‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 120 sur 741 · la iii|.l.. purification de la pensée, de la parole et · texte numérisé non relu

la iii|.l.. purification de la pensée, de la parole et

.1. I ..p, iaii.,11 ; qu'il rend le chrétien participant de 1\ sj.ni ,lu Christ et cohéritier du ciel; et qu'enfin il lui confère le diadème de la royauté et du sacerdoce. De sacrameniis, 1. II, part. VI, c. ii, P. L., t. CLXXVi, col. 157. Pierre Lombard est plus précis pas la question e.r professa, et lui quelques lignes. 71' Sent., dist. III, IV, P. L., t. cxcii, col. 846, 849. Il faut arriver à Alexandre de Halès, Albert le Grand et surtout .saint Thomas, pour trouver la question des effets du baptême traitée avec la précision, l'exactitude et l'ampleur convenables. Aussi nous allons exposer de préférence l'enseignement du docteur angélique, en étudiant tour à tour ; 1. la rémission des péchés;

traite peine

BAPTK.MI-: DANS L'ÉGMSK LATINE DEPLIS LE VIU- SIÈCLE

2. la remise des peines dues au péclié ; 3. la grâce sanctifiante et les dons surnaturels ; 4. le caractère baptismal; 5. l'incorporation à Jésus-Christ et à l'Eglise; 6. la question de savoir si le baptême produit les mêmes effets chez tous ceux qui le reçoivent. Xous n'avons pas à examiner ici les conditions requises pour la production de ces effets (voir Sacrements), non plus que la question de savoir comment ces effets, ayant été empêchés au moment de la réception du sacrement, peuvent ensuite faire leur apparition dans l'âme, une fois l'obstacle levé. '\'oir Fiction.

/. RÉMissrox DES PÉCHÉS. — Il faut entendre par là la rémission, non seulement du péché originel contracté par tous, mais aussi des péchés acin. '- l'i I - I iH. ont pu commettre avant le baptém I ; ;

sont unanimes à proclamer cette \ i ; ' i i enseignée d'ailleurs clairement par 1 1^ i iIhp • i I i h ihtion. Voir plus haut. Le concile de Florencu la définit en ces termes : Ifiijus sacramenli [baptismi\ effectus est remissio omnis culpsE originalis et actuatis. Denzinger, Enchiridion, n. 5M. Les anciens scolastiques se posent à ce sujet une question intéressante. Us examinent le cas où les adultes se présenteraient au baptême avec la foi, la charité et une vraie contrition préalable. Sont-ils justifiés avant la réception du sacrement? Et s'ils le sont, que peut bien leur remettre le baptême? Les docteurs du xii' siècle sont un peu embarrassés pour répondre. Roland Bandinelli croit que la contrition obtient vraiment la rémission des péchés, et que le baptême est une manifestation ou déclaration officielle de ce pardon : hi haptisiiio remittunlur [peccata], id est in baptismo reniissa ostenduntur, et certificatur Ecclesia tune de remissione facla. Die Sentenzen Rolands, édit. GietI, p. 203. Ou encore, dit-il, on peut entendre à la fois par rémission du péché le pardon de la faute ou coulpe {culpa), et la remise des peines dues au péché. Or la contrition obtient sans doute le pardon de la faute, ainsi que la remise de la peine éternelle, mais non la remise de la peine temporelle. Au reste, ajoutet-il, il y a une opinion d'après laquelle la contrition n'obtiendrait pas la rémission des péchés, avant la réception du baptême. Loc. cit. Cette opinion que Roland mentionne sans l'apprécier, parait être celle du pseudo- Hugues, l'auteur de la Somme des Sentences, dont l'enseignement est d'ailleurs assez vague. D'après lui, la contrition produit la justice, mais non la ju.stification, elle ne délivre pas l'iime de la dette du péché, mais se contente de montrer la blessure au divin médecin, blessure dont le baptême seul est le remède. .Sum. Sent., tr. V, c. vil, P. L., t. CLXXVi, col. la'i. Pierre Lombard est moins impn'cis. « Par la foi et la contrition, dit-il, les adultes sont purifiés sans doute de la .souillure du péché et délivrés de la peine éternelle; mais ils restent néanmoins tenus à une satisfaction temporelle. Le baptême les en délivre, accroît en eux la grâce et les vertus;, Ips rfnoiivollc intérieurement et diminue en eux

