‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 4)Chapitre 290 sur 437 · POLYCARPE · texte numérisé non relu

POLYCARPE

à Rome (après 150), il ramena à la grande Église de nombreux sectateurs de Valentin et de Mareion; et, abordé par ce dernier, il n'hésita pas à lui dire qu'il voyait en lui le premier-né de Satan. Irénée, Contra hœr., 1. III, c. m, 4; en grec, dans Eusèbe, Ilist. eccl., 1. IV, c. xiv ; P. G., t. xx, col. 337. Sur l'attitude de Polvcarpe dans la controverse pascale, voir ici, t. xi, col." 1949.

Au début de la persécution qui éclata à Smyrne sous le proconsulat de Statius Quadralus, Polycarpe, à la prière des fidèles, se retira dans une maison de campagne. La trahison d'un serviteur le fit découvrir. Le vieil évêque fit servir un repas à ceux qui venaient l'arrêter et, pendant deux heures, il pria à haute voix « pour toute l'Église catholique qui est dans le monde », [AV7)[i.oveôaaç... TÎjç xarà tt]v otxou[xévir)v xaOoXixîjç 'ExxX7]<riaç. Mart., vin. Durant le trajet de la maison de campagne à Smyrne, Polycarpe résista aux objurgations de l'irénarque Hérode, qui s'efforçait de lui démontrer qu'il n'y avait aucun mal à dire, xôpioç Koàaxp et à sacrifier. Mart., vin. Amené dans le stade devant le proconsul, le vieil athlète consentit volontiers à crier : « A bas les athées », mais il se refusa de jurer par la divinité de l'empereur et à maudire le Christ qu'il servait depuis quatre-vingt-six ans. Mart., ix. Il fut livré aux flammes, et comme celles-ci ne semblaient pas pouvoir consumer son corps, il fut transpercé par le glaive. A l'instigation des juifs et des païens, le corps de Polycarpe fut brûlé, mais les chrétiens purent ensuite recueillir ses ossements. Mart.,

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