‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 107 sur 741 · BAPTÊME D'APRÈS LES MONUMENTS DE L'ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

BAPTÊME D'APRÈS LES MONUMENTS DE L'ANTIQUITÉ

ancienne représentation du sujet de la chapelle A^, le ministre porte le costume des prêtres d'alors, la tunique et le pallium, les simples fidèles n'ayant d'ordinaire que la tunique. i?ôni. QuartaUchrifl, 1896, t. x, p. 3i-4 ; Wilpert, Mal. der Sakramenlskapellen, p. 17, 19, 23. Il en est de même sur deux autres scènes baptismales, mentionnées par Wilpert, loc. cit., p. 19, et Rôm. QuaHalschfift, 1900, t. x, p. 330, sur le marbre d'Aquilée (fig. I), le sarcophage de Mas-d'Aire (la peinture de Saixite-Pudentienne) et si nous adoptons le sentiment de M. De Rossi, sur le verre du mont délia Giustizia. Dans le personnage nimbé de la pierre d'Aquilée, Ma' Wilpert, Ephemeris Salonitana, loc. cit., p. W, voit le Christ; mais le nom de Mibax donné au personnage nimbé sur le verre de Rome (et la peinture de Sainle-Pudentienne) exclut cette interprétation. D'après M. De Rossi, ce personnai;e est le ministre, tandis que failli '' i i i-.iiiM;i>- liiLill- .lill'éremnient serait le parrain, i ii' iiiiu'i' | \'' n'a donc pas

une certitude nl-ilu" Il -n < i ntninent du sarcophage de Tolenlino. pnc .1. niim ni up iilionné : l'inlervention du sacerdos Chn^i^ r in ministre du baptême y est clairement ixin im^ ... In., inscription de Priscille, aujourd'hui an I.;iliMn ii\, n. 39), publiée, entre autres, par Marini, Alti c monum. de' frai. Ai-vali, t. I, p. 171, et Perret, Les catacombes, t. v, d1. 15, 9, dit qu'on a recours à YÉglise pour faire baptiser un enfant sur le point de mourir : D. M. S. \] Florentins filio suo Aproniano \\ fecit tilulum bette mercnli (joixil (= qui vixit) || annum et menses >iove\m \ dies (juin ]| tjiie cum soldit (= solide) amatus fuisset a ntaiore (= avia) sua et vidit \\ hune niorti consti- [tu\tuin esse petivit de aeclesia ut || fidelis de seculo recessisset (= recederet).

Les parrains et marrain.^?. rl.-iTit pnrl.^ rlrj:'! Tertullien. De bapt., 18, P. /... i i. .1 UJI. l.i. ni aider le ministre et les liapli-. -. nn-i .jm.' I ;imIi.|ii. iit les noms de sponsores, /iilrii,i^^"rr-i. .si.s, ..;)/..,-.,< uu àvi- Soxo^ etc., qu'on leur donnait. Leur présence sur les monuments a été signalée plus haut.

IV. j.p. ai'.iET. — 1" Les enfants. — Le pédobaptisme ou bapu'iii!^ 'Il- .nOmts, que l'Église prescrit, est rejeté parent .1 .li;:ieuses.Lesmonuments lui sem-

blent l.u : - ! ,.tiie taille du baptisé sur plusieurs des niomiiM. 11!- 111. iilionnés le prouve; car il n'est pas possible do l'expliquer uniquement comme représentation plastique, en disant que les néophytes, même âgés, recevaient après le baptême la dénomination de infantes ou pueri au sens spirituel. S. Zenon de Vérone, 1. 1. tr. XXXVUI, P. L.,t. XI, col. 4S3. Les inscriptions sont loniiellcs au sujet du pédobaptisme. Sur un "a petite Pro- . .".:•-. lenfant iiiisée du'

Salon. ^

marbre, Wilpert. Epli CLINA n'a qut ASCLÉPIADOTE

Latran, IX, n. :i'.i'. I.. 1..I1.I1-.' ri .. .jh" ■!• i.'- .i.- . te. etc.

Ces inscription.- pail.'ni ii..)i -.nt.ni ut .].■ ii.'.ipliytes morts peu après leur l.,i|il. m. . II.- parlent encore d'autres enfants appelé.- mihi.!. m. ut //./. (es (= baptisés), et rien n'indique que le li.ipl. nu- lui .ut été conféré in periculo tnortis. L'abbe Corblet. op. cit., t. I, p. 38i, observe qu'en pratique « une grande liberté régna à ce sujet avant que les canons de l'Église aient réglé ce point de discipline... Kn danser de mort, on baptisait toujours les n..ii m-n - .lins les autres cas, les ministres ne relu-. I m i.m.i-.ie conférer les sacrements aux enfants, n liiii...ii. .. .|u. I .iiie... En général, on ne baptisait guère les enlauls qu âgés d'un an à quatre ans, et souvent môme plus tard. Les inscriptions confirment ces données » (?).