!■ f \'i ,1,.-. :/r.S«H(., dist. IV, n.G,P. i.,t.cxcii,

I ■!. c^l'.i > mil llioiiias, beaucoup plus précis et plus r\.ic I. c ri^ri;:!!!' i|ii(! la coutrition peut justifier les adultes avant le baptême, mais à la condition qu'elle comprenne le vœu au moins implicite du sacrement. Et il donne la raison lliéologique de cette loi : Nullius peccali remissio fieri potest nisi per virtnlem passionis Clirisli... iindi; moins Inimana: voluntatis, ijui est in pœnitente, non sufficerel ad remissionem cutpiv, nisi adesset fides passionis Cliristi, et pvoposilum participnndi ipsam, vel suscipiendo baptismum, vel subjiciendo se clavibus Ecclesiœ. Et ideo i/uando aliquis adiiltus pœnitens ad baptismum accedil, comeijuitur f/uidem remissionem omnium peccnlorumexproposito baplismi, perfectius autem ex reali susceptione baptismi... licmissionem peicatorum aliquis consequilur anic biiiilismuni, seetindum quod habet baptismum in

voto vel explicite vel implicite, et lamen cum realiter suscipit baptismum, fit plenior remissio quantum ad liberationem a tota pœna. Sum. theol., III», q. i.xix, a. 1, ad 2""'; a. 4, ad2>"". Les théologiens postérieurs ne font guère que reproduire la doctrine de saint Thomas. Voir Contrition et Justification.

//. REMISE DES PEi.\ES DUES .ic PÉCHÉ. — Le baptême remet non seulement le péché proprement dit (reatus culpœt, mais toutes les peines dues au péché {reatus pœnœ), peine éternelle et peines temporelles. C'est l'enseignement unanime des scolastiques, confirmé par le concile œcuménique de Florence qui s'exprime ainsi : i/î(/îrs xncramenti effectus est remissio omnis culpse '-'<■''/■,..:':< ,>( actualis, omnis guoque pœnss qux pro I I ' debetur. ProptereabaptizatisnuUapro pec-

hiitis injnngenda est satisf'actio;sed morien- / 'iii.'jiuim culpam aliquam committant, stalini ad rcynuiit c:clorum et Dei visionem perveyiiunt. Denzinger, Enchiridion, n. 591. Saint Thomas explique comment le baptême a la vertu de remettre ainsi les peines temporelles ; Per baptismum aliquis incorporatur passioni et morli Cliristi, secundum illud (Rom., VI, 8) : Si mortui surnus cum Christo, etc.. Ex qun patet quod omni baptizato comnmnicatur passio Cliristi ad remediiini, ac si ipse passus et mortuus esset. Passio autem Cliristi... est sufficiens salisfactio pro omnibtis peccatis omnium hominum. Et ideo ille qui baptizatur, liberatur a reatu lotius pœnœ sibi débitée pro peccatis, ac si ipse sufficienter salisfecisset pro omnibus peccatis suis... Et ideo ei qui baptizatur, pro quibusciimquK peccatis non est aliquasatisfactio injungenda ; hoc enim esset injuriam facere passioni et morti Chrisli, quasi ipsa non esset sufficiens ad plenariam salisfactionem pro peccatis baplizatorum. Sum. theol., Ill", q. LXix, a. 2; q. i.xviii, a. 5. Les théologiens concluent de là que le baptême ouvre la porte du ciel : Effectus baplismi \esl\ aperlio janux regni aetestis. S. Thomas, Sum. theol., III", q. LXix, a. 7. En effet, dit le docteur angélique, ouvrir la porte du ciel, c'est écarter tous les obstacles qui en ferment l'entrée. Le baptême, ayant précisément pour effet de remettre à la fois le péché et les peines qui lui sont dues, enlève ipso facto tous les obstacles qui s'opposent à l'entrée immédiate au ciel des chrétiens qui meurent avec l'innocence baptismale.

