‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 111 sur 741 · HAPÏKMK CHEZ LES COPTES · texte numérisé non relu

HAPÏKMK CHEZ LES COPTES

copies répètent trois fois les mots : Ego te baptizo, dans Tordre suivant : Ego te baptizo in nomine Patris. Anien. — Ego le baptizo in nomine Filii. Amen. — Ego le baptizo in nomine Spirilus Sancli. Amen. Mais on pense que ces mots, qui sont incontestablement les plus importants, ne constituent pas intégralement toute la forme. Denzinger, Ritus orientaliitm , t. I, p. 20. Renaudot a prouvé de son côté, Perpétuité de la foi, t. II, p. 5, qu'il n'y a aucune trace de trithéisme dans cette triple répétition.

4 Effets. — La réception du baptême est une vraie régénération. Dans les rituels le baptême est dit tantôt u le baptême de régénération », ôms nie pi-oûahemmisi ; tantôt « le bain de régénération », pi-gôkem nte pi-oûa/tenimisi. C'est là comme l'idée centrale. Par le baptême on dépouille donc le vieil homme : Exue illos veteri homine, gênera illos ad vitam xlernam. — De là dérivent les autres effets; I. la rémission des péchés: rfrt eis remissionem peecatorum suorum ; 2. Tàme devient le temple du Saint-Esprit : ut sint templum Spiritus tui Sancti per graliani et miserationes, etc.; 3. la grâce et les dons du Saint-Esprit sont conférés : instrue eos per gratiam Spiritiis tiii Sanrii. ni sint in dminm incorruptibile Spiritus lui Sainh: ' l'!i lilu. In royaume céleste: adimple eutn ; >/

Sancti... ne sit filius carnis, sed /! ' ' /

tialis, et liieres regni tui inaniiss./.!i~ ,:i.i,/, y-. ,,,,.... Une prière demande à Dieu de faire qiu' l'eau divicnne une eau vivifiante (aqna vivifica), une eau sanctifiante (aqua sancli ficans). une eau expiatrice des péchés {aqtta expians peccata), une eau de filiation adoptire {aqna adoptionis filioruni].

5" Minisire. — C'est toujours le prêtre, même en cas de nécessité. Tous les auteurs qui se sont occupés des sacrements des coptes en copvicnnent. Thomas de Jésus, De conversione omnium genlium, 1. VI, c. v, Cologne, 1684; Bernât, dans Le Grand, Voyage historiqiu! d'Abtjssinic, diss. XI, p. 315; du SoUier, op. cit., n. I9i, p. l'u ; .I.-.\. .\ssemani, Cod. lilnrg., t. Il, p. MSi. Renaudot pourtant, Perpétuité de la foi, I. II, c. m, v, tout en reconnaissant qni' les canons coptes, môme ceuxdu moyen à^' . d^ .lim ni invalide le baptême conféré par un l.iiquc, ( i i (i il i-h des exceptions à cette règle. Cf. du m. n.. nd ni. Ilisloria patriarcharum . Atexandrinonnu .l.„„lnl„r„,„, Paris, 1713, p. 56-57.

6» Sujet. — D'après le rituel, les coptes peuvent, absolument parlant, baptiser des adultes (catéchumènes), ou des enfants. Aujourd'liui pourtant ils no baptisent guère des adultes. Le paliiaicln- (.aliii. I II ili:!l-ll45) défendit de baptiser l'iiil ml il m- 1^ ni il- .i mère. Vansleb, Histoire de rf-'iU^r ./ .1/, .,,<„./, ,., p. 299. Vers 750, le patriarche Miebil 11 iii.--i>t,i ^ui lubligation de baptiser les enfants. Hormis le cas de nécessité, l'enfant, s'il est du sexe masculin, est baptisé le quarantième jour après la naissance ; s'il est du sexe féminin, le quatre-vingtième jour; on exige ce délai pour se conformer à la prescription du Lev., xii, 2-6, relative à la puriticatioii de la mère, qui est tenue d'être présente à la cérémonie du baptême. La circoncision, le huitième jour, est généralement pratiquée; mais elle n'est ni obligatoire, ni regardée comme une cérémonie religieuse. Macaire 11 (H02-1131) et Gabriel II défendirent expressément la circoncision après le baptême. Cependant il n'est pas rare que les parents violent cette pres-

cription. Pour recevoir jeun, même du Iriarche Christ coutume. La r:

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