BAPTÊME D'APRÈS LES MONUMENTS DE L'ANTIQUITE
r/i('i(H an et trois mois. Au baptistère de Priscille, sur la via SalaHa, on lisait, Nuov. buUett., 190!, t. vu, p. 8-2, et M. Ihm, Daman epigrammata. Leipzig, 1895, p. 76 : Sumite perpeluam sanclo de gurgile vitam || Cursus hic est fidei, mors ubi sala péril \\ Boborat hic animas divino fonte lavacruni || Et duni memhra madent, mens solidatur aquis. Une inscription du baptistère de Tipasa, en Afrique, dit : Si qinsjul vivat i/uxrit addiscere semper \\ Hic lavetur aqna et videat I I i^sriA DOSA. Mélanges d'hist. et d'arch., 1894, JilO sq.
-' Le péché ne pouvant exister avec la grâce sanctiiiN-, le baptême en donne la rémission. En plusieurs ; i.sentations du baptême, comme à la chapelle que, à la chapelle des sacrements A-^, etc., on re- II (ique la scène du pai"il\Iiqiic yui-ri et eniporlanl son lil. Ou'il s'agisse du |i,ii ,il\ lii|n- li.- ( :;i|ili;irii,ini]i, M.illli., IX, 1-8, à qui cette i > n - n ^' . . -iJ. •■ ilii - . i> m iiL ou de celui de Bi-lh- i ■'■ i h i i m il-- l.i p.iriK-h' symbolise la guérisoii .-.pu ilu, lU pi ..iluilc p,ii- h: l.iaplnnu. en raison du lien étroit qui ratlaclie cette scène aux autres scènes baptismales juxlaposées. Wilpert, Principienfrngen der christ. .Irch.. 1889, p. 3i. Moïse frappant le rocher symln'li- ■ !■ np m.- oll'el du baptême, qui est indiqué d'un, iii.iu r- lin pal palile « lorsque cette scène se trou^.' > i: i „ li il I i cluile du premier homme », comme sur li .-.m uijIi.i.-'- di' Mas-il'Airf. ou sur un arcosole de la catacombe drs s uni-l'i. 1 1 i-.l- Marcellin. Armellini, .intichi ciniilm l; nu. l--'i:'.. p. 337-338. Les inscriptions conlinin ni li i . n.i' en un baptisma in }-emissionem pr. . ■ ni
Damase (?) parlant des martyrs li ni à
Saint-Callisle, dit : ...post hune II y, n.
Adrias sacro mundalus in amnc. h- l; .- i. /,,sny. christ., t. II, p. 67, n. 20. Une inscription du v= siècle, d'un baptistère inconnu, aujourd'hui au Latran, porte : Corporis et cordis maculas vitale [lavacrum] purgat et omne simxil ahluit und[a maluni]. Vo Kossi, op. cit., t. Il, p. l'(-7, n. 10, 10 a. — La rémission du péché a pour conséquence la pureté de l'àme, symbolisée par les habits blancs, Is., I, 18. <(u:' portent les néophytes jusqu'au dimanche in albis cl 'pii snni .|iirli|n.(",,is nmiilionnes dans les inscriptions, |iii I r\|.i. .~i,,n- /<■ rt(6!S deccssil, nlhns snn^ ail si-pnl, ,11111 J./.nMd/, . le. De Rossi, ?!..'[n/i . .Mil riiiir., Kstill. p. -iti; 187(), p. hl; Lelilant, hr> , /, , - , 1 1, p. «8.
3" Le bapi. ! 1 1 n rie nouvelle, une seconde
naissanci' : h I. iph- m. m I au vieil homme et renaît à une vie nouvelle, surnaluiclle. C'est ce qui est indiqué dans le rite de la submersion et de l'émersion. De là, ilans les monuments, cette nudité absolue dont parlent
aussi les l'crivains ecelésiaslii|n'-. lil' |iiii|iii-'i fiin
ressortir le di'pouillenient iln ' 1 n 1 , i , .. n. -
ancienne ilu pécheur (|ui r.in I [. 1 n 1. 1 lu
rocher mysli(iue (fig. 2i n'e-l 'iin' li ii .iliiiii..n ..m phique ■> de la célèbre parole de TerlulUeii, iJc bapl., 1, P. t., t. I, col. 1198 : Nos piscicuU secundum IX0YN tioslruni .lesum Chrislum in aqua nascimur nec aliti-r quant in aqua permanendo salvi sumus. C'est le Ki-and poisson, l'IXOYC ZCùNTCON, comme l'appelle une inscription du ir siècle, au musée Kircher, VV'ilperl, l'rincipienfragen, pi, i, n. 3, qui, dans l'eau baptismale communique cette vie en » y consacrant les poissons », comme dit Sévérien de Gabala (f vers 408). L'insciiplion d'.\utun appelle les chrétiens « race céleste du divin poisson », i'yOuoç oOpaviou Oetov y"oc, et elle met cette liliation en relation avec le baptême. D'après saint Augustin, Confess., 1. VIII, c. 11, n. 4, /'. /.., t, XXXII, col. 750, et plusieurs inscriptions, Le niant, ..p ni.. I. 1. p. 476; De Rossi, Inscr. christ,, t. i, P- !•'' Il il' inn le date de l'an ;->38), les nouveaux baplis. - . 1,11. ni ipi.ili's /meri, infantes, quel que fût leur :He, |,,„ee qu'ils venaient de naître à la vie de la grAco.
Faut-il voir une application de celte allégorie dans le baptême du Christ, quand il » est figuré d'une taille enfantine, malgré le texte positif de saint Luc, m, 23»'.' Le Riant, ISarc. d'Arles, p. 27. — Par cette naissance nouvelle, le baptùsé devient encore le fils adoptif de Dieu. De nombreuses inscriptions appellent les nouveaux baptisés »îeop/ii/i(?s, c'est-à-dire nouvelles plantes, ou nouveaux plants en Jésus et son Esprit-Saint. Cf. Rom., XI, 17. Un marbre funéraire de Sainte-Cyriaque, aujourd'hui au musée du Latran, VIII, i, reproduit par Marucchi, op. cit., t. I, p. 183, porte : Aeqliti in "jj^ Deo iNNOFiTO (sic = neo/ito) \\ bene merenti qui VIXIT 11 AN. xwi. M. v. n, im, nrr, (, h-, ■,:<.■< il) m non. .\va.
•i" l.n l.:ipi.' imprime .I:mis r.'ime un sceau, qui est
noiiimn iilli L"ni|m iieiil, Ml//."//'. sniUlunt, signaculum Christ,. J',-./.,/.///..//././, |i,n . .■i|n il iiiipi'inie " la marque
sci-iplion a AbciLiu.-, ci.'il.iinenienl .uiliu/un. ... l.m IW. Voir t.- I, col. 62. Parlant de Rome, cet évéque dit : ).aciv Ô'dôov â/.ïï '/.ajiTjpàv o-çpaYeîoav à'jrovxot. G. de Sanctis. Die Grabschrift des Aberkios, dans Zeitsrhrifl fur kath. Théologie, 1897, t. xxi, p. 673 sq. Le sigillum est encore regardé comme un effet de la confirmation qui était conférée en même temps que le baptême. Voir