Mais le Ijapléuic ne délivre pas des peines, ou plutôt des p/'iHihif's i|iii sontla conséquence du péché originel,

cuiiirii I i Ml . .la souffrance, la concupiscence et la

I I I 11 .! I II! - Irrmes. tout en nous rendant l'amitié

pt [,i ^1 " il I iii 11. il nr- nous restitue pas les dons prétiTiiiiiii I U i]ii Ailiiii ,1 |iirilus par le péché. Dieu a iiiiiiiiii Mil II- |i iiiliii- |iiiiir trois raisons principales, ir:iiiir-^ -.liiil lliiiiii-. I 11.-- constituent d'abord, la concupiscence excepli'c, un Irait de ressemblance nécessaire entre le Christ et nous; car il convient ut id agatur in membro quod est actum in capite. Siwi. theol., III», q. i.xix, a. 3. Elles sont en outre un moyen providentiel de mériter la couronne éternelle, par les luttes qu'elles supposent et les vertus qu'elles demandent. Il était à craindre, d'ailleurs, qu'on n'eût reçu le baptême pour les avantages simplement temporels qu'il aurait procurés, s'il eût délivré les chrétiens des misères de cette vie. Voir pour le développement de ces trois idées le catéchisme du concile de Trente, part. II, n. 48. Qu'on ne s'étonne pas de voir le baptême remettre toutes les peines dues au péché personnel, et laisser néanmoins subsister les peines ou pénalités qui sont la conséquence du péché originel, bien que nous .soyons moins responsables de celui-ci que de l'autre. Dans le péché originel que nous contractons, dit saint Thomas, (;\"^\ Il itrtiiii-' ipii -ntiillr j.i personne. Jésus-Christ suit l'onli III I il m -i.îi iiuM-e de réparation. Il guérit (111 I I 1 11 m - .1. Il personne, réservant pour la vil- riiiiiii liiiiiv ^iii li^iiii de la nature proprement

BAPTÊME DANS L'EGLISE LATINE DEPUIS LE VIII» SIÈCLE

dite. Or, la tache du péché originel et la privation de la vision intuitive, qui en est la conséquence pénale, alTectant surtout la personne, bien que par l'intermédiaire de la nature, le baptême nous en délivre tous aussitôt; tandis que les soud'rances, la concupiscence et la mort, alïectant par elles-mêmes la nature, et n'étant pas autre chose, pour ainsi dire, que son apanage normal, au moins depuis la chute, ne doivent régulièrement disparaître d'une façon complète qu'au moment de la n'iiu 11 riioii l.,rieuse. Loc. cit., ad 3""".

///. 1,7, I, / ; / h"\^ >riixATunELS. — En même temps qu'il r. II., I 1,^ |„ , 11, s, le baptême confère la grâce habiliullc . I, < \. liii^ infuses, les dons du Saint-Esprit, et, selon plusieurs théologiens, le droit de recevoir en temps opportun certaines grâces actuelles.

1° Grâce habituelle et vertus infuses. — Les tiiéologiens ont toujours enseigné que le baptême régénère l'homme par la grâce. Aussi l'appellent-ils souvent, à la suite de l'Écriture et des Pères, grâce de régénération, ou encore de rénovation. Cette formule, au reste, ne désigne pas seulement, chez ceux qui l'emploient, la grâce habituelle ou sanctifiante, mais aussi la rémission des péchés et même des peines dues au péché. Voir, entre autres, Pierre Lombard, IV Sent., dist. III, P. L., . cxcii, col. 846. Nous n'avons pas d'ailleurs à rechercher dans cet article s'il y a une différence, et lai(uelle, entre le pardon des péchés et la grâce proprement dite. 'VoirGi;Ai.! -AMTiiiAMi; •! .IrsTiFiCATiON. En même tempsc|n, 1,1 i M, Miliiii. Il, ,,11 sanctifiante, le baptême confén- ,ni--i 1- ■ rhi- inln-rs, qui l'accompagnent toujours dans 1 ,iii.i jui-ic. Vuir Vertus infuses. En effet, dit saint Thomas, Jésus-Christ, devenant notre chef parle baptême, doit répandre en nous ses membres l'abondance de la grâce et des vertus, selon la parole de saint Jean ; De plenitudine ejus nos omnes accepinnis. Joa.,i, 16. Unanimes à enseigner que le baptême confère la grâce habituelle et les vertus infuses, quand il s'agit des adultes, les scolastiques ne l'ont pas toujours été, quand il s'agit des enfants. Plusieurs d'entre eux, au XII» siècle, et même au commencement du xiiF, leur refusaient ce privilège, sous prétexte que Dieu ne fait rien d'inutile, et que la présence de la grâce et des vertus n'a pas sa raison d'être chez les enfants. Pierre Lombard semble avoir partagé cette opinion, bien qu'il ne s'exprime pas clairement à ce sujet. IV Sent., dist. IV, P. L., t. cxcii, col. 850. Il mentionne d'ailleurs l'opinion contraire, mais comme celle d'un petit nombre. Qtddam jnitant gratiam operanteni et cooperanteni cunctis parvtilis in baptismo dari in niunere, non in usii, ut cum ad majorent vcnerint xtateni, ex munere sortiantur usnni. Loc. cit. Au commencement du xiii» siècle, le pape Innocent III constate encore l'existence des deux opinions. Il revendique les droits de la seconde, sans vouloir d'ailleurs se prononcer entre les deux : llliid vero quod opponentes inducanl, fidem aiil "■ ■ ' ' '•'''^que virilités parvtilis, iitpote non con- '(i infundi, a plerisque non conceditur propter hoc inter doctores theologos

