphelinats, enfin de travailler dans les écoles pourles tout petits enfants. La congrégation comprend 4 provinces : celle de Pleszew avec 54 postes, celle de Starawies avec 272 postes (plus 2 maisons aux États-Unis et 2 postes de mission en Afrique), celle de Debice avec 83 postes, celle de Silésie avec 39 postes.
Les sœurs de Xolre-Dame. — La province polonaise de cette congrégation compte 8 maisons.
*Les enjanls de Marie de Saînl-Pierre-Clauer. — La congrégation, établie en 1895 à Rome par la comtesse Thérèse Ledôchowska (1863-1922), a pour but d'aider les missions en Afrique. En Pologne, cette congrégation possède une fondation et un certain nombre de maisons filiales et de bureaux, qui ont pour but de diffuser les livres religieux et de rassembler les offrandes pour les missions. Sa maison mère est à Rome.
Les ursulines arrivèrent en Pologne en 1857. En 1919. les couvents polonais se sont réunis en une seule congrégation des ursulines polonaises; elle a aujourd'hui 14 postes. En 1928, une maison a été établie à Kharbine.
*Les ursulines du cœur agonisant de Jésus. — La congrégation fondée à Pétersbourg, en 1908, par la Mère Marie Ledôchowska a pour but d'éduquer les jeunes filles et particulièrement les jeunes filles de milieux peu fortunés. Après la déclaration de la Grande Guerre, les sœurs partirent en Suède et, de là, en Danemark. La congrégation compte aujourd'hui, en Pologne,
14 postes avec maison mère à Rome.
L'ordre de la Visitation. — La reine Marie-Louise l'a fait venir en Pologne en 1654; il possède dans le pays 4 couvents.
*Les sœurs de la Résurrection. — La congrégation fondée à Rome en 1891 par la Mère Céline Horzecka et par sa fille, la Mère Hedwige. Le zèle du P. Semenko contribua beaucoup à la fondation de cette œuvre. Le but de cette congrégation est d'éduquer les jeunes filles (14 postes en Pologne).
il. rit grÉco-catboliqve. — Les basiliens comptent aujourd'hui en Pologne 17 couvents dépendants du protohigoumène de Lwôw.
Les rédemplorisles. — En 1913, un certain nombre de Pères de la province belge de cette congrégation, adoptèrent le rit grec et se mirent à exercer l'apostolat parmi les uniates de Petite-Pologne. Comme, parmi les Ruthènes, il ne manquait pas de vocations, le nombre de ces rédemptoristes augmenta vite. Aujourd'hui, ces Pères du rit grec possèdent en Pologne 4 maisons. Ils constituent une vice-province dépendant de la province belge.
Les studites. — L'ordre fondé par Mgr Szeptycki, archevêque de Lwôw de rit grec, reçut de lui, en 1906, comme règle de vie monastique, les règles et constitutions dont les moines orientaux du couvent du Stoudion, à Constantinople, se servaient aux vme et ixe siècles. Les moines, dont la plupart restent laïques, chantent, outre leurs prières habituelles, tout l'office. Ils s'adonnent encore au travail manuel et se dévouent à l'éducation des enfants. L'ordre possède en Pologne 4 maisons.
Les basiliennes. — L'ordre fondé, par sainte Macrine, sœur de saint Pasile, comptait autrefois, en Pologne, un grand nombre de couvents. Dans la période qui suivit les partages, presque tous furent supprimés. Aujourd'hui l'ordre se développe de plus en plus. Les religieuses s'occupent de l'éducation des jeunes filles, dirigent des lycées et des écoles normales. Elles possèdent des couvents et des maisons filiales, en tout
15 postes.
Les sœurs de Saint-Joseph. — La congrégation fut fondée à Ceblowo par l'abbé Cyrille Siedlecki, curé de Zuzel, en 1896. Grâce aux soins de Mgr Kocylowski, évêque de Przemysl, de rit grec, la congrégation commença, à partir de 1920, à progresser sensiblement. Elle compte aujourd'hui 9 maisons. Les sœurs travaillent dans les maisons d'enfants, visitent les malades, prennent soin des églises.
Les sœurs de Saint-Josaphat. — Cette congrégation est encore au premier stade de son développement. Elle fut fondée par l'abbé Jean Zyhel, curé des uniates à Kozlôw; elle possède aujourd'hui quelques maisons en Pologne. Les sœurs dirigent des maisons d'enfants.
Les sœurs de charité de Saint-Vincenl-dc-Paul ont leur maison mère à Deynze, en Relgique. Elles arrivèrent en Pologne en 1927 et elles se sont établies ;i Stanislawôw. Ensuite, furent fondées deux maisons à Lwôw.
Les sœurs « Mironosice ». — La congrégation fondée par les basiliens à Krystinopole en 191 I possède aujourd'hui en Pologne 2 maisons. Les sœurs s'occupent des vieillards, des pauvres et des orphelins, Comme elles ne font pas de quête, elles doivent travailler pour gagner leur vie et «elles de leurs hospitalisés.