'2" Le baptême des adultes n'a jamais présenté de difficultés. Un nombre considérable d'épitaphes mentionnent des néophytes de 20, 30, 40, 50 ans, et au delà. D'après l'inscription de son sarcophage. De Rossi, Insci:

christ., t. I, p. 80, le célèbi-e Junius Bassus meurt, en 359, néophyte, neofitus Ht ad Deum, après avoir vécu annis xlyii, men\sibus] ii. Suivant une habitude assez répandue dans l'Église, plusieurs ne recevaient le baptême que dans un âge avancé, quelquefois dans un étal de maladie extrême. On les appelait clinici (xXivTi), couchés. Cette coutume abusive de la procraslinatio, toujours réprouvée par l'Église, expliquerait un certain nombre d'inscriptions de néophytes morts peu de temps après leur baptême. Voir Kabretti, Incript. antiq... explicatio, Rome, 1699, p. 563, n. 39, p. 577, n. 70; Renier, Inscr. de l'Algérie, Paris, 1885, n. 4041. — Certains marbres mentionnent le catéchuménat. Une inscription romaine De I\ûssi, IhiUell.. ■■dit. franc., I.ss:',, p. Wi, dit : KIT€ BIKTOP KATHXOYMÇNOC 1| AITOJN «IKOCI nAP0€NOC ;, AOYAOC TOu KY RIO" €IHCO" X = ('"'' J"'"''' ''"■'"'■ catcchumeuus annorum viginti, rirgo, servus doniini Jesu Christi. Le titre de servKS Christi, que reçoit Victor, était généralement réservé aux vrais fidèles : c'est ce qui fait supposer à M. Marucchi, Di una pregevole ed inedila isirizione crisliana, Rome, 1883, p. 6, que Victor fut du nombre de ceux qu'une inscription de Milan appelle compétentes in Christo, « qui, préparés au baptême par l'instruction et la pratique de la vertu, attendaient d'un moment à l'autre la célébration du saint rite. » — Quant aux dispositions requises dans les adultes pour la réception du baptême, les monuments sont muets, à l'exception de l'inscription suivante (d'un baptistère) qui parle de la foi. De Rossi, Inscr. christ., t. ii, p. 240, 4: Crede prius veniens, Christi te fonte renasci || Sic poteris mundus régna videre Dei || Tinctiis in hoc sacro mortem non sentiet unquani \\ Semper enini vivit quem semel unda lavit.

V. LES EFFETS. — Le baptême n'est pas une simple cérémonie, mais un rite qui produit des effets surnaturels. Les monuments, tant épigraphiques qu'artistiipies, le prouvent.

de la (ji' ' > I.-::' .11 |.,.i ti. iili.'r de la (/race

sancti/i'i,' I 'I '. i.n-ii.|ii -III 11 pierre d'Aquilée

(fig. 1)01 11 .Liic de lluiue, etc.. exprime bien cette idée. A cause de cela, le baptême est appelé îiir)vr| ajigpoxoç eEaîtssiuv -JîdtTwv {fons immortalis aguarum [gratise] divinitus iimnautiuin ) . dans l'inscription d'Autun, Wilperl, Fr.n lia i,air,s. .dit. fiane., p.di- yif,; -oO 9ct,0, dans un.' . |.il ipli.. pul.li. e ,d .ipi.s ^Murini, .itii e mon. de' frai. .\r.., h. \\ . [..u iie llos-i, «»//.■(/., édil. franc, 1869, p. -JT ; ZGOCIIVIOC KAI €YN€IKH TCÙ lAeiCO TÇKNCO êYNeiKCÛ KAAGOC HZIOMëNCÙ THN XAPIN TOY 0€OY...; gratia, dans plusieuis inscriptions des catacombes qui mentionnent un Marcianns... qui graliam o... . .' ■'..,..;; //|o.!i(ri|... len l'an 2()8 ou 279);

UnPo.W. H /idelis qui (,l!AnAHAA\(TAM

conseciih I -1. Bullfll., 1869. p. 2/, etc. L'ne

autre est pin- . xpi- --i,. eucoreielle porte: <Jui accepil SASCTLWi srjuuLM. De Rossi, Bullelt., 1892, p. 41. Très souvent le mot gratia est omis sur les inscriptions, et les expressions techniques accipere, percipere, consequi {sine addito), ainsi que les substantifs acceptio, perceptio, etc. (cf. TertuUien, De bapt., 18, P. L., t. l, col. 1222), désignent la réception du baptême, De Rossi, loc. cit., p. 26-29; Nuovo bullett., 1900, t. vi, p. 73; Le Blant, Inscript, chrét., t. i, p. 145, etc., comme elles indiquaient chez les païens la réception du taurobolium ou criobolium, rite analogue au baptême, dont il était peut-être une imitation. Tertullien. De bapt., 5, P. L., t. i, col. 1204, 1205; Corblet, op. cit., t. I, p. 66. — La grâce éclaire, illumine et fortifie l'àme. Une inscription citée par Muratori, Xov. thés, inscript., 1819, donne : Ici repose Achillia NCO- <})C0TICTOC... ; cette illumination n'est pas l'enseignement qui précède le baptême, puisque l'enfant n'a vécu

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