' ' ; itiir, aliis asserenlibtts per virtutem haplisuii piirviiiis quidem culpam remitti, sed gratianmon conferri.nonmillis vero dicentibtis et dimilti peccatum et virtiites rnfnndi. Iinbentibus illas quoad habittim,

non qii'i-' ■ -'-^Drr perveniant ad xtatem adul-

tam. M riisntn. Les nonnulli dont parle

le pai I compter dans leurs rangs les

grand- i -colastique, Alexandre de Halès,

Siimma, jKirt. IV, q. viii, m. viii, a. 3, Venise, 1576, t. IV, fol. 100; Albert le Grand, IV Sent., dist. IV, a. 13, Opéra, Lyon, 1651, t. xvi, p. 56; Duns Scot,77 Sent., dist. IV, q. II, Opéra, Lyon, -1639, t. viii, p. 222; et surtout saint Thomas, Siim. theol., III», q. LXlx, a. 6. Le docteur angélique n'a pas de peine à réfuter la doctrine qui refuse aux enfants la grâce et les vertus du baptême.

Elle est fausse, dit-il, pour deux raisons : parce que les enfants, tout aussi bien que les adultes, devenant membres du Christ par le baptême, doivent recevoir de leur chef l'intlux de la grâce et des vertus; et parce que, s'ils venaient à mourir aussitôt après le baptême, ils ne pourraient pas, privés de la grâce, parvenir à leur fin dernière, ce qui est inadmissible. Le fondement de I cette opinion singulière paraît avoir été l'oubli de la j distinction nécessaire qui existe entre la vertu proprement dite, et Vacte qu'elle est appelée à produire. I Voyant les enfants incapables de produire des actes I vertueux, on en a conclu à tort qu'ils ne recevaient pas j la vertu elle-même, ou la faculté de les produire. Le docteur angélique réfute d'un mot cette conclusion : [ Ista inipotentia operandi non accedit ptieris exdefectu \ habittium, sed ex impedimento corporali ; sicut etiam I dormientes quamvis haheant habitus virtiilum. impej diuntur tamen ab actibiis propter soiunion. Sitm. theol., loc. cit. Ce fut désormais l'enseignement ooinuiun, 1 surtout après que le concile général de Viunne eut i déclaré, contre le P. Pierre-Jean Olivi, que cette doctrine ! était la plus probable, la plus conforme à la saine théologie, et celle qui avait ses préférences. Le P. Olivi fut accusé, le 1" mars 1311, d'avoir enseigné, qtwd gratia et virilités non videntur conferri parvulis in baptismo, verilalem catholicani in dtibium revocando. Ubertin de Casale réfuta les accusations portées contre Olivi. Il remarque habilement qu'Olivi enseigne, conformément à la foi catholique, que la grâce est donnée aux enfants par le baptême. Quant à savoir si les vertus infuses leur sont conférées en même temps, il expose les deux opinions soutenues librement par les docteurs, et s'il préfère l'opinion négative, il use de son droit et ne révoque pas en doute une vérité catholique. F.Ehrle, Zur Vorgeschichte des Concils von Vienne, dans A}"chic fur Litteratiir und Kirchengeschichte des Mittelallers, Berlin, 1886, t. ii, p. 369,390-391,395-396. Contre le sentiment d'Olivi, le concile de Vienne fit la déclaration suivante : Verum quia quantum ad effectum baptismi in parvulis reperiuntur doctores quidam theologi opiniones contrarias habtiisse, quibusdam ex ipsis dicentibtis per virtutem baptismi parvulis quidem culpam remitti, sed gratiam non conferri, aliis e contra asserentibus qtwd et culpa eisdem in baptismo reniitlitur, et virtutes ac informans gratta infundunlur quoad habitum, etsi non pro illo temj pore quoad usuni : Nos autem attendentes gêneraient efficaciam morlis Chrisli quse per baptisma applicalurpariterontnibusbaptizatis, opinionem secundam, I qiiœ dicit tam parvulis quam adultis conferri in bap- 1 (isnio informanteni gratiam et virtutes, tanquam proj babiliorem, et dictis sanctorum et doctortim moderno- I runi tlieologiss magis consonani et concordent, sacro I approbante concilio, diunmtis eligendam. Denzinger, I Enchiridion, n. 411. Les déclarations du concile de Trente ont donné à cette doctrine, non seulement une probabilité sérieuse, mais la certitude définitive, plus ou moins voisine d'une vérité de foi. Voir Baptême d'apbès le concile de Trente.

2" Dons du Saint-E.^prit. — En même temps que la grâce sanctifiante et les vertus infuses, le baptême nous donne les dons du Saint-Esprit, qui en sont inséparables pt font p:irtip de toute justification. La plupart des théo- 1,1^1, II-, il , -I liai, n'en parlent qu'à l'occasion du sacre- III, Ml il, -,iiiiriiiation, ou de la grâce et des vertus iiilii-rs. .\I.iis ils n'ont pas pour cela l'intention d'en faire l'apanage exclusif de la confirmation; ils veulent dire simplement qu'on y reçoit ces dons avec une abondanœ et une plénitude nouvelle. Cf. L. Billot, De sacranientis Ecclesiie, Rome, 1896, t. i, p. 253. Voir Confirmation.

3" Y a-t-il des grâces actuelles attachées aubaptême? — Saint Thomas semble le dire dans ce passage ; Deus

RAPTÈME DANS L'ÉGLISE LATINE DEPUIS LE VIII" SIÈCLE

illumitiat inlerius baplizatos, prxparans cnnla eoi-uin ad recipienilam doctrinainventatis... Effectus baptismi ponilur fsecunilitas qua alujuis producit bona opéra. Sum. theoL, III», q. LXix, a. 5, ad 2>"", 3>"". Mais ces paroles peuvent désigner simplement les vertus ou principes d'opération que donne le baptême pour poser tel ou tel acte surnaturel. Plusieurs autres théologiens admettent d'ailleurs l'existence de grâces actuelles attachées au baptême. Voici, entre autres, ce que ditSuarez: l'robabile est ralione hiijus sacramenli dari aliqua auxilia actualia majora c/tiam ipsi gralix secundum se debeantur... Dari dicitiius (TlU/mid majus auxUium, (/un /lODio frcqiiciilius et vi-liminilius ,\,,-,h'l,'iri ailjuvetiir. rel wl SHiwniiaiiini .■,,i,riij„^r, nirr /,,„i, (,■,//, vel ail c.r<;-rriiil<i ilhi iiinimn, ,hI ,/»;,■ /,.,,,/, w,,..v ,J,n,,,u..., ad l'ereiidum Clirhti jugiim Juiiilrr n, .n.n ,irr. •■! ad digne accedendum ad cxtcra sacnnuruUi ; ,/in , jl,;-lus satis consentaneus est doclrinis sain h^/mii /'n// »/// sujirrt citalis, (juamvis iltiid ni)» tai,i 'hsl un Ir r.i'iilicue-

■.'•■"- M'" ' i'-M^,i. ni .lu.' I, ,1 M-,- -,,.,, .Ml<ll.|.ropre-

llirllt (hie Loll-l>|v il.Ul- I- ■ll.Jll ilr |rcr\.jir, fU (umpS

opportun, les secours nécessaires pour atteindre la fin spéciale de tel ou tel sacrement. Voir Grâce sacramentelle. Cf. Theol. Wirceburg., Paris, -1880, t. i, p. 226.

iiioiiNi|iii ii,i|Hir,i.'u; .l.iii, r,.i,ir un ,Mr.itlr,v spirituel inellacnlilr. On ilcMiùiitr,' nillciir^ la cirliliiii.' do ce fait, en même temps qu'on d.'liTÈninc, d'une manière fc'énérale. la nature du caractère sacramentel, et qu'on expose à ce sujet les dilVérents systèmes théologiques. Voir CAnACTi';ni:. Supposant donc prouvé que le caraclérc csl un. .|ii.ilii/ i r'ill.' iiii|riiiii/r il,iM, l'àuic, et sans

clHTi-liri |ii. Il- . II. .ii I- [II- I . i|.|i;irtient cette

(|u.'ilit''. 1 ...lil .11- lin. iii'|i|. in. iii. .1 oins d'une

favuii M.nniinn.-. iiii|u i-i-i-. In n,ii:u-tère baptismal. Saint riu)uia.s, le premier tliéoloj^ien qui ait élucid.' et apijruloridi la question, enseigne que le caraclere ru gi'iii r.il forme le chrétien à l'imaye du Christ : Qui depiilanUir ad riiUum •liristiniiinn. nijus iiii, ■!,,,■

estChristllS, cliarii.lrrr,,, .n;,,,,,,,,! .///n f.ln'isl,, .n,,/!

gurantur. .V»ni. //m.,/.. 1 1 1 ■. .| i\iii.:i.:!. :ul -J , i :..|ln con(ij.'uration s'aceouiplil. nnn jiar un.- siniililuiln ilr nature, comme la K"'à(-'e sancliliante, mai.s par une similitude de fonction, en nous faisant participer plus ou moins au sacerdoce de .lésus-Christ : Totus autem rilux ilirisliiDi:!' rdif/ionis derivatur a sacerdotio Chrisli. L'i id,;u iniiiiifi'rilum est quod characler sacramenlalis spi!iuiVil,-r l'ai iharacler Clirisli, cujus sacerdotio fidèles cnitligHiiiiilur secundum sacraiiietilales clatracteres,(]ui uiliil aliud sunl tjuani iiiiinhim pinti' qmliones sacerdiitii Chrisli ab ipso Clin^in ,l<-niai.i' . / .„ ci(., a. 3. A des degrés divers, selon 1. -niinmiii qui

est en jeu, le caractère nous cm iiiniui .luiliiue

chose de ce sacerdoce. Le caracli-m l.i|.ti mil nu est l'initiation, et nous donne, pourain-i lu m il lunnf, le pouvoir ou l'aptitude nécessaire (mn! i'.n\nii 1. s sacrements. S. Thomas, loc. cit., a. (i. H conslitue en même temps une marque distinctive qui sépare les liaplisi's des autres et qui permettra de les reconnaître

ll|.-..|n|nns,Su,Hn/. //n .V, „ ', V , „ . . < I 1 - | n \l, MM'l. l; l'nM-l

l'rwlerl. doguial., rriljo»rt;-en-lirisgau, liXIO, I. v p. 75 sq. ; Sasse, htslilutiones theotogicœ de sacre uientin, Fril)Ourg-en-Iirisgau, 1897, t. I. p. 108 sq.

I .■ ivirru-u-rn li.iptismal a pour er.iiv.'Minnnr,. In noi I i' I 'in lin mi-ement. l'nc foi-; |.i|.'i . iinl. nmn

i M|..(irs; le sacremeni n . i 1. 1 n in i .il.l

l.i l.rii. |i.. iii\f de Jésus-Chri>-I, nl.mn ul ui.m

In-l.n p;ir II li.iiiilion, est la raison durniêrn de ce lai

mais le caractère indélébile du baptême en est la raison immédiate et prochaine. S. Thomas, Sinu. theol., Illi',q. Lxvi, a. 9. D'autres motifs, d'ailleurs, plaident en faveur de la non-réitération. Le baptême, en elfel, est une véritable naissance spirituelle. Or, dit le docteur angélique, on ne peut naitre.qu'une fois, dans l'ordre de la grâce comme dans l'ordre de la nature. Kn outre, le baptême étant la configuration du chrétien à la mort du Christ, et celle-ci n'ayant eu lieu qu'une fois, il semble que le sacrement ne doive pas être réitéré plus souvent que son prototype. Enfin, c'est surtout contre le péché originel qu'est dirigé le baptême; quand celui-là est effacé, celui-ci n'a plus sa raison d'être. S. Thomas, loc. cit. .\ l'appui de cette doctrine on ne pourrait peut-être pas (^iter les professions de foi et les définitions conciliaires où l'on affirme qu'il n'y a qu'un seul baptême. Uenzinger, Enchiridion, n. 295, 410. Ces textes ne visent directement que l'unité spécifique du sacrement. Mais il y en a d'autres qui défendent de rebaptiser, ou <iui déclarent expressément, comme celui du concile de Florence, que le baptême imprimant caractère, n'admet pas de réitération. Denzinger, n. 387, 590. C'est également la doctrine du concile de Trente. Voir Baptême d'après le concile de Trente. La profession de foi du pape Pie IV déclare qu'on ne peut pas réitérer le baptême sans sacrilège. Denzinger, n. 865.

V. iNcoRPOn.irioy .4 jÉsus-cnnisr et a l'église. — 1" Incorporation à Jésus-Christ. — La vie surnaturelle qui est produite en nous par la grâce de la régénération baptismale, est elle-même inséparable de notre incorporation à Jésus-Christ. En effet, dit saint Thomas, la vie n'existe que chez les membres unis à la tête, d'où ils reçoivent le sens et In mouvement : Vita nnn csl insi membrornrii ,rii,ii: iitiilmi^,,: . Su,,, lhr..l,, ]]]•, q.

LXIX, a. 5. Il l.llll il ■ i|ll.. I. I. .|.n m ; .1 n . , |..une

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ses meml)re>. i;n |.,ii~,Minn ut du d... i.n r ,iii,. Inin.., nu

d'autres semblables, se retrouvent chez un grand nombre de scolastiques. Le concile de Florence rappelle luimême cette vérité dans son décret aux .\rméniens. Vitx

rurpm.iiinii :i .1. -iis-Chrisl n'est pas autre chose qu'un aspn, 1 piiiiniilini de notre adoption divine. Voir Auoi'- TuiN -1 i;n\u i;i,i.i,k, t. I, col. 425 sq. Voir au,ssi CiRace

SANCTIl-I.VME, .hSTIFICATION.

2» Incorporation à l'Église. — C'est la conséquence nécessaire de notre incorporation à Jésus-Christ. Les anciens scolastiques se contentent de dire à ce sujet, iMM- ni .iprès les Pères, que le baptême est « la porte il - I iiuents V, janua sacramentorum. C'est déclarer, ,111 Ininl. ijue le baptême nous l'ait entrer dans l'Église, il noua incorpore à elle de quelque manière. Le concile de l'iorence enseigne expressément cette doctrine, quand il dit: Primum omnium sacramentoruni locum tenet sanctum baptisma, quod vitœ spirilualis janua est : per ipsum enim nienibra Cliristi, Ac de conpoiiE EFEiciilvn ErcLBSl.E. Denzinger, Enchiridion, n. 591. Les théologiens qui ont suivi le concile de Trente, nliliL'n< d'iluilifr plus à fond les droits et les pouvoirs I II Ml il ! I Ji~o, ont été amenés peu à peu à mettre , ! Il II I Hi-r. Les théologiens contemporains.

ml III i-iniii volontiers sur ce point, et montrent

qnn II église c;ilholique, disposant seule des sacrements connue d'un bien authentique, peut revendiquer, comme lui apparlenant en quel(|uo manière, tous ceux qui reloivinl le baptême. Dans une lettre célèbre .idressée à I nnipninur Guillaumc I«' le 7 aoiU 1873, le pape l'ie IX iilinii ut liauteinenl celte vérité. « Quiconque a l'Ié hapii~n. ih-.ill-il, appartient en quelque sorte et en (pu-biue mesure au pape. » L. Itillol, De sacranienlii Ecclesia:,

BAPTÊME DANS L'ÉGLISE LATINE DEPUIS LE VHP SIÈCLE

Rome, 1896, t.

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de sa jiiniliriii'ii, -ml ii'i ' i .1- l;iit et de droit.

s'ils sont catlioliques, soit coiunii n,. mini - ili' .Irnil seulement, s'ils sont hérétique? i -i In mil Him- En leur donnant le caractère Lapli-mil. Ii -n- (In i>i lui-même les a inscrits d'office et pour loujuuis a suu service.

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